samedi 28 janvier - par NewsofMarseille

L’industrie du porno en faillite

Le sexe ne cessera jamais d’être le premier objet de nos fantasmes. Chaque seconde, 28 000 internautes recherchent un site porno sur la toile. Pendant ce temps-là, paradoxalement, l’industrie du X est en péril et les sex shop doivent faire face à de nouveaux types de demandes. Pour en savoir plus, News of Marseille a mené l’enquête à Marseille.

Assassinée par le porno 2.0 l’industrie du X est en crise. En moins de 20 ans, les sites pour adultes ont envahi la toile. Côté chaffers, les moteurs de recherche répertorient plus d’un quart de pages à caractère pornographique, de quoi passer quelques longues nuits en solitaire !

Alors qu’à l’époque il suffisait d’acheter un DVD ou souscrire un abonnement Internet pour avoir accès à des contenus pour adultes, n’importe qui peut aujourd’hui mettre en ligne des images pornos sur Internet. Le développement dustreaming, de sites comme Youporn et bien d’autres sites de visionnage gratuits (totalement anonymes) mettent en danger les professionnels du X.

Une concurrence déloyale très douloureuse pour les maisons de production. Ici, les acteurs sont moins bien payés qu’avant et les bénéfices sont en chute libre. Pas étonnant qu’une actrice comme Carla Cox soit obligée de se produire en province pour arrondir ses fins de mois.

Le constat demeure tout aussi alarmant pour les petits cinémas pornos, tous obligés de mettre la clé sous la porte. Chez nous, à Marseille, seul le cinéma L’Étoile résiste. Face à la baisse de fréquentation, Alex, le gérant n’a pas dit son dernier mot. Officieusement, les salles obscures de L’Étoile sont devenues des lieux de « rencontre et de partage » pour la population gay marseillaise. Ici, la prostitution est strictement interdite et le patron compte bien s’inspirer de ce nouveau type de demandes en se transformant en club échangiste par exemple.

Les sex shop font peau neuve

Un peu comme le cinéma, les sex shop aussi sont en perte de vitesse. Dans ce milieu, les dizaines de commerçants marseillais sont discrets sur leurs chiffres d’affaires mais les nombreuses banderoles proposant sans cesse des réductions témoignent d’une santé financière loin d’être au top.

Les grandes chaînes comme X Center et Eros Center, installées à Marseille et ses alentours proposent de plus en plus de services. En plus d’une boutique offrant des objets et accessoires sexuels en tout genre, un vidéo club et des salles de projection privées offrent un peu plus de confort aux clients. Les petites boutiques se calquent sur ce modèle-là pendant que de nouveaux types de sex shop poussent comme des champignons.

Les love shop envahissent Marseille. Très loin de l’univers glauque, froid et sombre des vitres teintées du cours Lieutaud, des boutiques comme 1969 proposent de consommer le porno autrement. Ici, les hôtesses sont souriantes, le design des objets est travaillé pour paraître moins effrayant. Très apprécié chez les femmes, ce style de boutiques privilégie le soft au hard… Et si c’était ça l’avenir du porno ?


SAUVONS LES SEX SHOP ! par News_of_marseille

Laurent Marin - News of Marseille


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