lundi 19 décembre 2016 - par PRCF

Mélenchon propose de Sortir du Nucléaire : analyse et propositions critiques du PRCF. #écologie #énergie #nationalisation

 Mélenchon propose de Sortir du Nucléaire

Si le positionnement de J.L. MELENCHON à quelques mois de l’élection présidentielle, offre une perspective de rassemblement progressiste contre le PS, la droite et le FN, sur le plan économique, social comme dans les domaines politiques nationaux et internationaux qui permet au PRCF d’émettre un jugement favorable à sa candidature ; il est des domaines qui nécessitent critiques et contre-propositions.

C’est entre autre la question du nucléaire pour la production d’électricité en France, dont Jean Luc Mélenchon réclame la suppression pure et simple, en avançant l’objectif de «  100 % d’énergies renouvelables en 2050 ». Les moyens d’arriver à ce résultat n’ont  cependant pas encore été publiés et le programme concernant la question énergétique est en cours d’élaboration et Mélenchon a annoncé la publication d’un livret « 100% d’énergies renouvelables » en janvier. Ce parti pris pose questions à la fois d’un point de vue technique, stratégique et donc politique. Le PRCF a bien sûr des propositions sérieuses et solides à faire valoir, qui lui permette d’exposer de longue date une position équilibrée exprimée par le programme candidat du PRCF, reposant sur la renationalisation totale d’EDF GDF et de l’ensemble des producteurs et distributeurs d’énergie, et la construction d’un grand pôle public de la production et la distribution d’énergie..

programme-prcf-10-propositions« 8.1. Imposer la re-nationalisation franche d’EDF-GDF et construire un dispositif public uni, transparent et démocratisé (EDF/Suez-Areva) de production et de distribution d’énergie ; dynamiser la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, sur la fission, sur la sécurisation maximale des centrales ; mettre en place une filière française de sécurisation et de démantèlement des centrales ; diversifier les sources d’énergie ; explorer la possible exploitation du charbon français par gazéification en profondeur. Relancer l’électricité d’origine hydraulique. Faire échec à la prétention de Berlin de consommer l’électricité issue des centrales françaises tout en menant campagne pour culpabiliser notre pays sur ce terrain. Demander que la RFA réduise ses émissions de CO2 d’origine thermique. » Programme candidat du PRCF

Le nucléaire à fission : une industrie à risques, un contrôle public obligatoire

Deux incidents très graves dans les centrales de Tchernobyl (Union Soviétique) et Fukushima (Japon) ont à ce jour marqué l’histoire du nucléaire civil ( auxquels il faut ajouter l’accident de Three Miles Island au USA), provoquant peurs et émotions compréhensibles de l’opinion publique. Dans ces deux cas , il est flagrant de rappeler que les règles de sécurités élémentaires ont été ouvertement négligées, notamment en raison d’une recherché effrénée du profit par une compagnie privée (Fukushima). Rappelons que l’accident de Tchernobyl s’est produit dans une phase d’essai de recherche devant permettre de valider la mise en sécurité du réacteur en cas de perte des équipements électriques, dans un contexte de guerre froide et de risque d’attaque par bombe IEM risquant de priver la centrale de ses sources de refroidissement, avec des violations des règles de sécurité.

C’est dire l’importance d’un organisme de sécurité nucléaire vérifiant en permanence les moindres défauts techniques et organisationnel pour y remédier et pour imposer une dynamique permanente de construction et d’amélioration d’une culture de sécurité.

Il est ainsi significatif de rappeler la mise à l’arrêt récente par l’autorité publique indépendante de contrôle (ASN) de 12 réacteurs en raison de défauts métallurgiques par rapport aux cahier des charge malgré la période hivernale. 8 de ces réacteurs ont cependant depuis été autorisés à redémarrer sous réserves de vérifications spécifiques. Cela alors que l’arrêt de ces réacteurs représentait un risque manifeste de défaut d’alimentation du réseau électrique en période hivernale et donc de black out. Par ailleurs EDF – société anonyme cotée en Bourse, faisait des pieds et des mains pour obtenir l’autorisation de redémarrer ces réacteurs au plus vite : c’est que l’arrêt d’une centrale, sa durée de vie influe directement sur la capitalisation boursières de l’entreprise, donc ses capacités de financement, d’investissement et surtout de rémunérer ses actionnaires. En opposition frontale avec l’impératif de faire primer systématiquement les enjeux de sécurité. Il faut rappeler ici que le , la compagnie d’électricité japonaise Tepco, qui opère la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, a admis pour la première fois qu’elle avait minimisé le risque de tsunami par peur d’une fermeture pour améliorer la sécurité. Et ainsi maximiser ses profits. Ce qui démontre la nécessité que l’industrie électro nucléaire soit 100% nationalisé et sous le contrôle démocratique du peuple. Observons que c’est bien là un point de convergence entre le programme du PRCF et celui du candidat Mélenchon qui prévoit la renationalisation du secteur de l’énergie, le PRCF proposant le rétablissement d’un monopole public intégral. Observons également que cette nationalisation est 100% interdite aux états membres de l’Union Européenne : pour la réaliser il sera impératif de sortir de l’UE et de l’Euro.

Au delà des risques lies à la réaction nucléaire au sein du coeur des réacteurs nucléaires, il ne faut pas non plus négliger les risques que représentent – et sur le très long termes – les déchets nucléaires des centrales à fissions actuelles : la problématique du retraitement des déchets nucléaires, de la limitation de leurs volumes est un enjeux majeures des décennies à venir bien trop souvent occulté. C’est un enjeux d’autant plus important que l’on s’approche de la fin de vie des premières générations de centrale nucléaire. Rappelons que le service public avait été l’un des précurseurs dans le développement de réacteur de surgénération permettant le recyclage d’une partie des déchets nucléaires.

En tout état de cause, il est important d’expliquer que l’arrêt immédiat des centrales électro nucléaires françaises n’entrainerait pas une « sortie immédiate » du nucléaire au sens où les risques liés aux déchets demeureraient entiers. Il y a un enjeux de sécurité mais également économique à développer les moyens techniques et industriels permettant de démanteler les centrales nucléaires en fin de vie – et ce d’autant plus que le parc nucléaire à l’échelle mondiale est en plein développement – et de recycler et retraiter les déchets nucléaires.

Réchauffement climatique et transition énergétique :

transition énergétique privatisation des barragesL’accélération du réchauffement climatique mise en évidence par les études les plus récentes souligne l’urgence de procéder à des mesures drastiques de réduction des gaz à effet de serre (CO2, méthane etc.) afin d’enrayer les dérèglements climatiques dont la combustions des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) sont responsables. Ce qui veut dire en priorité : poursuite de la résorption de la production permanente thermique utilisant ces sources d’énergie, réduction de la pollution liée aux transports routiers et à l’industrie, en soulignant que le nucléaire ainsi que l’hydraulique (barrages, usines marée motrices) ne produisent que peu de CO2

D’après l’ADEME (chiffre 2010), les facteurs d’émission des différentes sources de production électriques sur la totalité de leur cycle de production sont les suivants (entre parenthèse et à titre de comparaison nous indiquons également les chiffres indiqués par la DRD ) :

  • Éolien : 2 à 10 g équivalent carbone / kWh (3 à 22)
  • Photovoltaïque : 15 g équivalent carbone / kWh (60 à 150)
  • Gaz 100 à 130 g équivalent carbone / kWh (883)
  • Fioul 160 à 200 g équivalent carbone / kWh (891)
  • Charbon 200 à 280g équivalent carbone / kWh (978)
  • hydraulique 1g équivalent carbone / kWh (4)
  • nucléaire  : 2 g équivalent carbone / kWh (6)

De ce point de vue, l’électricité d’origine nucléaire et hydroélectrique est celle qui génère le moins de gaz à effet de serre. Arrêter brutalement les centrales nucléaires en les remplaçant comme cela a été le cas en Allemagne par exemple, par des centrales à charbon pourrait conduire à augmenter les émissions de gaz à effets de serre de façon dramatique. Sans compter les émissions de particules. Rappelons que les spécialistes estime à 48 000 le nombre de décès provoqués par la pollution de l’air en France.

Le nucléaire, 75% de l’électricité produite et consommée en France :

En France, la production électrique est essentiellement assurée par les centrales nucléaires (75%) ainsi que par les centrales hydroélectriques (barrages en rivières et barrage réservoir en montagne – 12%) le reste étant assurée principalement par des centrales thermiques (7%) à charbon ou à gaz. Les éoliennes et les panneaux solaires n’assurant que 4 à 5% pour la production

mix-electrique-nucleaire-france-2015

production-electrique-nucleaire-france-2015Supprimer les centrales nucléaires cela veut donc dire créer des ouvrages permettant de produire 80% de notre consommation d’électricité sans recourir aux énergies fossiles. Il ne reste donc que ce que l’on appelle « les énergies renouvelables » à savoir l’hydraulique, l’éolien ou le solaire.

Concernant la production hydraulique les possibilités d’implantation de nouveaux barrages est pratiquement nulle même si des possibilités existent pour optimiser les usines hydroélectriques existantes, et créer quelques nouveaux aménagements qui seraient indispensables pour permettre une utilisation optimale des énergies intermittentes ( éolien, solaire). L’implantation d’hydroliennes en mer est à étudier, mais il faut explorer ses qualités et ses défauts. Pour autant, en l’état actuel des solutions technologiques disponibles, cela ne peut constituer qu’une énergie d’appoint loin de combler le vide du nucléaire. Il ne faudrait pas non plus négliger les impacts environnementaux importants de ce type d’installation. De la même manière, pour intéressante qu’elle soit la géothermie ne permet pas de remplacer les centrales électronucléaire. Et ce d’autant plus que les forages qu’elle nécessite peuvent présenter d’important risques pour les ressources en eau.

Remplacer le nucléaire par l’éolien ?

Reste donc la production éolienne. Cette énergie est tributaire des vents qui font que ses ouvrages ne produisent de l’électricité qu’à peine un jour sur quatre sans savoir quand précisément. Le facteur de charge moyen de l’éolien sur la période 2010 2015 est de 21,5% contre 74,5% pour le nucléaire.

En pratique, là où une centrale éolienne d’une puissance installée de 1 MW permet de produire 1902 MWh par an (en moyenne sur la période 2010 2015) une centrale nucléaire permet de produire 6521 MWh par MW installé. Soit 3,5 fois plus. Et cela à la demande.

C’est important, car le système de distribution électrique fonctionne comme une baignoire qui devrait en permanence être remplie à ras bord avec un équilibre entre la production et la consommation : si la production à l’instant t n’est pas égale à la consommation, alors le système s’effondre, c’est le black out, plus personne n’a d’électricité. Qui plus est l’électricité ne se stocke pas (sauf sous formes d’eau, remontée par pompage dans des réservoirs d’altitude) et se transporte très mal ( 2% de perte pour des transports longue distance à très haute tension, 6% pour les réseaux de distribution moyenne tension). La production d’électricité par des éoliennes dépend elle à 100% du vent. Elle est donc très variable.

En raison de la nécessité de cet équilibre permanent et de l’impossibilité de commander la production des éoliennes (ou des panneaux solaires), éoliens et solaires sont appelées des énergies électriques intermittentes et fatales : toute augmentation de leurs production doit être compensée par l’arrêt de la production d’un autre mode, toute diminution doit l’être par le démarrage d’une centrale alternative. Actuellement ce sont principalement les centrales hydroélectriques qui assurent ce rôle : ce sont les seules à pouvoir être arrêtées ou redémarrées quasi instantanément. Cette compensation – y compris de la production des champs d’éoliennes d’Europe du nord et d’Allemagne – est largement assurée par le réseau de centrales hydroélectriques en France.

production-electricite-eolienne-france

La variabilité annuelle du climat conduit à observer une variation importante de la production d’électricité par les éolienne au cours de l’année : en 2015, le minimum produit en un mois a été de 1126 GWh, le maximum de 2573 GWh, un écart de plus de 100%.

production-electricite-eolienne-par-mois

 

Combien d’éoliennes faudrait-il installer pour pouvoir fermer toutes les centrales nucléaires françaises ?

Avec un parc nucléaire d’une puissance installée de 63 130 MW, pour arrêter toutes les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes, il faudrait 216 421 MW de puissance installée éolienne au minimum. Au premier trimestre 2016 le parc éolien présentait une puissance installée de 10460 MW pour 1400 éoliennes, soit une puissance moyenne de chaque éolienne de 7,5 MW. Remplacer les centrales par des éoliennes reviendrait donc à devoir à multiplier par 21 la puissance installée du parc éolien, et à construire 28 856 éoliennes. Il faut cependant noter que les périodes de vagues de froid ou de canicules, correspondant généralement à des situations météorologiques anticycloniques où les vents sont faibles et la production éolienne chute, et cela lors des pics de consommation d’électricité. Ce qui ferait peser en l’absence de capacités de production alternatives suffisantes (nécessairement thermique) un risque de black-out sérieux. Il est également important de rappeler qu’au-delà de la quantité d’électricité, sa qualité est également importante (en terme de fréquence mais également de capacité à générer ou absorber de la puissance réactive ) les éoliennes ne permettent pas d’assurer ce rôle actuellement joué par le couple centrale nucléaire / centrale hydroélectrique.

Par ailleurs en raison du caractère intermittent de la production d’électricité par des éoliennes, il serait nécessaire de disposer d’une puissance installée suffisante pour compenser instantanément les variations de production : nécessitant la construction de centrales thermiques pour assurer l’équilibre du réseau.

Fermer les centrales nucléaires et les remplacer par des éoliennes ? un investissement d’au moins 650 milliards d’euros.

En terme d’investissement, en considérant les prix actuels de construction des éoliennes (entre 2 et 4 millions d’euros par MW installés), la création d’un tel parc éolien nécessiterait un budget de 650 milliards d’euros. C’est 65 fois le budget annuel du ministère de l’équipement, de l’écologie et de l’énergie, ou près de 20 fois le chiffre annuel d’EDF en France. Un investissement considérable. Et le chiffre ne tient pas ici compte des investissement massif qui serait nécessaire sur le réseau de distribution. Ni de celui de la construction des centrales thermiques nécessaires pour garantir l’équilibre du réseau.

A titre de comparaison, le chantier de l’EPR de Flamanville – un marché de construction attribué à la multinationale Bouygues – a un coup estimé de 10 milliards d’euros à l’heure actuelle pour une puissance installée de 1650 MW. Le remplacement de l’intégralité du parc électronucléaire par ce type de centrale pourrait couter près de 400 milliards d’euros.
Dans les deux cas, les coûts de fermeture et de démantèlement des centrales existantes demeurent.

L’arrêt complet des centrales nucléaires en trois ans, défendu par certains paraît dans ces conditions pour le moins irréaliste. Il est également stratégiquement irresponsable car il diminuerait notablement l’indépendance énergétique de la France, et cela au moment même où notre pays devrait – dans le cas d’une victoire d’une alternative populaire et progressiste menant une politique pour et part les travailleurs – affronter les attaques de l’impérialisme capitaliste et de ses marchés financiers.

Le contre exemple de l’Allemagne

L’exemple de l’Allemagne est édifiant. L’Allemagne a décidé – en prenant prétexte de l’incident de Fukushima – de supprimer les centrales nucléaires indiquant vouloir les remplacer par des éoliennes.

france-exportateur-delectriciteDepuis l’Allemagne a construit 20.000 éoliennes (10 fois plus qu’il n’en existe en France) qui ne contribuent cependant qu’à peine à 5% de la consommation du pays. Se moquant complètement des gaz à effet de serre (la production et la distribution d’électricité étant privées au pays de Mme MERKEL) les industries de l’énergie ont donc relancé en grand la production thermique à partir du lignite, l’un des plus mauvais charbons de leur sous-sol. Aujourd’hui elle atteint les 2/3 de la production électrique allemande faisant de ce pays le plus gros pollueur d’ Europe, ce qui n’incommode nullement les groupes de pression du thermique et de l’éolien qui font des profits somptuaires, sans états d’âme environnementaux.

Par ailleurs, loin de l’image idyllique de l’arrêt du nucléaire, le Capital allemand n’est pas sortie du nucléaire. La réalité est plutôt que l’UE en instituant un marché unique de l’énergie permet à l’Allemagne d’acheter à la France à vil prix son électricité nucléaire, tout en lui revendant au prix fort son énergie éolienne ! La différence ce sont les usagers français qui la payent pour remplir les poches des actionnaires des producteurs d’énergie allemands. Dans le même temps, des dizaines de centrales nucléaires se construisent dans l’hinterland allemand des pays de l’est où elle installe ses chaines de production industrielle.

  • construction de deux centrales nucléaires en Pologne (6 000 MW), 11 réacteurs envisagées à horizon 2030.
  • Construction en cours de deux centrales nucléaires en Slovaquie, projet de construction d’un 5e réacteurs nucléaire
  • construction de deux centrales nucléaires en Roumanie, deux construits depuis 1997
  • construction d’une centrale nucléaire en Bulgarie

La fermeture des centrales nucléaires allemandes n’est pas une sortie du nucléaire mais une délocalisation.

Qui plus est profitant de la priorité à la revente de l’électricité éolienne (fatale) elle réussie à imposer la vente au prix fort des ses GWh éoliens à la France, tout en bénéficiant à prix faibles des GWh nucléaires français qui permettent de stabiliser le réseau électrique européen

importation-electricite-allemagne-2008-2015

On peut d’ailleurs rappeler qu’à l’heure actuelle, compte tenu de l’arrêt des douze réacteurs cité plus haut, l’Allemagne n’a aucun scrupule à vendre à la France son électricité issue de centrales au charbon à un prix prohibitif. Et ce alors qu’en application des directives européennes, EDF est obligée de vendre à des prix très bas l’électricité nucléaire des centrales françaises à ses concurrents.

Rien d’étonnant donc à ce que la ministre française de l’énergie (S.ROYAL qui propose entre autre de passer au privé l’ensemble des barrages EDF ! ) se fasse plus discrète depuis quelques temps. Au printemps 2015 elle annonçait épanouie la construction de six champs éoliens en mer (350 à 500 ouvrages de dernière génération). Le projet semble aujourd’hui aux oubliettes. Cela vaut aussi pour la fermeture de la centrale de Fessenheim résultat d’un marchandage politico-électoral entre EELV et F.HOLLANDE qui devrait subsister à la fin du mandat, comme d’ailleurs le passage de 78 à 50% du nucléaire proclamé par S.ROYAL qui n’aura été qu’un effet d’annonce.

Quand au solaire photovoltaique, le coût d’investissement par rapport à la rentabilité reste très incertain, une durée de vie de 15 ans tout au plus et l’impossibilité de recycler les panneaux, ce qui témoigne du peu d’empressement à investir dans ce domaine et ne peut constituer qu’une très modeste énergie d’appoint. Et pourtant EDF avait développé des compétences certaines dans le domaine des centrales solaires, et la France était jusqu’à il y a peu un des leaders de la production de panneaux solaires : les règles de libre échange imposées par l’Union Européenne ont cependant ravagé la filière industrielle de production en France.

Pour une politique publique responsable de l’Energie,

Alors bien sûr, il faut saluer à juste titre l’opposition de J.L.Mélenchon à la privatisation en cours des barrages hydroélectriques en même temps qu’il réclame la renationalisation complète des industries de l’énergie, il faut cependant rappeler que cela est impossible sans sortir de l’Union Européenne et de l’Euro. Au-delà, il est également important de s’élever – s’agissant du nucléaire – contre une position qui n’apparait pas totalement responsable et qui semble plus motivée par une attitude électoraliste visant à courtiser EELV plus qu’à développer une politique publique responsable, et écologique de l’Energie.

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/melenchon-propose-de-sortir-nucleaire-analyse-propositions-critiques-prcf-ecologie-energie-nationalisation/

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100 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 19 décembre 2016 10:01

    Mélenchon a besoin des voix des verts, point barre.

    Son programme est un syncrétisme qui intègre des éléments de chacune des sensibilités hétérogènes qui les soutiennent. De même que le seul talent reconnu à Hollande a été celui de réaliser des « synthèses » au PS quand il était secrétaire national, l’habileté de Mélenchon est de renvoyer à ses ouailles l’écho des leur petite musique préférée, composant un pot-pourri des « best of » de la bonne conscience érigée en programme politique.

    • Gasty Gasty 19 décembre 2016 11:25

      @Jeussey de Sourcesûre

      Sortir du nucléaire ne signifie pas systématiquement de vouloir plaire à un électorat, d’autant qu’il nous faudra en sortir tôt ou tard. 100% d’énergie renouvelable en 2050, cela ne représente pas l’aboutissement d’un quinquennat mais bien une politique d’avenir capable de déplaire au lobbying nucléaire. Ce qui ne lui facilitera pas la tâche bien au contraire et ceci malgré les voix des verts.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 12:44

      @Jeussey de Sourcesûre
      Un peu sans doute, mais il a un programme écologique intéressant.


      Dommage qu’il veuille en priorité sauver l’ Europe, et pas sortir de l’ UE... D’ailleurs la plupart des soutiens de Mélenchon sont allergiques à la souveraineté. Ils ont peur qu’on les confonde avec le FN... . Ils préfèrent crever dans l’ UE comme les Grecs, plutôt que sortir la France de ce carcan.
      « Aux origines du carcan européen » par Annie Lacroix Riz.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 19 décembre 2016 13:52

      @Fifi Brind_acier

      Le FN n’est pas souverainiste, il est identitaire.

    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:15

      @Jeussey de Sourcesûre

      Bien vu.


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:16

      @Fifi Brind_acier

      Et patati et patata...


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:33

      @Jeussey de Sourcesûre

      Oui, bien sûr.

      Il y a une élection en 2017, et Mélenchon, en vieux briscard de la politique, met toutes les chances de son côté.

      Il lorgne les voix des écolos, perdus entre les soutiens à Hollande, Vincent Placé (le bien nommé) et Cosse. Et ceux qui ont éjecté Duflot.

      Il ne s’agit pas de savoir s’il est sincère ou pas sur l’écologie. Le fait est que la règle verte est dans le programme de la France Insoumise, ainsi que la sortie du nucléaire, et les énergies renouvelables.

      La différence avec les autres politicards, c’est que Méluche veut une assemblée constituante, en partie tirée au sort, qui décidera si la règle verte doit être constitutionalisée (de même que le droit à l’avortement et le droit de choisir sa mort...).

      Non seulement c’est le moins pire des progrogramme, mais c’est aussi un programme d’avenir.

      Foutu pour foutu, je lui donne ma voix.


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:35

      @Fifi Brind_acier

      Annie est une historienne qui se revendique communiste. Merci de ne pas la mêler à votre parti de droite.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 20:36

      @michel-angelo
      Vous avez l’air de comprendre quelque chose au CNR..., qui sert de base au programme de l’ UPR


      Asselineau apprécie beaucoup Annie Lacroix Riz, elle a été invitée lors d’une Université de l’ UPR, sur les origines de l’ Europe.

      Plus de la moitié des adhérents à l’ UPR viennent de toute la Gauche.
      L’ UPR avec 14 000 adhérents est le 5e Parti politique de France.
      Et le site de l’ UPR est le 1er site politique de France... 

      Alors, faites un effort pour ne pas dire trop de bêtises...
      Si l’ UPR disait la même chose que le FN, elle ne serait pas censurée depuis 9 ans.

    • Onecinikiou 19 décembre 2016 23:59

      @Jeussey de Sourcesûre


      « Le FN n’est pas souverainiste, il est identitaire. »

      Il est les deux, aucune contradiction bien au contraire, n’en déplaise aux soutiens du maastrichien et mitterrandolâtre Mélenchon. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:25

      @Onecinikiou
      Le FN, c’est juste un épouvantail au service du système.

      "Le FN a été promu médiatiquement depuis 1983 pour servir des intérêts et une stratégie que l’écrasante majorité des Français ne comprennent pas. Le Front National n’est pas un parti antisystème bien au contraire, il est le sparring-partner consentant du système, hier ; pour casser la droite, aujourd’hui pour gangrener toutes critiques sérieuses sur la sortie de l’Union européenne.« 


      La technique du FN est d’associer deux idées qui n’ont aucun rapport entre elles, pour que révulsés par l’un, les Français soient révulsés par l’autre :
      - »Il faut sortir de l’ OTAN et remettre en place la peine de mort« 
      - »Il faut sortir de l’ UE et interdire les mosquées« 
      - »Il faut sortir de l’ euro et faire payer les enfants de migrants"


    • Le421 Le421 20 décembre 2016 08:57

      @Fifi Brind_acier
      la plupart des soutiens de Mélenchon sont allergiques à la souveraineté

      Ah ?
      Je n’étais pas au courant.

      Il ne faut pas confondre souveraineté et protectionisme.

      En outre, je vous signale que seuls les illuminés du bocal pensent qu’une mesure est soit nulle, soit parfaite. Toute solution a son pendant. Gouverner, c’est anticiper les dégâts collatéraux et peser le pour et le contre. Et surtout, se décider !! Pas comme Hollande qui a passer son temps à peser et... Rendre des hommages !! (Hollande, l’autre pays des hommages !!)  smiley


    • michel-angelo michel-angelo 20 décembre 2016 21:24

      @Fifi Brind_acier
      Je le note.


  • Victor 19 décembre 2016 10:10

    Un clown ver
     
    qui s’agite au gré des vents boboistes.
     


  • Sparker Sparker 19 décembre 2016 11:08

    Le fascicule détaillé sur la transition énergétique sera diffusé en janvier, pour le moment vous êtes dans des spéculations. Je vous trouve très louche, taktak, ainsi que le ton de vos « articles » concernant Mélenchon et la FI. Vous devez être de ceux qu’i n’était pas d’accord pour la rejoindre. Si c’est le cas, êtes vous le plus crédible à écrire et juger degré de responsabilité.
    Pour votre gouverne, si vous vous contentez de dire que l’on va remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes vous êrtes hasbeen, il y a bien longtemps que ce scénario n’est plus crédible, mettez vos fiches à jour...
    Et attendez la sortie des fascicules thématiques avant de vous aventurer dans d’oiseuses spéculations programmatique et, ce qui transpire dans vos com, un peu à charge.
    Cdlt


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 12:34

      @Sparker
      Mélenchon et le PRCF ont au moins en commun de croire aux carabistouilles sur le CO2... Il n’y a jamais eu aussi peu de CO2 dans l’atmosphère, sauf une autre période, il y a 300 millions d’années..


      Ceci dit l’ UPR a une autre façon d’aborder la question. Personne n’a jamais demandé aux Français leur avis sur les questions énergétiques. L’UPR prévoit un referendum après des débats contradictoires, les Français décideront, ça les changera des lobbies qui décident à leur place depuis des dizaines d’années....

      La priorité, c’est la sortie de l’ UE, Bruxelles prévoit un paquet énergétique plus fossile que renouvelable .

      L’énergie, comme l’agriculture, la mer, la pêche, l’environnement, la défense du consommateur etc, ne font plus partie des compétences des Etats. Sans sortie de l’ UE, c’est le paquet énergétique décidé par Bruxelles qui s’appliquera.

    • Alren Alren 19 décembre 2016 14:34

      @Fifi Brind_acier

      croire aux carabistouilles sur le CO2... Il n’y a jamais euaussi peu de CO2 dans l’atmosphère, sauf une autre période, il y a 300 millions d’années..

      Il y avait davantage de CO2 à l’époque des dinosaures mais la faune et le flore y étaient adaptées car le phénomène n’évoluait que sur des dizaines de milliers d’années.

      Ce qui caractérise notre époque c’est que l’augmentation du volume des gaz à effet de serre dans l’atmosphère sont, à l’échelle du biotope, instantané et que nous vivons de ce fait une période d’extinction massive des espèces qui n’ont pas eu le temps d’adapter leurs comportements, sans même parler de leurs organismes malgré l’épigénétique.

      Le CO2 n’est pas le plus puissant gaz à effet de serre que l’activité humaine envoie en excès dans l’atmosphère. C’est le méthane qui joue ce rôle.
      Il est émis par les rots et les pets des milliards de ruminants que nous croyons nécessaire d’élever pour notre nourriture. Il est produit par les bactéries présentes dans les panses de ces animaux. Par des enzymes, elles parviennent à décomposer la cellulose de l’herbe pour synthétiser leurs tissus et trouver l’énergie qui leur est nécessaire. Une partie de ces bactéries est ensuite digérée par le mammifère.
      Cette fermentation bactérienne produit du méthane qui est expulsé par les deux extrémités du tube digestif.
      La quasi totalité des ruminants sont aujourd’hui des animaux domestiques qui prolifèrent que la planète à l’image des humains.

      Le réchauffement de l’atmosphère engendre deux phénomènes d’émission du méthane encore plus inquiétants : la fonte de la taïga va libérer le méthane de plantes en décomposition, phénomène bloqué jusque là par le froid et peut-être faire remonter la glace de méthane prisonnière des océans.

      Une note d’optimisme quand même : le méthane est un gaz facilement inflammable. Les feux follets des marais sont des bulles de méthane qui brûlent spontanément. Mais si sa combustion produit de l’eau, elle produit aussi ... du CO2.


    • Alren Alren 19 décembre 2016 14:57

      @Sparker

      Les scientifiques savaient dès avant 1940 que la production d’énergie avec l’uranium serait périlleuse, toujours sous la menace d’une réaction en chaîne incontrôlée.
      S’ils ont persisté avec ce métal, c’est d’ailleurs parce que cette possibilité de réaction en chaîne pouvait permettre la fabrication d’une bombe.
      La bombe A, « allumette » de la bombe H étant moins coûteuse à produire avec du plutonium, les centrales nucléaires civiles furent conçues pour laisser du plutonium comme résidu.

      Il y a du plutonium dans toutes les bombes H stockées par les puissances nucléaires. Et comme il y règne une certaine radioactivité, il faut en renouveler la charge régulièrement. Autrement dit, si l’on veut garder des bombes susceptibles d’exploser, il faut continuer de produire du plutonium « frais ». Sinon, après dix ans elles seraient bonnes pour la poubelle.

      Mais il existe un autre métal susceptible de fournir autant d’énergie que l’on voudra, un métal dans lequel il ne peut y avoir de réaction en chaîne, c’est le thorium.
      Inévitablement du fait de la formule E = mc ², on aura recours à lui. Les pays qui maîtriseront la filière, pays qui auront du personnel ayant une grande expérience du nucléaire (la France ?), ramasseront un pactole à l’exportation.


    • Sparker Sparker 19 décembre 2016 15:59

      @Alren
      oui j’ai vu le doc vidéo « le thorium la face gachée du nucléaire » bon apparemment il faut encore beaucoup de recherche pour aboutir, mais en théorie à priori ça pourrait se tenir.
      Continuer la recherche et l’expérimentation.
      Il est vrai que la FI devrait plutôt préciser « contre les réacteurs à eaux pressurisée » si j’ai bien compris.


    • sarcastelle 19 décembre 2016 16:08

      @Alren

      .
      Quelle aplomb pour produire une pareille salade de notions incomprises ! 

    • Alren Alren 19 décembre 2016 16:16

      @sarcastelle

      Précisez ! sarcastelle, précisez !

      Vous allez encore vous couvrir de ridicule comme lors de notre dernière confrontation sur la science et la physique quand vous confondiez énergie cinétique et quantité de mouvement et pensiez que deux mobiles possédant la même énergie cinétique et se percutant frontalement ne s’arrêtaient pas mutuellement.


    • Alren Alren 19 décembre 2016 16:26

      @Sparker

      En réalité pour les ingénieurs et techniciens français qui ont réussi à faire fonctionner les instables centrales nucléaires à uranium enrichi pendant plus de quarante ans sans incident grave, les centrales au thorium seront faciles à concevoir et construire.

      On peut même envisager qu’elles soient entièrement robotisées pour l’exportation dans des pays moins qualifiés.
      Elles pourraient alors être sous-marines ce qui résoudrait aussi le problème de leur refroidissement et les mettraient hors d’atteinte d’un attentat terroriste.
      Des câbles sous-marins amèneraient le courant à la côte comme pour les éoliennes en mer.


    • sarcastelle 19 décembre 2016 17:55

      @Alren

      C’est bien ce que je disais : un aplomb sans limite, lorsque vous aviez vous-même énoncé plusieurs énormités physiques.
      .. 
      Je confirme que deux mobiles possédant la même énergie cinétique se percutant frontalement ne s’arrêtent pas mutuellement sauf dans le cas particulier où leurs deux masses sont égales, car alors leurs quantités de mouvement aussi sont égales (au signe près) ; et c’est l’égalité des modules des quantités de mouvement qui cause l’arrêt mutuel des deux mobiles. Pas celle des énergies cinétiques. 
      .
      Exemple : une balle de 10 grammes lancée à 800 m/s possède une énergie cinétique de 3 200 joules. Une voiture d’une tonne lancée à 2,53 m/s (9,1 km/h) possède une énergie cinétique de 3 200 joules. Cependant la balle n’arrêtera pas la voiture. 
      .
      La balle possède une quantité de mouvement (en module) de 8 S.I. et la voiture une quantité de mouvement de 2 530 S.I., c’est-à-dire 316 fois plus. Il faudra 316 balles pour arrêter la voiture. 

       

    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:44

      @Sparker

      tak tak n’est pas notre énnemi, au contraire. Les critiques sont le bienvenues.

      Je répond mais je n’ai pas encore lu l’article.

      A +


    • sarcastelle 19 décembre 2016 20:21

      @Alren

      .
      Précisez ! Précisez !
      .
      Je précise ! Je précise ! 
      Expliquez-nous cette affaire de plutonium qui au bout de quelques années n’est plus frais dans les bombes. N’ayez pas peur de la technicité. 
      Vous auriez parlé de cela au sujet du tritium, je ne demanderais pas de précisions. 
      .
      Question subsidiaire : explicitez s’il vous plaît l’invocation pompeuse de E =mc². 
      .
      Expliquez-nous mieux ce qu’est un réacteur instable (voir votre message plus bas).

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 20:42

      @Alren
      Le CO2 n’est pas un polluant, il est recyclé par la végétation.
      Il semblerait que ce soit plutôt le soleil qui dirige le climat, non ?


      Changements climatiques et pollutions sont deux problèmes différents.
      Il faut lutter contre les pollutions, mais pour agir sur les variations du soleil....  ??

    • sarcastelle 19 décembre 2016 21:26

      @ Fifi Brindacier

      .
      Mais pour agir sur les variations du soleil ?
      .
      M. Asselineau a forcément une solution, eh, fillette de peu de foi. 

    • baldis30 20 décembre 2016 07:32

      @Alren

      des noms sur les scientifiques et pas de bricolage de soi-disant gourous 

      Ensuite sur la stabilité des réacteurs alignez les chiffres d’enrichissement pour les centrales en service et la géométrie des barres ainsi que les moyens sur l’excursion .... ...dans d’autres cas.

      Je suppose que vous avez fait suffisamment de neutronique pour avancer de telles âneries 

      La diffusion de renseignements sciemment erronés est réprimée par la loi


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:12

      @sarcastelle
      Faire de la politique, c’est faire un choix dans les priorités.
      La priorité, c’est la sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN légalement, car il y a suffisamment de problèmes à résoudre en France, sans entrer en conflit avec les autres pays européens et les Institutions, en violant les Traités pour jouer aux révolutionnaires de salon. ...


      L’attentat à Berlin hier, vient rappeler aux doux rêveurs que l’UE , l’ OTAN et la France ont fait le choix de soutenir les terroristes tout en disant les combattre. Il urge de se rassembler pour sortir de cette nasse construite sans les peuples et contre les peuples.

      Le FN, comme la FI, ne mettent pas leur priorité sur le Frexit. Ils neutralisent de fait des millions de citoyens qui croient aux promesses « d’une Autre Europe à la St Glinglin ». Cela n’a rien de neuf, ni de révolutionnaire. C’est ce que promet toute la classe politique française depuis plus de 35 ans, pour les faire patienter....

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:18

      @michel-angelo
      Ne vous leurrez pas, le PRCF soutient la FI comme la corde soutient le pendu. Sa priorité, ce n’est pas l’Europe, c’est de reconstruire le PCF d’avant Mitterrand. Ce qui intéresse le PRCF, c’est de vous coller au train pour récupérer les communistes en perdition qui suivent Mélenchon.


      Si le PRCF avait le Frexit comme priorité, il soutiendrait l’ UPR et ferait même alliance avec l’ UPR, comme le PCF et la CGT dans le CNR.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 08:31

      @Alren
      Voici les variations du climat à l’échelle géologique, il y a eu d’autres périodes de réchauffement climatique dans le passé, en particulier au Moyen Âge. Pour le Moyen Âge, on le sait par les livres de compte des monastères qui notaient les dates de semailles, des moissons, des vendanges etc.


      Voulez- vous avoir la bonté de m’expliquer les causes de ces autres périodes de réchauffement ?
      Les pets des dinosaures ou ceux des moines ?? 

    • Le421 Le421 20 décembre 2016 09:06

      @Fifi Brind_acier
      Changements climatiques et pollutions sont deux problèmes différents.

      Vous en êtes bien sûr ?

      Il fait le même temps avec ou sans le nuage de pollution sur Paris ?

      Moi, je veux bien. Et surtout en hiver.

      Trump a peut-être raison finalement !!
      Et puis...
      Les gosses paieront. Pas grave. Nous, on sera crevés !!  smiley


    • Alren Alren 20 décembre 2016 12:28

      @sarcastelle

      une balle de 10 grammes lancée à 800 m/s Une voiture d’une tonne lancée à 2,53 m/s

      La vitesse du son étant approximativement de 360m/s, la balle supposée est donc largement supersonique, ce qui n’est pas le cas des balles d’armes de poing (à ogives rondes).
      Elle ne peut être tirée que par une arme d’épaule, du type de celle qu’utilisent les tireurs d’élite (« snipers ») et occasionnera un fort recul.
      La voiture elle est au pas.
      Avec ces conditions extrêmes, effectivement, les énergies cinétiques des deux mobiles sont égales.
      Si la balle est complètement arrêtée par exemple par le moteur, elle annulera l’énergie cinétique de la voiture et n’ayant plus d’énergie cinétique, la voiture stoppera.
      Les deux énergies cinétiques seront dégradées en chaleur.

      Tout ceux qui connaissent la physique savent ça.


    • pemile pemile 20 décembre 2016 12:50

      @Alren "Si la balle est complètement arrêtée par exemple par le moteur, elle annulera l’énergie cinétique de la voiture et n’ayant plus d’énergie cinétique, la voiture stoppera."

      roohhh, quel masochisme pour offrir ainsi le fouet à sarcastelle qui doit bien avoir de petites pulsions sadiques à la base de son pseudo ?


    • sarcastelle 20 décembre 2016 13:59

      @ Alren

      .
      Comme dit Pemile, vous tendez le bâton pour vous faire battre. 
      .
      la balle et donc supposée largement supersonique
      .
      Cela n’a aucune incidence sur la question.
      .
      Si la balle est complètement arrêtée par exemple par le moteur, elle annulera l’énergie cinétique de la voiture...........la voiture stoppera
      .
      Non, vous n’avez toujours pas compris. 
      Les problèmes de collision se traitent en considérant une règle intangible : la conservation (vectorielle) de la quantité de mouvement. 
      Ici la QdM de la balle vaut en module 0,01 x 800 = 8 (kg.m/s, pas de nom d’unité) et celle de la voiture 1000 x 2,53 = 2530. 
      La QdM totale du système avant collision vaut 2530 - 8 = 2522, vecteur dirigé dans le sens du mouvement de la voiture. 
      Après la collision (balle complètement arrêtée) la QdM du système sera toujours 2522. La vitesse de la voiture sera donc abaissée à : 2522 / 1000 = 2,522 m/s. 
      La balle arrêtée n’a plus d’énergie cinétique (hors celle de la vitesse de la voiture ; je néglige) tandis que la voiture conservera une énergie cinétique de : 1/2 x 1000 (1000,01 !) x 2,522² = 3180 joules. 
      La balle a perdu 3200 joules et la voiture 20 joules. Ces 3220 joules, et pas davantage sur le total initial de 6400, sont transformés en chaleur et déformation de tôles. 
      .
      Tous ceux qui connaissent la physique savent ça.
      .
      Je vous l’ai déjà expliqué, quoique moins en détail, et il faut savoir qu’à l’inverse de la politique il n’y a pas d’opinions en physique, et c’est précisément ce qui me la rend sympathique. 




    • Alren Alren 20 décembre 2016 14:53

      @sarcastelle

      J’accepte de perdre du temps à répondre à vos objections mais cela s’arrêtera là. Je ne tomberai pas dans le panneau d’une polémique stérile sur fonds d’hostilité politique et idéologique inavoués de votre part.

      Expliquez-nous cette affaire de plutonium qui au bout de quelques années n’est plus frais dans les bombes.

      Le plutonium est radioactif en sortant de la centrale. C’est même pour cette raison que son stockage, son enfouissement, pose des problèmes. Cette radioactivité a pour effet de transmuter le noyau qui cesse d’être un noyau de plutonium. Soit il perd deux protons et deux neutrons par rayonnement alpha, soit il se scinde en deux éléments plus légers.

      Le résultat est que dans la bombe A, dont l’explosion va déclencher la réaction de fusion atomique de la bombe H, la proportion de plutonium diminue et la proportion de noyaux « parasites » augmente.

      Bien que le plus grand secret militaire soit observé sur ces phénomènes, il semble clair que plus le plutonium est à l’état pur (on parle vraisemblablement d’un ordre de 99, 999%) plus complète est la réaction en chaîne et plus puissante est l’explosion de la bombe A. Ce qui entraîne sans doute que meilleure est aussi la puissance de la bombe H qui lui est intimement associée.

      Bref, si on attend trop avant de changer le plutonium, la bombe atomique risque de perdre beaucoup de puissance et même à l’extrême ne pas exploser du tout.

      Question subsidiaire : explicitez s’il vous plaît l’invocation pompeuse de E =mc². 

      L’énergie du rayonnement solaire et l’énergie éolienne, tout comme l’énergie des vagues et des courants marins (un peu moins pour ceux-ci) sont diluées. Il faut de très grandes et coûteuses installations en terme de prix et de pollution pour en recueillir une parcelle.

      La seule énergie naturelle qui est un peu concentrée est l’hydraulique des cours d’eau : il serait impossible de recueillir l’énergie cinétique de la pluie ou de la neige. Heureusement le relief et la gravité créent les rivières.

      Cependant, même la « houille blanche » possède une énergie beaucoup plus diluée que la houille noire, le pétrole ou le gaz. Cela tient au fait que l’énergie potentielle d’un combustible réside dans la modification des liaisons chimiques, électromagnétiques, des atomes qui induisent des accélérations desdits atomes (et donc une augmentation de leur énergie cinétique) bien supérieures au déplacement de l’eau sur les turbines.

      L’énergie nucléaire, comme son nom l’indique, provient non de la force électromagnétique comme dans une combustion mais des forces nucléaire forte et faible dont le niveau d’énergie est infiniment supérieur et qui représentent donc une énergie condensée potentielle sans équivalent.

      « On peut retenir l’ordre de grandeur de 10 000 fois plus d’énergie récupérable par tonne d’uranium naturel que par tonne d’équivalent pétrole. »

      C’est ce que résume, pour les personnes compétentes, la formule E =mc². Elle rappelle la quantité énorme d’énergie récupérable quand une masse est transformée en énergie ce qui ne se produit que dans les réactions de fission et surtout de fusion ( cette dernière permettra au soleil de briller dix milliards d’années).

      Expliquez-nous mieux ce qu’est un réacteur instable

      L’instabilité intrinsèque du réacteur à uranium est très bien décrit dans cet article, dans lequel en outre les auteurs développent une théorie sur la vraie cause de l’accident de Tchernobyl qui serait au moins discutée en Occident si elle ne provenait pas de savants russes.

      Si elle décelait ne serait-ce qu’une part du phénomène complexe qui a conduit à la catastrophe, ils mériteraient le prix Nobel. Mais ce sont des Russes, alors ...

      www.lochak.com/Z-files/I_Tchernobyl_Nouvelle_Hypothese_Georges_Lochak.pdf



    • Alren Alren 20 décembre 2016 15:20

      @Fifi Brind_acier

      Le CO2 n’est pas un polluant, il est recyclé par la végétation.

      Les végétaux chlorophylliens transforment le CO2 en matière organique et en oxygène en présence d’énergie solaire. Mais en permanence les animaux tirent leur énergie en « brûlant », avec des enzymes à basse température, cette matière organique avec comme comburant l’oxygène de l’air, rejetant alors du CO2. Les végétaux font la même chose la nuit.

      Au bout du compte, il s’établit un équilibre entre absorption et émission de CO2 avec d’ailleurs une suprématie de l’absorption puisque le CO2 « naturel » n’est présent qu’à l’état de traces.

      Cet équilibre résulte d’une très grande inertie du système. Qui s’est établi sur des millions d’années, les variations se faisant très progressivement sur des dizaines de milliers d’années.

      Ce qui caractérise notre époque c’est que l’accroissement de la proportion de CO2 dans l’atmosphère est à cet échelle « instantanée » et que cet excédent soudain n’est pas absorbable par les végétaux terrestres et les océans.

      Il semblerait que ce soit plutôt le soleil qui dirige le climat.

      Le climat qui règne sur la planète dépend de l’activité solaire certes, mais surtout de la composition de l’atmosphère, de l’importance de son effet de serre, lequel est directement dépendant de l’activité biologique : s’il n’y avait pas de vie sur Terre, s’il n’y en avait jamais eu, le climat de la planète serait très différent de ce qu’il est, il suffit de penser à Vénus.


    • taktak 20 décembre 2016 17:55

      @Sparker
      Dans le genre adorateur sectaire se prosternant devant un gourou vous vous posez là  ! Je vous l’ai déjà dit, mais si vous voulez que des millions de gens normaux votent pour Mélenchon sans prendre peur vous feriez mieux de tourner 7 fois votre langue dans votre bouche.

      Mélenchon a annoncé la sortie du nucléaire, sans préciser quand , sans dire comment. Et cet article du PRCF le précise bien en introduction, indiquant qu’en janvier des précisions devraient être données.
      Avec une analyse chiffrée sérieuses le PRCF montre aussi la complexité de l’affaire et son enjeux politique pour montrer qu’une sortie totale du nucléaire en trois ans - chiffre que l’on entend circuler deci dela mais à ma pas connaissance pas dans la bouche de mélenchon- apparaît à ce jour comme difficilement réalisable. Bref, il est normal de débattre des sujets de fond. Et ce n’est pas en psalmodiant uniquement mélenchon & règle verte que l’on peut convaincre. Bref plutôt que de m’agresser expliquez comment vous comptez sortir du nucléaire, l’agenda, les contraintes, les bénéfices... En montrant comment vous faites face aux différentes problématiques identifiées par cet article très factuel du PRCF.

      Par exemple vous écrivez "on va remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes vous êrtes hasbeen, il y a bien longtemps que ce scénario n’est plus crédible, mettez vos fiches à jour..." dites vous...

      Merci donc de nous indiquez comment vous comptez produire de l’électricité...


    • sarcastelle 20 décembre 2016 21:23

      @sarcastelle

      3 abrutis déjà pour avoir noté 1 étoile (moinssage) mon intervention de ce jour à 13 h 59. Trois abrutis pour contester une démonstration physique sans défaut. Continuez, les gars !

    • michel-angelo michel-angelo 20 décembre 2016 21:30

      @Fifi Brind_acier

      Le PRCF poursuit ses objectifs, qui ne sont pas de récupérer les communistes en perdition, mais de reconstruire le PCF selon leur point de vue qu’ils pensent juste.

      Très bien, cela ne me concerne pas, je ne suis pas communiste.

      Ils soutiennent Mélenchon, tout en étant critique. Cela me va.


    • Sparker Sparker 20 décembre 2016 22:15

      @taktak
      Attendez le fascicule qui sort en janvier et vous en saurez plus. C’est une étude complexe et ne pas faire d’annonces en l’air est indispensable.
      Sortir du nucléaire en trois ans, ça n’a jamais été dit, il à été dit qu’en trois ans on pourrait remplacer quelques centrales pour un début.
      Le souhait est que toutes les centrales soit ferlées en 2050 et donc la transition effectuée.
      Les éoliennes ne sont qu’une partie, mais toutes les technologies renouvelables seront évaluées et mise en oeuvres si pertinentes

      L’adorateur sectaire...


    • sarcastelle 20 décembre 2016 22:20

      @Alren

      .
      1) Donc c’est promis, vous allez enfin étudier la physique des collisions pour ne plus dire une fois encore de bêtises sur le pouvoir d’arrêt des balles. J’en prends note. 
      Observez que vous pouviez vous en tirer par une pirouette : puisque vous avez évoqué une balle dans le moteur, vous pouviez répliquer que si elle l’arrête la voiture s’arrête aussi. smiley Mais vous avez honnêtement compris que je calculais sur la base d’une voiture débrayée roulant sur son erre et sur laquelle on tire à l’instant qu’elle passe par la vitesse 2,53 m/s. 
      Alors donc c’est promis...
      Révisez aussi la loi de Coulomb (vous vous rappelez ?)
      .
      2) Je vous ai demandé de m’expliquer pourquoi la charge de plutonium d’une bombe peut se périmer. Votre réponse m’ayant semblé confuse, vous m’avez obligé à chercher moi-même.
      La pureté du plutonium à 99,999%, bof, c’est sa composition isotopique qui compte d’abord. Le plutonium de qualité militaire doit contenir moins de 1% de Pu 241, lequel se transmute en peu de décennies en américium 241 avide de neutrons et qui de ce fait réduit la puissance de la fission. 
      Par ailleurs la teneur en plutonium 240 ne doit pas dépasser quelque chose comme 6,5% parce que sa fission spontanée risquerait de causer à l’implosion de la charge une détonation anticipée, réductrice de puissance obligeant à majorer la charge. Cependant le temps qui passe n’apporte pas plus de Pu 240, contrairement à l’empoisonnement progressif à l’américium (en fin de compte un plutonium militaire américain typique contient dans les 93% d’isotope 239). 
      .
      Cependant je vois une incohérence dans votre raisonnement, à moins qu’elle ne soit qu’apparente et que vous puissiez la dissiper. Je ne discerne pas pourquoi il faudrait selon vous une production continue significative de « plutonium frais » pour les mêmes bombes, attendu qu’il semble a priori simple de purifier chimiquement le vieux Pu de son américium. 
      Puisque vous êtes un expert, vous comprendrez la légitimité de mes questions sur ce que je ne sais pas encore. 

      3) Je vous ai tendu un petit piège pas méchant avec E = mc². Bien des gens semblent persuadés de la spécificité nucléaire de E = mc². Mais il n’en est rien et elle s’applique à n’importe quelle transformation. Ainsi par exemple vérifierez-vous aisément que les 69 kcal par mole de PCS de la combustion chimique ordinaire du mélange H² /O² représentent une conversion en énergie d’une fraction de la masse du mélange, et à savoir 0,18 milliardième de la masse mise en jeu (soit 1,8 gramme de perte de masse par dix mille tonnes de réactif ; ce qui se détermine précisément par E = mc².
      .
      4) Outre l’agacement qu’a manifesté Baldis, voilà que vous produisez une hypothèse émise après Tchernobyl, pour justifier la supposée connaissance depuis 1940 d’une instabilité intrinsèque des réacteurs à fission. Là pour le coup : hypothèse + travail récent postérieur à notre programme nucléaire... je trouve votre audace admirable.
      .
      Je vous assure que vous me faites un mauvais procès en supposant que je vous oblige à faire de meilleure physique et à moins pontifier, parce que j’en voudrais à votre mélanchonisme qui traduit votre « supériorité intellectuelle ». Non, là, vraiment, je m’en fiche, de Mélanchon. Bonne chance pour les élections. 

    • Sparker Sparker 20 décembre 2016 22:21

      @tok tok
      Pourquoi l’insulte, l’« adorateur sectaire du gourou » vous êtes vraiment minable ou vous prenez pour un cador de la vérité. Je vous traiterez bien d’ enc....é mais c’est pas mon genre, mais au cas ou, ça vous plairait ?
      Je n’ai pas envie de vous savoir dans la FI espèce de faux cul.


    • covadonga*722 covadonga*722 20 décembre 2016 22:27

      @pemile

       la dame sait de quoi elle cause« j’en comprend que la moitié » mais j’ai eu a donner le top a un binôme 
      frf1 et je sais qu’elle a raison .
      sa démonstration qu’elle démontre par une « physique ne faisant pas de politique » est validée par 
      ma modeste « expérience ne faisant pas de politique » 

      croyez vous que peu proposer a l’impétrant de me foncer dessus avec sa yaris je promet 
      que ça n’est pas en visant le moteur que j’essaierais de l’arrêter avec ma 44/40.


      de petites pulsions sadiques à la base de son pseudo ?
      la dame me fait foutrement penser a la leader des raptors dans jurassik park .

    • covadonga*722 covadonga*722 20 décembre 2016 22:34

      @sarcastelle
       yep , vous etes sur agoravox les votes et vous le savez ne signifient absolument rien .Entre les pseudos multiple et ceux qui leur ego blessé rameute des votants voir leurs soutiens de la modération .

      Il m’arrive de plus douter d’avoir raisons quand j’ai 20 vote +que quand j’ai 20-.
      Vous avez ici des spameuses propagandistes qui s’autoplusse de multiple fois c’est dire ou la connerie
      vas se nicher .
      nonobstant pour une fois je suis d’accord avec vous vos contradicteurs absents sont des abrutis 

  • capobianco 19 décembre 2016 11:15

    Il est évident que, sur le long terme, il faut envisager des politiques énergétiques non polluantes et pas dangereuses. Notre pays en s’engageant dans cette voie peut donner un exemple contagieux pour les autres pays et qui soit bénéfique pour nos enfants. Il existe d’autres solutions que l’éolienne et le voltaïque, suivant la région ce sera le courant marin ou encore la géothermie qui se rajouteront aux barrages dont vous parlez à juste titre.

    Il vaut mieux que ce soit une vraie politique de gauche qui s’occupe du sujet car le social, la formation, l’éducation et « la finance » seront au cœur de tout cela et on sait comment la droite lr, ps s’en chargent.

    Que répondre aux dézingueurs professionnels de Mélenchon, rien.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 12:37

      @capobianco
      Que vous vendez la peau de l’ ours avant de l’avoir tué !
      Toutes ces questions ne font plus partie des compétences des Etats européens.
      Et qu’il est interdit de faire des politiques intérieures nationales.


    • capobianco 19 décembre 2016 18:16

      @Fifi Brind_acier
      D’où l’intérêt d’élire Mélenchon : « cette europe là, soit on la change (plan A) soit on doit la quitter (plan B). Et c’est par là que tout commencera » Introduction du programme de « la France insoumise »  l’avenir en commun.


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 19:05

      @Fifi Brind_acier
      La paralysée des traités injustes, l’hypnotisée des banques...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 20:46

      @capobianco
      Le Plan B n’est pas de quitter l’ UE, mais de désobéir aux Traités.
      « A mal nommer les choses, on aggrave la misère du monde ».


      Si vous n’avez pas compris ce qu’explique Mélenchon, vous avez la traduction par Jacques Généreux. « La priorité, c’est de sauver l’ Europe ».

    • capobianco 20 décembre 2016 08:02

      @Fifi Brind_acier

      « soit on doit la quitter (plan B). »

      Le français semble une langue bien compliquée pour vous. Notez, « quitter » c’est aussi désobéir ! Je comprends que vous devez absolument avoir raison puisque seul vous...............


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 09:16

      @capobianco
      Pas du tout. La langue française ne confond pas « sortir » et « désobéir ».
      On sort définitivement de l’ UE, de manière légale et unilatérale.

      Ou bien on désobéit aux Traités et on reste dans la construction européenne.


      Ce qui va sans dire, va encore mieux en le disant.
      Et ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

      « La France Insoumise - audition programmatique - sortir des traités européens ».

      Comme disait Talleyrand :
      « Il n’y a qu’une seule façon de dire oui, c’est de dire oui. Toutes les autres façons veulent dire non. » 


    • capobianco 20 décembre 2016 15:21

      @Fifi Brind_acier
      Je vous recommande la lecture de « l’avenir en commun » (3€ dans toutes les bonnes librairies).

      Vous pourrez trouver les 4 points du plan B et constater que le terme « désobéir » n’y figure pas.

      Libre à vous, Généreux et bla bla bla.

      14 001 adhérents avec Talleyrand ? Ah l’humour !

      Au fait vous ne m’avez pas répondu à propos du « retournement de veste » de votre grand prophète et de ses multiples collaborations avec les pouvoirs de droite....


    • Ar zen Ar zen 20 décembre 2016 15:53

      @capobianco

      Mélénchon n’a pas changé du tout de position sur l’Union européenne depuis son livre « qu’ils s’en aillent tous », extrait : 
      « [...] la monnaie commune n’est pas un système conçu pour le développement d’une intégration économique et politique entre les pays membres ; il s’agit d’un système conçu pour une coopération internationale visant à équilibrer et stabiliser les échanges entre des pays strictement indépendants qui ne cherchent pas à constituer un espace politique et économique intégré. [...] Si - comme je le pense avec la plupart des pro-Européens de gauche, qui mènent la bataille contre le traité constitutionnel européen et son clone de Lisbonne -, [...], on est fondés à attendre de l’Europe mieux qu’une simple coopération inter-États, fondés à soutenir un certain degré d’intégration politique. Un grand marché intégré avec des politiques communes peut évidemment constituer un atout considérable pour mener des politiques écologiques efficaces, pour nous protéger contre les politiques commerciales agressives d’autres puissances, pour développer l’activité et l’emploi, entreprendre des grands travaux et des programmes de recherche ambitieux, etc [...]. Si tel est le projet européen, alors une monnaie unique est un pas supplémentaire vers l’intégration souhaitée, d’autant qu’elle rapproche symboliquement les peuples. [...] Il faut donc assurément se battre pour une refondation démocratique de ces institutions [de l’UE]. Mais, en attendant le succès de ce combat, c’est seulement au niveau national qu les électeurs peuvent encore peser sur les choix politiques, et c’est la confrontation des gouvernements nationaux qui détermine le rapport de force politique au niveau de l’UE.  » (p 133-135)

      Ainsi, comme Mélénchon le souligne si bien, « il faut donc assurément se battre pour une réfondation démocratique des institutions de l’UE. Il se trouve que pour modifier les traités il faut nécessairement utiliser l’article 48 du TUE. Et si Mélénchon souhaite désobéir aux traités et ne pas appliquer l’article 48, alors, du même coup, il »désobéit« à la constitution c’est à dire à la loi fondamentale de la République qui fixe les droits et les devoirs du président de la République. Lisez l’article 5 de la constitution : »le président de la République est le garant du respect des traités« . 

      Vous êtes ainsi sous influence d’un habile parleur qui a fini par vous persuader qu’il est possible de désobéir aux traités sans même que vous compreniez le sens de notre constitution. Vous êtes comme Tartarin de Tarascon qui croit vraiment avoir été en Chine. A force de raconter des voyages imaginaires dans ce pays il a fini par se persuader qu’il y a voyagé vraiment. A force d’entendre Mélénchon dire qu’il va désobéir aux traités et réformer les institutions européennes, vous pensez que c’est vrai même si les dispositions des traités européens et de notre constitution, que vous refusez de lire, stipulent que ce n’est pas possible. 

      Vous voilà devenu, avec d’autres, le nouveau Tartarin insoumis. 

      J’aimerais savoir ce que diraient les »Mélenchonistes« si Marine Le Pen annonçait qu’une fois élue elle ne respecterait pas la constitution ? Le terme de »dictateur" s’applique bien à celle ou à celui qui prend ses aises avec la constitution, non ? Visiblement Capobianco, cela ne vous fait ni chaud ni froid qu’un président nouvellement élu désobéisse à la constitution. C’est tout à fait normal. Le conseil constitutionnel ne trouvera rien à redire. Vous êtes allé vraiment en profondeur dans votre l’analyse. 




  • Albert123 19 décembre 2016 11:23

    Un article qui va attirer les militants de la merluche comme la merde attire les mouches.


    Ils constituent d’ailleurs la 1ere raison de ne pas voter pour lui (ils sont déjà insupportables sans qu’il soit au pouvoir, imaginez si cela venait à arriver).



    • capobianco 19 décembre 2016 11:34

      @Albert123
      Vous avez raison de parler de merde avec un tel commentaire dont le rapport avec le sujet m’échappe. Si vous pouviez allez vomir ailleurs. 


    • Sparker Sparker 19 décembre 2016 12:19

      @Albert123
      Cool, après votre passage, de la merde il n’y en a plus, comme d’hab les manges-merdes comme vous ont tout bouffé, même pas partageux, égoïste....


    • Alren Alren 19 décembre 2016 14:40

      @capobianco

      Personnellement ce commentaire puant d’Albert123 me réjouit : il montre le niveau « bas-du-front » de nos adversaires et leur amertume impuissante devant notre supériorité intellectuelle.
      Ce pauvre type ne voit même pas qu’il est contre-productif !


    • michel-angelo michel-angelo 19 décembre 2016 18:51

      @Albert123
      Ca c’est vrai ça !


    • sarcastelle 19 décembre 2016 19:20

      @Alren

      .
      Mettez à profit votre « supériorité intellectuelle » pour réviser vos Cessac et Tréherne. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 20:49

      @Albert123
      Le FN n’est pas mieux loti, il n’envisage pas plus que Mélenchon le Frexit comme priorité.
      « Les 21 versions contradictoires du FN sur l’ UE et l’euro »


    • Le421 Le421 20 décembre 2016 09:11

      @Alren
      Entièrement d’accord.
      Surtout que la critique, quand elle est construite et justifiée, valorise son auteur.
      Ma belle-fille, catho intégriste et FN a décrétée, vu qu’elle ne l’aime pas, que la vanille c’était dégueulasse !!
      D’ailleurs, à part son curé, je me demande ce qu’elle aime !!
      Elle déteste tout et tout le monde. Et moi, en tant que France Insoumise, je vous explique même pas !!
      Une vraie FN quoi.
      Je me demande, quand il sera question d’héritage... Je crois que je vais tout vendre et partir à l’Ile Maurice !!  smiley


    • covadonga*722 covadonga*722 20 décembre 2016 22:39

      @Alren
      « devant notre supériorité intellectuelle. »



      yep , je vous complimente ,vous résumez le principal problème de Mélenchon ,
      cet apparatchik professionnel est infatué de sa supériorité a un point que cela frise 
      la mégalomanie je m’attend d’un jour a l’autre a l’entendre parler de lui a la 3é personnes.
      Je me garderais bien de vous décourager de la soutenir je trouve que vous vous
       accordez en tout point moralement et intellectuellement .


    • Sparker Sparker 21 décembre 2016 10:23

      @covadonga*722
      Oula vous allez un peu loin, car pour avoir une supériorité intélectuelle sur Albert123 et ses propos pas besoin d’être au niveau de Mélenchon, à mon niveau c’est déjà suffisant.
      Et le coté infatué de Jean-marie en son temps vous l’avez oublié...., ha non lui c’est pas pareil, ha !!


    • covadonga*722 covadonga*722 21 décembre 2016 13:22

      @Sparker
       on ne ce connait sinon vous sauriez que je considere que le fn procède du système en maintenant la colère sous-chienne dans les urnes.

      Je suis pour nettoyer ce pays au lance flamme moi pas pour cogérer la démocrasouille ! 

  • alinea alinea 19 décembre 2016 14:28

    Je n’arrive pas bien à comprendre comment cela ne peut pas être une volonté universelle de sortir du nucléaire ; on fait des projets, on les écrit, on stipule ; la vie va autrement, mais si le but y est, si on s’en donne les moyens, nous y parviendrons.
    De toutes façons, c’est inéluctable ! autant le gérer.


    • Onecinikiou 19 décembre 2016 23:50

      @alinea


      Vous n’arrivez pas bien à comprendre grand chose, pas seulement sur le nucléaire, ce qui explique d’ailleurs votre vote pour l’opportuniste Mélenchon.

      Mais il n’est jamais trop tard pour se cultiver :


    • JL JL 20 décembre 2016 09:31

      @Fifi Brind_acier
       

       bizarre la production du Japon annoncée dans ce tableau.

    • covadonga*722 covadonga*722 20 décembre 2016 22:42

      @alinea
      « Respecter le principe de réalité consiste à prendre en compte les exigences du monde réel, et les conséquences de ses actes. Le principe de réalité désigne avant tout la possibilité de s’extraire de l’hallucination , du rêve , dans lesquels triomphe le principe de plaisir  et d’admettre l’existence d’une réalité, insatisfaisante ou non conforme à son idéalisation. »


    • alinea alinea 20 décembre 2016 23:00

      @covadonga*722
      C’est plus compliqué que ça car la prise sur le réel, et ce qui le fait évoluer, c’est le rêve, ou l’idéal, ce qui le rend affreux ce sont les pulsions morbides et le passage à l’acte.


    • sarcastelle 21 décembre 2016 08:57

      @alinea

      .
      Je n’arrive pas bien à comprendre comment cela ne peut pas être une volonté universelle de sortir du nucléaire
      .
      Vous n’arrivez pas bien à comprendre comment un autre cerveau peut analyser autrement que le vôtre les rapports bénéfices/risques. 
      .
      Un autre cause fréquente de rejet du nucléaire tient au sentiment d’être déclassé intellectuellement par le nucléaire (entre autres) quand on a commis l’erreur majeure de se vouloir exclusivement littéraire. 

    • alinea alinea 21 décembre 2016 10:07

      @sarcastelle
      Ce n’est pas cela ! il s’agit d’humains tout simplement ; les combinaisons de chiffres et d’équations ne m’effraient pas, ce qui m’effraient c’est que la vie sur terre, ou ne serait-ce dans une région, soit aux mains d’hommes sûrement conscients et consciencieux, seulement voilà, les « incidents graves ! » sont dus aux erreurs humaines ; la bombe n’est pas faite pour réjouir, les essais nucléaires l’étaient pour montrer qu’on avait la plus grosse ; vous conviendrez rien de très supérieur ! découvrir d’autres sources d’énergies, d’autres manières de faire , moins centralisées, me paraît beaucoup plus excitant qu’être aux aguets autour d’une bombe.
      Et je ne suis pas « que » littéraire !! mais physicienne, non, c’est vrai !


    • JC_Lavau JC_Lavau 21 décembre 2016 13:01

      @alinea : « découvrir d’autres ... ». Ah ? Et tu fais ? Ou tu rêves ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 21 décembre 2016 13:08

      @alinea : « De toutes façons, c’est inéluctable ! », il y comme ça des sectes où l’Armaggeddon est pour très bientôt. Pour 1875, oups ! Alors pour 1878, oups !

      Alors pour 1918, oups ! Etc. 


  • Patrick Samba Patrick Samba 19 décembre 2016 14:47

    Bonjour,

    "Deux incidents très graves dans les centrales de Tchernobyl et Fukushima ont à ce jour marqué l’histoire du nucléaire civil ( auxquels il faut ajouter l’accident de Three Miles Island au USA) [mais surtout Mayak, Sellafield, St Laurent des Eaux..  !!!] « 

      »Incidents« (même suivi de »très graves« ) : rien que l’utilisation de ce mot résume parfaitement l’esprit et l’idéologie de cet article documenté, apparemment sérieux : on évolue ici en plein dogmatisme doctrinal, point final.
    C’est à pleurer face à un tel dogmatisme édicté au nom des travailleurs.

     »L’arrêt complet des centrales nucléaires en trois ans, défendu par certains paraît dans ces conditions pour le moins irréaliste" : Et en cas d’accident, de catastrophe, de tragédie (oui, il existe tant de mots en français autres qu’incident...), l’arrêt complet aurait lieu en combien de temps ? Tous les réacteurs japonais ont été arrêtés en moins de six mois sans répercussions majeures apparentes sur l’économie. Et parmi les mesures les plus efficaces mises en œuvre pour combler le manque d’approvisionnement ? Les économies sur la consommation d’électricité, la suppression de ses excès, de ses abus, de l’inutile....


  • jesuispascontent jesuispascontent 19 décembre 2016 14:50

    Un trotskiste défendu par des communistes...


  • JMBerniolles 19 décembre 2016 15:23
    Voilà un article plein de bonne volonté mais qui étale une méconnaissance, générale dans tous les partis politique, de la question de l’énergie et de son environnement médiatique et politique.

    La question de l’énergie est absolument centrale. La production, les transports, les communications, mais aussi la santé, l’enseignement, la Recherche,.... et même l’administration et la gestion, sont totalement dépendants de sources énergétiques dont la plus noble est l’électricité. Le moindre emploi a une empreinte énergétique. Il n’y a pas de relance de l’Industrie sans développement énergétique.

    Dans le programme Mélenchon, non seulement l’énergie n’a pas la place centrale qui lui revient ( ce n’est pas un hasard si le programme du CNR a été l’occasion d’une politique énergétique de grande ampleur), mais cette question est complètement ensevelie dans un chapitre « Planification écologique » dominée par la croyance naïve en les thèses du système dominant, le néo libéralisme, sur le climat. Alors que l’écologie politique est un fiasco établi (cela fait plus de 20 ans que les prétendus écologistes participent aux gouvernements), ce programme, mis au point par des tenants de la démographie débridée, en fait un élément moteur. Le but principal de l’écologie politique, une façade du néo libéralisme, est de faire accepter l’austérité et la déflation économique.

    * L’escroquerie scientifique d’un climat dépendant d’une génération anthropique de CO2 équivalent, est utilisée et orientée politiquement par le système qui nous domine afin de conditionner les gens à l’acceptation de l’austérité. Et passer sous silence l’échec magistral du néo libéralisme qui tout en générant pauvreté et exclusions, épuisement des ressources, a réussi à mettre l’économie mondiale à l’arrêt, et en récession dans les pays des traités européens, hors l’Allemagne pour le moment et pour peu de temps.

    * Il y a comme d’habitude l’ignorance du PCRF, du fait que nos REP ne sont pas du même type que les réacteurs nucléaires de Tchernobyl et Fukushima Daiichi. L’accident grave de référence pour eux est TMI. Dont l’impact environnemental a été nul. Concrètement cela veut dire que l’on peut développer un électronucléaire sûr en France. Et c’est d’ailleurs le cas depuis des dizaines d’années.

    * Le PCRF devrait mieux analyser tout le contexte des « anomalies » qui bloquent notre EPR et des réacteurs REP. Il y a un fait incontestable mais qui évidemment est caché aux français, c’est que les chinois dont les EPR en construction à Taishan ont également Areva comme fabricant, n’ont suspendu leurs chantiers qu’environ trois mois. Qui leur ont permis de comprendre que c’était une opération politique interne à la France destinée à bloquer le chantier de l’EPR de Flamanville. Notre autorité de sûreté est entre les mains d’un courant anti nucléaire qui fait tout son possible pour saboter notre électronucléaire. Il faut évidemment une autorité de sûreté mais celle-ci doit être réellement indépendante de la politique et non sous la direction du ministère de l’environnement. 

    * 100 % de renouvelables en 2050 est une grosse blague que l’ADEME a cherché à vendre. Avec un rapport tellement bidon que même les politiciens n’ont pas vraiment osé l’utiliser. Je ne parle pas de cette nullité de Denis Baupin qui raconte n’importe quoi avec un aplomb incroyable.

    * Il suffit de regarder, entre autres, la ventilation de notre production journalière d’électricité pour voir que le manque de production d’origine nucléaire oblige à utiliser à mort l’hydraulique, le gaz, le charbon et le fuel. La véritable alternative au nucléaire, aujourd’hui et pour un certain temps encore, est le gaz, naturel et de schistes. La peur du Black out électrique a conduit Ségolène Royal à débloquer les réacteurs nucléaires sous le coup de la manœuvre de l’ASN.

    * Nos sites pour l’Hydraulique étant pratiquement saturés, ce que l’on nomme développement des énergies renouvelables signifie investissements dans l’éolien et le photovoltaïque. Si le PCRF n’est pas capable de comprendre que ceci n’est que le développement d’une grosse bulle financière (1000 milliards d’euros en Allemagne et un peu moins en France) il n’est pas possible que ce parti ait une vision juste de la question énergétique.





    • Trelawney Trelawney 19 décembre 2016 16:17

      @JMBerniolles
      J’ai lu l’article et je suis de suite allé sur votre post, car il faut toujours connaitre l’avis d’un spécialiste.

      Bon Mélenchon a dit qu’il allait réduire la par du nucléaire dans notre énergie et vous vous inquiétez. Il ne faut pas.
      J’en connais un qui a dit avant de se faire élire : « mon ennemi c’est la finance ». Mélenchon et Hollande sont fabriqués du même métal, celui des « prométeux de bonjour »

    • JMBerniolles 19 décembre 2016 17:36
      @Trelawney

      Merci de vous intéressez à mes commentaires.

      Quand je lis cet article je vois que d’un côté on déclare sans souci que l’on peut arrêter le nucléaire rapidement, 2050 contrairement à ce pensent les gens c’est tout de suite à l’échelle de développements de nouveaux dispositifs de production d’électricité de masse et de la mise au point industrielle du stockage en masse de l’énergie.
      De l’autre je lis que l’Autorité de sûreté est obligée de lâcher du lest sur le blocage des réacteurs REP, eux savent bien que le prétexte est fallacieux.

      C’est bien que l’on ne peut se passer pour un bon moment de l’électronucléaire.

      J’ai lu un commentaire qui dit que le Japon s’est bien passé de ses 48 réacteurs nucléaires.
      Oui avec des black out programmés, l’utilisation à mort du gaz avec des chaudières et même des turbines prêtées par la Thaïlande notamment. Cela a eu un impact important sur l’économie du Japon par l’intermédiaire de sa balance commerciale. [Au Japon l’information est moins encadrée et propagandiste que chez nous, Tout cela figure dans les médias] Le Japon est dans une situation économique grave. Il ne peut se permettre d’avoir une balance commerciale déficitaire sur le long terme. Nous non plus d’ailleurs entre parenthèses.

      Donc il remet en route ses réacteurs nucléaires.

      Pour revenir à Mélenchon, je pense qu’il peut tromper pas mal de gens. Sans doute pour des personnes ancrées à ce que l’on appelait la gauche, il représente un vote utile.
      Son programme est fait pour attirer cette mouvance désorientée. Pas pour être appliqué.
      Celui-ci a trop de lacune en économie et énergie pour être crédible.






    • biquet biquet 19 décembre 2016 17:57

      @JMBerniolles
      « 100 % de renouvelables en 2050 est une grosse blague que l’ADEME a cherché à vendre »
      Voilà surtout une phrase qui ne veut rien dire. De quoi parle-t-on ? Est-ce que ça veut dire qu’en 2050 on ne consommera plus de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium ? Alors pourquoi le directeur de l’ADEME, membre du CA d’EDF a voté en faveur d’Hinkley Point qui sera toujours en service en 2050 ?
      Ou bien cela veut dire 100 % d’électricité à partir de renouvelables ? Cela parait déjà plus facilement réalisable, car se débarrasser de toute la pétrochimie, de l’aviation, d’ici 2050 me semble impossible.


    • JMBerniolles 19 décembre 2016 19:28
      @biquet

      Dans l’esprit l’ADEME prétend, dans un rapport qui est public et qui ne tient pas debout (la démonstration de l’incohérence de scénarii type Négawatts a déjà été faite de nombreuses fois), qu’en 2050 100% de l’électricité pourrait provenir du renouvelable.

      C’est à dire majoritairement de l’éolien et du photovoltaïque. Soit une production d’électricité 100% privée puisque la LTE vient de privatiser l’hydroélectrique.

      Encore une fois quand on lit les données sur la production journalière d’électricité, avec le manque de nucléaire, l’hydraulique marche à fond et on voit que souvent la puissance de pompage est nulle. Ce qui veut dire notamment que toute la puissance disponible est mobilisée pour produire de l"électricité.
      Au passage la puissance photovoltaïque est le plus souvent nulle en ce moment et l’éolien très faible.

      Le pompage est évidemment un aspect du caractère renouvelable de notre hydraulique. Comme pour le bois, le caractère renouvelable de l’hydraulique est limité. D’une manière politique, le cycle nucléaire surrégénérateur avec le Plutonium a été exclu de la qualification d’énergie renouvelable.

      Toute cette question est littéralement pourrie par l’intervention du politique. On manipule les gens pour favoriser cette bulle financière énorme liée à l’éolien et au PV. 

      Les anti nucléaires ont voulu tuer, avec des complicités inconcevables, les projets d’EPR anglais (au moins 4) pour asphyxier l’industrie nucléaire de notre pays. Cela n’a pas marché.





    • Eric F Eric F 19 décembre 2016 19:35

      @JMBerniolles
      Notez que le présent article est beaucoup plus circonspect que le programme de JL Mélenchon sur la possibilité d’arrêt rapide des centrales nucléaires, et la possibilité de 100% d’énergies renouvelables en 2050.
      Il y a quelques décennies, on espérait beaucoup l’aboutissement des centrales à fusion nucléaire (dites propres), malheureusement, l’échéance recule aux calendes grecques, sans même de certitude d’aboutir.


    • Shawford Shawford 19 décembre 2016 19:37

      @JMBerniolles

      Ça vous en toucherait une sans faire bouger l’autre si il y n’y avait aucune réponse donnée à ce commentaire, et dans l’affirmative, pourquoi ?


    • JMBerniolles 19 décembre 2016 20:52
      @Eric F

      Oui, vous avez raison pour cet article.

      Les études sur la fusion et notamment la fusion thermonucléaire, avec sa voie Tokamak dont ITER est le point clé ou presque, ont débuté il y a des décennies. Et effectivement le débouché industriel est bien plus lointain que ce que l’on espérait. Cela n’empêche que l’humanité pour sa survie à long terme doit aboutir sur la fusion.

      Ce qui n’est pas admis mais représente la réalité, est que la fission peut couvrir des centaines d’années. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 décembre 2016 21:21

      @JMBerniolles
      Merci pour toutes vos explications.


    • JMBerniolles 19 décembre 2016 23:01
      @Fifi Brind_acier

      C’est moi qui vous remercie pour ce commentaire.
      Il n’est pas facile de débattre de cette question, ici, dans la sérénité.

      Dans ma conception il n’y a pas de démocratie sans une véritable information.

      J’espère que vous serez d’accord avec moi sur le fait qu’il faut une politique de l’énergie efficace comme point central d’une relance de notre pays, particulièrement dans un esprit CNR.


    • JMBerniolles 19 décembre 2016 23:08
      @Shawford

      Pourtant, je pense que vous êtes suffisamment difficile à comprendre pour qu’il n’y ait pas besoin de censure. !!.... Mais si vous vous attaquez à Juppé, ami des frères musulmans, des sionistes et de milliardaire russe, alors là on ne peut plus rien pour vous... 

    • Shawford Shawford 19 décembre 2016 23:23

      @JMBerniolles

      TRUE

      Et d’ailleurs « Ali », j’ai eu plus qu’à mon tour affaire à lui à Bordeaux, notamment quand que je n’ai pas été pour rien (Élu étudiant à l’époque) dans son élection comme Calife de Bordeaux succédant à l’inamovible Chaban Delmas, lui même inamovible lieutenant du Général.

      Mais bon tout ça, ça-date ( smiley smiley ? ), que voulez moi j’ai préféré rentrer dans les ordres « désocialisants » du trolling sur Internet, et sur AV notamment, pour avoir une quelconque chance de changer le monde POUR DE BON.


    • baldis30 20 décembre 2016 07:37

      @JMBerniolles
      Ils, les politiciens compris, n’y entravent rien ! Ne sont pas capables de passer une épreuve de physique du niveau du Bac et prétendent tout gérer !

      Avec leur attitude ils vont un jour entraîner une gr_ve générale avec chute des barres et on verra , ne serait-ce qu’en ville comment ils se débrouilleront sans feux rouges aux croisements !


    • Trelawney Trelawney 20 décembre 2016 07:44

      @JMBerniolles
      2050 contrairement à ce pensent les gens c’est tout de suite à l’échelle de développements de nouveaux dispositifs de production d’électricité de masse


      C’est à la fois prés et loin. La vrai question est : quel sera nos besoins en électricité en 2050. Les réglementations thermiques pour la construction de bâtiment ont pour but de réduire considérablement la production d’électricité au profit d’autres énergies et pas seulement le gaz ou la biomasse. Dans les nouveaux bâtiments à la Défense ou à New York le chauffage ou la climatisation se fait par transfère d’air contre les parois thermiques et ont besoin en énergie que ce que consomme une simple VMC. On est en train de développer cela pour le logement (du pariétodynamique amélioré).
      Actuellement le simple site Google utilise l’équivalent de 5 réacteurs nucléaires pour fonctionner. Toutes les recherches en matière d’électronique vont vers l’économie d’énergie pour le stockage des données. Vous aurez dans un proche avenir des ordinateur qui fonctionneront avec une barrette de capteurs solaires comme nos calculatrices d’aujourd’hui.
      Que dire des lampes qui consomme dix fois mois pour le même éclairage etc etc
      En fait beaucoup de réacteurs (trop vieux) vont s’arrêter et ne seront pas remplacé (même par des éoliennes) car nous consommerons moins d’électricité qu’aujourd’hui

      2050 c’est tout de suite, mais lorsqu’on observe la rapidité que met le monde à changer, c’est loin aussi

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 décembre 2016 09:44

      @JMBerniolles
      Absolument, la question énergétique est de première importance, l’information plurielle aussi. Mais ceux qui en débattent ne considèrent jamais que les citoyens ont leur mot à dire.


      La seule énergie qui ne coûte rien et ne présente aucun risque, c’est celle qu’on n’utilise pas.
      Toutes les autres ont un coût, des avantages et des inconvénients.

    • JMBerniolles 20 décembre 2016 10:06
      @Fifi Brind_acier

      Oui, je trouve que la vie a aussi un gros inconvénient... elle conduit inexorablement à la mort.

      Les économies d’énergie, - je n’ai rien contre -, c’est un thème politique déjà utilisé par Mitterrand.
      Des études sur la biomasse, le solaire, - qui existaient déjà- , ont été lancées ou boostées à cette époque.

      Les politiciens font de ces thèmes un éternel recommencement parce que l’on censure les résultats qui dérangent :
      * Ainsi le fait que la Biomasse de première génération et de seconde génération sont des échecs est tout à fait officiel. Cela figure dans des documents qui justifient les recherches sur la Biomasse de troisième génération. Encore une fois je n’ai rien contre ces recherches, mais dire qu’elles vont employer des milliers de chercheurs est une vaste tromperie politique.
      * Il y a un rapport, au moins, tout à fait officiel qui condamne les Biocarburants. Les français l’ignorent....

      Le stockage de l’énergie a aussi beaucoup d’inconvénient. Notamment dans la filière hydrogène...






    • JMBerniolles 20 décembre 2016 10:11
      @Trelawney

      Oui, je ne nie pas les progrès technologiques... Mais dans le domaine de l’énergie, production de masse et stockage, les progrès ont la dizaine d’années pour unité et dans le cas de la maitrise de la fusion ce sera plutôt la centaine d’années.

      Vous oubliez toujours la démographie et l’extension des besoins.

      Regardez l’évolution de la consommation d’électricité en Allemagne depuis 2008 qui est leur référence pour la diminution. Seule la récession économique marque une diminution.

    • JMBerniolles 20 décembre 2016 10:15
      @Shawford

      J’imagine que vous avez fait des études littéraires à Bordeaux, ou peut-être de médecine et vous avez gardé l’esprit carabin... Je vous vois mal issu de l’école de magistrature. D’ailleurs celle-ci est très indulgente avec Juppé.

      Chaban c’était une autre qualité d’homme... 

    • Shawford Shawford 20 décembre 2016 10:26

      @JMBerniolles

      Loupé ou pas c’est selon, j’ai bien fait Fac de Droit, mais la magistrature, vade retro satanas smiley

      Tant qu’à faire avant de me consacrer au net, j’ai fait un 3eme cycle en droit et économie du vin ce qui m’a permis d’écluser gratos en très bonne compagnie tout le classement de 1855 et quelques autres petits crus, notamment 4 bouteilles de Petrus à moi tout seul à l’Hostellerie de St Emilion pour le repas de promo (je confesserai d’ailleurs à St Pierre que c’était vraiment très laid d’avoir régurgité le soir même ce divin breuvage, mais que voulez vous, je pouvais pas laisser toutes ces bouteilles qui s’ennuyaient et me faisaient des clins d’œil en bout de table smiley )

      C’est sûr que pour la comparaison Chaban Juppé, y’a pas photo !!
      Si quiconque dit à « Ali » : combien de Divisions ?, le « meilleur d’entre nous » part de suite la queue entre les jambes faire sa tentation de Venise smiley


    • biquet biquet 20 décembre 2016 10:31

      @JMBerniolles
      « Ce qui n’est pas admis mais représente la réalité, est que la fission peut couvrir des centaines d’années. »
      Ce sont des milliers d’années pour les déchets ultimes. En 50 ans de production d’énergie à base d’uranium nous* avons produit 250 000 tonnes de déchets qui ne seront plus radioactifs dans 100 000 ans. 100 000 ans pour 50 ans de production, niveau élimination des déchets on ne peut pas faire pire. Les réserves mondiales d’uranium 238 sont estimées à quelques dizaines d’années alors la fission sans uranium, il faudra qu’on m’explique.

      * l’ensemble des pays ayant des centrales nucléaires


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