Certains observateurs soulignent que pour sortir nos économies du marasme dans lequel elles sont tombées, les dirigeants politiques et autres puissants de ce monde pourraient s’entendre sur un certain « sacrifice » de la classe moyenne, en sabotant plus ou moins volontairement l’Etat-providence et en organisant la répression financière des ménages.
La théorie historique veut que les périodes de prospérité économique favorisent l’émergence d’une classe moyenne, une vaste portion de la population à qui son revenu permet d’accéder à un relatif bien-être, de sortir de la misère. L’émergence de cette classe moyenne est attestée dans le passé : population urbaine de l’empire romain du début de l’ère chrétienne, bourgeoisie proto-industrielle de la fin du XVIIIème, plus récemment classes moyennes issues de la tertiarisation des économies occidentales.
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale se sont succédé deux cycles d’une trentaine d’années. La première période (1945-1975) que l’on désigne par le joli nom de « trente-glorieuses » a vu fleurir une prospérité économique et sociale inouïe, sur fond de reconstruction de l’Europe pour tourner le dos à la pire guerre dans l’histoire de l’humanité.
Grâce à une croissance ininterrompue et des règles du jeu très libérales, nos sociétés ont pu s’installer à l’abri de puissants Etats-providence. Le modèle consumériste dominant alimenté par la fuite en avant de la techno-science ont fait prospérer les effectifs et aiguiser les appétits d’une classe moyenne toujours plus nombreuse, laborieusement occupée à singer l’american-way-of-life.
Indispensable pour préserver la domination économique absolue d’une petite élite, la moyennisation de l’ensemble des sociétés occidentales a gonflé un ventre mou de la pyramide sociale. Incapables de résister aux multiples corporatismes, les Etats démocratiques en sont venus à organiser une vaste redistribution, garantissant aux classes productives un statut « toujours-plus » avantageux (accès aux soins, éducation, équipement individuel, protections sociales).
Drogués à l’idéal du progrès permanent, les classes moyennes ont prospéré pendant trente ans, bénéficiant d’une croissance ininterrompue de leur confort individuel et collectif, l’Etat-providence s’employant à développer pour elles un épais filet stabilisateur, en vue d’assurer bien-être individuel et satisfaction des exigences de sa classe laborieuse. La portion congrue étant réservée à l’urgence, pour traiter la misère sociale afin d’en cantonner les dommages collatéraux.
Le choc pétrolier de 1974 a mis un coup d’arrêt brutal à cette croissance du Bonheur National Brut que l’on finissait par croire infinie. A compter du milieu des années 70, la croissance économique n’est plus suffisante pour payer les dépenses de notre train de vie. Depuis cette date, les Etats occidentaux et leur population ont vécu chaque année à crédit : les ménages ont consommé en gageant des revenus qui sont par expérience incertains et les Etats ont couverts année après année leurs impasses budgétaires, en acceptant de servir aux grands créanciers internationaux la rente de leur privilège fiscal.
Bref, depuis trente ans, c’est l’économie de la dette nous permet de maintenir l’illusion d’une poursuite de la prospérité. Nous feignons d’ignorer que tout ceci est bien « à crédit » et par un égoïsme monstrueux, notre civilisation moderne accepte tacitement de transférer le coût de son bien-être sur les générations futures, sans parler des plans écologique et démographique (Nous n’évoquerons pas ici la facture écologique monstrueuse que nous transmettons à nos enfants, ni les conséquences non calculées de l’allongement de la durée de vie sur la montée en charge du risque « dépendance « ).
Aujourd’hui, une première facture nous est présentée : celles des créanciers, qui viennent constater la faillite économique de nos grands Etats-providence. Les dettes accumulées sont devenues tellement gigantesques que les créanciers finissent perdre confiance et commencent à réclamer leur dû : l’économie de la dette, comme une maladie, a pris le contrôle de la société. Dans certains pays, ces dettes se sont accumulées sur les ménages, dans d’autres sur les Etats, dans d’autres encore (Etats-Unis) sur les deux à la fois.
C’est la classe moyenne qui serait désignée pour régler l’addition de ces trente années passées à vivre au dessus de nos moyens. La raison en est simple : la classe moyenne réunit la plus grande partie de la population, elle est le premier bénéficiaire de l’Etat-providence, et elle ne dispose d’aucun réel pouvoir. Elle est fragile politiquement, car divisée en intérêts catégoriels qu’il est toujours possible de monter les uns contre les autres et les éventuels rouages d’une résistance sont confisqués par des institutions qui ont intérêt au maintien du status quo.
Bref, la classe moyenne est nombreuse, inorganisée et sans défense ; elle coûte fort cher aux finances publiques et elle est facile à tondre. D’autant plus que cette classe moyenne est particulièrement laborieuse ; son idéal consiste à travailler dur pour accumuler du patrimoine et couler des jours heureux en profitant de l’allongement de la durée de vie.
Pour résorber la crise, deux voies sont ouvertes qui conduiront inéluctablement à l’extinction de la classe moyenne : le démontage de l’Etat-providence et la répression financière des épargnants.
L’Etat-providence est le terreau dans lequel la classe moyenne a pu croître et se développer. Accès à l’éducation, à la culture, aux soins, prise en charge des périodes d’inactivité, assurances sociales et diverses, la classe moyenne a construit son bonheur et sa sécurité sur les filets protecteurs de l’Etat-providence, les fameux « stabilisateurs sociaux ».
Avec l’allongement de l’espérance de vie, la médicalisation à outrance de nos comportements, le coût exorbitant de la fin de vie et la montée en puissance du risque « dépendance », c’est du côté de la santé que les marges de manœuvre financières sont les plus importantes. On peut craindre que la liquidation des classes moyennes se fasse d’abord au sens propre, avec la réduction de l’accès aux soins dont les effets démographiques seraient immédiats. Ce phénomène sera exacerbé par le recul progressif de l’âge de la retraite qui est déjà inscrit dans les textes.
Mais il ne suffira pas de réduire la voilure des Etats-providence, il faudra également régler la facture de l’endettement. Pour ce faire, les pouvoirs publics commencent à convoquer la répression financière qui va permettre de spolier les épargnants pour accélérer le désendettement des Etats.
La répression financière est bien connue en histoire économique. Elle se cache derrière un cocktail empoisonné (également appelé « euthanasie du rentier ») fait de taux d’intérêt très bas, d’une résurgence de l'inflation, d’une pression fiscale importante et d’une réglementation coercitive de l’épargne . La répression financière canalise de manière autoritaire l’épargne des ménages vers la dette publique, en imposant des rendements très faibles et en laissant l’inflation grignoter le capital. Elle organise un transfert insidieux des richesses des créanciers (les ménages) vers les débiteurs (les Etats).
La répression financière des épargnants ruinera les classes moyennes et permettra aux Etats de se renflouer à bon compte.
Photo : DonkeyHotey (Flickr)
Très bon article mais pas encourageant ........
Heeuu.. Non, Devphil.
Ce n’est pas un bon article dans le sens où, pour l’auteur, la destruction de la classe moyenne est le résultat d’un trop grand « état-providence ».
Hors, aux US, la destruction de la classe moyenne est BIEN PIRE.
Et on peut pas trop affirmer qu’ils baignent dans la providence, les cowboys.
(Sauf les 48 millions aux food-stamps, d’accord....
Mais là, c’est juste pour calmer un peu les foules.)
Maintenant, il est clair que les peuples du G8 ont cru qu’ils pourraient vivre au-dessus de leurs moyens et cela a été fabriqué de toutes pièces par les politiciens dirigés par les plus riches.
Voilà où nous en sommes.
Et y faudrait venir se plaindre... ??
Crise financière, crise économique, crise sociale, crise politique, guerre … 70 liens (articles et vidéos) pour y voir plus clair
: http://bit.ly/NHjzJn . Une sélection des meilleurs liens pour mieux tout comprire à partager ! Vous voulez que le monde change ? faites-le !
Article bâclé et incomplet et de vision ultra-liberale (presque « Goldman-sachien »)
Ne sont pas mentionnés :
1/ La loi de 73 et son accomplissement lors de la création de l’Europe qui a démultiplié l’endettement de l’Etat. L’argent nécessaire pour les investissements de la France nous coûte de plus en plus cher car il engraisse le système financier.
2/ La défiscalisation (sport national en France) qui permet aux mieux lotis de ne pas participer aux ressources de l’Etat (on parle de milliards d’Euros ici). Il faudrait quand mêmle un jour comprendre que seuls les pauvres et classe moyenne-basse paye aujourd’hui leurs impôts, les autres investissent dans les loi scellier, Robien etc. Idem pour les sociétés : seules les petites pme paient leurs impots, ils suffit de voir le nombre de cabinets d’audit qui peuvent vous permettre de monter des holdings au luxembourg pour ne pas payer d’impôts, les multinationales françaises comme Total en sont écoeurantes : http://www.liberation.fr/economie/0...
3/ La collusion des industriels qui ont programmé l’obsolescence de leurs produits et dont la tendance s’est accentuée ces dernières années. Comment ne pas consommer quand vous n’avez pas le choix et qu’il vous faut remplacer votre électroménager qui tombe en panne juste après la période de garantie (3/4 ans) ?
4/ L’opportunisme des lobbys qui profitent d’aides de l’Etat pour accroître les dividendes de leurs actionnaires sans pour autant améliorer la situtation. Les pouvoirs publics laissant faire cette horreur. Ainsi, le labos pharmaceutiques ont refourgué des médicaments de plus en plus pourris qui sont remboursés par la sécu. Les 3/4 de nos médocs sont innéfficaces mais cela n’empêche pas les labos qui les produisent de se faire « sponsoriser » par la sécu. Quel gâchi ! A la hauteur du milliards d’euros gâché dans des vaccins anti-grippe A / imaginaire. Idem, pour les constructeurs automobiles qui profitent de différents dumping comme la prime à la casse et qui en même temps n’hésitent pas à licencier à tour de bras même pour des raisons extérieures à la France et sans intérêt pour nous (cf. les 8000 posts supprimés pour compenser l’embargo Iranien).
Bref, il s’agit de comprendre que ce sont les ressources qui diminuent alors que la productivité de la France et son PIB augmente. L’Etat devrait donc avoir de plus en plus de ressources sans besoin d’augmenter le pourcentage d’impôts et pourtant c’est l’inverse qui se passe.
La clé du problème est là : DEFISCALISATION et OPPORTUNISME des lobbys.
Cet article fait la même erreur que les intervenants que l’on retrouve sur les plateaux TV : il parle des dépenses de l’Etat (soi-disant énormes, ce qui est faux : cf. les difficultés des infirmières, des policiers, des profs etc...) et non du fait que ses ressources fondent comme les impôts au soleil des paradis fiscaux... Bref, l’Etat à bon dos, et personne ne parle jamais des autres pays qui subissent le même sort, comme les USA, et qui pourtant n’ont pas vraiment la culture de l’assistanat Etatique. Dommage que cet article soit finalement si partial (un peu trop à droite ?) !
Carrément, toujours la même affirmation « la fin des 30 glorieuses c’est parce qu’on a vécu au dessus de nos moyens ». Ceci dit, la croissance infini, effectivement il faut l’arrêter. Mais la « crise » qui dure depuis les années 80 n’est pas dûe à cela.
Je ne peux qu’abonder dans le sens de votre réaction. Encore une fois, le dogme libéral s’affirme, ne s’appuyant sur aucun fait ni aucune preuve.
« »Très bon article mais pas encourageant ........« »
c’est une blague ? parce qu’elle n’est pas drole pour un sous.
cet article est faux, faux, faux et archi-faux.
c’est juste du psittacisme de C-dans-l’air.
non l’état n’est pas providence, c’est son rôle élémentaire
non il n’y a pas de fuite en avant dans la techno-science
non il n’y a pas de foi dans le progrès, vous vous trompez de mot
non la dette n’est pas le fait de « l’état » mais de ceux qui ont intérêt a cette dette (les riches)
et non je démontre pas mes propos, mare de répéter a des autistes.
votre analyse est fausse de bout en bout, ce qui est affligeant venant de la part d’un soit disant juriste et « conseil » dans le milieux associatif.
ouaip , ça va faire mal !
comme dit don Salustre , les riches c’est fait pour être très riches , les pauvres c’est fait pour être très pauvres .......................
« les riches c’est fait pour être très riches , les pauvres c’est fait pour être très pauvres »
ça, c’est dans les économies capitalistes.
« les riches c’est fait pour être très riches , les pauvres c’est fait pour être très nombreux »
ça c’est pour le post capitalisme, en l’occurrence, le financiarisme.
En effet, réduire la pauvreté, c’est une nécessité pour les riches, puisque « ventre affamé n’a pas d’oreilles ». Et les pauvres, au bout du compte, ça coûte cher ! Et comment réduire la pauvreté sans réduire la richesse ? En sacrifiant les classes moyennes. Celui qui a compris ça a tout compris de la nuance droite vs gauche. Si un gouvernement qui se dit de gauche ne réduit pas les inégalités, alors, il n’est pas de gauche, c’est clair.
LA CLASSE MOYENNE EST LE DERNIER REMPART CONTRE LA DICTATURE
Il est à remarquer que dans les pays sous dictature n’existe pas de classe moyenne
La mise à bas de la classe moyenne qui permettait l’équilibre économique au sein d’un état est au programme de l’oligarchie financière qui a déjà enlevé une grande partie de leur souveraineté aux états - - ne reste plus qu’à donner le coup final
Aussi bien aux E.U. qu’en G.B. qu’en Europe, la classe moyenne rejoindra les pauvres après avoir payé jusqu’à plus soif, et ainsi sur ses cendres pourra se mettre en place la Gouvernance Mondiale qui n’aura plus de barrière
Avec un peu de recul depuis ces dernières 40 années il est aisé de comprendre le cheminement de ce Gouvernement Invisible qui avance pas à pas mais inexorablement
Je ne comprend pas le dernier commentaire. La classe moyenne rempart contre la dictature ? Que faites-vous des pays comme les U.S.A. qui ont une classe moyenne et qui mettent en place des dictatures autour du globe depuis des décennies ? Croyez-vous que nous sommes en démocratie et qu’il existe un seul type de dictature ?
@ médy
Nous sommes en dictature - ce sujet n’est même plus discutable c’est une réalité - on est bien d’accord la-dessus
« la classe moyenne rempart contre la dictature » doit être compris dans le sens où la classe moyenne est dans une Société un contre-pouvoir donc une force dans les crises dont l’oligarchie financière veut se débarrasser
La dictature aussi bien aux E.U. qu’en Europe a gagné du terrain depuis les années 80 où la sociale démocratie politique sous l’emprise de l’oligarchie financière a mis en place les outils du déclin de la classe moyenne
Au lieu de se serrer la ceinture lui même avec ses nombreuses dépenses redondantes, voire le gaspillage de l’argent public (nos impôts et taxes) l’état français privilège d’étrangler l’économie française et les classes moyennes.
Évidemment les classes moyennes sont une proie facile à plumer et c’est la voie privilégié par le gouvernement actuel s’inscrivent ainsi dans la prolongation de la politique Sarkoziène.
Le Ps prouve par ses actes qu’il est bien un partie de droite ! Un exemple, aujourd’hui ils approuvent le TSCG hors l’année dernière ils avait rejette le projet !
Voici mes propositions pour retrouver les 30 Milliards (voire plus) qui manquent au budget 2013.
On se dirige vers une société à seulement deux vitesses, comme par exemple au Chili : une classe supérieure riche concentrée sur la capitale dirige les affaires et garde l’ascendant sur la majorité pauvre mais qui ne crève pas la dalle pour autant : ils ont juste de quoi vivre point.
Exemple inverse : le Brésil qui voit l’émergence d’une classe moyenne capable de consommer. Nous somme clairement dans une phase de régression sociale qu’un certain nombre d’axiomes économiques imposés continuent à nous présenter comme une fatalité.
Depuis les années 70, j’ai toujours eu du mal à comprendre comment la société pouvait laisser déraper une telle classe moyenne, en grande partie improductive, consommatrice dans le sens « brûler la planète de consommations inutiles », et pas toujours méritante de ce qu’elle a pu obtenir.
La classe moyenne, dans son énorme diversité est remplit de gens qui estiment tous mériter un gros salaire à gérer, assister, conseiller, organiser, planifier, dépenser des budgets...
Qu’ils aillent tous travailler de façon productive, dans les champs, dans les élevages, fabriquer eux-mêmes des produits à vendre eux-mêmes, et dépenser le propre argent qu’ils gagnent par leurs propres productions, a diriger l’entreprise créée de leurs fonds propres....
Le progrès humain peut nous autoriser aujourd’hui à vivre heureux, bien logés, bien nourris, bien soignés... sans entrer sans le déraisonnable qui a été installé.
Pour moi, les dernières décennies ont vues la multiplication des emplois inutiles, des entreprises inutiles, des projets micro-locaux pharaoniques inutiles, des systèmes qui tournent en boucle, des systèmes pyramidaux, des systèmes usuriers, de valorisation du vide, et de spéculations abusives...
Tous ces dérèglements contre-nature ont été le terrain de développement de la large classe moyenne.
Tout cela a été possible principalement grâce à l’énergie du pétrole abondant et gratuit. Mais c’est bien à contre-sens de la vie durable.
La société n’a pas voulu s’organiser durablement quand c’était possible, elle a brûlé la chandelle par les multiples bouts.
le probleme c’est que la classe dite moyenne est incapable de prendre parti, elle vit du systeme capitaliste, et n’a aucune intention de le remettre en cause. Elle veut bien des amenagements peripherique mais sans trop toucher a l’essentiel. Le changement lui fait peur, et elle a bien souvent profitée des 30 glorieuses, elle est proprietaire et pense qu’elle et ses enfants vont s’en sortir...je crois que la desillusion sera terrible !
un petit espoir - A Madrid actuellement, manifestation devant le Parlement -
On peut penser que les pauvres, les chômeurs et la classe moyenne sont réunis dans cette manifestation - qui prendra sans doute plus d’ampleur après le 19 octobre, date à laquelle Madrid demandera le sauvetage à la BCE avec les conditions que l’on connait ! !7
-
pas mal de clichés dans ce débat.... dommage !
pourquoi passer sous silence l’arnaque du siècle qui, en 1973 (merci Pompidou, ancien de chez Rotschild) a supprimé le droit régalien de la Banque de France à battre monnaie pour transférer ce pouvoir aux banques privées qui en font désormais leurs choux gras.....pour faire simple, la soi disant dette correspond aux intérêts perçus depuis cette date...........
La question de la création monétaire est une question d’importance mais avec cet anglage juridico-complotiste, on occulte le vrai débat qui est que nous vivons (à tous points de vue) au-dessus de nos moyens : nous mangeons trop, brûlons trop de pétrole, absorbons trop de médicaments, réclamons trop de services publics et d’assistance en tous genre. Tant que nos egos ne s’épanouiront que par la propriété et la consommation, nous continuerons à danser au bout de la ficelle,
Hormis l’inutile et inepte qualificatif « complotiste », bon commentaire.
@Par Laurent SAMUEL (xxx.xxx.xxx.159) 25 septembre 13:34
il y a un truc que tu as oublié, c’est que la dette à payer pour la france, correspond avant tout aux intérêts accumulés.
Sans intérêts, ou avec des intérêts plus faible, on n’aurait pas de problème de dette actuellement.
@epicure. on t’a mal renseigné. Les intérêts de la dette, tu les payes tous les ans avec tes impôts, genre 50 milliards par an, premier poste du budget de l’Etat. La dette accumulée c’est bien du capital qu’on est censé rembourser, mais comme on ne le fait pas (faute de marges de manoeuvres budgétaires), on emprunte à nouveau.
C’est vrai que le droit de recourir à la banque de France n’avait pas été vraiment annulé en 73 mais c’est de cette époque que date comme même le recours systématique au marché. Seulement en 93 avec l’UE, tout crédit publique sera interdit.
En tenant compte de l’économie physique, ce n’est pas le type de crédit qui est important mais son investissement pour l’avenir qui est déterminant. Reste que les intérêts variables vu comme pour décourager une mauvaise gestion sur le long terme ne marche pas. C’est une vision monétariste. Les seules pays qui s’en sorte sont qui ont vécu les 30 glorieuses.
la grande Mystification dans le prolongement de ce que tu as écrit, c’est que 21 trillions d’euros ou un peu plus en dollars sont dans les paradis fiscaux, aboutissement d’un « écrèmage » de la société occidentale ou élite aristocratique et banques s’en sont donnés à coeur- joie dans le pillage de l’économie au nom d’un anti-collectivisme perçu comme l’aboutissement de l’idéal socialiste, bien sûr ces mêmes groupes ne voudrons rien lâcher, et feront tout pour que ce soit les classes moyennes et populaires qui financent la pseudo-crise !

oui m’enfin, la plupart des gens n’ont qu’un raisonnement limité, ou alors dicté par les medias.
depuis quelques jours les seuls sujets que j’entend sont Charlie Hebdo, musulman et retour de len.
Quand je questionne sur le TSCG qui va bientot entrer en action j’ai meme constaté qu’une majorité ne savait meme pas ce que c’etait ou n’etait pas au courant.
« retour de le pen »
faut dire que j’habite la deuxieme région la plus raciste de france
Arobas,
Bacchus,
Arobase,
@lionel :
Comment les reveiller ?! oui comment ?
en effet, c’est ce que je cherche désesperement, mais je doit etre pietre orateur. Ou alors, ils semblent ancrés dans une certaine fatalité. La société du mépris et de l’egoisme doit y etre pour beaucoup.
je ne suis rien. mais je souffre de la bêtise humaine qui m’impose sa volonté.
Merci de vos réponses arobase et Bacchus.
Ce serait bien que la caste des Agoravoxiens arrête de traiter ses concitoyens d’abrutis, de veaux ou de téléphages incapables de penser par eux-mêmes.
C’est d’autant plus grotesque qu’une grande partie des commentateurs est constituée de retraités, c’est-à-dire des gens assez déconnectés de la vie réelle et de la société.
Ce n’est pas parce que l’on a du temps pour surfer sur Internet ou lire des bouquins que l’on est plus intelligent ou plus averti.
Ou alors arrêtez de vous réclamer de ce peuple que vous méprisez outrageusement.
@Tf1Goubi,
je suis jeune et j’ai encore beaucoup à apprendre ( cf ma description ). Je ne méprise pas les gens, bien au contraire car je côtoie tout les niveaux sociaux et toutes les opinions politique.
Je n’ai pas honte de dire que j’ai souvent changé d’avis. Parfois il faut voir les choses sous un autre angle, ou alors avec de nouvelles données. Grâce à internet je comprend l’information d’une autre façon.
Mais je constate, hélas, que beaucoup de gens ne changerons jamais leur façon de penser, parce que ils restent bornés dans leurs idées et/ou refusent de penser par eux memes.
Dans ma famille, ils votent par traditions, ils ne lisent meme pas les programmes !
Je n’aime pas la politique, pour moi ce sont tous des imposteurs qui font ça juste pour le fric.
Et voir des gens que j’aime bien croire en toutes ces conneries, me désole à en désespérer.
je me suis trompé, c’etait tf1goupie
Personne n’ayant été plus persécuté que Cheminade pour son combat contre la finance, je me marre des pseudorebelles qui lui crachent dessus. C’est le seul qui défend la séparation des banques annulée en France dès 86 (9 ans avant le reste de l’Europe) depuis 30 ans au pays avec les ratio fonds propres/actifs devenu les plus désasteux au monde devant les anglosaxons ! Chapeau l’artiste pour avoir eu ses comptes de campagnes refusé pour prêt sans intérêt requalifié en don en pleine valise de Karachi pour Balladure et Chirac.
En Seine Saint Denis ?
Au cours du XXème siècle, les nobles ont besoin de serviteurs, en plus des serfs-ouvriers-paysans. On a donc valorisé le métier de serviteur, il y a même des serviteurs de luxe, comme ces prostituées qui gagnent des milliers d’euros par jour.
Les ouvriers ont vu leur pouvoir de classe diminuer considérablement, c’est ce qui manque dans l’article. Guerres, améliorations technologiques, clivage inter-générationnel, quasi-inexistence dans les médias et donc progressivement dans la politique (à la Fête de l’Huma viennent toujours plus de futurs serviteurs que de futurs ouvriers).
« Bref, la classe moyenne est nombreuse, inorganisée et sans défense ». Sur le premier point O ;K. Sur les deux autres pouvez vous expliquer pourquoi ? Ne serait-ce pas cette mentalité de serviteur qui amènerait à la disparition de cette conscience de classe qui commençait à émerger dans les années 80 ? L’acceptation de n’être qu’un rouage sans volonté propre à part celle de satisfaire des besoins primaires ? La télévision n’a t-elle pas réussi à liquéfier cette classe moyenne, en devenant le loisir par excellence des serviteurs, ceux-ci contemplant chaque jour des sacrifices, fantasmant sur la vie supposée des maîtres, au lieu de s’organiser et de penser un monde moins cruel et stupide ?
Conscience de classe ou pas c’est la peur qui les lie : ils sont contre les pauvres puisqu’ils ont un peu à perdre, tout en espérant s’élever. Seulement une fois qu’ils seront rendus pauvres sans s’en être aperçus ils ne croieront plus au rêve américain.
La classe moyenne est un objet d’étude de la sociologie appréhendé par les statistiques de revenus mais en dehors de cela elle ne présente aucune unité, à l’inverse de la classe ouvrière qui se définissait simplement par la présence quotidienne à l’usine.
Merci. Les gens de classe moyenne se comportent-ils donc comme l’image fantasmée du riche qui leur est télé-transmise (vouloir posséder toujours plus que l’autre), comportement qui aurait été également induit par la logique consumériste ? Il est à noter que les entreprises majors veulent se donner l’apparence d’Etats-providence (cf les pubs pour supermarchés qui prétendent rétablir le pouvoir d’achat), tout en exploitant au maximum les ressources humaines ou naturelles bien entendu.
Tu as raison, je ne voterai plus Star-cosy. Mais qui ?
Entre la peste et le choléra, beaucoup ont encore failli renouveler le choléra, mais la peste est passée, plus lente, plus silencieuse, moins brutale, la mort est plus longue.
Excellente analyse, merci l’auteur, pas grand chose à ajouter. Le problème est de savoir si ce qui reste de cette classe moyenne (finalement pas plus vertueuse que les autres couches de la société, simplement plus chanceuse pour une question de timing) va se laisser exterminer sans coup férir. C’est possible car la moyenne d’âge de cette classe augmente et elle va privilégier les arrangements pour finir pas trop mal plutôt que la lutte.
Je parie donc que les classes moyennes telles que vous les dépeignez vous se laisser tondre sans combattre.
Excellent article pour « réveiller » ceux qui ne sont pas trop assoupit. En revanche, la conclusion serait « plus ouverte » si elle était au conditionnel. En effet, en utilisant le future vous entérinez le projet « démoniaque »des psychopathes qui nous manipulent. Je suis persuadé que aimeriez que leur projet échoue, non ?
En ce qui concerne la répression financière, je pense malheureusement que le conditionnel n’est pas de mise ; ses prémisses sont clairement lisibles dans l’actualité économique, notamment la résurgence de l’inflation dont on voit mal comment l’éviter tant la quantité de liquidités injectées dans l’économie mondiale est inouïe. Donc le phénomène de paupérisation de la classe moyenne par la spoliation de son épargne et l’effondrement du prix des actifs immobiliers (conséquences du dégonflement des bulles spéculatives et de la reprise de l’inflation) me paraît inéluctable. C’est d’ailleurs un phénomène qui touchera tous les épargnants et investisseurs, y compris les plus riches (mais eux peuvent se permettre de perdre).
Merci de cette réponse très pertiente. Restez vivant.
quand ce moment arivera, les riches et ploutocrates seront pendus
Foufouille, tu ne crois pas qu’ils sont en train d’asphyxier les classes moyennes ?
si francesca
mais quand ils auront presque rien, ils cesseront de soutenir les bourgeois et qu’il y a du travail
Je suis complètement d’accord avec toi. Pour l’instant ils sont paralisés par la peur de perdre le peu qu’ils leur reste.
Le peu ? Déjà faut parler de générations, distinguer les 30 dernières des 30 glorieuses sans dette avec immo/salaire stable et dynamisme industrielle. Ceux qui sont arrivé dans les 70’ ce sont fait du beurre en se servant de l’état pour absorber à crédit les « ajustements » du bloc anglosaxon à vocation géopolitique (tout le tralala anti-nationdonc anti-industrie que vous adorez sou couvert de fatalisme écologique à la sauce anglosaxonne). Ni les chômeur, ni les rentiers n’ont souffert depuis les 70’. Tout sur le dos de la nation.
Il suffisait d’acheter une maison, de prendre une épargne pensions en plus et c’était bingo ! Donc eux pas de soucis, juste pousser un peu plus à amortir la crise actuelle le temps de retirerses billes du systême. La future classe moyenne c’est autre chose, là d’accord.
comment expliquer que tous les patrons , petits et grands sont syndiqués,(même les medecins !) se battent et défendent leur « classe », et qu’ils interdisent sous peine de sanctions à leur salariés de faire de même. ?
La classe moyenne est en fait une invention de l’ingénieux système capitaliste américain. A l’origine ouvriers et employés étaient destinés, tout comme leurs ancêtres paysans et avec eux, à servir les maîtres.
Quelques petits malins made in USA ont conclut que la classe dominante pouvait accroître encore plus son pouvoir en enrichissant les pauvres ;c’est le début de la société de consommation. Certains pauvres deviennent donc dans ce procédé beaucoup moins pauvres qu’avant, quant aux riches ils sont infiniment plus riches qu’avant, mais les classes moyennes ne s’en doutent pas, occupés qu’elles sont à snober ceux qui ne sont pas sortis de l’ornière.
Tout aurait pu continuer ainsi dans le meilleur des mondes si les ressources de la planète n’avaient pas été épuisées en quelques décennies, alors que dans le même temps le niveau de pollution atteignait des niveaux record. Le modèle ne fonctionnent donc plus et il y a un accord tacite des classes dominantes pour un retour au statu quo ante.
Ce qui est le plus irritant c’est qu’un parti nommé socialiste accepte de s’occuper, à temps partiel, de ces basses œuvres. Les coups les plus durs sont portés à la classe moyenne par les prétendus socialistes (fiscalisation prochaine de l’épargne populaire, augmentation des impôts directs et indirects, multiplication des taxes de toutes sortes, les 75% ne sont que de la poudre aux yeux pour amuser la galerie, c’est un pur détournement de l’attention).
Ce relativisme sur la classe moyenne est ahistorique. Pendant les 30 glorieuses qui a vu naître le plus grand marché de consommateurs SANS dette de tous les temps, il y avait moins de disparité et surtout, celui qui gagnait beaucoup était un bosseur sans paradis fiscaux, produit dérivé et délocalisation généralisé.
Vous faites la même erreur que l’auteur. Critiquer le consumérisme, ne pas distinguer les 30 glorieuses anti-finance folle (GlassSteagall, crédit publique et plan industriel pour tous) de ce qui suivit et ce fatalisme écologique à la mode malthusienne.
La répression financière est bien connue en histoire
économique. Elle se cache derrière un cocktail empoisonné (également
appelé « euthanasie du rentier ») fait de taux d’intérêt très bas, d’une
résurgence de l’inflation, d’une pression fiscale importante et d’une
réglementation coercitive de l’épargne . La répression financière
canalise de manière autoritaire l’épargne des ménages vers la dette
publique, en imposant des rendements très faibles et en laissant
l’inflation grignoter le capital. Elle organise un transfert insidieux
des richesses des créanciers (les ménages) vers les débiteurs (les
Etats).
Parfaitement exact !
Pour l’illustrer il suffit de voir comment est traitée l’épargne populaire. L’exemple du livret A est parlant. Nous avons actuellement une inflation avouée de 2.5% (l’inflation réelle est supérieure d’au moins un ou deux points comme vous pouvez vous en apercevoir si vous faites les courses). On pourrait attendre que l’épargne populaire préserve au minimum le produit de l’épargne, mais que voit-on ?
Regardons l’évolution récente du livret A :
01/08/2008 : 4,00%
01/02/2009 : 2,50 %
01/05/2009 : 1,75 %
01/08/2009 : 1,25 %
Le gouvernement socialiste parle d’une hausse prochaine d’un point du livret A, mais il parle en même temps de sa fiscalisation, ce qui reviendrait à le ramener à un niveau qui reste inférieur au taux de l’inflation, mais à soumettre ses revenus aux charges sociales et à l’impôt CSG CRDS etc. ce qui fait que le revenu net sera certainement inférieur au 1.25% précédent. Bref le PS reprend d’une main ce qu’il donne de l’autre.
Avec un taux de rétribution net autour de 1% les titulaires perdront chaque année entre 2 et 3% de la valeur de leur capital.En 27 ans tout capital placé sur un livret A aura perdu la moitié de sa valeur à supposer que l’inflation ne galope pas plus qu’actuellement.
L’investissement dans la pierre, par le déport des taxes de l’état vers les taxes locales (désengagement de l’état dans tous les domaines) ne sera pas non plus possible à cause de la flambée des taxes foncières et des taxes d’habitation censées subvenir aux besoins locaux non satisfaits par l’état déficient.
La classe possédante a déjà largement commencé sa migration vers les paradis sociaux, elle le peut à cause du fait qu’elle est déjà largement internationalisée, la classe moyenne ne le peut pas, et n’a donc aucun autre choix que de se faire plumer sur place.
les paradis sociaux,
Je voulais dire paradis fiscaux évidemment.
@ Abou Antoun
Pour l’exemple du livret A ce n’est pas que dans la dernière période qu’il s’est fait éreinté, fin des années 70 l’inflation était à deux points, elle oscillait entre 11 et 13 % par an ( de mémoire) le livret A lui était plafonné toujours à deux points de moins.
Et à l’époque comme maintenant le français aimait ça !
@boris
C’est exact mais vous parlez d’une époque où l’on pouvait s’enrichir en empruntant, il y avait donc une parade et je crois que tout le monde l’a compris. Ce n’est plus possible aujourd’hui, personne ne veut prêter à des entreprises au bord de la faillite, à des salariés à l’avenir incertain.
y apu de milieu , soit t’es en haut soit t’es tout en bas
Ben oui, c’est ça. Avec très peu en haut et beaucoup en bas.
Qui est la classe moyenne ?
Le peuple, cette part du peuple qui s’est instruite, éduquée et enrichie.
Le peuple aujourd’hui n’est plus solvable ; reste sa part enrichie : la classe moyenne !
Pour la plupart, cette classe a renié ses origines : elle a commencé par perdre son accent ; elle a rejeté les us et coutumes de ses parents ( ou grands-parents), elle a voulu péter plus haut que son c..
Mais elle est restée peuple aux regards des puissants.
Elle sera pillée comme a été pillé le peuple de toute éternité.
Je ne m’en réjouis pas parce qu’elle est une classe traître, je m’en afflige parce qu’elle est le peuple.
Une classe traitre...c’est cette classe « traître » qui pourtant finance vos lubies.
franscesca : je n’ai aucune lubie financée par personne ! je me demande bien de quoi vous parlez !
Bon débarras, la classe moyenne...
C’est pourtant la classe moyenne qui finance le social, le RSA et toutes les lubies généreuses de nos politiques. Alors « Bon débarras, la classe moyenne »...je dis ...chiche !
Moi qui pensait que toucher de front la classe moyenne était signer l’arrêt de mort de ce système.
Car il y a grande différence entre récession passagère et effondrement économique persistant voir acquis. Cette dernière obligeant cette fameuse classe moyenne à sortir de sa léthargie et ouvrir les yeux.
Me serais je trompé une fois ?
Pas encore !
Effectivement, c’est la classe moyenne qui porte le système tel qu’il est, en aura pas l’un sans l’autre.
De nombreux marchés reposent sur la classe moyenne.
D’ailleurs les 30 glorieuses se sont développées avec les classes moyennes.
Si la classe moyenne périclite, ce sont de nombreuses entreprises qui vont décliner ou faire faillite faute de clients.
Bref les plus riches scient la branche sur laquelle ils sont assis, s’ils sacrifient la classe moyenne.
La classe moyenne ne peut pas s’étendre à l’ensemble de la planête (mondialisation). Le nivellement va se faire immanquablement par le bas (= la chute vertigineuse) des classes moyennes occidentales.
Pouaaa, Malthus disait déjà ça il y a 200 ans et l’empire britannique le scandait sur tout les toits « il n’est pas naturelle de développer industriellement nos colonies » histoire de justifier le statu quo...
On sait ce qui est arrivé, le plus grand marché de consommateur sans dette de tout les temps pendant nos 30 glorieuses anti-finance folle (GlassSteagall, crédit publique et plan industrielle pour tous). C’est créer son propre malheur que de refuser les formules historiquement prouvées sous des prétextes pseudoécolo (même pas écolo comme les énergies diffuse qui n’ont rien de gratuite à la fabrication).
Malthus disait déjà ça il y a 200 ans
Malthus avait raison avant tout le monde, mais il n’avait pas prévu que la mécanisation, jointe à l’emploi massif de pesticides et d’engrais allait pouvoir quintupler les rendements agricoles. On sait aujourd’hui qu’on ne peut continuer ainsi, le problème de la surpopulation va donc se poser avec de plus en plus d’acuité.
malthus etait surtout un sale riche qui voulait se gaver sans rien donner aux pauvres
a son epoque, on de vait jeter les 3/4 de la bouffe
un riche ca manges pas, ca goutes
Malthus a toujours eut raison, quelque soient ses intentions.
Outre que Malthus ne se serait pas trompé (et que l’empire britannique ne s’en serait pas servi pour sous-développer leur colonies, voir, ça devenait même moral de saboter le développement de l’Inde pour le bien de Gaya alors que le statu quo leur est surtout favorable...), il existerait des « sources énergétique alternatives, non polluantes et viables » ???
La paradoxe de l’autoproclamé « vrai » écolo qui fait des choix désasterux écologiquement. Il n’a jamais calculé combien de charbon supplémentaire/nucléaire est nécessaire pour fondre l’acier des zozolienne et purifier le silicium. Dans ce monde parallèle fait d’invective et de flou « artistique », il y a des choses qui ne se discutent pas. Comme par exemple calculer combien de radioactivité est relâché directement dans l’air par le charbon supplémentaire/nucléaire pour la fabrication des pseudorenouvelables. So british.
Contrairement à vous (c’est la fautes aux riches, aux banquiers etc ...), je ne suis pas un idéologue, je ne cherche pas a porter un jugement moral ou faire cadrer de force la réalité avec mes idées.
C’est très idéologique de rappeler quel empire a fait la promotion de Malthus pour garantir le statu quo oligarchique et que cette empire est financiariste et belliciste... M’enfin pour pas répondre c’est pas mal.
Rien a foutre de qui pense quoi et promeut qui. Trop d’humains, c’est Mathématique ./
Du temps de Malthus aussi... Un détail quand on chérie l’idéologie du statisme.
DEJA du temps de Malthus, oui.
Alors déjà notre classe moyenne n’est pas né de la tertiarisation mais exactement du contraire, de l’industrialisation des 30 glorieuses. C’est surtout le cas pour la classe moyenne obtenu sans dette publique.
Ensuite la crise de 74 est une invention, aussi bien dans sa cause (jouer avec le peuple Iranien) que dans ses fondamentaux. Nous n’avons jamais risqué de manquer de pétrolle comme le prouve la situation actuelle où 1 litres n’a jamais couté si peu de temps de travail.
La situation avait l’air plus tendu en France qu’en Belgique pour votre inflation pendant les 30 Glorieuses. Reste que c’est l’emprunt Giscard qui met la France dans le rouge en ne recourant pas à la banque de France. Depuis l’or, l’inflation réelle est toujours de 7%/an, celle de la masse monétaire (X2 en 10 ans pour les pays de l’UE par exemple) et de l’immo (pareil X2 en 10 ans). Donc il n’y pas eu d’amélioration de l’inflation depuis le recourt au marché pour financer les états.
Je passe la dérégulation financière complétement absent des discours pseudoécolo vraiment fataliste. Comme quoi la stratégie anglosaxonne de se recycler en paradis fiscaux et de noyer la jeunesse de Gaya et d’antiindustrie est payant. Pas un mot sur le concept novateur de nation, souveraine par son industrie et à même de vaincre l’impérialisme privatisé des Compagnies des Indes et autres empires vénitiens. A croire que vous êtes formaté aristocrates malthusien pour un retour ’bénéfique’ au moyen age comme les fan de Soros :
http://www.solidariteetprogres.org/...
« Un nouveau ’momentum à la San Francisco’ 1945 recréant les Nations-Unies ou même un sommet pour un ’nouveau Bretton Woods’ ne sont pas en mesure d’assurer la stabilité géopolitique et la prospérité du monde. Cette forme archaïque de pensée est un vestige égotique d’un monde mené par l’Occident. Plus fondamentalement, il s’agit même des restes d’un monde westphalien Etat-centrique. Eh bien c’en est fini. Nous sommes entrés dans un nouveau Moyen-âge : une ère ressemblant de très près au monde pré-westphalien d’il y a environ mille ans. C’est cette période de l’histoire où l’Orient étant aussi puissant (voir plus) que l’Occident, les villes avaient plus d’importance que les nations, des dynasties et compagnies commerciales puissantes étaient le moteur de la croissance et de l’innovation, des mercenaires privés combattaient dans toutes les guerres, les croisades religieuses façonnaient les relations interculturelles, et les nouvelles routes terrestres et maritimes donnaient naissance à la (presque) première économie globale. » Ca fait rêver ! Dans sa grande sagesse, Khanna, nous enseigne par ailleurs qui si ce monde idéal avait disparu, c’était à cause d’un curieux phénomène rétrograde qu’il identifie sous le terme « patriotisme », qui avait remplacé la diplomatie des puissants par la diplomatie de la souveraineté.
La haine du concept novateur de nation contre l’impérialisme transpire tout autant de votre relativisme sur le dynamisme industrielle et l’élévation des niveau de vie contre le financiarisme de l’oligarchie. Vous méritez donc un nouvelle âge des ténêbres comme après la faillite des banques Peruzzi et Bardi où les nations n’avait pas encore été inventé.
Les trente glorieuses pfff, si les blaireaux de l’époque avaient placé des bases plus saines
Si dans les hautes écoles, universités et autres antres de la formation de neuneus, on avait aussi appris l’éthique et l’intégrité, on en serait pas là. Puis démolir la classe moyenne « bourgeoise » pour les transformer en classe fasciste, faut qu’ils fassent gaffe les neuneus, ça va leur péter à la gueule
La liquidation de la classe moyenne sera suivie de de celle du président normal...
Oui Taverne,
mais ce n’est pas Bayrou qui prendra sa place !
A bon entendeur, salut.
La théorie historique veut que... La vieille taupe du vieux Marx rôde encore dans les esprits.
péripate,
le minimum d’intelligence exigé ici, c’est de se rendre compte que nous ne sommes, du point de vue intellectuel, que des vermisseaux à coté des hommes comme Karl Marx.
Mais néanmoins, et comme vous avez pu le constater en vous inscrivant sur ce site, n’importe qui peut intervenir.
A bon entendeur ...
Quand enfin réaliserez vous que les 60 ans de prospérité que le monde Occidental a connus n’étaient qu’un.. accident (ou incident) dans l’histoire de l’humanité ?
L’homme, s’il est capable d’empathie envers ses semblables, restera hélas et toujours un loup pour les autres hommes, la loi du plus fort oblige.
Des pauvres (et des immigrés), il en faut hélas, sinon qui accepterait de faire les « sales » boulots ? (J’estime que le balayeur,la caissière et l’ouvrier ouvrier sont pourtant bien plus utiles à la société que le trader ou l’agent immobilier qui se goinfrent de commissions et de bonus..)
Cette frénésie de luxe à laquelle nous assistons de la part des gens très riches (et que nous admirons ou critiquons ) est pourtant des plus.. naturelles si l’on considère qu’à l’heure d’aujourd’hui n’importe quel salarié moyen peut arborer un Iphone dernier cri, se targuer d’avoir voyagé dans les Caraïbes, roulé dans une Porsche de location, avoir une belle télé plasma etc...
Mais que reste il alors aux riches et très riches alors pour se distinguer du commun des mortels ?
Quand on est riche, on aime l’exclusivité, posséder des objets rares ou uniques, faire ce que Monsieur Tout-le monde ne pourrait faire ou avoir.
Ayant beaucoup voyagé dans les pays pauvres et fréquenté beaucoup les populations indigènes (gens du pays, pas les sauvages !) pour lesquelles je ressens toujours de la compassion, et qui en retour me témoignent toujours de la sympathie et me gratifient de leurs meilleurs sourires.
MAIS souvent, je me demande s’ils se comporteraient de la même manière s’ils avaient été riches...
Présentez moi un milliardaire qui soit resté simple et humble dans sa manière d’être et de penser, et qui distribuerait son argent aux pauvres et alors je vénérerais cet homme !
(Ne parlons pas de politiciens, on ne peut être ou rester intègre si on détient le pouvoir)
L’humanité a toujours été la même, 2000 ans de civilisations ne changeront rien à la nature profonde de l’homme.
Toute cette misère dans le monde, ces coups d’états, ces violences,
ces cataclysmes et tous les faits barbares ont toujours existé mais les
médias n’existaient pas alors pour nous les décrire quotidiennement ou alors les diffusaient à leur manière et selon leur humeur, et
puis Internet a permis la création de forums d’idées, diffusables de manière instantanée et à l’échelle mondiale !
L’ennemi numéro 1 de toute dictature.
Je me plais souvent à rêver d’une
coalition de milliardaires qui se réuniraient dans le plus grand secret pour
décider NON de la manière de se partager le monde (ça existe depuis toujours
hélas), MAIS pour oeuvrer dans l’intérêt général des peuples, en parallèle à
l’action des gouvernements incapables ou corrompus.
Imaginez un ou des Bill Gates avec des moyens considérables qui formeraient une
élite de commandos avec pour mission de dégommer les Hitler, Staline ou Castro
!
Combien de souffrances auraient alors été épargnées aux peuples
Hélas, pour réussir à devenir milliardaires, nulle doute que ces gens possèdent
un taux de chromosomes hors normes, ont dû traverser bien des épreuves, marché
sur bien des cadavres et donc laissé en cours de route beaucoup de leurs
convictions altruistes ou idéalistes.
Quel pauvre n’a jamais juré un jour d’aider ses semblables s’il devenait un
jour richissime... et en général, ce genre de promesses se perd au fil du
temps.
Je crois bien au contraire que de nombreux puissants et milliardiaires de ce
monde doivent souhaiter un retour à l’ancien temps, où être riche et puissant
vous conférait droit de vie et de mort en toute impunité, car la classe moyenne
aujourd’hui tends trop à renâcler au travail, à se plaindre... Du jamais vu
auparavant ! exemple de réactions :
" Vous rendez vous compte de la difficulté de trouver aujourd’hui des
domestiques qui accepteraient de travailler, sans bénéficier de leur 35H
?"
" C’est un scandale de voir ces beaux Iphone dans les mains de
n’importe quel quidam «
» Ces étrangers qui ont débarqué dans notre beau quartier, quelle horreur
!"
Faute d’un retour aux temps et moeurs féodaux, comprenez maintenant le besoin
de nos illustres riches et puissants de baigner sous une autre forme de luxe
toujours plus éhontée.
Pour un monde meilleur, je suggère
1/ l’éducation pour tous et l’internet dans chaque foyer,
2/ un début de... stérilisation forcée à défaut de contrôle de naissance dans les
pays pauvres, la terre ne peut plus nourrir toutes les bouches
3/ respecter son voisin, pas si évident que ça
4/ Instaurer un impôt MONDIAL sur la succession au taux de 90% sur
les grosses fortunes : les héritiers d’un Bill Gates en héritant de
seulement 5 milliards au lieu des 50 milliards vivraient toujours aussi
bien, et on érigerait une énorme statue à ces bienfaiteurs malgré eux
qui lèguent leur fortune, je n’ose héhé imaginer la réaction des riches
qui déjà fuient la France pour échapper à l’ISF annuel d’..1,5%
Au lieu de faire comme Sarkozy qui a envoyé un barbouze liquider des gamins dans une école pour choquer la population afin d’ assurer sa réélection, Hollande pourrait aussi bien envoyer un autre barbouze liquider Arnault et Bettencourt, lol : imaginez ce qui pourrait rentrer dans les caisses de l’état en droits de succession ! Sacrifier un être pour le bien de 60 millions de personnes, voilà une solution radicale.
et que les « indignés » aillent donc chercher les VRAIS responsables de cette crise : foncer dans les sièges de Goldmann Sachs, Merril Lynch, Morgan Stanley et co, prendre par les cheveux tous les traders de ces banques, les déshabiller en public et les couvrir de plumes et de goudron.
....
ps Sans être riche ,je m’estime être un grand privilégié que de pouvoir vivre en 2012 et en France !
"si l’on considère qu’à l’heure d’aujourd’hui n’importe quel salarié moyen peut arborer un Iphone dernier cri, se targuer d’avoir voyagé dans les Caraïbes, roulé dans une Porsche de location, avoir une belle télé plasma etc..."
le sinc est a 1100, pas 3000
« Présentez moi un milliardaire qui soit resté simple et humble dans sa manière d’être et de penser, et qui distribuerait son argent aux pauvres et alors je vénérerais cet homme ! »
Parce que vous pensez que la fondation Bill Gate n’est pas là pour éviter l’impôt et qu’elle ne sera pas transmise sans aucun droit de succession alors que c’est le but premier du montage ? Seulement les plus valus sont donné à des œuvres caritative et encore pas tout. Donc la fondation Bill Gate investi partout où c’est rentable (voir certain investissement en contradiction avec la fondation) en payant moins d’impôt. C’est le principe de la fondation Rockfeller qui lui aussi donnait au pauvre pour obtenir ce statu avantageux.
Même remarque sur le contrôle forcé des naissances. D’où vient cette idée ? Oui, de l’empire britannique qui voulait garantir son statu quo et craignait les révoltes populaires. Les taux de natalités baisse avec l’élévation des niveau de vie et agit donc comme une pression pour la justice sociale donc il faut absolument l’empêcher.
Même chose sur la non distinction des 30 glorieuses anti-finance folle et nos 30 dernières. C’est un sacré cadeau au groupe inter-alpha (1975), aux paradis fiscaux anglosaxons (timide en1960 mais monter en puissance avec la création du Libor vers les 70’) et au disparité de rémunération (1 pour 20 dans les 60’ maintenant ça doit être 1 pour 200). Bien pratique pour ne pas parler du GlassSteagall, du crédit publique et des plans industrielles des 30 glorieuses (oui je sais l’industrie c’est caca même si c’est ça qui a permis de battre les Compagnies des Indes).
Bill Gates je sais pas trop, mais Warren il s’en fout du pognon, il ne sait pas le dépenser, il est « old school ». Il adore le gagner, pas le garder, que ce soit pour lui ou un autre. Donc il legue sa fortune à la fondation Gates (BMG).
Hum Warren Buffet, il vit dans la même maison depuis 50 ans ... Bill Gates aussi ....
Bonjour Actias,
A la place de Bill Gates je ne changerais pas de sweet home non plus.
Quel pauvre n’a jamais juré un jour d’aider ses semblables s’il devenait un jour richissime... et en général, ce genre de promesses se perd au fil du temps.
c ’est bien pour ça qu’ un pauvre est aussi con qu’ un riche .
Dans l’ absolu il est encore plus con le pauvre puisqu’ il est pas riche .
Puisque tous les riches sont d’ anciens pauvres au tout début .
Et on en rajoute une louche rocla !
Vous voulez vous faire battre ou quoi ?
Retenez bien :
riche = méchant
pauvre = gentil
C’est pas compliqué non ?
Je n’ai pas bien compris l’introduction... Les classes moyennes n’existent-elles pas en dehors des Etats providences ?
Bien sur qu’en France, où l’on considère depuis déjà quelques années qu’un smicard fait partie de la classe moyenne, les classes moyennes vont morfler... parce qu’en France il existe plusieurs classes moyennes, qui n’ont rien d’autre en commun que leur niveau de revenus... On ne peut pas dire que fonctionnaires, profession indépendantes, cadres du secteur privés aient les mêmes intérêts...

