L'endettement à guichet ouvert auprès de la banque centrale à taux très bas n'est que la porte ouverte à une cavalerie financière illimitée...
1°) Le principe de la cavalerie financière :
Imaginez que vous contractiez un crédit auprès d'un établissement financier. Vous devenez insolvable : vous faites faillite point barre et tout s'arrête là.
Maintenant vous voulez essayer d'être un peu plus malin : vous réussissez à convaincre une autre banque de vous accorder un autre prêt : avec ce nouveau crédit vous réussissez à rembourser le précédent. Mais vous avez une nouvelle dette que vous êtes toujours incapables de rembourser.
Il vous faut aller voir une troisième banque etc.
Bien évidemment une telle méthode est frauduleuse et interdite en droit privé. C'est ce que l'on appelle de la cavalerie financière : on masque son insolvabilité par de nouvelles dettes...
2°) Un principe qui ne s'applique pas aux états :
A votre avis comment l'état peut-il toujours s'endetter, presque sans limite ?
Ce sont les nouveaux emprunts qui remboursent les anciens.
Certains états bénéficient de privilèges exorbitants : exemple les USA grâce à leur devise qui a plusieurs fonction : devise refuge (l'euro est une devise … risquée malgré ses statuts calqués sur ceux de la bundesbank), devise de réserve et monnaie de transaction mondiale.
Premier exemple : les pays exportateurs de pétrole du golf sont réglés en USD.
Autre exemple : les exportateurs chinois sont payés en USD.
A ce propos, tous les déficits des USA sont réglés par eux même dans leur propre devise nationale.
Les créanciers des USA sont donc gorgés d'USD... qu'il s'empressent de replacer en bonds du trésor US pour toucher des intérêts pardi ! les chinois rachètent également le amximum d'USD qui trainent sur le marché afin de maintenir leur devise à un taux très bas afin de renforcer elur compétitivité.
Les USA disposent donc d'un moyen de financement presque illimité de leur dette publique car leurs créanciers ne sont autres que le reste du monde. Ils peuvent donc sans problème rembourser leur anciennes dettes par des nouvelles.
Maintenant tous les autres états bénéficient de moyens de financement également quasi illimités en défiscalisant l'épargne investie dans les bons du trésor.
Par exemple : l'assurance vie. En fait tout se passe comme si ce sont très souvent les mêmes personnes qui sont à la fois détenteurs des titres de dettes étatiques et qui participent à leur remboursement en payant des impôts : ils gagnent d'une main ce qu'ils perdent de l'autre...
Ce cinéma peut durer indéfiniment...
Mais toutes les ressources investies dans les bons du trésor sont autant de moins d'investies dans l'économie productive pour produire d'avantage de richesses...
3°) Le frein :
Bien sûr que si les taux d'intérêts deviennent prohibitifs, alors tout cette comédie s'arrête : les états font faillite et on repart sur des bases beaucoup plus saines...
Seulement voilà, c'est sans compter sur l'intervention des banques centrales.
En effet elles fixent les taux directeurs à court terme. On m'objectera qu'elles ne fixent pas les taux à long terme auxquels les états empruntent. C'est vrai. Mais il-y-a une relation entre les taux courts et les taux longs : les taux longs sont normalement plus élevés que les taux courts. Les variations des taux courts ont tendance à influer de manière forte sur les taux longs.
C'est donc de manière indirecte que les banques centrales influencent les taux longs.
4°) La fausse mission des banques centrales :
Elles ont pour tâche principale de lutter contre l'inflation. Pour cela elles jouent sur les taux directeurs. On s'excuse mais un organisme qui régule le crédit devrait s'occuper de l'aspect fondamental du crédit qui n'est autre que.. la solvabilité de l'emprunteur !!!
Il est incroyable que l'on ne tienne pas compte dans bien des pays de la fin de l'indexation des salaires sur les prix. On ajoute à cela la mondialisation et coexistent donc deux facteurs déflationnistes puissants.
Si bien que les politiques monétaires sont de plus en plus laxistes avec des taux directeurs durablement proches de 0. (FED, bank of England, bank of Japan, Banque Nationale Suisse, Banque centrale Canadienne...).
Or avec des taux proches de 0, pas besoin de faire un dessin pour comprendre que l'on glisse vers le surendettement car l'endettement devient trop bon marché. Mais un ménage surendetté qui se retrouve à découvert est puni par des taux prohibitifs pour ne pas recommencer !!!
Ce n'est donc une baisse des taux directeurs qu'ils faut pratiquer mais une hausse...
De cette manière les états se retrouvent punis sur les marchés et obligés d'équilibrer leurs finances publiques...
5°) La seule solution : l'étalon Or :
Fini le banquier central tout puissant qui ne rend de comptes à personne !!!
Le crédit est sain car il provient d'une épargne préalable.
Or dans un tel système il n'y a aucune raison objective de privilégier l'emprunteur sur le prêteur comme dans un système de création monétaire ex nihilo où il n'en coûte rien pour émettre de la monnaie (on privilégie l'emprunteur).
Les taux d'intérêt relativement élevés coincident grosso modo avec les taux de profit des entreprises : il n'y a aucune raison de préférer l'emprunt aux capitaux propres.
L'immobilier atteint des niveaux raisonnables... et les politiques ne font pas des promesses qu'ils ne peuvent pas tenir car ils sont immédiatement sanctionnés par des taux de marché non manipulés par les banquiers centraux en cas de déficits budgétaires excessifs.
L'équilibre budgétaire devient la norme.
Les états peuvent emprunter mais ils ont obligés de budgétiser leurs emprunts sans recourir aux déficits.
6°) Et la loi du 3 janvier 1973 dans tout ça ?
Maintenant on comprend mieux les choses : les états ayant la fâcheuse tendance à rembourser des emprunts par de nouveaux emprunts il n'y a plus aucun frein s'ils peuvent emprunter à guichet ouvert auprès de leur banque centrale ! Ce phénomène est tout simplement récursif et s'entretient lui même de manière illimitée...
Voilà donc pourquoi cette loi a été crée.
Conclusion : battre la monnaie n'est pas un droit régalien !
Faut il rappeler que la monnaie ne fait que régler des échanges privés ou de nature semi privée (par exemple une personne physique ou morale avec l'état ?). L'échange ne regarde en aucune manière les tiers (sauf l'état qui réglemente les transactions et lève ses impôts...).
Voilà pourquoi au cours de l'histoire les souverains on petit à petit seulement réglementé l'usage des monnaies en vérifiant par exemple l'authenticité des pièces de monnaie en y apposant le sceau royal. Est-il utile de rappeler que quand le roi décidait lui même de contrôler la monnaie cela finissait en général très mal puisqu'il manipulait souvent la monnaie (en rognant par exemple les pièces d'or) ce qui déclenchait de l'inflation ?
L'inflation est très pratique car elle ruine les créanciers. Cependant elle ruine aussi les épargnants ce qui constitue un vol de leur travail...
il est sur que le probleme ne vient pas que de cette loi, deja Marx avait analyse le probleme, voir :
http://2ccr.unblog.fr/2011/01/07/la-dette-publique-et-la-bancocratie/
Battre la monnaie n’est pas un droit régalien ? Désormais ce sont les banques privées qui battent monnaie !
De plus avant 1973 la France n’était pas endettée à ce que je sache. Les dettes sont apparues à partir de 1973, lorsqu’on a décidé de rendre l’état dépendant de la finance plutôt que du peuple.
L’inflation est la peur des rentiers car le capital s’érode mais les salaires sont réindéxés.
Non, ce sont seulement les petits épargnants, titulaires d’un livret A et d’un compte épargne, bref les pauvres ayant réussi à économiser quelques sous qui se font couillonner.
Ceux qui détiennent la fortune (les vrais) embauchent des spécialistes pour gérer cette fortune. En période d’inflation, ils font des placements dans l’immobilier, certains titres, des valeurs refuges, il spéculent sur les monnaies, ou mieux ils empruntent la façon la plus sûre de s’enrichir en période d’inflation (et on leur prête car ils peuvent donner des garanties).
L’inflation ne ruine que les petits épargnants.
En outre si vous pensez que l’échelle mobile s’applique encore, vous restez sur un schéma de pensée des années 1970.
Nous vivons aujourd’hui une période de régression des salaires jointe à une inflation mesurée (2.5 avouée donc environ 4%), demain l’inflation va progresser battre monnaie étant la solution classique pour payer ses dettes, mais les salaires et les pensions vont continuer à stagner et même à régresser.
Les classes moyennes seront les premières victimes de l’inflation.
Cet article est...
Il est tellement mieux de payer un taux d’intérêt à la place d’un taux 0...
Surtout pour parfois prêter cet argent gratuitement à ceux qui nous font des prêts avec des taux d’intérêt...
Merci de donner de l’information sur Agoravox, pas des torchons
"donne moi ta planche à billets, je te prêterai de l’argent". (devise du lobby bancaire)
"C’est l’État qui confère sa valeur à la monnaie par le seul fait qu’il exige le paiement des taxes et impôt dans la devise de son choix" ! (Bernard Lietaer),
"L’argent est basé sur la capacité à produire de la population, capacité qui appartient en propre et seulement à la population. " (Louis Even)
Le lobby bancaire nous a volé notre futur en transformant cette capacité à produire en dettes qui lui seraient dues, capital et intérêt.
Cette loi est abrogée depuis belle lurette. C’est l’article 123 du TFUE qui pose problème.
Certes, mais dans l’hypothése ou la France quitterait la zone euro, il faudrait néanmoins abroger la loi de 1993, elle même basée sur la loi du 3 janvier 1973.
Pour parler clairement, on fait comme tous les autres pays (USA, GB, Cnine, Brésil, etc) qui financent leur état par èmissions d’obligations achetées par leurs banques centrales
"Bien évidemment une telle méthode est frauduleuse et interdite en droit privé. C’est ce que l’on appelle de la cavalerie financière : on masque son insolvabilité par de nouvelles dettes..."
Ah oui, et quand vous êtes criblé de dettes et qu’un usurier vous propose de vous racheter vos crédits, comment cela s’appelle-t-il ?
Ah mais oui, dans ce cas l’initiative revient à l’usurier ; c’est légal et c’est sûrement moral !
Bien évidemment une telle méthode est frauduleuse et interdite en droit privé. C’est ce que l’on appelle de la cavalerie financière : on masque son insolvabilité par de nouvelles dettes...
Un grand merci pour dénoncer ce que font très précisément la FED, la BCE, le FMI et leurs monétisations de monétisation de monétisation de monétisation de dette en ce moment même !
C’est en effet inacceptable. Car si on s’endettait directement auprès de la banque centrale, ce serait le même merdier moins les intérêts. Mais ce qui pose problème, ce sont les intérêts justement : 50 milliards par an en France, l’équivalent de la perception de l’impôt sur le revenu. Je vous laisse méditer là-dessus, en vous montrant que vous dénoncer très précisément un immense scandale, de façon complètement involontaire.
Ce n’est donc une baisse des taux directeurs qu’ils faut pratiquer mais une hausse...
De cette manière les états se retrouvent punis sur les marchés et obligés d’équilibrer leurs finances publiques...
Bah c’est ce qui se passe même avec des taux bas en ce moment, donc bon...
Or avec des taux proches de 0, pas besoin de faire un dessin pour comprendre que l’on glisse vers le surendettement car l’endettement devient trop bon marché.
Ah oui ? Donc un bon taux de 20% devrait tout régler dans ce cas...
Maintenant on comprend mieux les choses : les états ayant la fâcheuse tendance à rembourser des emprunts par de nouveaux emprunts il n’y a plus aucun frein s’ils peuvent emprunter à guichet ouvert auprès de leur banque centrale ! Ce phénomène est tout simplement récursif et s’entretient lui même de manière illimitée...
Voilà donc pourquoi cette loi a été crée.
Ben du coup, ça a quand même complètement échoué, on le voit aujourd’hui.
Bravo, applaudissements !
Le vrai problème est dû à la croissance imbécile.
L’arme du Banquier
(Le Ratio Cook 8%)
http://l-armedubanquier.hautetfort.com/
Je disconviens respectueusement avec l’argument invoqué par l’auteur. C’est d’ailleurs le même argument qui est systématiquement invoqué par les partisans du système actuel, à savoir : SI L’ETAT EMPRUNTE A TAUX ZERO PAR LA CREATION MONETAIRE, IL VA CREER DE L’INFLATION PUISQU’IL EST INCAPABLE DE SE MODERER => c’est vrai si sa propension à emprunter n’est assortie d’aucune limite mais pas si sa propension à emprunter est suffisamment encadrée.
"mais pas si sa propension à emprunter est suffisamment encadrée."
Tout à fait. Notez que si la propension à emprunter était encadrée, que l’intérêt soit nul ou non n’aurait qu’un impact minime, l’Etat ne pouvant emprunter pour payer les intérêts (donc devant trouver comment équilibrer son budget).
La question est comment encadrer ? Par la LOI ? Celle que les députés votent en déficit tous les ans depuis 40 ans ? Comme encadrement, c’est un peu juste. Par la Constitution ? Qui est elle même modifiable par le Parlement, qui vote chaque année depuis 40 ans un budget déficitaire, créant de facto la dette ?
Pour prendre une image plus facile à comprendre, demander au parlement de controler l’Etat (ce qu’il est censé faire, cela dit, mais qu’il ne fait pas), c’est comme demander au parlement de controler que l’Etat n’enfreint pas les libertés publiques en appliquant les lois répressives que le Parlement a voté ......
Ca ne vous donne pas un peu l’impression que le Parlement est juge et partie ?
" les intérêts de la dette gonflent le déficit et obligent l’Etat à réemprunter pour payer les intérêts contractés antérieurement."
Oui et non.
Primo, reprenez les 5 dernières années. Quel est le cumul de déficit et quel est le cumul des intérêts ? Comment expliquez vous le surplus de déficit ?
Or c’est le cas depuis 40 ans. Une seule année, en 40 ans, avec un déficit inférieur au total des intérêts pour cette année.
Et toujours depuis 40 ans, l’Etat ne rembourse pas sa dette : il la réemprunte. Or comme vous le soulignez, pour controler la masse monétaire (ie controler l’inflation), il faut REMBOURSER.
La question est alors : comment forcez vous l’Etat non pas à maintenir sa dette, mais bien à la rembourser ?
"Les nouveaux intérêts vont alors se greffer aux anciens, faisant ainsi sans cesse gonfler la dette publique et le déficit public"
Incomplet. La dette ne vient pas des seuls intérêts. Elle vient pour l’essentiel d’une politique qui volontairement repousse le problème en n’intégrant jamais dans le budget le remboursement des emprunts.
Cherchez : vous trouverez le service de la dette (intérêts) dans le budget, mais pas le remboursement des emprunts. Depuis 40 ans, on néglige cela.
Or dans un budget d’Etat, si vous prenez en compte les 50 milliards d’intérêts annuels, mais pas les 130 milliards d’emprunts à rembourser la même année ....................
"Et bien sur, imposer une obligation de remboursement par les traités et la Constitution, seules normes qui s’imposent aux Etats"
On a vu comment l’Etat appliquait, depuis 15 ans, les traités européens, en maintenant son déficit sous les 3% ... Quoi ? Il ne l’a pas fait ? Mais alors l’Etat s’est allègrement assis sur la Loi ? Mince alors, la loi ne suffit pas, il faut un organisme de contrôle indépendant de l’Etat ...
La loi de 73 est un bouc émissaire facile. Mais vous êtes sur la question centrale : comment controler les dépenses d’un Etat ?
Vu qu’on ne peut faire confiance au parlement ni aux électeurs sur ce point (pour preuve, ils reconduisent systématiquement ceux qui ne savent pas controler le budget qu’ils votent), comment faire ?
Sérieusement, j’attends une idée valable
Chers amis,
@ Xa,
" l’emprunt est gratuit, dans l’autre il est payant"
C’est un poil simpliste, mais passons. Si l’équilibre budgétaire existe, le fait qu’un emprunt soit avec intérêt ou non n’a que peu d’impact, puisque le gvt prend en compte au départ cette charge dans sa politique.
Ensuite, on revient au sujet du taux. Si le taux est nul, il n’y a aucun intérêt à rembourser. Rembourser permet de détruire une charge (les intérêts non nuls). Mais s’il n’y a aucune charge, pourquoi rembourser ? Et si on ne rembourse pas, que se passe-t-il ?
" Il faut donc recourir à des normes supra-législatives."
C’est une solution. Mais cela signifie se mettre sous le contrôle d’une entité supra nationale. Ce qui est loin d’être facile à "vendre" aux électeurs. La loi de 73 prend sa source dans cette idée, ne vous en déplaise : transférer ce contrôle aux épargnants (ceux qui prêtent à l’Etat en achetant des obligations d’Etat, via leurs assurance-vie et autres livrets et placements garantis), et en parallèle disposer d’un contrôle sur ces épargnants (code monétaire et CGI).
Une idée de pouvoir et contre-pouvoir s’équilibrant. L’Etat emprunte sur les marchés, qui controlent la dépense (via l’intérêt demandé) et l’Etat controle les épargnants via sa fiscalité.
Sauf que la théorie supposait 1) que l’Etat soit un tantinet sérieux sur son budget (on a vu ce qu’il en était), et qu’il soit un tantinet sérieux sur le contrôle qu’il devait avoir sur les investisseurs (via sa fiscalité). Force est de constater que l’Etat a été tout sauf exemplaire sur ces deux points. Et comme les marchés, qui auraient du sanctionner l’Etat depuis longtemps, n’ont pas non plus jouer leur rôle .......
"D’ailleurs ce remboursement de la dette et des intérêts a bel et bien lieu chaque année. Il s’agit quand même de la deuxième dépense de l’Etat après l’éducation nationale !"
Encore inexact. Les seuls intérêts sont le deuxième poste de dépense de l’Etat. Soit une 50aine de milliards. Mais si on inclue les remboursements ayant eu lieu, on monte à 200 milliards !!!!!
Sauf que comme l’Etat n’inclue pas dans son budget ce remboursement, et qu’il n’en a pas les moyens, il réemprunte aussitôt ce qu’il doit rembourser. Ainsi la dette antérieure n’est jamais remboursé, elle est réemprunté en permanence, avec un complément correspondant au déficit de l’année en cours (dont une partie est dû aux intérêts).
Avec un coût qui devrait inciter à rembourser pour éviter ce coût (ce que vous faites, vous, lorsque vous avez un crédit en cours), l’Etat ne fait rien. Que se passerait-il si cela ne lui coutait rien du tout ...............
"Soyez assuré que, si les Etats n’avaient jamais du payer ces intérêts, notre budget serait aujourd’hui en équilibre,"
Inexact. Il suffit de regarder les chiffres : depuis 40 ans, vous ne trouverez que une ou deux années avec des intérêts dépassant le complément de dette. Donc il y a autre chose que les seuls intérêts de la dette ...
"avant la loi de 1973, nous vivions les 30 glorieuses non"
30 glorieuses qui suivaient ........ une guerre. Et chose curieuse, après chaque guerre importante (et quelle guerre plus violente que la seconde), on constate une période de 10 à 30 ans de forte croissance, de progrès, etc ...
Il ne faut pas oublier que les 30 glorieuses s’appuyent sur un état initial.
Un grand merci pour l’ensemble de ces réponses par leur nombre et surtout par leur caractère respectueux...
Je souhaiterais que l’on me réponde sur le fond et que l’on évite le hors sujet.
Primo ma crainte est très simple : le fait que l’état ne soit que le spécialiste du remboursement des dettes par de nouvelles dettes.
Reconnaissez que ce mécanisme est sans le moindre frein !
Effectivement que seul le remboursement des intérêts pose problème dans le système actuel. Mais que je sache, cela constitue... au moins une limite et une contrainte de remboursement !
Dès lors une création monétaire complètement débridée et hors de tout contrôle ne peut mener qu’à une inflation hors de tout contrôle.
Encore une fois : que les choses soient bien claires : on est tous d’accord pour préférer emprunter à taux zéro plutôt que de payer un intérêt. Seulement voilà, ce que je pointe du doigt c’est le fait que ce mécanisme soit complètement dévoyé par les autorités publiques.
Deuxio quant au caractère régalien de battre monnaie : je vous propose la question suivante : que préférez vous recevoir : des patates, de l’or, de l’argent ou tout autre actif tangible ou du vulgaire papier ? Perso, je préfèrerais recevoir uniquement un actif tangible.
Maintenant pourquoi on vous propose l’Euro ? Car l’Euro a un cours légal : vous êtes obligé de régler vos achats en euros.
C’est comme si on vous obligeait à boire de l’eau empoisonnée : n’aurait on pas le droit d’en vérifier la provenance ?
A votre avis pourquoi ? Pour laisser faire n’importe quoi aux autorités monétaires...
On remarquera que le soit disant droit de battre monnaie se transforme en obligation légale d’utiliser cette même monnaie...
"Dès lors une création monétaire complètement débridée et hors de tout contrôle ne peut mener qu’à une inflation hors de tout contrôle."
=> on est bien d’accord : sans contrôle, point de salut. Les autorités en profiteront pour créer de l’argent à tout va sans avoir les capacités de le détruire par le remboursement. D’où la nécessité d’un contrôle !
"ma crainte est très simple : le fait que l’état ne soit que le spécialiste du remboursement des dettes par de nouvelles dettes."
@testarossa :
le peuple se laisse représenter par des personnes dont les intérêts lui sont contraires : enrichissement financier des uns aux dépends des autres.
c’est au peuple de reprendre le pouvoir de décision sur son propre avenir.
La loi de 73, comme la lutte contre l’inflation, contribuent à la maladie, mais elles ne sont pas à l’origine de la maladie qui est que le peuple n’a actuellement aucun pouvoir réel, il faut qu’il le prenne d’abord !
Pour prendre le pouvoir le peuple doit d’abord y croire, donc les pessimistes reprenez le chemin de l’optimisme !
Rien ne se fera sans une lueur d’espoir.
Avez-vous aussi remarqué que le mot marché (ie les banques) est la priorité des préocupations de la majorité des représentants élus et non pas l’humain et son environnement ?
Reconnaissez que ce mécanisme est sans le moindre frein !
En quoi le fait de verser des intérêts à des banquiers privés peut il est considéré comme un frein ?
C’est au contraire le motif principal pour lequel l’état recours à de nouveaux emprunts.
Il soutiens l’état comme la corde soutiens le pendu !
"un phénomène qui arrivera assurément s’il doit payer des intérêts sur le dette mais qui a moins de chance d’arriver s’il ne doit que rembourser le capital"
Imaginons un individu lambda, qui peut emprunter à 0% un an de salaire, à 5 ans. Il fait de même pendant 5 ans. Pourquoi se priver, ca ne lui coute rien.
Vient la 5ème année, il doit rembourser un an de salaire. Que fait-il ? Il se sert la ceinture toute l’année ? Non, comme il peut emprunter à 0%, il réemprunte la même somme, de sorte que s’il a remboursé le prêt année 0, il l’a aussitôt remplacé par un prêt année 5 de même montant. Sa dette, malgré le remboursement intégral d’un prêt, n’a pas bougé.
Reste à voir si, en plus, il veut emprunter un an de salaire supplémentaire, ce qu’il fait chaque année depuis 5 ans. A priori, comme il a l’habitude de vivre avec 2 salaires par an, un provenant de son travail, et l’autre emprunté, et que cela ne lui coute strictement rien, pourquoi se priverait-il ?
Si en plus c’est lui même qui décide ou non s’il a droit à ce prêt, pourquoi se priverait-il ?
J’ai l’impression que vous raisonnez, comme beaucoup de gens, sur la base de prêt amortissable (chaque échéance contient des intérêts et du remboursement). Mais les prêt d’Etat sont des in fine : on paye des intérêts pendant 5, 10, 20, 30, 50 ans, et à la fin du prêt on rembourse en une fois le capital emprunté.
Et c’est le problème. L’Etat ne budgete pas ce remboursement. Arrivé à la fin du prêt, il a le choix entre se serrer la ceinture pour payer ses échéances (ex : en 2011, l’Etat devait rembourser dans les 130 milliards de prêt à échéance), ou réemprunter le même montant pour reporter le problème aux gvts suivants (dite stratégie de la patate chaude).
C’est ce que l’Etat fait depuis 40 ans : il ne rembourse jamais le capital.
Le "hors sujet" me met hors de moi. C’est probablement quand on remet en question le discours mille fois répété sur les ondes : "on a une dette alors il faut la rembourser !" que l’on est hors sujet.
PS : Notre cher président ne doit pas se sentir visé par mes accusations. Je laisse le lecteur juger s’il fait parti des experts qui, en coulisse, parleraient couramment plusieurs langues et qui auraient fait de longues études. Dans l’entourage du président, les hauts fonctionnaires, les bilderbergueurs, ou ses "amis", il s’en trouve sans aucun doute... Allez, Nico, va parler aux gens, tu fais ça si bien ! Surtout, dis-leur bien qu’il faut rembourser...
Testarossa, encore un article pour dire quoi ? le crédit doit être cher parce que les États sont comme des grands enfants, ils s’endettent par facilité, par irresponsabilité, par incompétence ...
Ce vieux discours des libéraux qui prétextent de limiter l’inflation en obligeant les États à s’endetter pour les punir de financer les dépenses inutiles . Sociales par exemple .
Ah, social, " sociétalisme ", intérêt collectif, les responsables de tous les maux !
50 milliards par an pour rembourser les seuls intérêts de la dette : la dette nourrit la dette puisqu’il sera impossible de la rembourser sans vendre tous les actifs publics .
Biens publics = payé avec nos impôts, MAIS tout le monde n’en paye pas à proportion de ses revenus, surtout dans le CAC 40 qui défiscalise et qui planque les bénéfs dans les paradis fiscaux . Normal, il faut être " compétitif " .
Testarossa, vous ne dites la seule chose à dire :
La BCE pête à 1 % aux banques, qui prêtent aux États à : au minimum 3 %, 4 % voire 10 %, selon la cote donnée par les agences de notation : une arnaque pure et simple .
Complice passif ou idiot utile de cette arnaque Testarossa ?
"L’inflation est très pratique car elle ruine les créanciers. Cependant elle ruine aussi les épargnants ce qui constitue un vol de leur travail..."
Il faudrait encore qu’ils travaillent pour cela ! Non sens !
L’état, dès aujourd’hui, emprunte pour rembourser des crédits précédents. La cavalerie dont parle l’auteur est donc d’ors et déjà la norme. A partir de là, pas la peine d’être économiste pour comprendre qu’il est préférable que l’état emprunte à des taux faibles à la banque centrale plutôt qu’à des taux élevés à des banques privées ! La discipline budgétaire et les taux sont deux sujets totalement décorrélés .
Ah la lutte contre l’inflation...
Et comment appelez vous ces milliards de milliards de monnaie papier qui ne font que spéculer sur tout et n’importe quoi, asphyxiant l’économie réelle , et produisant le chômage de façon exponentielle sauf dans les population esclaves ?
Cette monnaie stockée , circulante ,dont la valeur est maintenue artificiellement n’est elle pas de la pure inflation ?
Et en miroir , tous ces états endettés jusqu’au cou depuis la loi 73 ou les articles 123 ?
Nous sommes plongés dans une crise . Systémique sans issue naturelle .
Cette crise n’est que le reflet des déséquilibres financiers maintenus artificiellement et sauvés périodiquement par les états sur un nouvel endettement .
Chacun sait que le système néolibéral équilibre/déséquilibre est condamné et s’effondrera automatiquement car les conséquences sont trop ravageuses .
Et là il n’y a que deux solutions : soit on laisse le pouvoir à la finance qui mettra des régimes totalitaires ,pour maintenir le système, appuyés sur des milices privées, pour s’assurer de leurs rentes , soit viendra une vague gigantesque d’inflation pour liquider ces réserves de monnaie bidon possédées par une minorité .
Pour l’instant on ne fait que presser le citron mais bientôt de ce citron il ne restera même plus l’écorce .
Cr.
l’étalon or ...
pourquoi pas , mais il va falloir courir vite pour le rattraper vu que notre visionnaire en chef s’en est débarrassé dés la première heure au cours le plus bas .
..."cette loi coûte aujourd’hui à la France plus de 50 milliards € d’intérêts (on ne parle bien que des intérêts) par an soit 1 milliard par semaine, ce qui représente le second poste de dépenses de l’État derrière l’Éducation Nationale et devant le budget de la Défense !!! La dette de la France s’élève, à la fin de l’année 2011 à environ 1 700 milliards d’€ dont 1 540 milliards d’intérêts !!! Hop là !!!! Petit info, la France rembourse les intérêts de la dette à coup de 50 milliard d’€ par an, l’équivalent des recettes des impôts sur le revenu, et la dette de la France est de 1700 milliards d’€...le calcul est vite fait...2070 on a remboursé...Whouhou !!...les intérêts...Toohh ! Déjà trahie par la loi de janvier 73, la France l’a encore été 30 ans plus tard, lorsqu’ayant rejeté le Traité de Rome en mai 2005 par voie référendaire, il lui a été imposé la version « pseudo-simplifiée » dite de Lisbonne par voie parlementaire".
Il me semble que vous confondiez beaucoup de concept et n’arriver pas à les mettre dans leur contexte.
Ex. votre définition du crédit. Vous pensez qu’elle est basée seulement sur l’épargne. Mais posez-bvous la question d’où vient l’épargne, comment elle est générée ?
Le crédit est basé sur la capacité à produire de la population, capacité qui dépendra du niveau de créativité des populations. L’argent n’est qu’un outil pervers basé sur le concept erroné de la rareté.
Traduction de l’article : Il faut absolument continuer à s’endetter de façon exponentielle.
Quand il existe des gens pour penser ça, pour y croire, pour le promouvoir, on se dit que l’espèce humaine est bien moins évoluée que ce qu’elle prétends, pour certains, les bases du raisonnement logique, avec projection à long temps, sont totalement inconnues... la preuve.
Ou alors c’est voulu, et c’est encore plus grave, car ça deviens criminel.
La cavalerie ? Mais nous sommes dedans !!!
Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie.
Comme depuis la nuits des temps ............ connus
les dettes finiront par ne pas être remboursées
Récemment l’Argentine a-t-elle payé ses dettes ?
Bonjour Testarossa,
que de baratins inutiles concernant l’économie sur agoravox !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Depuis que l’Argentine a fait faillite ....
le ciel est-il tombé sur la tête des Argentins ?
et pourtant si mes souvenirs sont bons leur ministre était allé dire au FMI qu’il ne reverra jamais son fric ! tout le monde s’est écrasé et l’économie de l’Argentine s’est remise en route assez rapidement finalement ...........
comme je le disais plus haut les dettes ne seront jamais remboursées
Pour commencer il se peut que j’ai manqué de clarté dans mes propos mais seul "Xa" a semble t’il bien compris la problématique !
Le fait que l’état ait à rembourser des intérêts prouve bien qu’il-y-a une limite par conséquent à la cavalerie financière. Car en fait le principal est toujours remboursé... par de nouveaux emprunts !!! inutile de dire que c’est open bar s’il n’y a plus d’intérêts à verser.
MAIS DES INTERETS QUE L’ON REPAYE A QUI A VOTRE AVIS ?
MAIS A VOUS AVEC VOS P... D’ASSURANCE VIE BIEN SUR ! Et dire que si ça se trouve vous trouvez QUE LE RENDEMENT DE CES "JUNKS BONDS" EST DERISOIRE !!!
SANS COMPTER COMME PAR HASARD AUX NICHES FISCALES EN ASSURANCE VIE...
Le financement de la dette publique est une affaire "si rentable" qu’elle a besoin d’être... défiscalisée !!!
Avant de parler de ces salopards de banquiers, renseignez vous bien de savoir comment sont générés les intérêts de VOS produits d’épargne, vous risqueriez d’avoir des grosses surprises...
Que font les modérateurs...
Ah bon, depuis quand a t’ on besoin d’un modérateur qui censure les vérités qui dérangent ?
Vous devriez faire parti du soviet suprême -euh pardon- de l’establishment...
Je ne suis pas d’accord avec vous en ce qui concerne le rôle de la banque centrale de lutte contre l’inflation. l’inflation.
Celle-ci n’est due qu’à la différence entre les recettes et les dépenses de l’Etat., ce qui génère un emprunt de la part de celui-ci Si il y a création de monnaie, il ya de l’inflation, mais si la banque centrale possède suffisament de liquidités, on ne crééra pas de monnaie..
Et puis, entre nous, une inflation maîtrisée inférieure à 5% n’a rien de catastrophique et possède même certains avantages.
En 1923, l’Allemagne est partie dans une spirale inflationniste pour pouvoir rembourser les pénalités imposées par le traité de Versailles, mais c’était un cas particulier.
@cliquet :
Toute la question de l’inflation est la suivante :
-Quand elle est forte : on dit que la monnaie "brûle" les mains c’est à dire qu’on se dépêche de dépenser : l’épargne et l’accumulation saine de capital -par fonds propres- est sacrifiée.
C’est le règne du surendettement...Une hausse des taux d’intérêt quand elle survient a des conséquences catastrophiques.
-En cas de déflation, on dit que la monnaie colle aux mains : son pouvoir d’achat ne cesse de croitre : on n’a aucun intérêt à prendre des risques. Elle est stockée et n’a aucune utilité productive...
Maintenant vous oubliez que l’on vit avec une désindexation des salaires sur les prix.
En reprenant votre exemple si l’inflation est de 5% et que votre hausse de salaire est calée sur du 2%, votre pouvoir d’achat baisse de 3% par an...L’inflation est vicieuse car elle touche d’abord les plus pauvres.
En effet ce sont d’abord eux les victimes de la concurrence internationale voir nationale.
