lundi 2 janvier - par pirate

Black Bush, analyse d’une supercherie

Après deux mandats et un bilan contrasté, entre échec (notamment contre le lobby des armes) et la demi victoire du Obamacare, Barack Obama laissera sans doute dans l'histoire le souvenir d'un homme élégant, communicatif, drôle, snob et, quand on examine sa politique étrangère, globalement dangereux. Une gouvernance tout en style et en classe et hélas en pas grand chose d'autre, qui laisse derrière lui une Amérique plus fièrement raciste, mesquine, inculte que jamais, l'Amérique de l'agent immobilier orange, la revanche des mimiles et des banksters de Wall Street. Mais n'allons pas trop vite en besogne et revenons en Obama, l'homme qui a sa place réservé à Hollywood, et à celui qui lui donné le pouvoir finalement, son cousin du Texas, George W. Bush Jr.

 

Les français et l'Amérique, un rapport amour-haine

Les français sont passionnés par la politique. Aussi déçus soient-ils des carriéristes qui se succèdent, c’est un sujet qu’ils abordent régulièrement. Ça ne lasse pas d’interroger nos amis anglo-saxons. Particulièrement au sujet de la politique étrangère. Vous vous ennuyez à table et vous avez envie d’un peu d’animation ? Lancez le sujet de la Syrie par exemple. En quelques minutes vos convives jusqu’ici si policés et convenables se transformeront en tribuns de la géopolitique, capables de tout vous expliquer d’un conflit et les enjeux dudit conflit, quand bien même personne n’y comprend grand-chose. Les français sont généralement cultivés, ils se souviennent de leurs cours d’histoire, et comme un tiers de la planète, ils ont internet. Mais il faut bien avouer que globalement ils projettent, comme l’ensemble de la classe politique française, beaucoup plus leur perception du monde sur l’actualité que l’actualité ne projette sur eux une nouvelle perception du monde. Dans l’imaginaire des français par exemple, nous sommes une nation importante qu’il faut écouter, particulièrement l’Europe, et surtout, les Etats Unis. Si les anglais par ironie appellent parfois les USA l’ancienne colonie, il ne fait aucun doute dans l’imaginaire des français que les Etats Unis sont la petite sœur de la France sans qui l’indépendance n’aurait jamais été possible. Et à la limite, s’ils nous ont sauvé les fesses par deux fois, c’est parce que nous les avons autorisés à le faire. Car oui, la France n’oublie ni 1917, ni le Débarquement, et il est difficile d’accepter pour une nation glorieuse et cultivée d’avoir été libérée par une bande de veaux incultes mâchant du chewing gum. Car c’est un peu l’image que la France (et pas seulement) a des américains, un peuple de balourds. C’est même parfois l’image que les américains ont d’eux même vis-à-vis des européens et de la France en particulier. Cette sophistication qui manque si cruellement là-bas, et qui est absolument partout ici. Enfin… en théorie.

De fait le rapport qu’entretiennent les français avec les Etats Unis est un mélange complexe d’amour et de haine. Un mélange de complexe d’infériorité marié à un sentiment très illusoire de supériorité. Quand Dominique de Villepin fit par exemple son discours à l’ONU, c’est comme s’il avait littéralement sauvé l’honneur de la France d’années d’humiliations où la si glorieuse nation s’est vue reculer dans à peu près tous les domaines. Culturel, économique, politique, géopolitique. C’était De Gaulle qui sortait de sa tombe et beuglait vive le Québec libre. Cambronne et son fameux merde. Cyrano et la tirade du nez. Un mélange de panache, d’arrogance et d’indépendance frondeuse qui ne pouvait que séduire la mythologie que tout citoyen d’un pays entretient à propos de lui-même et dudit pays. A tel point que Villepin s’est même cru un destin politique sur la base de ce seul discours et d’une certaine plastique néo romantique qui le faisait se comparer lui-même à un hussard de la politique, comme nous avons eu des hussards dans la littérature. Nos hommes politiques regrettant tous de ne pas être écrivains, et nos écrivains se prenant tous pour des figures de la postérité historique.

Dans cette logique haine/amour qui permet de laisser cohabiter dans une même personne la passion du cinéma hollywoodien, et le rejet de la politique américaine (qui sont pourtant intimement liés), nous avons un rapport à la fois naïf et très paternaliste avec ladite politique. Nous y calquons très souvent notre propre bi partisme, projetons sur ses lois et sa culture notre perception toute personnelle du modèle démocratique que nous avons contribué à inventer. Et rejetons en bloc tout ce qui ne s’attache pas à cette perception. La loi sur les armes par exemple, que protège en théorie le 2ème amendement, peut être différente d’un état à un autre, il est établi que les américains adorent les armes, en possèdent des quantités astronomiques (ce qui est vrai) peuvent en acheter absolument partout (ce qui est faux) et feraient définitivement mieux d’abandonner cette idée saugrenue qui fait des milliers de victimes chaque année. Quant aux défenseurs de la détention d’armes, ce ne sont qu’un ramassis de blancs, abrutis de télé, et largement influencés par une extrême droite chrétienne américaine et la NRA. Jamais, quand nous abordons le sujet en France, nous ne citons la Suisse, qui a quasiment les mêmes lois sur le sujet, où chaque citoyen mâle de plus de 18 ans possède son fusil d’assaut personnel, en tant que conscrit éventuellement mobilisable. La France est un état régalien, il est tout à fait impensable pour un français que l’exercice de la force soit laissé au citoyen. Tout à fait même impensable que la constitution d’un pays autorise par principe sacré au dit citoyen de se révolter contre un état qu’il jugerait tyran. Ce que ne propose en réalité rien de moins que le fameux 2ème amendement. En France nous avons fait la révolution, institué une relique sacrée qui s’appelle la République, avec un R majuscule comme dans Royauté, elle est au-dessus de tout, même de la liberté individuelle, même si la république tombe aux mains de voyous et d’incompétents. Il n’est pas d’ailleurs venu l’idée à Pétain de changer l’intitulé, quand bien même il prônait la « révolution nationale » et était influencé par des monarchistes comme Maurras.

Mais je m’égare…

 

George Bush Jr, le crétin qu'on aimait haïr

Ainsi, pour en revenir au discours de l’ONU, nous étions d’autant plus fiers qu’il s’agissait pour nous de dire non à ce qu’ici même nous considérons universellement comme un con de premier ordre, une buse fabuleuse, George W. Bush Jr. Les médias français ne faisant pour l‘essentiel que s’aligner sur les médias américains, en terme d’opinion, de style, ou même d’émission, nous avons tous appris par cœur la scène où Bush ne peut citer le dirigeant du Pakistan, gloussé quand il s’est étouffé avec un bretzel, choqué et amusé à la fois de le voir faire un doigt aux journalistes comme un ado en pleine montée de sève. Nous avons parfaitement joué le jeu d’une campagne média visant à nous démontrer que le candidat républicain était un crétin à peine capable de diriger un pays, et bien entendu accueilli à bras ouvert son concurrent démocrate Al Gore, auréolé d’un discours écologiste tout à fait à la mode. Et quand les élections lui ont été littéralement volées, nous avons réagi comme il se doit, avec scandale, toujours dans cette acceptation que Bush était incompétent, que sans l’aide de son frère et de papa il n’aurait même pas atteint la Maison Blanche. Nous n’avons pas vu le coup d’état qui se préparait, n’avons pas réalisé que George Bush Junior était bien plus dangereux que stupide, nous n’avons pas non plus compris le désespoir des américains à le reconduire dans ces fonctions pour qu’il en termine une bonne fois avec cette guerre honteuse et fabuleusement dépensière que lui et ses amis se sont organisés.

Car il faut bien dire ce qui est, si la guerre en Irak et en Afghanistan a été ruineuse pour le citoyen américain, elle a été une fabuleuse martingale pour les amis de George Bush. Mais pas seulement ses amis américains, contrairement à ce que nous croyons ici. Par exemple, la manne pétrolière a été partagée avec les italiens, les anglais, les chinois… et les irakiens eux-mêmes. Et s’il n’y avait que le pétrole… la reconstruction de l’Irak représentait une manne potentielle de 435 milliards de dollars… Halliburton (dont Donald Rumsfeld fut un des directeurs) KBR (filiale d’Halliburton) Carlyle Group (dont sont actionnaires les Bush) Dyn Corp (déjà sous contrat avec le Pentagone) ou aujourd’hui France Télécom ou Alstom et tant d’autres se sont faits et se font une fortune avec ces guerres.

Il y a toujours eu des profiteurs de guerre. Et les Etats Unis, nation guerrière entre toutes, a toujours utilisé la guerre pour faire des affaires. Ou l’inverse… Du Plan Marschal en passant par les invasions du Panama, du Vietnam jusqu’à aujourd’hui, les américains le savent parfaitement, le Big Business a suivi, quand il n’a pas précédé.

Or en France, que nous soyons de droite ou de gauche, dans l’acceptation générique que nous donnons de ce bi partisme, si nous percevons diversement le capitalisme, nous considérons généralement que le capitalisme américain c’est le mal. Notre perception de la politique de Bush donc se résumait à un hold-up fomenté par un crétinoïde à peine capable de lasser ses chaussures. Et rien d’autre. D’autant rien d’autre qu’en plus de tout ça, Bush était un chrétien affranchi, affirmant sans rire que Dieu était de son côté. La France étant en plus un pays laïc qui se plaît toujours à bouffer du curé en amuse-gueule (toujours dans la perception « révolutionnaire » qu’elle a d’elle-même) cette image caricaturale de l’américain type ne pouvait que nous satisfaire dans notre sentiment de supériorité.

 

Islam, un nouveau marxisme.

Cette image est importante pour ce qui va suivre. Car, pour être tout à fait juste, ce portrait caricatural de Bush Jr était globalement partagé dans les médias européens. Les anglais, toujours critiques avec leur « ancienne colonie » d’autant que ces guerres y faisaient des victimes, les Espagnols, pour les mêmes raisons, et bien d’autres. L’image globale qui ressortait en France n’était pas, contrairement à ce que nous imaginons ici, le fruit de notre seul esprit sophistiqué, mais celle véhiculée par les médias, sans jamais, en réalité ne relever réellement la « révolution » silencieuse, ce que j’appelle ici un coup d’état, que Bush, aidé par le 11 septembre, fit aux Etats Unis. Je parle bien entendu des lois d’exception du Patriot Act qui non seulement concerne toujours les américains eux-mêmes et attaque frontalement la constitution américaine, mais n’importe qui dans le monde, quelque soit sa nationalité, sa fonction, ou même sa légitimité.

Car, corollaire légal et logique de la Guerre contre le Terrorisme, le Patriot Act est global. N’importe qui dans le monde peut être convaincu de terrorisme, enlevé, tenu au secret dans une prison idoine, jeté à Guantanamo, torturé ou même assassiné sans qu’aucune loi de son pays propre ne puisse l’empêcher. Et les cas sont très nombreux à ce sujet. Pour ceux qui fantasment sur la constitution d’un Ordre Nouveau et d’un gouvernement global, vous pouvez arrêter de cauchemarder, c’est fait. Ça n’a en apparence pas la moindre forme totalitaire, ça se « justifie » par des actes terroristes bien concrets (exactement comme dans 1984 au demeurant) et ça repose sur une collaboration atlantiste et consensuelle de vieux partenaires. Le tout en se payant le luxe, dès le départ de la guerre, de se passer totalement de l’avis de l’ONU, le supposé « gouvernement mondial » actuel… et comble sur la base d’un mensonge avéré ! Ça n’a d’ailleurs même pas l’apparence d’un ordre nouveau mais de la continuité d’un ordre et d’un monde ancien. Celui de la Guerre Froide où l’Amérique et ses alliés affrontaient un Nemesis global et identifié. Et au fond de ce point de vue l’Islam est devenu leur nouveau marxisme.

Il y aurait d’ailleurs long à dire sur ce parallèle et le mélange de fantasme qu’il propose dans la psyché occidentale. Entre angélisme et millénarisme, où l’on ne parle plus de conflit d’intérêt, ou de question idéologique mais carrément de choc des civilisations. Or il n’y a pas une civilisation islamique et une civilisation occidentale. Il n’y a pas de civilisations du tout. Il y a seulement des intérêts économiques divergeants, et, c’est important, au sein même de ces communautés définies. Les intérêts de l’Arabie Saoudite ne sont pas les mêmes que ceux de l’Iran, pas plus que ceux de l’Allemagne sont les mêmes que la France. Si c’était bien le cas l’Europe ne serait pas une usine à gaz et la NSA ne se sentirait pas le droit d’espionner le monde entier. Mais au-delà, les intérêts idéologiques même divergent. Pour autant nous avons ici cette image globale, concrète d’un Islam uniforme ou quasi, diversement paré d’intentions belliqueuses ou au contraire habillé de l’aura de l’idéologie mal aimée, la religion mal aimée, mais surtout et en réalité de la couleur mal aimée, celle de l’Autre. Car l’Autre est toujours en couleur (et mal aimé).

Et soudain l’Autre, justement.

 

l'Elu est noir !

Il serait facile ici d’être très critique avec la perception première qu’on eu les français de Barack Obama. Surtout immédiatement après ce qui apparaissait comme son antonyme, son anti thèse, sa contre théorie. Après l’Amérique Blanche Chrétienne (autant dire l’extrême droite en France) Républicaine. Très facile, si la Suède ne lui avait pas décerné le prix Nobel de la paix à peine investi. Si toute l’Amérique noire n’avait pas défilé en larme à la télé. Si moi-même je n’avais pas versé ma petite larme. Un président américain noir ! ? Après Martin Luther King ? Après Malcom X ? Les lois sur la ségrégation, la mort de Kennedy ? Après autant de symboles négatifs que représentait lui-même le texan chrétien George W Bush, fils honteux du complexe militaro pétrolier.

Je ne sais pas qui a eu cette idée marketing au Pentagone, à la CIA, chez Boeing, ou au parti Démocrate, mais c’est un génie.

Comment le monde entier ne serait pas tombé dans le panneau ?

Un petit gars venu de nulle part, beau gosse, d’un père africain, né à Hawaï, élevé en partie en Indonésie… L’homme international, multiculturel, mondialisé, et surtout noir.

Car là est tout le secret de Barack Obama, la raison même pour laquelle il a reçu son prix Nobel, il est noir. Bon Dieu de merde un nègre à la Maison Blanche ! Dans le pays même où on s’est battu à cause de l’esclavage ! C’était presque aussi beau que la fin de l’Apartheid dit donc. Comme si l’Amérique apposait enfin son blanc-seing à la condamnation universelle, voir même galactique du racisme et des lois racistes. Comme si Nelson Mandela ressortait de taule, mais avec Hollywood en plus et Kennedy, l’autre beau gosse, en back ground…

Un symbole vivant.

Et en plus un symbole cool, le sourire facile, entouré de people enthousiastes, avec une femme écolo. Toute la lyre, l’appât, l’hameçon, la ligne, la canne à pêche, et le pêcheur.

Un symbole vivant qui, en plus, organise une aide médicale universelle. Alors ça dans la tête des francais, particulièrement, par contre, c’est magique. Car n’oublions jamais que la France n’a pas seulement inventé la Révolution, le Conseil National de la Résistance a inventé la Sécurité Sociale. Modèle absolu que le petit frère ignorant des Amériques n’avait jamais accepté ni voulu. Une réforme historique même, historiquement foirée par Roosevelt en personne… C’est dire si même pour les américains le symbole était fort.

Un noir qui fait du social. Non seulement c’était cohérant avec l’histoire même d’Obama mais ça collait parfaitement avec les préjugés et le racisme qui lui ont permis d’être élu, et encore plébiscité à ce jour.

 

Un malentendu raciste

Le premier préjugé, et curieusement il est avant tout américain c’était d’imaginer qu’un noir ne peut atteindre une position de pouvoir. Dans un pays où Will Smith empoche des salaires à 20 millions de dollars, où la totalité de l’industrie du rap ou quasi est dirigée et produite par des noirs. Dans un pays où des villes très importantes comme Détroit, Chicago, ont ou ont eu des maires noirs. Dans un pays à vrai dire où la première langue parlée n’est même pas l’anglais mais l’espagnol, la langue des « latinos » les autres colorate de l’Amérique de papa. Je trouverais ça paradoxal si par ailleurs il n’y avait pas les ghettos d’East L.A, Watts, Inglewood, etc… Mais l’Amérique est paradoxale et sans doute l’accepte-t-elle mieux que les autres nations. Le second préjugés c’était d’imaginer que les arcanes de la Maison Blanche était réservées à une certaine élite blanche, affreusement conservatrice, et bien entendu le complexe militaro industriel forcément raciste puisque fasciste. Toujours dans un pays, où on trouve des hommes d’affaires et des politiques de toutes les couleurs, où Clinton commercialisait la Maison Blanche, des boutons de manchette aux rendez-vous avec des princes saoudiens. Le dernier, c’était la combinaison noir + social qui convenait parfaitement à l’image du brave mec qui n’oublie pas d’où il vient, forcément d’une cabane puisque noir. Et tant pis si Obama est né d’une famille de la classe moyenne et a fait Havard.

En France, il est savoureux cet ensemble de préjugés que nous avons sur l’Amérique. Dans un pays où un homme politique, un journaliste vedette noir ou arabe est considéré comme un événement. Où la large majorité de l’exécutif est blanc et issu des même écoles voir du même milieu. Et où des départements entiers se ghettoïse à petit feux et pas seulement dans les cités, tandis que tout le monde se jette du raciste à la tête.

Oui, quel fabuleux hold-up Barack Obama a fait à nos préjugés divers. Ajoutant bien entendu la carte maîtresse, la fin de la guerre, et la fermeture de Guantanamo pour la bonne bouche. Mieux encore, plus fabuleux, il est parvenu à faire ce que l’autre cowboy n’avait pas réussi, éliminer Ben Laden.

 

Coup d'état médiatique et guerre globale

Ben Laden, le cocu magnifique. Ben Laden et Tora Bora, Ben Laden fanatique religieux, parlant du réchauffement de la planète, Ben Laden milliardaire en cavale, introuvable, insaisissable, mais diffusant quantités de messages. Dr No feat Fantomas. Mais Ben Laden que les Somaliens voulaient livrer à Clinton et qu’il a refusé, Ben Laden que les talibans proposèrent également de livrer dans les semaines qui ont suivi le 11 septembre mais que Bush a à nouveau refusé. Ben Laden qu’on trouve finalement à cent mètres d’une caserne militaire d’élite au Pakistan, pays théoriquement ami avec les Etats Unis. Ben Laden le magnifique et sa multinationale franchisée qui aujourd’hui est absolument partout, de l’Irak à la Syrie en passant par le Mali, alors que les Saoudiens prétendaient ne pas en vouloir contre Saddam Hussein et qui a même donné naissance au cauchemard Daech. Si on ajoute à ça toutes les officines qui ont remplacé la Coalition, c’est moins le choc des civilisations que celui des mercenaires et des drones, l’introduction du roman Babylon Babies….le futur annoncé par William Gibson il y a 30 ans.

Voilà où est le cœur du hold-up, son motif même. La guerre et sa continuité. Pas seulement en Irak, en Afghanistan ou en Syrie. Pas la guerre ciblée, géographiquement définie, concrétisée par des armées. Non la redoutable prise d’otage sémantique que le soit-disant analphabète George Bush a fait au monde : la guerre contre le terrorisme. Et que Barack Obama a non seulement prolongé, mais amélioré.

A savoir une guerre globale et à vrai dire totalement impossible à gagner, puisque ce n‘est pas du tout le but. Suggérer d’ailleurs qu’on puisse éliminer le terrorisme c’est suggérer soit qu’on est déjà tous au paradis, soit dans le meilleur des mondes. Car soit il n’y a plus aucun motif d’injustice, de haine, de vengeance dans ce monde, soit, il faudra s’y faire il y aura toujours quelqu’un pour terrorisé les autres, vouloir changer le monde à coups de bombes, ou, dans le cas qui nous occupe, en réalité, le tenir en respect.

Car ce terme n’est rien de plus qu’une manière de parler de guerre globale et permanente. Une manière d’autoriser une nation et ses alliés à exercer sa tyrannie sur toutes les autres au nom de la sécurité de tous. Une façon non seulement de militariser toutes les sociétés mais de les maintenir sous la pression.

Dans ce jeu Barack Obama n’a pas été le gentil noir avec des idées généreuses de nos préjugés. Il n’a pas été l’outsider de l’establishement. Ni l’exact contraire de George W Bush Jr. Il est et fut son exact prolongement, ou plus exactement son aboutissement. Car si George W Bush aimait parader en tenue de pilote, lui qui a évité la guerre du Vietnam, n’en doutons pas Barack Obama est un tueur. Un vrai.

Il y a quelques années Barack Obama n’a pas fait fermer Guantanamo. Il a fait fermer le bureau chargé de la fermeture de la prison. L’armée américaine a été remplacé par des drones, et des groupes de « contractants » déjà sous mandat du Pentagone et de la CIA, et opérant sous commandement du Joint Special Operation Command. L’utilisation des drones est devenu un programme, des centaines d’engins disséminés dans des bases secrètes à travers le monde avec la capacité et l’autorisation de tuer n‘importe qui désigné. Selon des listes conjointes de la CIA et du JOSC. Comme le révélait le Washington Post en 2013.

Des campagnes d’assassinats systématiques et programmés il y en a eu quelques-unes dans l’histoire américaine. Au Vietnam, avec l’opération Phénix, au Salvador, au Nicaragua avec les Contras. Mais toutes à ce jour conscrites à un pays, pas global, pas pouvant intervenir où il plaisait à l’armée et au renseignement américain. Et un président qui choisit lui-même ses cibles, comme le révélait de son côté le New York Time toujours en 2013, c’était aussi une nouveauté à ma connaissance.

 

l'Oncle Tom de l'Amérique des affaires.

Dans l’abécédaire de la violence employée par les états, il est toujours intéressant d’observer le mode opératoire qu’un pays choisit pour éliminer ses ennemis, il marque assez bien le mode de gouvernance, la volonté qui est derrière. En France, où l’ordre bourgeois règne, de la bande à Bonnot à Mohamed Mera en passant par Khalel Kelkal il faut que ça se termine en Fort Chabrol après une battue. Au temps de la Guerre Froide et des coups tordus, à l’époque du règne absolu de la CIA sur la machine de guerre américaine, on faisait assassiner par d’autres, et disparaître les corps, comme Guevara ou Lumumba. Après la figure Hollywoodienne d’un super méchant tonitruant, l’Amérique ne pouvait se priver de son propre show… au programme super soldat et président concerné, pour finir par faire disparaître le corps, devant les caméras et le monde entier. Le jeter aux requins comme un vulgaire morceau de barbaque, mais, selon le Pentagone, halal.

Cette figure est particulièrement frappante si on y ajoute les révélations de la presse américaine. Mais elle l’est plus encore à mon sens quand on sait qu’Obama avait signé le 31 décembre 2011, alors que tout le monde faisait la fête, une nouvelle formule du National Defense Authorization Act. Une loi qui donna, pour la première fois et explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président, et sans qu’il y ait même obligation de démontrer l’accusation par des preuves ! Dans les faits la loi abolit le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi. Obama est allé ici beaucoup plus loin que l’affreux imbécile texan amateur de peine de mort. Et c’est bien sous l’administration Obama que Banings a été condamné à 35 ans de prison pour avoir révélé des emails et surtout un meurtre en direct commis par l’armée américaine. C’est toujours le président gentil noir trop cool qui affirmait sans tiquer que les bombardements était chirurgicaux et la précision des drones inouïe. Or il ne faut pas s’appeler Einstein pour savoir qu’une bombe de deux tonnes ne tue pas qu’une seule personne à la fois, qu’elle n’est même pas prévue pour ça. D’ailleurs une enquête a démontré que seulement 1,5% des personnes éliminées par ces engins étaient des cibles prioritaires identifiées, les 98,5% restant étant massacrés pour rien.

On a coutume de dire du tzar Poutine qu’il est lui-même un tueur. Il en a la tête, la formation, les contacts, et les méthodes. Si l’on rejoint l’imagerie Hollywoodienne du tueur gentil comme Stallone dans Assassin ou Jason Bourne, Barack Obama respecte des codes parallèles, il est cool, il tue proprement les bonnes personnes, et surtout il le regrette. Mais je trouve plus intéressant de faire un lien avec la propre famille d’Obama. Son grand père Hussein passait pour l’original de la bande. Il est le premier habitant de sa région à être entré en contact avec les anglais dont il prit aussitôt les coutumes. Désavoué par son père et ses frères, il se mit au service du colonisateur, et durant la première guerre mondiale organisa même les corvées au Kenya. Il devint par la suite cuisinier et domestique de ses maîtres blancs, après avoir été en gros leur homme de main.

Finalement Barack Obama aura incarné l’intuition de Tarantino dans Django, l’Oncle Tom bien plus redoutable et tordu que ses maîtres. Maîtres qu’il n’a pas seulement servis mais également en partie élevés.



56 réactions


  • howahkan howahkan 2 janvier 09:39

    SAlut,

    il est dit les français et l’Amerique un rapport amour haine...euh me comptez pas la dedans SVP..je crois que une majorité s’en tape totalement...de plus j’y ai de la famille très proche depuis 60 ans et comme a part tu fais quoi et combien tu gagnes il n’y a pas d’autres dialogues chez moi les relations us-chez moi sont inexistantes

    si ils ne tuaient pas et volaient pas partout sur la planète , je n’évoquerais jamais ce sujet...sauf par rapport aux autochtones du coin, assassinés en masse par nous les européens en fait, autochtones sioux par exemple dont j’ai partagé, avec d’autres, des moments avec un de leur chamans...

    vous enfilez les clichés comme celui ci : On a coutume de dire du tzar Poutine qu’il est lui-même un tueur.

    il y manque juste nazi et cela aurait été parfait..dommage....

    Cela dit tant que le peuple, la masse, moi, toi , eux , ne comprennent pas que à vouloir être en competition qui élimine et donc est conflit, guerre, etc amènera toujours et nécessairement un pouvoir qui doit être fort...bref tant que la masse n’a aucune intelligence ,l’ intelligence qui de ce que je comprends est globale, non personnelle mais peut utiliser le personnel, intelligence que l’on confonds avec capacités d’analyses ou QI .....son sort est réglé d’avance, elle devra se soumettre à un maître...

    or tous les maîtres ne sont pas au même niveau..certains sont criminels , déments et pervers et d’autres pas...

    etc


    • pirate pirate 2 janvier 10:39

      @howahkan
      je voulais savoir les fan du mafieux, c’est quoi votre problème, vous avez un truc sexuel avec lui ? Déjà dans les commentaires de modération il y avait une remarque parce que j’ai osé traité le mafieux de tueur. Putain si jamais je m’amuse à vous raconter son ascension et ses méthodes vous allez me lyncher smiley Sinon c’est vrai que question cliché sur les américains vous n’enflez pas de perle du tout smiley je suis admiratif devant votre sens de la mesure.


    • izarn izarn 2 janvier 16:09

      @pirate
      Vas-y, raconte la vie de Poutine....
      Au lieu d’insinuer ?


  • Etbendidon 2 janvier 10:46

    Bonjour pirate, il est bien votre article mais beaucoup trop long
    Du coup peu le liront entièrement et peu de discussions il y aura, dommage
    OBAMA a été élu par le sytème et les banksters (les gros donateurs) il lui faut donc renvoyer l’acenseur
    Un peu comme Clinton qui a gracié Marc RICH une fripouille internationale qui aavit financé sa campagne
     smiley
    Autrement votre nouvel avatar n’est pas terrible (cet affreux chat blanc, C un chat au moins ?
     smiley


  • Aristide 2 janvier 10:50

    Finalement Barack Obama aura incarné l’intuition de Tarantino dans Django, l’Oncle Tom bien plus redoutable et tordu que ses maîtres. Maîtres qu’il n’a pas seulement servis mais également en partie élevés.

    Conclusion assez ... minable ramenant un homme politique à sa couleur de peau. Pire à la situation de l’esclave pire que le maître. Et pour faire bon poids, le fils qui porte le poids des actes du père.

    On peut juger de sa politique, de son discours, de ses bienfaits et de ses méfaits mais cette manière de ramener l’homme à sa couleur de peau est détestable ...


    • pirate pirate 2 janvier 11:02

      @Aristide

      1) allez vous plaindre au Nobel qui ne le l’ont élu que pour cette seule raison
      2) je ne réduis pas monsieur Obama à sa couleur de peau je fait un parallèle avec son grand-père, peut-être que vos propres préjugés vous aveuglent.


    • Aristide 2 janvier 11:12

      @pirate

      C’est celui qui dit qui l’est ! En voilà de l’argument.


      Assumez vos propos en place de parler de Nobel ou de mes supposés préjugés.

      Vous ne cessez de mettre en exergue son origine ethnique (14 fois le mot noir) dans une analyse qui se veut politique.Vous pouvez annoncer toutes les remontrances que vous souhaitez, l’accuser de toutes les compromissions, erreurs, ..., mais allons, nous narrer le passé trouble du grand-père pour essayer de faire passer ce message assez detestable sur son origine est une franche saloperie. 

      Votre description assez ... dégueulasse « L’homme international, multiculturel, mondialisé, et surtout noir.  »

    • pirate pirate 2 janvier 11:39

      @Aristide
      c’est donc bien ce que je dis, vos préjugés. Vous m’assimilez à un raciste parce que vous n’avez rien pané à cet article ni à l’analyse que je fais de l’usage de la couleur de peau dans ce grand préjugé qui a borné une partie du mandat de Monsieur Obama. A ce stade je ne peux rien pour vous. Oui en effet, et il y a même le mot nègre, je cours de ce pas demander ma carte du parti à Serge Ayoub. smiley


    • Aristide 2 janvier 11:46

      @pirate


      Je ne sais qui vous êtes et ce que vous pensez, je ne suis pas extralucide. Je lis simplement votre conclusion qui ramène sur Obama la vie de son grand-père, quel interet politique, et sa couleur de peau pour illustrer son comportement général en le comparant à cet ignoble personnage de Tarantino. 

      Ce sont vos propos que je juge, vous pouvez vous cacher derrière une prétendue incompréhension de vos propos, je ne peux que vous plaindre de votre detestable manière d’assumer ces propos.


    • pirate pirate 2 janvier 11:49

      @Aristide
      Mon ami j’assume parfaitement mes propos, je n’assume en revanche pas ni votre manque de discernement, ni vos préjugés racialistes, ni vos difficultés cognitives.


    • Aristide 2 janvier 12:34

      @pirate


      Venant de vous tout ces jugements sur ma personne me sont plutôt aimables. 

      Toujours rien sur ce grand père immonde et cette comparaison detestable ... Mais ce doit être moi le racialiste.

    • pirate pirate 2 janvier 12:43

      @Aristide
      je suis ravis que de passer pour un imbécile vous enchante smiley


    • izarn izarn 2 janvier 16:12

      @pirate
      Ben si tu assumes, pourquoi tu lui réponds ?


    • Bruce Baron Bruce Baron 2 janvier 20:36

      @izarn
      Je discerne dans votre commentaire une agression envers Pirate. Votre commentaire, en effet, n’est pas destiné à réchauffer le coeur de Pirate mais plutôt à le blesser. Moi je trouve que Pirate fait de bons articles. Je le place donc sous ma protection. Veillez à soigner votre langue. Bonne soirée.


    • pirate pirate 2 janvier 23:58

      @izarn
      parce que ça m’amuse de répondre aux imbéciles, CQFD, d’autre question ? smiley


    • pirate pirate 2 janvier 23:59

      @Bruce Baron
      c’est gentil mais je crois que je me défend assez bien seul


  • lloreen 2 janvier 11:20

    Obama est une façade comme tous les politiciens. Cette construction est totalement artificielle. Elle est historique, dans la mesure où ce fonctionnement est une des caractéristiques de l’empire romain sur le canevas duquel d’autres se sont greffés. Ce système se caractérise par la lutte de clans pour le pouvoir et le contrôle de territoires proches ou lointains et ceux qui sont entre -les populations- ne comptent pas pour grand chose sauf à servir de stabilisateur au système par les artifices que tout le monde connaît.
    Comme cette image de portion congrue est celle que le système lui renvoie à la figure, les populations entre elles se sont mises à fonctionner plus ou moins de la même façon sans se rendre compte qu’elles se tirent elle-mêmes une balle dans le pied puisqu’ in fine ce sont toujours les populations qui récoltent les désagréments.

    Derrière un président se cachent des montagnes d’intérêts privés divergents forcément antagonistes d’un territoire à un autre donc tous les ingrédients sont toujours à portée de main pour confectionner des menus peu ragoûtants : pénuries et crises organisées, guerres...d’autant plus que les centres décisionnels sont transférés soit sur des territoires étrangers. Cela ne relève évidemment pas du hasard puisque cela permet à ces différentes factions se dissimuler leurs agissements à la population.

    Que des décisions concernant l’Auvergne, le Béarn, le Piémont, la Flandre ou la Bavière se prennent à Bruxelles, Strasbourg, Paris ou ailleurs est pour le moins inopportun pour les intérêts des populations concernées et il suffit de remettre l’église au centre du village pour que les personnes soient à nouveau directement en phase avec la vie de leur cité.

    Il faudrait surtout aussi cesser de ramener un nom de politicien à un pays car c’est totalement ridicule.Obama n’est pas l’ Amérique tout comme Hollande n’est pas la France ou Poutine la Russie. Ensuite il serait grand temps que chacun reprenne ses responsabilités et que le mot « politicien » (qui ne veut rien dire à part ) soit banni du vocabulaire.


    • NeedSumSleep 2 janvier 11:40

      @lloreen

      Tout à fait d’accord, c’est plus la clique derrière qui contrôle le tout et qui ne change jamais juste à mettre leur pion du moment pour servir de façade.
      La question est de savoir si vraiment les bougnoules qui acceptent de servir de pion en on conscience ou pas


    • pirate pirate 2 janvier 11:46

      @NeedSumSleep
      si vous pouviez nous épargner votre vocabulaire raciste, d’avance merci


  • baldis30 2 janvier 11:36

    Meilleurs vœux à l’auteur !

    Je trouve l’article très bon mais sur un point je suis en différend avec l’auteur : lorsqu’il compare le discours de de Villepin avec la tirade du nez de Cyrano, il y a erreur ! la comparaison avec Cyrano existe mais la bonne tirade c’est celle de « NON MERCI » , complètement gaullienne avant la lettre !

    La tirade des nez est destinée à tous les hypocrites, faux-culs et autres snobs minables.


    • pirate pirate 2 janvier 11:45

      @baldis30
      Là dessus vous avez parfaitement raison mais c’est les limites d’un texte grand public, peu de gens connaissent réellement cette pièce et quand on pense à Cyrano on pense le plus souvent à cette tirade si bien joué par Depardieu


    • baldis30 2 janvier 21:24

      @pirate

      Il y eut infiniment mieux .... Daniel Sorano et Françoise Christophe en Roxane


    • pirate pirate 2 janvier 23:55

      @baldis30

      je ne vais pas au théâtre et infiniment mieux je demande à voir.


    • baldis30 3 janvier 08:17

      @pirate
      ce fut jadis à la télévision ... Sorano le géant et Depardieu le minable !

      Si la télévision avait deux doigts d’intelligence et n’était pas soumise aux intérêts cinématographiques elle aurait le courage de mettre un DVD ....

      Mais cela c’était au temps de Malraux ....


  • Eric F Eric F 2 janvier 12:11

    Article intéressant, le paradoxe de la « continuité » par rapport à Bush, parfaitement illustré par les trois photos, est rarement développée à ce point.
    Etait-ce *intentionnel* de la part d’Obama (qui n’était pas le favori au début des primaires), ou cela s’est-il produit du fait de la continuité de l’ensemble du « système » (pentagone, administration, contexte militaro-industriel)... ? Il me semble que ses intentions de départ allaient dans le sens d’une certaine rupture (par exemple le rapprochement avec le monde arabe, le désengagement militaire en Irak, la solution de deux états pour le conflit I/P, etc...), mais que cela s’est ensuite étiolé du fait de la force d’inertie de toutes les composantes du pouvoir. On a un peu le même exemple avec la mandature Hollande : intention de rupture, mais retour dans les ornières profondes eurolibérales et atlantistes.

    PS : sur un point de détail à propos de Pétain : le régime de Vichy avait abandonné le terme de République, il n’était question dans les actes publics (et les pièces de monnaie) que de l’« Etat Français » sans mention de sa nature. La république n’avait pas été formellement abrogée, mais mise sous le boisseau.


  • velosolex velosolex 2 janvier 12:57

    Article intéressant. Les quiproquos entre les states et la France ne date pas d’hier.

     Il est certain que nous payons la note d’un vieux contentieux avec l’Angleterre, et que par l’effet de bande anglo saxonne, le french bashing a été toujours un sport national. Si les territoires français n’avaient pas été bradé en Amérique du nord, il est certain que la mentalité des states serait moins wasp, moins puritaine, plus diversifiée !
    Maintenant il y a autant d’Amériques qu’il y a de France. Seuls la culture, la curiosité, la lecture, vous permettent de vous enrichir à ce sujet. Il n’y a que les imbéciles pour croire que tous les américains se baladent avec un flingue, et les froggys avec une baguette de pain sous le bras....
    Et c’est heureux qu’il y ait de la diversité, et de l’opposition, tant que celle ci soit fair play. On en était pas là avec le discours de Villepin à l’onu et c’est bien qu’on se soit opposé aux mensonges de Powells
    . S’il y avait eu moins de suivistes, le monde n’en serait peut être pas où il en est ce jour, avec tous ces pauvres dominos qui sont tombés les uns sur les autres. 
    L’histoire se nourrie de mythes, et l’Amérique sans doute un peu plus que les autres ; ce qui est normal car elle n’a pas vraiment d’histoire. « Fort Alamo » raisonne comme le bastion assiégé qui autorise toutes les dérives à chaque fois qu’on donne du clairon. Mais Fort alamo est un mensonge, l’incursion de mercenaires et de ranchers yankees en territoire mexicain, pas du tout un acte d’auto défense. Qui se rappelle de l’annexion d’une partie du Mexique ?...
    Faut lire, lire et voyager, et lire encore. Alors on a une p’tite idée d’un pays, bien plus prudente que ceux qui n’ont rien lu et n’ont jamais voyagé. Quoique un imbécile qui voyage en sortira renforcé parfois dans sa connerie. Pour l’Amérique, lire les mémoire de Tocqueville. Au niveau roman, les bouquins d’Annie Proulx par exemple, de Joyce Carol Oates, de Russel Banks, de Cormak Mac Carthy...C’est ceux que j’aime. Avant ça il y avait eu Henry Miller, Thoreau, la bible des écologistes avec son « walden ou la vie dans les bois »...Jack london bien sûr, ce fameux mythe de la frontière, avec Mark Twain sur le Mississippi...Je pourrais vous parler des écrivains russes, eux aussi avec cette forme d’esprit que donne les grands espaces, les grands sentiments exacerbés, quand on est au bord de la steppe, du grand vide. Si les gens ne faisaient que de lire, et écrire, et voyager pour continuer les deux premières activités et se raconter des histoires le monde serait bien plus cool, quand même. Car avant de tuer une personne par écrit, il vous faut fabriquer une phrase, avec verbe, sujet et complément. Ce qui donne le temps de réfléchir, et donc de renoncer. 

    • pirate pirate 2 janvier 14:02

      @velosolex
      merci pour votre commentaire encore une fois généreux et intelligent, en effet la législation sur les armes n’enchantent pas nécessairement les américains contrairement à ce que nos préjugés entendent ici, du reste si Obama n’a pas réussi sur ce sujet ce n’est pas à cause d’une majorité qui veut qu’on réforme cet amendement mais au fait de l’efficacité et des moyens des lobbys de l’armement, notamment la très nocive NRA.

      Perso c’est Céline qu m’a amené vers la littérature américaine que je n’ai plus quitté depuis.mes faveurs vont vers des auteurs comme James Crumley,, Elmore Léonard, Mac Carthy, les poèmes de Bukowski, William Burroughs, Steinbeck, Dan Fante que je préfère à son père, Capote pour De Sang Froid, William Gibson, Tristan Egolff, John Kennedy Toole, Tom Robbins et Kent Anderson, que personne ne connait et qui a pourtant écrit deux chef d’oeuvre : Sympathy for the devil et Chien Noire. Et puis j’aime la façon dont les américains abordent leur littérature et leurs écrivains, comparativement à la société française si ampoulée par rapport à ses médiocres, c’est à dire simplement.


    • velosolex velosolex 2 janvier 17:45

      @pirate

      Celine en a laissé plus d’un hébété. Et merde on pouvait écrire comme ça.. Avant Céline on cherche, après Céline, on compare.... Heureux ceux qui lisent Celine et Rimbaud en leur adolescence...Les pages sur l’Amérique sont étonnantes, mais qui n’y a t’il pas d’étonnant dans ce roman ?...Steinbeck : J’ai lu l’an passé son road rovie sur l’Amérique ; Voyage avec Charley...Très beau, toujours très moderne. Steinbeck entreprend ce voyage à travers le continent avec son chien Charley, un alter ego qu’il a ramené de France, et avec lequel il parle dans la langue de Molière, ce qui fait une référence intéressante dans votre article. 

      Beaucoup d’artistes américains aiment la France, ’( comme le dessinateur Crumb qui s’est installé dans le sud) une certaine France sans doute, mais impossible de faire son panier composé, on prend le pays en entier où on le rejette. ...Ce en quoi l’amour vous amène à la tolérance, et a dépasser certaines bornes qu’on pensait intangibles... . Steinbeck est malade, il a fait un AVC, et ce voyage est la réponse à une promesse qu’il s’est faite s’il s’en sortait.
       Il faut parfois faire l’éloge de la blessure et de l’accident, car les écrivains au sortir d’une épreuve trouvent parfois une grande humanité et un regard particulier qui leur donne une hauteur et un détachement qu’ils n’avaient pas. Je pense d’ailleurs à Sylvain Tesson, dont la dernière production « sur les chemins noirs », est baigné aussi de ce climat particulier, où l’écrivain blessé est bien plus sensible aux blessures des autres et même celles affectant le paysage et les villes. On ne voit souvent que ce que l’on est, et les épreuves pourvu qu’elles ne nous entament pas trop varient notre connaissance du sensible. 
      L’Amérique en tout cas que Steinbeck explore en 61 est déjà celle du désenchantement. Il voit tout ce qui va se caricaturer par la suite, autant au niveau des rapports humains que de l’écologie. 
      Je vous suis dans vos goûts littéraires, bien que je ne connaisse pas tous les auteurs. (mais je prend note) Ils obéissent la bas souvent à l’appel du large, de la forêt, et de la route, toujours hanté par la rencontre de mythes constitutionnels de leur pays, à cheval sur la frontière, toujours sur le qui vive, jaloux de leur liberté.
       La frontière, c’est la bas le cœur du pays, ce qui explique le reste, les armes, la volonté d’indépendance farouche, les écrivains en vigie du monde, sur le bord du pays..Le cœur de la France, par contre, depuis des siècles c’est Paris ; et les idées avant tout, la sodate bien devant l’action. Et voilà pourquoi nous avons davantage de gens se référant à Proust alors que chez eux c’est Hemingway, ou London, les premiers passeurs. La clientèles des salons et des saloons n’est pas la même, mais entre gens de bonne composition, on peut prendre un coup ensemble. En toute chose, privilégier ce qui réunit plutôt que ce qui divise.
      Ne pas oublier l’humour, souvent très décapant, absurde, comme chez Fante. Je pense aussi à Brautigan, mais aussi à un livre que j’ai lu cette année, et qui est jubilatoire :
      L’ours est un écrivain comme les autres, William Kotzwinkle - Livres ...


  • cathy cathy 2 janvier 13:19

     Dans l’imaginaire des français par exemple, nous sommes une nation importante qu’il faut écouter, particulièrement l’Europe, et surtout, les Etats Unis. ?????


  • izarn izarn 2 janvier 16:48

    Trés bon article a publier dans « Le Monde ». smiley
    Bref, ne jamais parler du Bilderberg, de Goldman Sachs, de la CIA...
    Bien entendu qu’Obama a été fabriqué...
    Ce type est un bon acteur qui lit des textes, surement meme pas écrits par lui.
    Pourquoi ne parlez vous pas de sa mère qui était banquière de la CIA à Hawai ? (Parceque on lit ça sur Voltaire.net, le site « complotiste » ?)
    Et de son père à USAID ou autre organisation finançée en dessous par la CIA. C’est pas louche ça ? Bon déjà le mec, black ou pas est mal barré !
    Il vous a déçu ? Il vous faut 8 ans pour vous en apercevoir ?
    Moi il a fallut 3 mois(Etant le seul, dès que je l’ai découvert à le trouver nullissime)...C’est simple quand cet olibrius a choisi Larry Summers, on avait déja tout compris...
    Ensuite Dieudonné est plus fort que vous : Il avait prévu que le prochain président aprés G.W.Bush serait noir...
    http://www.dailymotion.com/video/x98spn_dieudonne-bush-et-le-parrain_fun
    Vous savez quoi ? On avait prévu ensuite que le prochain serait une femme....
    Les néocons sont vraiment des cons, cousus de fil blanc.
    Bref il faut nager dans les fakes du Wapo et du « Monde » pour faire l’étonné.
    Obamas est un pourri, je l’ai toujours dit depuis huit ans. Rien de ce qu’il a fait m’étonne, et bien entendu il a suivit Bush, mais en utilisant des mercenaires : Paris, Londres et Daesh.
    Bien entendu il n’a jamais réformé la finance, il a falsifié les statistiques du chomage : 5% c’est du n’importe quoi ; il y a 100 millions d’américains sans travail. Fait marché la planche a billet a coup de milliers de milliards de $, pour éviter la plongée boursière. Fabriqué une énorme bulle qui attends d’éclater...
    Olivier Delamarche : « ...Et pourquoi Trump a du succés selon vous ? »
    Mensonges sur la Russie, sur le Maidan, sur les rebelles....Ca dure depuis des années !
    Alors, on vous a entendu à l’époque ? Alors que nous nous faisions prendre pour d’affreux complotistes diffusant des fakes ?
    Alors on retourne sa veste le nez dans le caca avec l’élection de Trump, et la victoire incontestable de Assad à Alep ? Découvrant les horribles crimes des « rebelles » sur la population ?

    « Faudra mettre un noir un jour : On pourra continuer à enculer le monde tout en souplesse »
    Dieudonné.


    • pirate pirate 2 janvier 18:55

      @izarn

      han on a un prophète les gars, il savait déjà tout avant tout le monde, et sinon les Illuminatis de la CIA du Mossad y vont bien ? Freud craignait que ses concepts soit dévoyé si tôt dans la bouche du public, je crois que quand les enfants on appris le mot CIA il s’est passé un peu la même...


  • sarcastelle 2 janvier 17:02

    Je vois déjà trois intervenants variablement insultés par l’auteur. On demande d’autres volontaires. 


    • pirate pirate 2 janvier 18:44

      @sarcastelle

      Tiens apparemment Jean-Pierre Dassaut le capitaine d’industrie, veut en être, alors c’était bien t’as soirée avec Michel et Anne ?


    • Bruce Baron Bruce Baron 2 janvier 20:30

      @pirate
      Sa soirée avec Michel et Anne ? Je pense plutôt qu’il passe ses soirées avec Jackie et Michel.


    • pirate pirate 2 janvier 23:53

      @Bruce Baron
      Michel Drucker, et Anne Roumanov...


    • sarcastelle 3 janvier 09:37

      @pirate

      .
      Malade de mépris.
      Où avez-vous pêché qu’il y a davantage d’hispanophones que d’anglophones aux Etats-Unis ? 

    • pirate pirate 3 janvier 09:44


      @sarcastelle

      Dans ton cul cherche bien.

      1) apprendre à lire je n’ai jamais écrit qu’il y avait plus d’hispanique mais que c’était l’espagnol le plus parlé, il en arrive en réalité selon Wiki en second, mais....

      http://frenchmorning.com/langlais-nest-langue-officielle-etats-unis/

      De rien. Bonne télé Henry Ford.


    • sarcastelle 3 janvier 12:41

      @pirate

      .
      En effet vous n’avez pas dit qu’il y a davantage d’hispaniques. Mais vous avez quand même dit que l’espagnol était la langue la plus parlée. Paradoxe ? 
      Le paradoxe est facile à résoudre : les hispaniques son volubiles tandis que la culture anglo-saxone est plus réservée (voir le major Tacy-Turn, dans Bécassine chez les Alliés). Ainsi au total davantage de mots espagnols que de mots anglais sont prononcés aux Etats-Unis. 

  • marmor 2 janvier 19:30

    Jean-Pierre Dassaut
    C’est qui ?


  • Bruce Baron Bruce Baron 2 janvier 19:55

    Pirate, un bon auteur qui fait des bons articles. J’applaudis Pirate.


  • alinea alinea 2 janvier 20:14

    Nous n’avons pas tous béé à l’arrivée d’Obama !! comme on ne bée pas tous à l’arrivée de Trump.
    J’aime votre rythme enlevé, de la fougue avec ce qu’il faut d’emphase. Après, vous restez quand même pas mal sur les infos mainstream, en bon français ; mais c’est sans doute le jeu ; je l’ai joué volontiers !


    • pirate pirate 2 janvier 23:52

      @alinea
      oui alors d’une je ne suis pas dans l’info mainstream mais ici dans l’analyse y’a aucune info dans ce texte à part peut-être ce que je dis sur le Washington Post et le New York Times que ni vous ni aucun « bon français » ne lit, ensuite si vous me traitez de « bon français » on va pas être copain.


    • alinea alinea 3 janvier 11:58

      @pirate
      Non ! le bon français, c’était la langue, pour « mainstream » !!
      Ce que vous avez compris n’est pas mon genre ! Je ne dis pas que vous nous donnez des infos mainstream, je dis que vous basez votre analyse sur celles-ci ; ce qui est correct puisque que ce sont celles qui passent, mais comme je ne les écoute pas et n’en ai connaissance que pas écho, il y a deux ou trois qui coincent !


  • escudo escudo 2 janvier 21:55

    "Et c’est bien sous l’administration Obama que Banings a été condamné à 35 ans de prison pour avoir révélé des emails et surtout un meurtre en direct commis par l’armée américaine."
    C’est qui Banings ? C’est pas plutôt Bradley Manning qui a eté condamné a 35 ans de prison ?


  • velosolex velosolex 3 janvier 00:33

    C’est très difficile de ne pas parler des états unis de façon non manichéenne, entendu que le propre de ce pays est dans cette affirmation même : On et off, white and black. Et que par là, il appelle le même genre de réponse

    Toute l’hystérie qui a joué autour d’Obama dérivait de ce clivage. Obama est un bon produit de marketing, il a redonné de la décence morale à ce pays, de façon démagogique, car il restait le boss, le mec qui fait le job. Il a réalisé en politique ce que Sydney Poitier réalisait dans le monde du cinéma dans les années 60, le bon noir, qui est l’exemple même de la possibilité d’intégration des minorités.
     Un mirage qui a marché à fond là bas et même bien sûr ici, car ce type était tout de même plus sortable que Bush père et fils. Maintenant comme vous le dites la politique des USA n’a pas changé, et la formule de l’huile de ricin qu’ils font avaler au monde entier non plus..
    .Il est arrivé aux states avec un peu de retard ce que l’empire romain réalisait, avec la nomination d’empereur d’origine africaine, comme Sévère. Rome avait le chic pour intégrer les peuples qu’il soumettait. C’est comme ça qu’ils sont devenus la puissance number one : Les légions étaient sans cesse remplaçables.Ils n’étaient pas plus stratèges que les autres, ils étaient puis puissants car plus nombreux, moins possédés par le culte de la race.
     Il est probable que d’autres types issus des minorités prennent la suite, car le monde du cinéma s’internationalise, et il faut en tête d’affiche un cocktail représentatif. On pourrait presque dire que la nomination de Trump est un anachronisme, une erreur de casting mais peut être aussi, sous ce retour de refoulé de l’Amérique profonde, la signifiant utile pour nous dire que rien n’a changé. dans le sens que ce type est une incarnation du cynisme et de arrivisme américain.
    Dans ce sens, peut on dire que c’est une bonne nouvelle ?..Je m’y risquerai pas, au vu des précédents de régénération du sang et des valeurs....Cela sent l’anachronisme au plus haut point, à la vue des problèmes environnementaux dont il semble se contrefoutre. On ne va pas être avec lui dans le court terme, mais dans la mano seconde des intérêts, le doigt sur la gâchette de celui qui dégaine le premier ; voilà pourquoi peut être le reste du monde va devoir évoluer sérieux, avec cet ami américain qui sent un peu le cadavre, même s’il a une montre Cartier au poignet. 
    Tout est rapport de force dans ce monde, où les faibles et les rêveurs auraient bien tort d’applaudir trop fort les nouvelles têtes d’affiche, à l’est et à l’ouest. Personellement ne me demandez pas d’applaudir à l’effigie des grands prédateurs, de ceux qui demain nous enterreront peut être tous.
    « Oui je suis tout à fait lâche. Je hais la guerre, avec tous ces hommes dedans, et j’ai raison parce ce que je veux vivre, et qu’eux vont mourir »...Vous avez reconnu Céline que je cite de mémoire, avec quelques éclats d’obus dans la phrase, mais c’est un peu le sens de ma pensée !..
    .Entre Morbihan et cotes d’Armor souvent je passe à Quintin, un gros bourg. Et pas une fois sans y passer sans penser à Louis ferdinand qui s’est marié là, dans les années 20..Les fantômes dans ce pays sont partout,et celui de Jack Kerouac, l’enfant abandonné du pays, une bouteille à la main, hante toujours les rues de Brest, à la recherche de Prévert et sa Barbara : "Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu’es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d’acier de sang

    • pirate pirate 3 janvier 01:23

      @velosolex
      Trump est bien entendu une catastrophe mais en l’état son amourette avec le mafieux de Moscou a calmé le jeu entre les deux pays qu’Obama avait contribué à tendre. Pour revenir sur ce que vous disiez à propos des écrivains américains, leur besoin d’aller au contact en somme, et rebondir sur ce que vous dites à propos de la guerre, je connais peut-être un moyen de vous la faire aimer si j’ose dire et c’est le Sympathy for the devil de Kent Anderson. Anderson est un Viet Vet. Quand il a été mobilisable il s’est retrouvé avec le troupeau d’infanterie et il s’est dit que quitte à se battre il n’avait aucune envie de rester avec les losers. Il était étudiant en lettre, il est rentré dans les Forces Spéciales. C’est ce que raconte ce roman à travers son alter égo Hanson. Et c’est une vision humaine et humaniste de la guerre. Après ça Anderson est devenu flic de rue dans un des quartier les plus dur de l’Amérique d’alors, ce qu’il raconte dans Chien Noir, et à nouveau une vision humaine, à hauteur d’homme, de la violence et de la misère. Dans les auteurs russes je suis nul, ’j’ai lu Hadji Mourat de Tolstoï et j’ai assez aimé le côté épique, ou sinon, toujours dans les récits de guerre, Sniper de Nicolaï Lilin qui donne un autre éclairage de la guerre en Tchétchénie, notamment sur l’aide qu’ont reçu les tchétchènes des saoudiens et des américains mais également sur la grande escroquerie du pouvoir russe.


    • baldis30 3 janvier 08:28

      @velosolex
      bonjour,

      « Il a réalisé en politique ce que Sydney Poitier réalisait dans le monde du cinéma dans les années 60, le bon noir, qui est l’exemple même de la possibilité d’intégration des minorités. »

      Tout est dit, et avec quelques qualités en adoptant la défense des intérêts des plus forts en place il a le profil absolu des dictateurs contentant cette classe tout en se présentant à ses mandants comme un des leurs ...


    • velosolex velosolex 3 janvier 11:50

      @pirate
      Totstoï c’est un peu le Socrate Russe. Tous deux ont été guerriers dans leur jeunesse, et ont appris à se servir de leur main dans tous les sens du terme ; Mais aussi bien sûr de la pensée qui les commande, et donne un sens. « Guerre et Paix », reste pour moi le modèle du genre, et les longues ruminations philosophiques des protagonistes, préfigurent sans doute ce que devait être le quotidien du contre Tolstoï. Toute la vanité du monde, ses blessures, sa résilience, et ses beautés lumineuses et évanescentes sont dans ce livre éternel. 

      Le monde de la guerre en a bouleversé plus d’un, dans le sens que c’est le chemin le plus direct est le plus direct pour arriver au vertige..Celui qui donne un gout de cendre dans la bouche.... « Le grand troupeau » de Giono est lui aussi une référence, mais je garde les votres au chaud.

  • baleti baleti 3 janvier 09:15

    Attribuer la politique américaine, a Busch ou Obama, c’est croire que les héros des films hollywoodien, vivent comme dans leur films.


    Les décisions politique,ne vienne pas des politiciens, se sont juste des bouffons, qui sont la pour diviser l’opinion public.

    Il y a qu’a regarder en france, la politique de hollande, est une continuité de la politique de sorkosi.Comme Obama est la continuité de busch.Et a chaque fois « la gouvernance » est donner a différent parti, pour motiver les masses a soutenir, tel ou tel élu. On a vu qu’USA c’est l’extreme, qui a « gagner » les élection, Pour la France, attendront nous a un prochain président que personne attendait.

    Pas beaucoup s’avouerons, qu’il sont manipuler, l’arnaque et effectivement imaginer par des genis, il touche l’ego, et les sensibilité de tous.

    Ne pas comprendre que l’argent et les lobby, dominerons toujours la politique, tans que l’on croira que choisir entre les différents menteur, est un signe de liberté.

    Que l’on soit un mouton, un âne, ou un taureau, les serpents aura le dernier mot, si on reste sur son terrain.

    • velosolex velosolex 3 janvier 11:29

      @baleti
      Il y un moment précis où la mangouste peut saisir le serpent à la gorge, mais il ne faut qu’elle le rate. Les grecs dans l’antiquité appelait celà le « kairos »:Avant c’est trop tôt, après c’est trop tard..Plus une intuition, tenant de la grâce et du sacré que de la stratégie proprement dite .

      Pour dire que l’on si l’on ne doit pas se bercer d’illusion, il ne fait pas partir vaincu d’avance. 
      Car si les grecs encore eux, avaient renoncé à se battre aux Thermopyles, alors qu’il n’était que quelques milliers, face à l’armée Perse, 100 fois plus forte, en pensant qu’ils n’auraient même pas le premier mot, l’histoire en aurait été changé. 
      L’histoire est pleine de Termopyles. Ceux qui ont la rage, de la révolte, et la conviction qu’ils ont raison, ont toujours un coup d’avance sur les autres, infatués de leur assurance et de leurs certitudes. 
      Le « Kairos » d’Obama, il s’est profilé lors de son investiture, après la chute de Lehman brothers. Là il avait belle de faire le ménage dans l’économie, et restituer une crédibilité dans la politique. On sait ce qu’il a fait, c’est à dire rien et même pire, refinancer tout le système. Même Roosevelt, qui n’était pas un révolutionnaire n’a pas raté en son temps la marche, à travers le new deal, et a institué des lois muselant l’économie prédatrice qui avait amené les krach de 29. 
      Sous Roosevelt, par exemple, les impôts sur les entreprises ont bondi, mais se sont uniformisés, d’un état à l’autre, empêchant l’effet de dumping et d’opportunisme, à la recherche du paradis fiscal. Sous sa présidence, l’impot sur les sociétés passa de 25% à 80% en moyenne...Un taux qu’on jugerait astronomique maintenant, et pourtant il permit à l’Amérique d’atteindre son age d’or, donnant à l’état une puissance incomparable
      C’est toute cette force de l’état, et sa capacité de puissance et de réformes, séparé du pouvoir des prédateurs qu’il faut restituer ! 
      Trump a un discours à la Roosevelt, dans le sens qu’il promet de grands travaux, tout en promettant lui de baisser les impôts. Discours tout en ambivalence, en contradiction, mais l’homme s’en fout, et même ceux qui l’écoutent, subjugué d’avance par le discours de la force...Et c’est ainsi que certains taureaux se transforment en bœufs, et que naît le facisme....


    • baleti baleti 4 janvier 21:16

      @velosolex

      «  »Pour dire que l’on si l’on ne doit pas se bercer d’illusion, il ne fait pas partir vaincu d’avance. «  »

      Je suis d’accord, je parlais de changer de terrain, le serpent n’a pas le même prédateur, dans un champs de mais, et sur un stade de foot.

      Le politiquement correcte, est leur terrain de prédilection, le mensonge, est le champ de mais.
      La greve général, le boycotte, est le stade de foot.

      Le jours ou tu a décider de baisser les bras, tu te condamne a la prison a perpétuité.

  • hervepasgrave hervepasgrave 3 janvier 14:58

     Bonjour,
    Analyse commune concernant les politiques,mais qui pour ma part est vraiment sans fondement.Cela sert certainement à arrondir les angles au jour le jour. Voir des différences entre Bush/Obama est pour ma part la même chose que Sarkozy/Hollande. D’ailleurs pour les fins lettrés et experts qui se produisent sur le site ,ils devraient être a même d’en parler autrement que comme ils le font ;ils ont du recul.Une connaissance approfondie de l’histoire,de la politique a les entendre. .
     Il n’y a qu’une chose ;basique et simple a dire et ce n’est pas sur les personnages mais simplement sur le roulement des politiques appliquées visibles. Bush ,il a fait peur à tout le monde ,derrière un apaisement avec Obama ,en France c’est la même chose.Demain pour nos élections nous aurons un retour certainement vers un gouvernement dur.A la rigueur ,le traitement de la politique en Europe étant traitée légèrement différemment qu’aux E.U , nous aurons peut-être un gouvernement a la Grecque. Somme toutes .La seule chose qui apparait certaine ,c’est la continuité du même pouvoir ,par personnes interposées. Alors ! quand nous comprendrons cela et que cela sera ouvertement dit,il y aura un progrès absolument phénoménal dans la manière de voir le monde tel qu’il est. 


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