mardi 12 février 2013 - par Xavier Aliot

Le Nucléaire et les Gaz de Schiste, une transition énergétique ?

Quelles énergies pour demain ? L’enjeu est mondial ; les matières carbonées se tarissent et contribuent toujours plus à fragiliser l’écosystème par le réchauffement climatique, des populations entières seront tôt ou tard condamnées à quitter le bord des côtes ou les terres devenues arides pour des lieux plus propices à la survie, la catastrophe de Fukushima nous rappelle froidement que manipuler l’atome n’est pas chose anodine, l’indépendance et l’autonomie énergétique sont au cœur des conflits géopolitiques, la maitrise de l’énergie est la clé du développement des États, c’est une course qui doit être gagnée à n’importe quel prix, et quel prix…

C’est un défi mondial, mais qui concerne spécifiquement la France. Nous produisions en 2004, 79% de notre électricité grâce à l’énergie nucléaire ; nous sommes en période de crise économique et notre balance commerciale est sévèrement meurtrie par des importations de gaz et de pétrole dont les coûts ne cessent de subir les déséquilibres mondiaux. Le Japon hésite dans son modèle, les États Unis pulvérisent leurs sous-sols pour en extraire le sacro-saint gaz, tandis que les Allemands abandonnent le nucléaire au profit de centrales thermiques. Quels choix feront nous en France ? C’est la question ; force est de constater que le débat lancé par le PS ne semble pas s’animer d’un grand enthousiasme dans leurs rangs ou au sein du gouvernement. Rappelons qu’une ministre de l’écologie a déjà sauté pour avoir cherché à ralentir Shell dans sa prospection au large de la Guyane, qu’après avoir dit non au Gaz de Schiste, la question revient par le ministère du redressement productif et que le Chef de l’État reste ouvert à une technologie qui pourrait extraire « proprement » de l’huile et des gaz emprisonnés dans de la roche à 4km sous terre. Rappelons encore que Fessenheim, promise à la fermeture, pourrait y échapper tant le dossier qui permettrait juridiquement l’arrêt de la centrale serait difficile à monter, sans compter les indemnités colossales que pourrait exiger EDF pour le manque à gagner…

Ne laissons pas les experts et les lobbies confisquer la décision de nos choix énergétiques d’avenir. Ces choix n’entrainerons pas que des conséquences écologiques, il y aura des répercussions sociales, nous en sommes convaincus au PG, une politique progressiste sera écosocialiste ou ne sera pas.

Les Gaz de Schiste

Concernant les Gaz de Schiste, c’est une évidence, il n’y a pas d’avenir à brûler toujours plus de produits carbonés. Sylvain Pistre, Professeur d'Hydrogéologie à Université de Montpellier, Expert à la Commission Européenne (sur l'impact de l'exploitation des gaz de schistes sur la ressource en eau), fort de son voyage à Dimock aux États Unis, témoigne du déploiement colossal de l’industrie pétrolière pour exploiter la ressource. Ce même Dimock qui sert de décor au glaçant Gasland de Josh Fox, documentaire où l’on y découvre la fameuse « zone rouge », comprenez un puits de forage tous les 400 mètres. Quel que soit le vocabulaire utilisé, fracking, fracturation hydraulique, ou encore stimulation de la roche mère, le procédé consiste à pulvériser les roches profondes horizontalement sur des kilomètres à l’aide de milliers de mètres cube d’eau sous haute pression augmentés d’une quantité incalculable de produits chimiques pour libérer de micro bulles d’huiles et de gaz de schistes. Les risques sont majeurs, principalement la contamination de l’eau potable par les produits chimiques injectés pour la stimulation, mais également la pollution générée par l’exploitation. Quotidiennement des centaines de camions parcourent les routes pour alimenter en eau le processus de fracturation ; des dizaines de milliers de mètres cube d’eau sont pompés pour l’opération ; la dépollution des eaux de fracking est dans un quart possible, un autre quart difficile et pour les deux derniers, impossible. On ne connaît pas de technique propre pour extraire ces ressources, quand bien même elle existerait, nous serions à nouveau confrontés aux problèmes des gaz à effet de serre. Ce n’est assurément pas un choix d’avenir. Les Gaz de Schiste, ce n’est ni ici, ni ailleurs, ni maintenant, ni jamais.

Le Nucléaire

Dans le nucléaire, ce qui frappe, ce sont les chiffres. En France, 35 tonnes d’uranium de retraitement enrichi sont produits par an, 5 kilos suffisent à faire une bombe atomique, 0,7 microgrammes (millionièmes de gramme) à tuer un homme, 350 grammes « correctement » disséminés sur le territoire européen mettraient fin à la vie de 500 millions d’individus. Pas moins de 5000 siècles seraient nécessaires pour faire disparaître la radioactivité des déchets nucléaires. Effrayant non ?

Alors que nous promet ce fameux projet ASTRID ? Principalement des dépenses colossales pour les décennies à venir. Successeur de Phoenix et Superphoenix, il s’agit d’un réacteur à neutrons rapides qui utiliserait les déchets de l’industrie nucléaire classique. De dire d’expert, on est très loin du compte, et cela risque de coûter encore beaucoup, et longtemps… Qu’en est-il d’ITER ? Un monstre technologique lui aussi extrêmement couteux, dont l’objectif serait de maîtriser la fusion nucléaire : l’énergie qui fait marcher le soleil. « On ne peut pas maitriser le nucléaire » nous dit Annie Péguin, professeure de physique-chimie à la retraite, c’est intrinsèque à la matière radioactive, elle est instable. On ne maîtrise pas non plus la dispersion des déchets radioactifs. Anecdote troublante, chaque année est comptabilisé le nombre de kilos de matériaux radioactif qui passent entre les mains des techniciens dans les « boîtes à gants », ces récipients translucides et « hermétiques » munies de gants pour permettre la manipulation ; ce sont 8 kilos qui auraient disparu des écrans radars… À l’écoute de Didier Glatigny, d’Annie et Pierre Péguin, tous militants antinucléaire, c’est une évidence, il faut arrêter le nucléaire, immédiatement. Mais aussitôt dans la salle, le débat s’anime autour de la question de l’emploi. L’argument des antinucléaires est convaincant, il y a autant, si ce n’est plus d’emplois à créer dans le démantèlement et dans la maintenance que dans l’exploitation du nucléaire, « jetez donc un œil au projet Négawatt ». Qu’en sera-t-il du moral des troupes d’une industrie, fleuron de l’histoire française, à qui l’on dirait qu’il faut démonter des années d’efforts, parce que toute cette filière est en réalité nocive pour la santé ? Il peut y avoir de la fierté à faire le ménage et protéger les populations d’un danger qu’on n’a que trop gravement négligé. La « chair à REM » (unité d’équivalent de dose de radiation), voilà comment certains agents du CEA et d’EDF qualifient les sous-traitants précaires qui ont à faire directement à la radioactivité. La situation empire avec la privatisation, le risque est grandissant et la menace d’incident grave est largement sous évaluée par les populations.

Un mot effroyable que l’on retient de ces deux débats sur les Gaz de Schistes et l’industrie Nucléaire : l’acceptabilité sociale ; ou jusqu’à quel point la masse est en mesure de passer sur le risque de danger mortel. Chaque jour, des agences de communication, des cabinets d’experts, des médias, des lobbies œuvrent pour améliorer le taux d’acceptabilité sociale et faire reculer dans les esprits des citoyens que nous sommes la défiance d’une technologie qu’on ne maîtrise que très partiellement et dont les conséquences peuvent empoisonner la vie des générations futures. Si un accident nucléaire majeur survenait en France, il coûterait à l’État plus de 430 milliards d’euros, soit près d’un quart de toute la richesse produite par le pays en une année, sans compter l’ampleur des dégâts sanitaires que cela engendrerait.

Des alternatives ?

La quantité colossale d’argent public dédié à la mise en œuvre de ces non-solutions énergétiques annihile toute possibilité d’envisager des alternatives. Et pourtant, il n’en manque pas ! À commencer par la possibilité de réaliser des constructions autonomes à énergie positive, isolées, utilisant des ressources passives et gratuites, telles que le solaire ou la géothermie peu profonde ; on pense encore à l’énergie marémotrice, l’éolien off shore ou à très haute altitude, la géothermie profonde ; il serait également possible de tisser tout ces systèmes en réseau pour palier aux aléas du climat ; on pourrait enfin employer l’intelligence et les budgets pour élaborer des systèmes de stockage de l’énergie. Mais rien, rien de tout cela n’est évoqué, envisagé et encore moins débattu.

Pourtant, ces choix énergétiques entrainerons des conséquences sociales, les coûts du gaz, du pétrole, de l’électricité et de l’eau potable vont continuer d’augmenter, de plus en plus de familles se verront coupé leurs accès, et c’est inacceptable. À contrario, des choix radicaux, d’avenir et de bon sens contribuerons à diminuer la pression sociale sur le coût de l’énergie, à quand des habitations à loyers modérés bâties sous le mode des énergies positives ? Payer moins de chauffage, c’est autant de pouvoir d’achat en plus pour les familles.

Définitivement, à l’issu de cette journée résonnent ensembles les mots Écologie, République et Socialisme. L’écosocialisme est une pensée d’avenir et elle s’oppose radicalement à la molle velléité sociale libérale d’amortir les effets catastrophiques que nous promettent ces solutions dangereuses. Sortir d’une logique productiviste, de court terme et suiviste, pour oser l’intelligence, faire la planification écologique sur le long terme et remettre le citoyen au cœur de la décision, c’est notre engagement au Parti de Gauche pour soutenir un objectif social et solidaire, encourager un développement véritablement durable.



39 réactions


  • wawa wawa (---.---.---.162) 12 février 2013 09:44

    quel éclair de lucidité !
    effectivement la transition energétique (si transition il doit y avoir) se sera du nucléaire, du gaz de shiste et du charbon, + un chouia de décroissance pas volontaire(=recession)+ quelque jouets pour calmer/amuser les ecolos.


    • Cassino Cassino (---.---.---.103) 12 février 2013 18:51

      N’importe quoi, comme d’habitude de la part de Wawa. Quand vous faîtes une transition c’est pour passer d’une situation actuelle à une autre différente. De plus les ressources en uranium s’épuisent et celles du gaz aussi, la logique veut qu’on remplace quelque chose qui diminue par quelque chose qui augmente.


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 09:00

      Merci pour votre commentaire, il enrichit considérablement le débat :)


  • ecolittoral ecolittoral (---.---.---.126) 12 février 2013 10:11

    Le parti de gauche prend des risques ! Le nucléaire est tenu par la CGT ! Le chèque est plus important que la lutte finale ou le danger pour les populations ! 

    L’écologie, les alternatives seraient de gauche ?
    En Provence, certains défendent les côtes et paysages et votent extrême droite !!!
    Comment expliquer qu’une municipalité UMP des Hauts de Seine installe un système de récupération de la chaleur produite par les eaux usées pour réchauffer la piscine municipale ? Les problèmes d’énergie, d’alimentation humaine, d’écologie seraient de gauche ?
    Ceux de droite seraient tous des imbéciles ?

    Les problèmes et solutions dans ces domaines concernent tout le monde et de plus en plus de monde participe à l’amélioration de la situation...au delà des divisions politiques.
    Encore faudrait il que ces « mouvements » traduisent cette transition en emplois, économies, santé, productions, rentabilité. Plus d’un million d’emplois productifs, rien que dans les énergies et l’alimentation....Un million ? Ou ça ? Faites travaillez vos méninges.

    Les bébés phoques, CO2, sauver la planète, générations futures, ça commence à bien faire !
    La bouffe douteuse, les 65 Milliards d’importation en énergies, aussi.

    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 08:57

      Le parti de Gauche ne prend pas de risque, il prend des positions. Au sein du FdG cela pose des questions, c’est pourquoi au PG nous militons pour l’arrêt du nucléaire et plus largement pour un référendum sur la question, précédé d’un grand débat citoyen. Vous aurez remarqué que Hollande et Montebourg, qui ne ferment pas la porte aux Gaz de Schiste, encore moins au nucléaire, ne sont pas de droite. L’argument selon lequel Fessenheim serait difficile à arrêter, je l’empreinte même à Corinne Lepage, ancienne ministre de l’écologie d’un gouvernement de droite...


      Je suis tout à fait d’accord, l’écologie n’est pas de gauche, tout comme la justice sociale et l’égalité du droit pour les citoyens. Car même dans une certaine gauche c’est un domaine que l’on peut très facilement oublier... Vous citez des exemples locaux, et je crois en effet que notre prise sur le changement peut venir plus efficacement des décisions locales. Il n’en demeure pas moins que c’est au niveau national que nous prendrons des décisions d’avenir à long terme. L’écologie, comme vous le dites est au coeur de notre développement, c’est encore une fois la raison pour laquelle nous intégrons la dimension écologique à toutes nos réflexions, dans nos choix économiques pour notre programme.

      Tout cela commence à bien faire, en effet, à quand la mise en place du plan Négawatt, à quand une planification écologique dans nos politiques nationales ?


  • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 11:08

    Quand j’étais jeune, il y avait une vérité : l’énergie doit être nationale, il y a trop d’enjeux pour l’éparpiller ! Cela devait être dû au « tout nucléaire » de De Gaulle ; mais j’étais trop jeune, ni informée ni consciente ; puis peu à peu l’énergie est passée au privé, puis le privé est devenu exempt de toute morale ; aujourd’hui c’est l’État qui est exempt de toute conscience ! Et on nous demande la confiance !!
    Sortir du nucléaire, oui, mais comment ? Je ne parle pas des solutions que je connais mais comment faire pour déboulonner ces inconscients, pour qui l’on vote !! !
    Le manque d’envergure et d’audace, de courage et de lucidité d’une société toute entière est tout bonnement hallucinant. J’ai milité longtemps contre le nucléaire ; je crois qu’il y a une conscience, quand même, d’une bonne majorité de la population, mais cette conscience est passive, elle ne se traduit pas en actes ; même en petits actes simples ou symbolique, d’économie. Chacun doit se dire « à quoi bon ? ». Ce ne sont plus les informations qui manquent mais beaucoup ; comme ecolittoral au dessus pensent et disent : ça commence à bien faire ! J’avais fait passer une lettre à différentes associations pour mettre le chef de l’État en face de ses responsabilités ; j’avais rêvé la voir signée par des millions de personnes : elle n’est jamais sortie des placards ! On a tous une, deux ou trois bombes à côté de chez soi, et tout le monde s’en fout !
    Alors ? Va-t-on se préoccuper du pape, de Depardieu ou de Caroline Fourest encore longtemps ?


    • ARMINIUS ARMINIUS (---.---.---.91) 12 février 2013 17:58

      Tout à fait d’accord, on brode sur des choses sans intérêt pour éviter le principal : la crise énergétique qui va nous arriver en pleine gueule , sans parler de la crise économique qui va croître et embellir puisqu’on n’arrête pas de con - sommer , d’acheter à tour de bras à la Chine(mais pas que...) sans autre contre partie que leur filer ce qui nous reste de savoir faire (merci Sarko, plus con que ça on a pas trouvé !) Pour l’énergie l’Allemagne a quand même 8% d’Eolien c’est mieux que rien ! on doit pouvoir y arriver aussi...pour le reste recours au renouvelable dont le bois dont nous sommes assez riches , à conditions de combustion la plus complète possible (pellets) mais surtout la chasse anti-gaspi à remettre en selle : l’énergie la meilleure marché est celle que nous ne consommons pas ! Et le vélo avec des pistes cyclables sûres et non pas de simples flocages de silhouettes de cyclistes sur des axes routiers dangereux comme se plaisent à le faire certaines voiries débiles !


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 09:02

      Il ne faut pas baisser les bras, continuer de militer et d’alerter sur le danger, tout en informant autour de soi des alternatives possibles !


  • nenyazor (---.---.---.208) 12 février 2013 12:56

    Vos alternatives n’en sont pas : "le solaire ou la géothermie peu profonde ; on pense encore à l’énergie marémotrice, l’éolien off shore ou à très haute altitude, la géothermie profonde"

    1/ La quantité d’énergie produite par tout ca est ridicule par rapport à celle produite par le nucléaire ou le pétrole. Se passer de nucléaire au moment du pic pétrolier et espérer continuer comme avant est une utopie. Pour ne serait-ce que compenser la perte énergétique due à l’abandon du nucléaire, il faudrait 30 ans minimum de production intensive de toutes ces alternatives et un investissement de l’état gigantesque... ce qui est pas forcément simple en période de récession.

    2/ Ces solutions sont gourmandes en métaux, et particulièrement en métaux rares, qui se font tous de plus en plus rares. Donc ce n’est pas une solution à long terme, ni même à moyen terme (30 ans).

    3/ Il ne faut pas négliger l’énergie grise de tout ces équipements, et le coût (économique et écologique) du remplacement tout les 30-40 ans de tel ou tel équipement de production énergétique.

    4/ L’énergie produite par ces alternatives est chère.

    Néanmoins, je suis d’accord avec vous pour dire que le nucléaire et le gaz de schiste ne sont pas des solutions raisonnables pour l’avenir non plus. La seule alternative : la décroissance. Malheureusement, elle sera plus subie que préparée, elle fera mal, mais au moins, on se retrouvera sur de bon rails.


    • colza (---.---.---.59) 12 février 2013 15:07

      Bonjour, nenyazor,
      Bien que je crois que l’avenir est malgré tout aux énergies renouvelables, je n’ai pas les connaissances suffisantes pour « critiquer vos critiques ».
      Par contre, je pense comme vous que la solution première est la décroissance et les économies d’énergie.
      Les travaux nécessaires pour améliorer les performances énergétiques des bâtiments industriels, publics et privés représentent une source immense d’emplois et donc de ressources fiscales.
      Comme la consommation d’énergie de ces bâtiments représente également une partie importante de notre consommation globale, cela permettrait sans doute de poser de manière différente le problème de notre approvisionnement en énergie.


    • nenyazor (---.---.---.192) 12 février 2013 17:58

      Pour accumuler quelques connaissances sur les sujets énergétiques, je vous conseille le site ou les diverses conférences de J-M Jancovici, voir les cours donnés aux mines si vous avez le courage et le bagage scientifique suffisant.
      http://www.manicore.com/documentation/articles/conferences.html

      Pour ce qui est de la raréfaction des métaux, il y a peu de sources c’est vrai, mais ca se comprend facilement.
      http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/05/08/rarefaction-des-metaux-demain-le-peak-all/


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 09:14
      Cher Nenyazor

      À « décroissance » nous entendons au PG arrêt du système productiviste. Le problème écologique est un problème qui trouve sa source dans le modèle économique que nous avons « choisi ». Le productivisme, toujours plus de bien, toujours plus de consommation, de profit à court terme, c’est une logique qui nous pousse à gaspiller des ressources et à polluer considérablement. Un juste retour d’une économie sociale et solidaire, qui favorise les circuits courts et organise la planification écologique, c’est à notre sens un moyen de « décroître » ou plutôt de croître dans le bon sens, en préservant l’écosystème.

      Aussi, les alternatives sont multiples, et c’est dans le sens de la multiplicité de ressources qu’il faut aller. Je suis d’accord, développer un seul système coûte considérablement en investissement et en ressources, cela provoque des pollutions connexes. C’est pourquoi c’est un ensemble de mesure qu’il faut prendre. Changer la politique libérale et productiviste, remettre l’humain d’abord, développer les économies d’énergie à petite échelle (construction de puits canadien, isolations, poele à bois, chauffe eau solaire et autres dans les habitations), multiplier les choix de création d’énergie, eau, mer, solaire, géothermie, etc, les mettre en réseau européen ; et enfin réfléchir à tout cela, engager les coûts de développement qui sont attribués à des projets démesurés comme ITER pour l’invention de nouvelles solutions d’avenir.

  • joletaxi (---.---.---.119) 12 février 2013 15:54

    toujours le même gloupigloupa, les mêmes mantras abscons, à croire que certains petits hommes verts sont mués en derviche tourneur !
    Malgré tout, il y a un un lapsus scriptural,on sait les hommes verts dépourvus de lucidité

    la maitrise de l’énergie est la clé du développement des États,

    quand je survole l’article, et les commentaires, je ne vois aucune raison d’espérer voir ce pays arrêter sa lente et inexorable course à la faillite, à l’appauvrissement.

    @ alinea

    quelle rebelle ! mais jouer au Che, c’est pas un peu aussi entrer dans un moule,être également victime d’une propagande ?
    A part dans les sectes, je n’ai jamais trouvé des gens plus accrochés à leurs croyances que les écolos.

    Sortir du nucléaire, oui, mais comment ? Je ne parle pas des solutions que je connais

    ah bon ?
    faites nous vite partager vos solutions, car même nos amis allemands, pourtant en pleine hystérie verte, semblent à court d’idées

    J’avais fait passer une lettre à différentes associations pour mettre le chef de l’État en face de ses responsabilités

    sérieux ?
    finalement, si on fait l’impasse sur toutes les gabegies initiées par vos lubies, vous pourriez être rigolos, les verts.

    tout le monde s’en fout !

    ce devrait être la bonne attitude à adopter d’urgence face à vos délires,il faudra encore combien de temps pour que nos « décideurs » qcomprennent que vous êtes de dangereux philipulus ?
    je vous remets le lien , un de vos prophètes encore une fois à côté de la plaque

    http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/I09167743/rene-dumont-je-bois-devant-vous-un-verre-d-eau-precieuse.fr.html

    fou hein, qu’il s’en trouve pour prendre ce genre de Prf Maboul au sérieux
     


    • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 16:22

      Écoutez Joletaxi : vous êtes heureux, sécurisé, entreprenant dans ce monde ; il y en a des tas comme vous ; et puis il y a les autres, les moins confiants dans la vénalité humaine, ; moins confiants dans les petits apprentis sorciers. C’est comme ça. En attendant, depuis que je suis née, les dégâts ne sont pas des inventions ! ni des lubies.
      L’économie d’énergie - éclairage publique ; Ah ma bonne dame mais c’est que j’ai peur la nuit !, les petites machines qui vous brossent les dents, hachent vos oignons, les télés allumées en permanence, les watts qui éclairent le vide, le chauffage à plein pot dans un gruyère... oui, il y a des tas de choses à faire pour retrouver la décence ; et je ne parle pas de privations, de retour aux cavernes !
      Je n’ai pas confiance en l’homme qui se croit au dessus de sa condition. Je souffre de la laideur imposée. Je souffre de la nature à l’agriculture mortifère. De l’eau des rivières polluée.
      Bref, c’est vous le naîf, l’idiot du village qui gobe tous les progrès comme des bienfaits. Mais surtout, toute cette merde, elle ne rend pas les gens heureux ! Et puis, je trouve exaltant l’idée de rechercher d’autres trucs, d’inventer, de faire avec peu, plus marrant que de subir ! Malheureusement, je ne possède pas le moindre neurone technologique, je n’ai que des idées !!


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 09:28
      Cher Joe le Taxi,

      Vous survoliez l’article et les commentaires.

      « Survoler », je suppose le sujet en général, c’est examiner la question d’un point de vue global, sans rentrer profondément dans l’analyse. C’est adopter une attitude détachée vis à vis des événements et s’abstraire du réel.

      Ce sont avec les gens qui survolent les questions qu’on avance. Vos arguments sont d’ailleurs imparables.

      Si s’inquiéter du danger de l’exploitation des Gaz de Schiste et du Nucléaire relève de l’hystérie, vous ne devez pas souvent vous poser de questions, à moins d’être hystérique à tout va.

      Quant à écouter les professeurs Maboul, comme il y a toujours des scientifiques ou des politiques pour se contredire entre eux, autant ne prendre personne au sérieux et continuer en roue libre ! Quoi qu’il arrive des choix se font, et les choix par défaut, ou les choix des plus puissants ne sont pas les meilleurs pour l’intérêt général.

      Les verts, et une certaine gauche se préoccupent de la question, c’est encore une minorité, il arrrive souvent qu’une minorité fasse changer l’ensemble, et emporte la raison sur la majorité. Ne balayons donc pas d’un revers de la main les arguments de ceux qui alertent de situations, surtout quand ces alertes sont étayées d’exemples malheureusement bien concrets...

  • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 16:51
    • Voici ma lettre :



      Monsieur le Président de la République




      Nous, soussignés, vous demandons par la présente, de bien vouloir nous rassurer sur quelques points.

      Certes nous savons que vous ne pouvez pas nous assurer qu’il n’y aura jamais d’accident nucléaire.

      Mais, en cas d’accident, nous vous demandons de bien vouloir nous exposer vos dispositions


      -Quelles sont les forces organisatrices, disponibles immédiatement, habilitées et efficaces pour évacuer la population ?

      -Quels sont les corps disponibles, compétents et efficaces pour assurer les premiers secours ?

      -Quels sont les dédommagements prévus, donnés à tous les migrants des zones contaminées. Et par qui seront-ils payés ?

      -Qu’avez-vous prévu pour la réhabilitation rapide des zones en question ?

      A quel montant estimez-vous les dégâts naturels : faune, flore, eau, etc. Et pensez-vous que l’argent pourra régler le problème ?


      Nous vous proposons :

      - de mettre en place des équipes, volontaires, formées et efficaces

        • d’organiser des simulations annuelles d’interventions comme on peut le faire en cas de menaces, en temps de guerre ou d’attaques probables

        • de donner à chaque habitant des zones concernées les consignes à suivre en cas d’accident et à leur donner l’ordre de se plier aux simulations

        • de chiffrer le montant qui leur sera payé par AREVA, EDF et consort pour les dédommager des pertes de leurs biens

        • d’envisager sérieusement des lieux de repli

        • d’en faire l’annonce officielle afin que nul ne puisse ignorer ces dispositions

        • de donner à chacun les contacts de manière à ce qu’il puisse s’assurer du sérieux de la mise en place de cette protection

        • d’assurer que les impôts des citoyens ni l’augmentation du prix de l’électricité ne pourront financer ce projet

        • de faire la liste explicite et exhaustive de ceux qui soutiennent le nucléaire de manière à ce que ce soient eux qui financent ( outre les entreprises concernées) les dits dédommagements.



      Si toutefois vous ne répondiez pas à ces injonctions, nous, soussignés, porterions plainte contre vous pour mise en danger de la vie d’autrui, incompétence et négligence


      En revanche, nous, soussignés, nous engageons à mettre en place des économies d’énergies importantes, à lutter contre le gaspillage, tant au niveau de nos communes que de nos propriétés et à installer, autant que faire se peut, des sources d’énergies renouvelables tant au niveau individuel qu’au niveau communal, départemental, avec l’octroi d’aide, sous quelques formes que ce soit, de l’État.



    • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 22:48

      Le Sudiste ; super votre prose ; elles sont convergentes ces deux proses ; la mienne est plus hypocrite, voire sournoise. Toutes les deux sont inutiles ! Quelle merde.


  • joletaxi (---.---.---.119) 12 février 2013 17:46

    moi, j’écrivais au père Noël, mais j’étais très petit, et je reconnais, c’était un gribouillis.

    Vous avez réellement envoyé cela ?
    Et qu’a dit l’infirmière qu’ils vous ont envoyée ?

    mais reprenons, car vous avez des préconçus qui ne reposent dur rien d’autre que vos croyances :

    éclairage publique ; Ah ma bonne dame mais c’est que j’ai peur
    ben oui, figurez-vous que l’éclairage public participe à la sécurité, comme d’ailleurs les vitrines et enseignes des magasins qui restent allumées toute la nuit.
    Et c’est pas une invention du méchant capitalisme, cela dure depuis des siècles.
    Mais nos penseurs verts ne vivent pas dans notre monde ?

    les petites machines qui vous brossent les dents, hachent vos oignons, les télés allumées en permanence, les watts qui éclairent le vide, le chauffage à plein pot dans un gruyère... oui, il y a des tas de choses à faire pour retrouver la décence
    .
    les petites machines qui vous brossent les dents mauvaise pioche, car celles-ci ont un impact réel et prouvé sur l’hygiène dentaire, à tel point que les organismes assureurs les remboursent en partie.moins de soins dentaires,d’amalgames(vous savez ces trucs inventés par les voyous capitalistes pour empoisonner Mme michu)
    qui hachent vos oignons, c’est très pratique et évite l’usage de couteaux toujours dangereux, mais aussi les machines à café,les micro onde(brrrr ça tue ça madame) les machines à laver, les séchoirs, les fers à repasser électriques, et les TV, pour se donner mauvaise conscience avec des reportages de Arte.
    et tout cela , avec de la bonne électricité... nucléaire.

    Mais surtout, toute cette merde, elle ne rend pas les gens heureux
    ben je le constate, cela fait vraiment souffrir.
    par contre ,pour moi changez rien, je trouve cela plutôt agréable, facile, et je ne me sens coupable en aucune façon.
    par contre, je ne vois pas pourquoi je changerais quoi que ce soit à mon mode de vie, pour complaire à vos lubies, à vos phantasmes,
    Et nous sommes une grande majorité à penser de la sorte.
    Alors, de grâce, foutez la paix aux gens, vivez votre vie comme vous l’entendez,sauvez les ours polaires,si c’est cela votre « karma »,mais ne venez pas donner des leçons de vertu, des générations entières ont déjà donné à ces idioties.


    • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 18:09

      Je n’ai pas envoyé cela : je ne fais que pointer du doigt quelque chose qui n’est jamais dit ; quelques responsables, pas tous élus, jouent avec nos vies... qu’ils assument ; et vous aussi pendant que vous y êtes ; en cas d’accident, j’espère que vous m’hébergerez ! si l’accident a lieu chez moi, ce qui est probable vu l’endroit où j’habite ; je suis cernée !! Aïe, j’ai peur du méchant atome ; mais on éclaire la mémé qui a peur du noir et qui ne sort jamais le soir, tandis que moi, on m’envoie sur les roses, en camisole ! C’est juste, ça ? smiley


    • joletaxi (---.---.---.119) 12 février 2013 19:39

      et vous avez beaucoup d’accidents ?

      Fort heureusement vous n’habitiez pas à côté d’AZF,ni de Ghilengien, ni de .... la liste est longue.

      mais je vous l’accorde, le nucléaire n’est pas une énergie anodine, mourir dans une explosion de gaz n’a jamais tué personne hein.
      C’est d’ailleurs pourquoi, les centrales sont très surveillées, leurs équipements remis à niveau en permanence.
      mais je ne suis pas opposé à la fermeture des centrales, qui seront remplacées comme en Allemagne par du charbon et du gaz, mais en avons-nous les moyens ?
      800.000 ménages allemands sont d’ore et déjà en ho, euphémisme, en grande précarité énergétique du fait de l’explosion des coûts entièrement dus à la « transition énergétique ».
      dans un pays où 3 millions de gens sont quasi à la rue, que leur repas dépend de l’humeur d’un fonctionnaire à bruxelles, est-il vraiment très futé de se lancer dans une expérience aussi imbécile ?

      En allemagne, l’exploitation de la lignite fait que des régions entières descendent littéralement de 50 mètres, le tout dans un silence assourdissant des écolos.

      Du charbon, il y en a pour au moins 200 ans, du gaz, avec les nouvelles méthodes, pour plus de 200 ans, et du pétrole, si l’on parvient à exploiter ce qui reste dans les puits connus, il en reste 2 fois plus que tout ce qui a été pompé depuis le premier derrick.

      C’est vraiment se gratter pour se faire ire votre truc


    • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 21:24

      Allons bon ! mais vous comprenez bien joletaxi, que si les gens ne bougent pas, c’est qu’il faut tout faire à la fois ! À l’heure actuelle, aucune raison pour qu’il y ait des gens qui crèvent de froid ou de faim ; peut-être sommes-nous embarqués trop loin, mais ça ne tiendra pas, c’est impossible : un monde qui tient en force, à bout de bras incompétents, ça lâchera. Vous êtes jeune, vous le verrez ; moi non. Ou peut-être. Réduire considérablement ses besoins me paraît plus raisonnable qu’aller jusqu’au bout de l’absurde ! Mais vous avez raison, je suis privilégiée, je n’habite pas au bord de la mer d’Aral, ni à Fukushima ni à Cevezo ni même à Toulouse ; il y a pas loin de chez moi des crocodiles heureux comme crocodiles en eaux chaudes ; les poissons le sont moins. Mais je me demande bien ce que j’ai à foutre de tous ces lieux lointains. Je pleure deux éléphants empoisonnés en Malaisie pour protéger les fôrêts de palme, pour vos petits lu trempés dans le café, le café tiens.. ;


  • files_walker (---.---.---.189) 12 février 2013 18:31

    @L’auteur

    « L’enjeu est mondial ; les matières carbonées se tarissent et contribuent toujours plus à fragiliser l’écosystème par le réchauffement climatique, »

    Ayant vu moi aussi le film gasland je suis d’accord avec vous et je suis contre l’exploitation des gaz de schiste.

    Mais lorsque vous dites que les matières carbonées contribuent au réchauffement climatique, donc par l’intermédiaire du CO2 je ne suis pas d’accord.

    Le scientifique danois Henrik Svensmark à mis en lumière que le CO2 n’est pour rien dans le réchauffement. C’est selon lui la densité des nuages piloté par les rayons cosmiques qui en serait la cause.

    J’ai beaucoup plus confiance dans ses recherches, d’autant qu’elles ont été validé par un autre chercheur du Cern, qu’en ce que peut dire le GIEC non indépendant.





    • Cassino Cassino (---.---.---.103) 12 février 2013 18:58

      Le scientifique danois Henrik Svensmark à mis en lumière que le CO2 n’est pour rien dans le réchauffement. C’est selon lui la densité des nuages piloté par les rayons cosmiques qui en serait la cause.

      Nous vivons vraiment une époque formidable. Il suffit qu’un prétendu scientifique sorte n’importe quelle connerie pour se faire remarquer (et bien sûr pour cela il faut être à contre courant), pour que des naïfs comme files_walker, qui n’ont aucune capacité d’analyse, gobe sans broncher cette connerie.


    • joletaxi (---.---.---.119) 12 février 2013 19:23

      au vu de vos « découvertes », à votre place, je m’abstiendrais de parler en ces termes de Mr. Svenmark, qui est un scientifique tout à fait respectable, et dont les théories sont tout aussi valables que le prétendu « effet de serre » et de la backradiation, dont jamais personne n’a pu valider la réalité par une expérience , ni la réalité dans les faits.


    • files_walker (---.---.---.47) 12 février 2013 20:38

      @cassino


      Vous avez été voir les liens fournis ?

      Mais non bien sur, puisque la télé nous a dit et redit que c’est le GIEC qui a raison, c’est bien la preuve que c’est vrai et les gens qui n’y croient pas sont des naïfs.

      Allez donc voir ces videos. Si cela peut vous rassurer avant de le trouver sur internet, je l’avais vu sur Arté.

      Et la validation par un chercheur du Cern (qui a été prié de ne pas faire trop de publicité), cela ne vous donne pas envie d’aller la voir ma video ?

      D’ailleurs Henrik Svensmark à eu un peu de mal à publier ses recherches une fois qu’elles ont été terminées. Si ça se trouve c’est parce que cela ne plaisait pas à tout le monde...



    • files_walker (---.---.---.47) 12 février 2013 20:45

      @cassino


      « pour que des naïfs comme files_walker, qui n’ont aucune capacité d’analyse, gobe sans broncher cette connerie. »

      J’étais parti sur ma réponse et je n’avais pas vu ça.

      Qu’est ce que vous en connaissez de mes capacités d’analyse ?
      Elles sont sans doute plus élevées que celle d’un type qui se contente d’un seul son de cloche et répète ce qu’il entend sans réfléchir.

    • alinea Alinea (---.---.---.66) 12 février 2013 21:27

      C’est une bonne nouvelle que vous me donnez là : on va pouvoir arrêter le nucléaire alors ! les filtres anti particules, tout ça, on sait faire.


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 09:48

      Le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de serre. La vapeur d’eau, l’ozone ou le métane en sont également. Le réchauffement climatique est global, il est dû principalement à la suractivité humaine et à la dépense inconsidéré et trop importante de diverses matières polluante. Ces émission ne résultent pas d’une production naturelle et assimilable par la planète.


      Il ne s’agit pas de se fixer sur un seul gaz en démontrant qu’il n’est responsable de rien. Certe, dans un bescher de laboratoire, le CO2 ne fait pas grand dégât.

      L’idée générale que l’on partage je pense, c’est qu’à continuer dans ce sens (extraire des matières carbonées pour les brûler massivement dans une courte durée de temps) on court à la catastrophe climatique.

      Mais qu’on se le dise, la terre s’en sortira très bien. C’est l’humanité qui en pâtira : déportation de population, guerre, maladie, etc...

      Il y a je crois deux façons d’être « verts », être un intégriste puriste et considérer de toute façon que l’homme n’aura que ce qu’il mérite à trop dépenser, il ira à sa perte et c’est tant mieux pour la vie et la biologie en soi (car l’humain est un destructeur par nature), et être un humain responsable du sort de ses concitoyens (et de sa planète en tant que lieu de vie). Je suis un peu des deux, si l’on ne change pas, on n’obtiendra du monde que ce qu’on mérite de lui, c’est à dire notre disparition, si l’on change, et je le souhaiterai véritablement, on gagnera le droit d’habiter ce lieu qu’on peut rendre propice à notre développement culturel et humain.

    • files_walker (---.---.---.189) 13 février 2013 14:56

      @Xavier Alliot


      « L’idée générale que l’on partage je pense, c’est qu’à continuer dans ce sens (extraire des matières carbonées pour les brûler massivement dans une courte durée de temps) on court à la catastrophe climatique. »

      Non, si les recherches d’Henrik Svensmark sont valides.

    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 14 février 2013 02:01

      @ Files walker


      Je ne connaissais pas ces travaux, et même si le documentaire ne met en avant que cette théorie, sans montrer ce qu’elle pourrait comporter comme faille, les éléments avancés s’ils sont vrais sont prometteurs et me paraissent convaincants.

      après, je pense qu’il ne faudrait pas mettre cette théorie entre les mains de tout le monde. Si le climat ne dépend absolument pas de ce qui se passe en dessous des nuages mais seulement des rayons cosmiques, les industriels n’auront plus aucun scrupule à faire et à émettre n’importe quoi...

      Nous devons en effet nous pencher sur les avancées de la science, si cette théorie est vraie, nous aurions mieux à faire pour stopper le réchauffement climatique, comme par exemple créer artificiellement des nuages.

      Pour autant, ces scientifiques nous montrent que tout dans l’univers contribue à modifier le climat et on ne m’enlèvera pas l’idée que brûler de manière inconsidérée des quantités astronomiques de matière carbonées pour les rejeter dans l’atmosphère n’est absolument pas une solution d’avenir. Si le CO2 ne cause pas le réchauffement climatique, il acidifie bel et bien les océans et cause des problèmes de santé, la déforestation déstabilise elle aussi le climat, la fonte des glaces accélère aussi le processus, tout joue, c’est sur tous les tableaux qu’on doit jouer. Ne pas oublier que la démocratie est faible de nos jours et que les industriels sont prêts à faire feu de tout bois pour leur profits, et cela se fait toujours au détriment de l’intérêt général...


  • ecolittoral ecolittoral (---.---.---.126) 12 février 2013 19:10

    Alinéa, si tout le monde s’en foutait, la situation serait pire qu’aujourd’hui.

    Inutile d’envoyer des lettres à nos élus, la plus part d’entre eux (pas tous)s’en foutent.
    Il faut regarder plutôt en bas. C’est à dire à coté de chez soi.
    « Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières » et pas l’inverse !

    Isolation, chauffage solaire, micro hydraulique « au fil de l’eau », méthanisation, achats groupés...en particulier aux paysans (pas les exploitants agricoles). Les éoliennes ne peuvent pas produire d’électricité parceque trop instable sur le réseau. Elles sont (déjà) utilisées pour produire et stocker de l’air comprimé qui fourni, à la demande, de l’électricité stable.

    Bizarrement, personne ne parle de tout ça. Pourtant, il y a beaucoup de groupes de citoyens qui vivent déjà plus ou moins autrement. Ils se taisent par peur du ridicule. 
    Alors, autant les contacter autrement. Chercher la ou les associations et autres groupements à proximité de chez soi...On sera peut être surpris d’y découvrir le voisin.

    Agir groupés, acheter en gros et à une source identifiable...C’est petit....mais mille petits, c’est énorme ET ça agit !!!

    • joletaxi (---.---.---.119) 12 février 2013 19:27

      toutes ces applications sont en libre accès sur Pif Gadget,vous pouvez même trouver une éolienne à découper, qui en plus change de couleur au soleil.


  • Cassino Cassino (---.---.---.103) 12 février 2013 19:22

    Je ne conteste pas le fond de l’article, mais il faut mettre certaines choses au point.
    En important 12000 tonnes d’uranium par an la France produit les 3/4 de son électricité. Problèmes de déchets mis à part, le rapport poids/production d’énergie est imbattable face au nucléaire. À titre de comparaison, 1M3 d’eau (soit une tonne) produit 1 kW d’électricité dans les centrales de hautes chutes, pour les barrages classiques on peut descendre à 0,1 kW.
    ITER n’est pas destiné à produire de l’électricité, juste essayer de comprendre et de maîtriser la fusion nucléaire. Juste 15 milliards pour comprendre ce qu’on ne comprendra jamais. Mais peut être au cours des recherches, on trouvera d’autres choses, je ne sais pas......une lueur d’intelligence chez Joletaxi ?
    Le programme d’étude d’ASTRID s’étale sur 6 ans et doit se terminer fin 2016. Un prototype devrait être construit d’ici 2025.


    • joletaxi (---.---.---.119) 12 février 2013 19:24

      aucune chance cassino, car à part vous, personne ne pense avoir découvert le mouvement perpétuel.


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 09:59

      Cher Cassino,


      Autre précision : (source wikipédia) L’industrie nucléaire est progressivement devenue la principale source de production d’électricité en France. Le nucléaire couvre, en 2004, 79 % de la production française d’électricité1, et 18,4 % de la consommation finale totale d’énergie en France.

      « Et 18,4% de la consommation finale totale d’énergie en France. » Voilà je crois la précision qu’il faudrait retenir. Ce n’est que 18,4% de cette énergie que nous dépensons.

      Edf revend par exemple l’électricité non utilisée à très bas coût à la suisse qui profite de cette énergie bon marché (qui travaille à l’uranium quand même) pour remonter le niveau de ses barrages. Ils nous revendent ensuite au prix fort l’électricité hydroélectrique quand nous en avons besoin.


      La réalité c’est qu’à produire autant d’énergie, on a développé un « tout électrique » absurde qui est à l’origine du problème du pic de 18h, aucun autre pays en europe n’a ce fameux pic de consommation. Le problème ne vient pas de la consommation, il vient de la trop forte production.

  • Ricquet Ricquet (---.---.---.42) 12 février 2013 22:45

    Le gaz de schiste est une saloperie à court terme (voir le documentaire sur le schiste des Appalaches via YouTube).

    Permettre son exploitation induit au préalable autoriser son exploration.
    Si le continent Antarctique est à ce jour rester vierge de toute exploitation minière, pétrolière... c’est en raison des statuts internationaux qui le préserve de toutes explorations.
    Attention à ne pas tomber dans l’engrenage Exploration => Exploitation.
    Je vous laisse, il fait froid, je vais donc me chercher un pull !

    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 13 février 2013 10:01
      Merci pour cette remarque Ricquet,

      Tout à fait d’accord. Une exploration nécessite un forage, cela comporte des risques, et toute exploration autorisée sous entend nécessairement exploitation future. C’est un évidence !

      C’est pourquoi les collectifs anti Gaz de Schiste se mobilisent massivement pour empêcher également l’exploration par les grands groupes pétroliers.

  • joletaxi (---.---.---.23) 17 février 2013 12:28

    @l’auteur

    vous alignez les truismes,les contrevérités, les erreurs, les ragots avec obstination, faisant de votre soi-disant argumentaire un goulbigoulba ,qui prêterait à sourire, si ,malheureusement, on ne trouvait pas des gens comme vous dans des grenelles traitant d’énergie, et si nos élus n’avaient pas été circonvenus par vos mantras.

    Le président Obama a ,dans son adresse à la nation, émis un certain nombre d’affirmations concernant le climat, qui toutes sont contredites par les observations

    http://www.climatedepot.com/a/19683/Obama-fails-climate-science-in-his-State-of-the-Union-address—Climate-Depots-pointbypoint-rebuttal-to-the-Presidents-global-warming-claims

    Quand un président d’une grande puissance ment ou se trompe de cette façon, on est en droit de poser la question :
    est-ce une croisade pour le climat, ou une manoeuvre politique ?

    À « décroissance » nous entendons au PG arrêt du système productiviste. Le problème écologique est un problème qui trouve sa source dans le modèle économique que nous avons « choisi ». Le productivisme, toujours plus de bien, toujours plus de consommation, de profit à court terme, c’est une logique qui nous pousse à gaspiller des ressources et à polluer considérablement. Un juste retour d’une économie sociale et solidaire, qui favorise les circuits courts et organise la planification écologique, c’est à notre sens un moyen de « décroître » ou plutôt de croître dans le bon sens, en préservant l’écosystème.

    bref, vous imaginez une nouvelle société conforme à vos rêves,

    Ne pas oublier que la démocratie est faible de nos jours

    et au besoin, l’imposer,et s’il le faut de manière autoritaire

    Merci, on a déjà donné


    • Xavier Aliot Xavier Aliot (---.---.---.87) 17 février 2013 23:23
      @Joe le Taxi

      L’histoire de la philosophie politique est jonchée d’utopies, d’idées et de rêves de grands penseurs des structures sociales, de Platon à Rawls en passant par Machiavel et Adam Smith.

      Le libéralisme est une utopie, une belle même, dans le sens exprimé par Locke à son époque et dans son contexte. Le libéralisme poussé à son paroxysme d’Herbert Spencer en est une également, c’est la société rêvée des capitaux privés et des intérêts particuliers qui fait disparaitre l’État et la puissance publique de l’échiquier politique. Ça se discute, tout se discute pour qui sait prêter l’oreille aux voix dissonantes.
      Un système politique, une constitution, des lois, ne se rédigent pas toutes seules et n’adviennent pas du néant. Toutes les opinions sont valables en sophistique, seules les forces politiques soulevées par des lobbies ou des peuples opprimés en révolte modifient le système en profondeur. Que nous le voulions ou non, nous sommes issus des régimes de l’Empire, de la Monarchie absolue et des Révolutions Populaires. Nous nous inscrivons dans les choix de nos dirigeants, élus ou pas.

      Vous représentez l’une de ces forces, et c’est louable, nous représentons une autre et ça l’est tout autant. Je ne crois pas que cela mérite vos dénigrements ou votre condescendance. Vous avez le droit de penser ce que vous pensez, et nous pouvons débattre et argumenter. Mais vous comme moi savons qu’en ce qui nous concerne c’est une perte de temps. Nous ne nous convaincrons pas.

      Cependant vous pourriez allègrement faire profiter de vos lumières les quelques lecteurs qui se perdent sur ces lignes, donnez donc ces arguments qui contredisent mon gloubiboulga, relevez mes erreurs, faites cesser ces ragots ! Mettez donc des liens sur les articles de votre cru, qu’on puisse juger de votre opinion sur la question. Contrairement à ce que vous pourriez penser, cela m’intéresse. Pour l’instant j’avoue ne pas saisir réellement ce que vous en pensez... Pro Nucléaire ? Pro Gaz de Schiste ? contre les énergies renouvelables ? Contre les gauchistes ou les verts par essence ? Je ne vois pas bien...




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