Dans le dernier numéro d'Alternatives économiques, Joseph Stiglitz affirme "la raison fondamentale de la montée du chômage est l'insuffisance de la demande... Le plein-emploi est compatible avec la mondialisation". Ainsi, le "pape" du néo-keynésianisme croit dur comme fer qu'il suffira de revoir la répartition des richesses pour retrouver croissance et plein-emploi !

Joseph Stiglitz, prix Nobel, est un des penseurs économiques les plus éminents de la gauche. Et pourtant, ses propos et son raisonnement oublient totalement les problèmes écologiques.
Sa démarche néglige complètement la notion d'empreinte écologique qui nous fait consommer les ressources d'une planète et demie par an, qui nous fait vivre à crédit d'une planète que l'on épuise méthodiquement et radicalement.
Voir un intellectuel aussi brillant que Stiglitz raisonner à vide, sur ces questions, est navrant. Comme si un concept aussi important que la rareté -pourtant essentielle dans la pensée économique- la rareté des ressources précisément, pouvait être oubliée, considéré comme déconnecté de la réalité économique.
Cela fait maintenant plus de 30 ans, Edgar Morin popularisait la notion de pensée complexe. En 1906, l'économiste Pareto inventait la théorie systémique. Et pourtant, un des plus brillants intellectuels de notre temps raisonne dans un système de pensée fermée qui oublie que l'économie est connectée à une planète et à des ressources non renouvelables.
Cet état désolant de la pensée intellectuelle n'est que le reflet de l'opinion publique dans lequel nous vivons. Partout, dans les ouvrages et les médias, on sépare l'économie et la politique -sérieuses, éminemment sérieuses- de l'écologie et de la nature -plus futile et moins importante-.
Les journalistes les plus éclairés commencent à nous parler d'une "crise écologique" qui chemine parallèlement à la "vraie" crise économique. Mais personne ne semble se donner la peine de faire la connexion entre les deux.
Il faudra bien pourtant que les intellectuels et les décideurs comprennent que ces deux crises n'en forment en réalité qu'une seule.
Si la crise économique est si profonde, si elle ne cesse de s'étendre à l'ensemble du monde, y compris aux nouvelles puissances économiques émergentes, si nous n'arrivons pas à la surmonter, c'est bien parce que cette crise est absolument inédite.
Elle n'est pas fondamentalement une crise cyclique de plus, mais une crise profondément ancrée dans un problème crucial : nous avons atteint les limites des ressources de la planète Terre. L'abondance est terminée.
Dans tous les domaines, les ressources deviennent rares et donc chères. Ces coûts croissants épuisent les économies de tous les pays. Les emprunts, pensés comme des leviers pour échapper provisoirement à l'atonie, ont approfondi ce ralentissement.
La crise révèle le coût croissant de multiples ressources : logements, terrains constructibles, matériaux, produits alimentaires. Nous consommons et gaspillons trop de ressources pour pouvoir relancer l'économie et l'activité.
Le chômage n'est que le reflet de cette crise fondamentale économique ET écologique : les ressources rares ne peuvent pas permettre une activité abondante. Le travail devient lui aussi plus difficile à trouver et à multiplier.
En 2007, le cercle des économistes et Erik Orsenna écrivait un ouvrage intitulé "un monde de ressources rares". Le titre était prometteur mais le contenu était décevant : les économistes classiques, qui l'ont écrit, ont eu une intuition fulgurante mais n'ont imaginé que des solutions orthodoxes : réorganiser la gouvernance mondiale, innover et diffuser la connaissance, ... et autres solutions banalement classiques et déjà vues. Il nous faudra d'autres innovations inventives et audacieuses si nous voulons trouver de véritables solutions à la crise économique et écologique mondiale.
Pour aller plus loin, consulter le diaporama Qu'est ce que la crise écologique ?
« ... les ressources rares ne peuvent pas permettre une activité abondante. »
C’est évidemment faux. Aucune ressource naturelle n’est rationnée où que ce soit pour cause de raréfaction.
« Nous consommons et gaspillons trop de ressources pour pouvoir relancer l’économie et l’activité. »
A part faire creuser des trous par l’équipe de jour et reboucher par l’équipe de nuit, je ne vois pas comment relancer l’activité sans consommer de ressources.
le suisse, si l’âge total de la terre représente 46 ans, l’age indudstriel date d’1 minute max, en 1 minute on voit déja le fond de la cuve... dans un espace fini, les ressources y sont évidement finies
« ...dans un espace fini, les ressources y sont évidement finies. »
Certes, on y arrivera à la pénurie, mais dire qu’on est déjà dedans, c’est tout simplement faux.
Et, en attendant, des gens travaillent à élaborer des matières synthétiques qui remplaceront les matières naturelles, qui seront en voie d’épuisement.
et avec quoi elaborerons nous les matieres synthetiques ? Non, il est temps de se poser des questions, meme si la solution n’est pas simple.
Voir : http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/
« vivre simplement pour que simplement d’autres puissent vivre » …GANDHI
Toujours les mêmes conneries débitées par les mêmes idiots le cul dans le beurre qui ne pensent qu’à leur confort sans aucune vision globale et à long terme...
Peu être, mais n’empèche que les français vote depuis 30 ans pour ces idiots...
Article plein de bon sens mais qui ne propose pas de solutions.
bonjour Cassino et merci à l’auteur pour ce constant juste.
Il existe en réalité une solution qui demande un diagnostique très juste et approfondi de la société actuelle. En effet, on l’oublie presque parce qu’on a tellement l’habitude de s’en servir qu’on le considère comme un postulat mais en réalité l’unique objet qui a créé la crise financière et conduit aux crises écologiques, sociales et démocratiques est : l’argent !
L’argent est la véritable arme de destruction massive inventé par l’humanité et imaginez 5 min ce qu’un monde sans argent serait ? une utopie me dirait vous ? avez vous entendu parlé de modèle économique basé sur les ressources ? Lorsque vous voulez construire un hopital, une maison, un réseau de distribution de l’eau, la toute première question est bien : avons nous les ressources pour construire cela (avant d’avons nous le capital).
L’argent est bien évidemment ce qui a conduit à la crise financière et à la crise écologique parce qu’il coûtera toujours moins cher de polluer que de recycler, à la crise sociale parce que les gens sont naturellement en compétition les uns avec les autres et il ne peut pas naitre de fraternité de ce point de vue là ou de façon limité. Nous devons avoir un aspect beaucoup plus communautaire dans nos façons de vivre, par exemple : le système des caddies en supermarché est un système communautaire, ça paraitrait idiot et inutile que chacun ait son propre caddie qu’il emmènerait à chaque fois au supermarché pour faire ses courses n’est ce pas ? Alors dans ce cas pourquoi avons nous quasiment tous besoin d’une voiture par personne, voiture qui en moyenne roule 30 min par jour et est en stationnement le reste du temps. Ne peut on pas mutualiser cela au nom des ressources.
C’est pour cela que les énergies renouvelables ne décollent pas dans le monde occidentale parce que les compagnies pétrolières qui font du lobby sur le gouvernement n’ont aucun intéret à ce que nous ayons une énergie abondante et infini car ce la n’engendre pas de profit. Alors que l’humanité pourrait tirer de l’energie de 4 sources jusqu’à ce que la terre se détruise : l’énergie éolienne, énergie marée motrice, géothermie et énergie solaire à concentration.
Comment arriver à une telle société ? Il faut déjà en prendre conscience et faire partager cette vision avec les autres, puis sortir des sentiers habituels en rentrant des des AMAPs ou des SEL et en essayant de changer ses habitudes de vie. Des expériences de modèle économique basé sur les ressources sont en cours en france pour vérifier la faisabilité de celà.
Pour pousser plus loin, je recommande le documentaire Zeitgeist Moving Forward, disponible ici : http://www.youtube.com/watch?v=pj3Q...
Je pense que l’argent doit être ramené à son seul rôle un moyen d’échange et je suis pour que chaque communauté définisse sa monnaie. Il est évident qu’il est presque impossible au mieux très difficile de revenir au troc. Dans tous les cas où l’on sort du paradigme actuel où nous risquons de ne pas voir le 22ème siècle. Je pense que la situation est aussi grave que cela. Et quand on voit la destruction de l’environnement, la dégénérescence humaine on ne peut qu’être très inquiets.
Des solutions existent sans aucun doute mais pour qu’elles soient applicables, il me semble évident que tous les « citoyens » doivent être conscients de la situation et de sa gravité, mais on en est loin. Il n’y a qu’à voir comment certains se ruent sur ces abjects iphone 5. Mon frère qui est ingénieur informaticien et passionné de nouvelles technologies ne comprend pas comment des gens peuvent être aussi stupides. Pour ma part je ne me fais pas trop d’illusions sur le primate apparemment intelligent de Jasoom mais enfin tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir donc j’essaie aussi pénible que cela me soit d’espérer. Alors est-ce que les gens se réveilleront et reviendront sur terre, là est la clé de notre survie.
"Cet état désolant de la pensée intellectuelle n’est que le reflet de l’opinion publique dans lequel nous vivons. Partout, dans les ouvrages et les médias, on sépare l’économie et la politique -sérieuses, éminemment sérieuses- de l’écologie et de la nature -plus futile et moins importante-.«
Savamment entretenu par de pseudos écolos.... Fondamentalement le capitalisme est un système qui demande une croissance éternelle et illimité. C’est totalement incompatible avec un système vraiment écologique... Tant que cette contradiction n’aura pas été résolu, on enculera les mouches...
Quand a Stiglitz » brillant intellectuel " .... j’ai comme un doute, il enfonce des portes ouvertes et n’a aucunes solutions innovantes à proposer en matière d’économie, mais là encore placer l’économique et surtout la finance avant la politique, c’est mettre la charrue avant les boeufs
les solutions ne seront pas proposees par les eco ploutocrates
15000 c’est trop bien
très bon article, logiquement incompris. Dans un monde fini développé une démographie et une économie irresponsable est un crime.
Les ressources ne sont pas rares mais plus compliquées à aller chercher. Et pas seulement pour cause d’accessibilité mais aussi pour répondre aux nouveaux critères environnementaux, ce qui n’est pas rien.
Cela dit, ça reste une simple question d’investissements.
Merci à l’auteur ,
Scual ,et quand les ressources plus compliquées à exploiter seront finies elle aussi ,on fait quoi ?
Attendre d’être devant le Mur pour réagir n’est certainement pas la bonne solution ...
On va les chercher plus loin... la terre est toute petite.
Ce serait plutôt le contraire en effet. Exactement : La crise écologique est le résultats des « contraintes » économiques !
(La seconde cause de la crise écologique est démographique.
lorsque les ressources non renouvelables seront ko vous en faites pas la finance investira sur le renouvelable, faudrait meme que sa arrive vite si ont veux pas subir une lente agonie.
bonjour Rcoustouly
très intéressant point de vue que je partage sur le fond.la rareté est un élément important,http://ddacoudre.over-blog.com/page..., a prendre en considération car socialement elle est un attracteur qui permet d’agir.
pour autant nous ne sommes pas dans une crise où alors il faut dire que nous vivons en crise permanente, il ne manque ni « capabilité » (savoirs et technologies),ni matières premières disponibles même après épuisement de celles qui sont exploités aujourd’hui, ni de mains d’œuvre disponible, manque seulement la capacité d’échange que représente la disponibilité monétaire, nous allons vers une évolution systémique de l’organisation capitaliste,http://ddacoudre.over-blog.com/page..., certainement pas sans conflit pour en arriver à une économie de l’intelligence et de la complétude à la planète qui nous accueille. Ce sera un pas « civilisationnel » il ne viendra pas de nos capacités à raisonner puisque nous sommes des être aux cerveaux bloqués, il s’imposera comme toujours dans la « tragédie ». Ce que nous pouvons regretter, c’est ayant les moyens et la capacité d’une pensé complexe nous soyons incapable d’en assurer son développement par un enseignement permanent, pour tempérer la tragédie qui se construit actions après actions ou en rétroaction comme dirait Morin, et dont le retour d’une politique rétrograde qu’illustre l’élan vers le religieux politique (islam ou autre) en guise d’avenir salvateur pour compenser l’absence « de brigades rouge » ne soit de bonne augure et préfigure l’amplification de la fracture intellectuelle qui c’est installé et que nous pouvons mesurer par toutes les déclarations « populistes ».
cordialement. http://ddacoudre.over-blog.com/page....
pour pallier à la raréfaction des ressources prochaines, il faut énormément investir dans les transports très économes en énergie. peu importe si le coût de travail est flexible est mis en place, puisqu’on ne peut indéfiniment le baisser.
:-)) :-)) :-)) :-)) :-))
On fait comment pour les oeufs ?
L’occident est en crise pour de multiples raisons, mais les contraintes écologiques aggravent l’écart de productivité avec les économies des pays ascendants, qui ce soucient moins des lubbies des bobos et veulent produire pour augmenter leur PNBet leur pouvoir d’achats
Les lubbies vertes riquent de tuer l’Occident plus surement que les islamistes
La rareté est ce qui fait que ce qui est là ne peut être ailleurs en même temps et qui donc nécessite un mécanisme pour permettre la meilleure allocation possible des ressources. Ce mécanisme est connu sous le nom d’échange lequel a lieu sur un marché.
Une ressource est certes toujours relativement rare mais les ressources entre elles sont substituables l’une à l’autre dans de très larges mesures.
L’évolution naturelle de l’économie est d’employer de moins en moins de ressources physiques pour des résultats en amélioration. Le saut qualitatif est impressionnant depuis un siècle.
Et, in fine, une ressource n’est jamais que de l’intelligence appliquée. Je peux comprendre que certains aient peur d’en manquer. 
« Le saut qualitatif est impressionnant depuis un siècle. »
On en doute pas :-))
http://www.econologie.com/la-consommation-mondiale-d-energie-articles-3282.html
C’est bien ce que je disais concernant les ressources intellectuelles.
L’important est la ressource entrante pour une unité de richesse, et on produit beaucoup plus aujourd’hui avec moins de ressources.
Autrement dit, à niveau de vie constant sur un siècle nous aurions moins consommé et ce de manière spectaculaire.
Bien sûr le niveau de vie n’est pas resté constant.
On pourrait parler d’entropie en économie.
Sauf qu’en économie, il y a des pertes.
Samuel,
pas de pertes en économie, d’un point de vue ’thermodynamique’ ? La notion de perte comme la notion de gain, sont des notions relatives et ou subjectives. Je crois que la seule chose qu’on puisse vraiment créer ou détruire c’est l’information. Le reste est transformation.
Et pour répondre à péripate, les savoirs ancestraux sont de l’information se perd dans le monde moderne, au profit des détenteurs de brevets et autres titres de propriétés, qui sont de information confisquée. En particulier dans les domaines agricoles et artisanaux.
JL vous filez un mauvais coton libéral sur les brevets....
Samuel votre remarque est obscure et peut se comprendre de bien des façons.
Pour aller un peu plus loin : en économie (pas la science, la réalité, le terrain) l’entropie maximum serait l’égalisation des revenus et patrimoines. Le contraire des inégalités.
L’allocation des ressources par le seul marché se fait sur un et un seul critère : le profit.
« La firme, par exemple, ne se demande jamais comment faire pour que le travail soit le plus plaisant, pour que l’usine ménage au mieux les équilibres naturels et l’espace de vie des gens, pour que ses produits servent les fins que se donnent les communautés humaines. Elle se demande seulement comment faire pour produire le maximum de valeurs marchandes au moindre coût monétaire. Et à cette dernière question elle répond : » Il me faut privilégier le fonctionnement parfait des machines, qui sont rares et chères, par rapport à la santé physique et psychique des travailleurs qui sont rapidement remplaçables pour pas cher. Il me faut privilégier les bas coûts de revient par rapport aux équilibres écologiques dont la destruction ne sera pas à ma charge. Il me faut produire ce qui peut se vendre cher, même si des choses moins coûteuses pourraient être plus utiles. " (André Gorz)
péripate,
désolé, mais j’ai d’autres lectures plus pressantes. Et je ne veux pas entrer ici dans un débat qui amalgame brevets, droit d’auteur, Copyright et autres. J’ai déjà donné.
« Et, in fine, une ressource n’est jamais que de l’intelligence appliquée. »
le petrole imaginaire fait rouler une voiture
sissi
Ah bon... ne manquez pas de nous en faire un résumé alors.
Oui Foufouille. La prochaine fois essaye plutôt de mettre le carburant dans le réservoir plutot que sur le siège conducteur. Tu verras, il y a un moteur.
sisi.
:-D
JL
"Pour aller un peu plus loin : en économie (pas la science, la réalité,
le terrain) l’entropie maximum serait l’égalisation des revenus et
patrimoines. Le contraire des inégalités.«
Ha non ! L’égalitarisme est une méthode pratique mais pas égalitaire dans tous les cas.
Il est des fois où il faut rechercher l’ équité, chose très difficile car cela repose sur la subjectivité.
Par exemple dire chaque citoyen doit donner la moitié de ses revenus à l’etat, c’est égalitaire mais pas équitable.
Non l’entropie maximale n’est pas l’égalitarisme mais » l’équitabilisme "
vive l’anarchie, suprême démocratie.
Desbois,
c’est un point de vue. En la matière, j’ai bien précisé que nous sommes dans la subjectivité.
Si vous étiez technicien du son, je vous dirais que « tous égaux » est à « tout équitable », ce qu’un bruit blanc est à un bruit rose et inversement.
JL
Je n’y connais rien en technique du son mais il me semble que le mot auquel vous faites référence est un anglicisme de l’anglais mal traduit.
Je me trompe ?
« Par analogie avec la lumière blanche qui contient toutes les fréquences lumineuses avec la même intensité, un bruit blanc est un processus stochastique qui possède la même densité spectrale de puissance à toutes les fréquences » (Wiki)
« Le bruit rose est un signal aléatoire dont l’intensité de chaque bande de fréquence de taille identique est égale, si on l’analyse dans une échelle logarithmique. Autrement dit, il possède une intensité constante par octave (le bruit blanc ayant une intensité constante par hertz, c’est-à-dire dans une échelle arithmétique). Si on mesure un bruit rose avec une échelle arithmétique (en hertz), sa densité spectrale de puissance tend donc vers l’infini pour les basses fréquences et vers zéro pour les hautes fréquences. La perception humaine étant logarithmique, le concept de bruit rose est plus adapté à la perception humaine que celui de bruit blanc. Pour cette raison, le bruit rose est donc souvent utilisé dans l’univers audible pour calculer la réponse fréquentielle d’une chaîne de reproduction sonore. Il peut être aussi utilisé pour mesurer les caractéristiques des transducteurs électroacoustiques (microphone, haut-parleur, enceintes). Il sert également dans l’acoustique des salles et l’acoustique du bâtiment. » (Wiki)
L’oreille humaine préfère les harmoniques paires qu’impaires,c’est pourquoi un ampli à lampes qui fait ressortir les paires reste toujours supérieur à vos technologies ....
bonjour péripate
« Et, in fine, une ressource n’est jamais que de l’intelligence appliquée. Je peux comprendre que certains aient peur d’en manquer ».
voilà un point qui réuni nos divergences, il faudra donc en arriver à rémunérer les hommes pour apprendre, ce serait plus utile qu’un retour vers l’obscurantisme qui point.
ddacoudre.over-blog.com
cordialement.
Par Le péripate
(xxx.xxx.xxx.42)
8 octobre 14:44

La rareté est ce qui fait que ce qui est là ne peut être ailleurs
en même temps ;
non, ça ce n’est pas la rareté, c’est l’exclusivité
Et, in fine, une ressource n’est jamais que de l’intelligence appliquée
Péripate, tu nous explique comment, grâce à ta super-intelligence appliquée, tu fais surgir des légumes, des fruits, des truffes, des champignons, des animaux ?
Ça m’intéresse ! ;-)
En fait, la rareté, c’est l’appropriation de biens communs, par la privatisation ; d’où spéculation, etc...
C’est le capitalisme qui produit la rareté ; toujours au profit de ceux qui en déterminent le prix.
Pour les ressources, c’est leur surexploitation ; encore le prix du profit.
Le capitalisme, c’est un système gagnant (pour ceux qui en ont les moyens)-perdant (pour ceux qui « appliquent leur intelligence » à travailler et produire.
JL : on est exactement dans le paradoxe d’une production de l’offre alors qu’il aurait toujours fallu rester dans une économie de la demande !
Rcoutouly,
Si j’ai bien compris, votre raisonnement repose sur deux prémisses, je cite :
P1 : "le pape du néo-keynésianisme croit dur comme fer qu’il suffira de revoir la répartition des richesses pour retrouver croissance et plein-emploi«
P2 : »Sa démarche néglige complètement la notion d’empreinte écologique qui nous fait consommer les ressources d’une planète et demie par an, qui nous fait vivre à crédit d’une planète que l’on épuise méthodiquement et radicalement. «
Quel rapport faites vous, Rcoutouly, entre la répartition des richesses et l’empreinte écologique ?
Votre raisonnement suppose une troisième prémisse implicite que je formule à votre place : p3 : »une meilleure répartition des richesses impliquerait une augmentation de notre empreinte écologique". ou dit autrement et a contrario : p’3 : une mauvaise répartition des richesses permet de contenir, voire réduire notre empreinte écologique.
Joli sophisme !
En effet : rien ne dit, et surtout pas les raisonnement aussi abscons que foireux de monsieur péripate ci-dessus, qu’une meilleure répartition des richesses augmenterait notre gaspillage, au contraire même, tout laisse à penser le contraire.
Mais le non-dit ici, la vérité c’est qu’une meilleure répartition des richesses présuppose une diminution des profits. Et ça tombe bien, puisque c’est la course aux profits qui conduit à cette consommation et ce gaspillage effrénés ; et c’est là que le bât blesse ces messieurs
Si bien que voici encore une hérésie libérale qui nous saute aux yeux et qui s’énonce ainsi : le libéral de service, le ci-devant Rcoutouly déclare sans rire (enfin, je suppose ?) il ne faut pas toucher aux profits, donc produire encore et toujours plus pour ... consommer moins !!!!

En 1910 déjà, le bureau des mines prévoyait la fin des ressources pétrolières dans le monde et préconisait de ne pas penser utiliser cette ressources afin de créer tout ce que nous connaissons aujourd’hui.
Au XIXéme siècle, Stanley Jevons, grand économiste marginaliste, écrivait dans The coal question que la croissance anglaise ne pourrait durer plus longtemps car celle-ci était uniquement basée sur l’utilisation de cette ressources rare qu’était le charbon.
Au XIIIéme siècle, Thomas Malthus prévoyait une paupérisation des classes populaires à cause de la raréfaction des ressources naturelles, et de l’expansion de la démographie.
Durant le règne de Louis XIV, beaucoup de ces conseillers prévoyaient une raréfaction massives des ressources en bois en France à cause de la surexploitation des forêts.
Et cætera ...
Mais bon forcement aujourd’hui vous avez raison, c’est pas pareil hein ...
Tout à fait,
Aujourd’hui ça y est, les limites sont atteintes !
Chupa : vous voulez dire que nous n’avons pas de soucis à nous faire pour nos descendants : la terre est infinie ?
A mon sinistre et ténébreux avis, JS n’arrive pas à avoir une vision globale du problème. Je pense que tout vient de l’incapacité des humains à se défaire de leurs rêves puérils et insensés. Certains pensent que l’on a marché sur la lune, d’autres espèrent que l’on marchera sur Barsoom un jour, d’autres pensent qu’un monde où chacun aura une voiture, une maison, un ordi, un iphone etc... est envisageable. Moi je dis bullshit ! Ceci est un rêve, un mirage et c’est à la poursuite de ce mirage que l’humain est en train de détruire la terre et de se détruire. Cette course à l’illusion est dommageable et pourrait sonner la fin des humanoïdes sans poil de Jasoom. Les rêves c’est pour les mômes et il arrive un temps où il faut grandir ou disparaître c’est parait-il la théorie de l’évolution.
lsvdt,
je trouve particulièrement malhonnête de réduire la position de JS à ces quelques phrases énoncées hors contexte. Honte à Rcoutouly.
Ceci dit, je crois avoir répondu par anticipation à vos objections
Si vous aimez la lecture et avez du temps, je vous recommande l’ouvrage d’Hervé Kempf : « Comment les riches détruisent la planète ».
Je dois avoir cet ouvrage chez moi mais je n’ai pas encore eu le temps de le lire. Mais je pense que les riches n’ont pu devenir riche et ne peuvent se maintenir qu’à cause de la bêtise d’innombrables idiots utiles qui n’ont justement pas les pieds sur terre. Comment Apple s’enrichit si ce n’est en hypnotisant tous ces zombies qui achètent sans réfléchir les odieux outils de cette entreprise diabolique. Dans un monde sain il ne devrait pas avoir des riches et des personnes comme des Steve Jobbs ou les footballeurs, les chanteurs et toute cette racaille ne seraient que des amuseurs publics. Mais le riches réussissent à vendre des illusions aux gens et à les faire travailler comme des esclaves pour finalement rien du tout. Alors je dis tant que la populace ne se réveillera pas, ne comprendra pas où est son intérêt et ne se projettera sur le futur avec intelligence, conscience et bon sens, rien ne changera. Pour moi l’argent n’est rien d’autre que du papier et est la personnification de ce monde illusoire, cette matrice dans laquelle les « riches », des escrocs fins et vicieux nous emprisonnent.
lsvdt,
vous me paraissez bien aigri. Je crois qu’il ne faut pas confondre les idiots utiles et les gens qui n’ont pas assez de temps ou de motivations pour s’informer. Et ce ne sont pas les grands médias qui vont les aider, bien au contraire. C’est pourquoi des sites comme Agoravox sont utiles pour dénoncer les impostures de ces médias et de leurs donneurs d’ordres.
Vous dites : « l’argent n’est rien d’autre que du papier »
Je ne crois pas. Je pense que l’argent est aux rapports marchands, une invention aussi importante que n’a été l’invention de la roue dans le monde matériel.
Le problème n’est pas l’argent mais le profit. L’argent n’est qu’un médium, un moyen, un outil, comme les autres. Et si le profit est l’apanage des prédateurs, l’argent est notre bien commun à tous.
@ le moine,
votre vocabulaire (« la plèbe », « une race », ..) et vos expressions (« les pauvres dressent un tapis rouge aux riches », « font des rêves insensés », ... - le premier expliquant les secondes et réciproquement) , me laissent présager qu’il sera difficile de trouver un terrain d’entente entre nous.
Néanmoins, en réponse à mon tour, je vous dirai que votre discours n’est guère différent du TINA de Tatcher, mais dans un autre registre et que je formulerai pour vous ainsi : « laisser les peuples prendre leur destin en main, ce serait encore pire. »
Question : si Mélenchon avait été élu, je présume que vous seriez déjà dans la rue pour le déloger ? On peut le croire à écouter NKM, l’une des plus modérées de la droite qui n’a guère attendu plus de 4 mois pour tirer à boulets rouges sur le gouvernement PS nouvellement élu, - lequel est pourtant loin d’être à gauche - clamant dans tous les médias qui lui déroulent pour ça un tapis rouge (!), que ça ne pourra pas durer 5 ans !?
Le gouvernement PS est libéral. L’ultralibéralisme c’est la vie dans les quartiers de non droit. Est-ce cela que vous voulez pour toute la France ?
Soyons très clair je ne suis ni de gauche, ni de droite encore moins du centre. Je ne crois pas plus en Mélanchon que je ne crois en Sarkozy, tous ces politicards me donnent la gerbe. Et dire que je pourrais supporter une harpie comme Thatcher m’agace plus qu’autre chose parce que c’est une insulte. Je suis un partisan du pragmatisme. Le pragmatisme c’est d’accepter que la terre est finie et a des ressources limitées. C’est mettre en place un système qui respecte la nature et l’humain. J’estime que tout travail, mérite salaire équitable et je trouve qu’être riche est une abomination car ça crée un très mauvais exemple. Je pense que le fort doit aider le faible etc... J’apprécie aussi la solidarité entre les humains. Maintenant je conçois que des gens soient plus intelligents que d’autres, j’admets qu’il y a des leaders qui peuvent et doivent diriger le reste du troupeau.
Garsoom, Jasoom, ...
Moi j’aime bien Garobus ! Ils ont de l’humour, ces Jupitériens !
En revanche Pellucidar me laisse perplexe.
:-/
Il me semble que Stiglitz a dit depuis l’onde de choc de 2008 (il n’est pas devin non plus) que l’économie US serait plus vite relancée en donnant l’argent directement à ceux qui sont endettés auprès des banques qu’aux banques elles-mêmes et sur ce point il semble bien avoir eu raison. Qu’il n’ait aucune vision construite de l’imbrication de l’économie humaine dans un environnement autorisant celle-ci n’est pas une tare spécifique à lui.
Ceci dit, aucune ressource en 2012 n’est chère du fait de sa rareté et ce n’est pas pour tout de suite que nous allons buter sur ces limites naturelles. Et donc... aucun lien fort entre la finitude de nos ressources naturelles et le chômage qui a des causes multiples dont l’augmentation impressionnante de la productivité en 50 ans, la mise en concurrence ni libre ni non faussée avec des pays à très bas salaires, une baisse des revenus réels en europe et USA depuis les années 80, etc...
Il n’a pas tort en disant qu’en relançant la consommation on relance l’économie, sauf qu’une prime de 200 euros avec laquelle j’achète une paire de chaussures « durables » fabriquées en local et soignées tous les 3 ans par le cordonnier local ou dix paires de godasses fabriqués en chine usées en six mois et allant direct en déchetterie, ce n’est pas la même relance.
Les imbéciles qui ont planifié la diminution de nos revenus compensé par des marchandises moins chères et un crédit bon marché savaient très bien ce qu’ils faisaient, eux. Nous collectivement sommes des ignares, alors le pire est bien sûr possible.
Mais ce ne sont pas les arguments que vous exposez qui m’auraient convaincus, il y a 25 ans de devenir (entre autres) végétariens par ex, car la plupart me semblent sujet à caution.
Cela dépasse son entendement. L"économie de marché est difficilement viable quand les ressources matérielles qui la soutiennent sont de plus en plus rares. Nous évoluerons vers autre chose, c’est à inventer.
Les ressources ne sont pas rares (ou généralement pas*). Le système « économique » inventé par les hommes épuiserait n’importe quoi, voilà la vérité !
Nous sommes également trop nombreux, certes, mais pourrions tout à fait bien vivre en une sobriété plus heureuse que la vie à crédit et en compétition permanente que nous nous imposons bêtement (plutôt que certains imposent à tous.)
Complément * : Les ressources réellement rares ne sont pas vitales ! (Par exemple des téléphones portables sans « terres rares » seraient juste plus gros mais marcheraient aussi bien !)
Au sujet des téléphone,
un exemple parmi d’autres : la politique des opérateurs est scandaleuse : les abonnements illimités génèrent une calamité. Quand je vois deux personnes déambuler ensemble dans la rue, avec chacun un mobile scotché aux oreilles, je me demande toujours s’ils ne sont pas en train de bavarder entre via via leurs ’forfaits inépuisables’ !
