mardi 17 janvier - par pirate

Contractor, les prolos de la guerre

« La guerre n’est pas instituée par l’homme, pas plus que l’instinct sexuel ; elle est loi de nature, c’est pourquoi nous ne pourrons jamais nous soustraire à son empire. Nous ne saurions la nier, sous peine d’être engloutis par elle. » Ernest Jünger.

« Mercenaries never die they only go to hell to regroup » Anonyme.

La guerre se privatise. Du conflit syrien en passant par des organisations militaires comme Daech ou paramilitaire comme Academi ex Blackwater, à l’invasion de l’Iraq, où le personnel des contractants fut le second contingent derrière la Coalition, le marché des SMP, ou société militaire privée, a littéralement explosé ces trente dernières années. Dégageant en 2006 un chiffre d’affaire global de 100 milliards de dollars et six ans plus tard de 430 milliards de dollars…. Analyse d’un phénomène.

 

De Bob Denard à Blackwater, de l’aventure à la normalisation.


Les Suisses et les amateurs de Flaubert ne me contrediront pas, l’usage de mercenaires remonte à l’antiquité. En fait, on peut dire que le métier de mercenaire à ceci de commun avec celui de la prostitution qu’il est aussi vieux que l’humanité. La force de l’armée romaine reposait en partie sur sa capacité à intégrer des forces étrangères dans ses rangs, et la Légion Étrangère, concept si unique et si exceptionnel que l’on créa les Marines faute de pouvoir se la payer, repose en soi sur le même modèle militaire que celui de Rome. Ainsi au terme de la Seconde Guerre mondiale, on se mit à parler intensément allemand dans la légion, et les ennemis d’hier, ancien SS et ex FFI, de se retrouver côte à côte dans la cuvette de Den Bien Phu. Avec ce risque corolaire à l’usage d’auxiliaire : la trahison, le retournement de veste. Et quelques-uns de ces mêmes anciens de la Wehrmacht ou de la SS de passer du côté des Vietnamiens moins au nom du communisme que du nationalisme. Mais bien entendu en soit un mercenaire est un fusil à louer, il ne se normalise au contact d’aucune armée en particulier, et se soumet aux ordres que dans la mesure de ses intérêts. Un légionnaire n’est donc pas réellement un mercenaire et jusqu’ici, pour se le figurer, on avait le choix entre le cinéma ou des personnages hauts en couleur comme Bob Denard. L’archétype même de ce qu’on surnomme avec un certain mépris mêlé de fascination « les chiens de guerre ».

Après un passage dans l’armée qui le fera passer de matelot mécanicien à fusiller marin et au grade de quartier-maître, le légendaire mercenaire français va littéralement s’épanouir en Afrique avec tous les conflits post coloniaux qui vont émailler le continent, et hélas continue de l’émailler. Sa vie, son œuvre est typique de ces légendes guerrières, entre coups tordus, séjours en prison, amateurisme, moment de gloire et fin sans reconnaissance, ni fortune. David Smiley, ancien opérationnel du MI6 les ayant employés, disait de lui, de Roger Faulques, autre figure du métier, et des mercenaires belges qu’ils oscillaient entre deux théâtres d’opérations : le Congo et l’Yémen. Le premier pour l’alcool et les femmes, mais où ils n’étaient jamais payés et le second où ils demeuraient sobres et célibataires, mais gagnaient leur vie. Mode de vie et figure emblématique aujourd’hui disparus, et même récusés par l’ensemble de ces professionnels pour qui un Denard fait figure d’irresponsable et de déplorable amateur. D’ailleurs, le terme même de mercenaires est rejeté au profit du normatif « contractant » moins imagé, avec le commerce ce que l’on gagne en confusion, on le perd en poésie. Car il s’agit non seulement aujourd’hui d’un très gros business donc, mais également d’un business qui se spécialise.

De l’encadrement et de l’entraînement des forces de sécurité, en passant par la sécurisation de site sensible, la protection du transport maritime ou le sauvetage, parfois, de région ou de pays tout entier, non seulement les rôles qu’ils endossent sont multiples, mais leurs rangs se professionnalisent sans faire appel aux seuls anciens des unités d’élite. Avec des grilles salariales pour le moins contrastées. Car même dans ce monde, il existe un sous-prolétariat, qui bien que n’étant pas nécessairement sous-qualifié, comme les Gurkhas (commandos népalais de l’armée britannique, légendaires pour leur férocité au combat), reste limité par les bornes d’un néo-colonialisme d’usage courant dans la hiérarchie militaire comme dans la logique libéral. Ainsi si tel soldat de fortune touchait péniblement 300 dollars par mois en ex-Yougoslavie, le contractant d’aujourd’hui en touche en moyenne trois mille par semaines, du moins si on est blanc et chanceux. L’ougandais ou le népalais chargé de l’encadrement du personnel local ou de la sécurisation sous menace caractérisée, c’est toujours entre 1000 et 500 euros par mois. Pour autant, professionnalisation ou pas, la vie souvent courte de ces hommes, et plus rarement de ces femmes, est très loin de la sinécure. Disons-le, pour nombre des états et des entreprises qui les emploient, ils ne sont pour l’essentiel que de la viande à canon, du sacrifiable. Si les chiffres officiels parlent de 3487 tués côté Coalition en Afghanistan, ils doubleraient en ce qui concerne le personnel militaire privé. Et j’écris ça au conditionnel, car en fait on n’en sait rien avec certitude. Un soldat qui rentre dans une boite au pays, c’est drapeau, flonflon et super décoration pour l’arbre de Noël posthume. Un employé, tout le monde s’en fout. À nouveau, comme partout, la loi libérale a raison sur les hommes.

 

Privatisation de la guerre et Res Publica


Cette évolution du marché de la guerre privée a notamment été marquée par la fin de l’ère soviétique et du régime d’Apartheid. Le désengagement auprès des pays satellites et les coupes sombres dans les budgets militaires, a non seulement mis au chômage pas mal d’anciens soldats, mais surtout a crée un appel d’air tel que durant les années 1990 l’Afrique dans son ensemble va être en quelque sorte la proie des flammes. Et dans cette logique un trafiquant d’arme notoire comme Viktor Bout, aujourd’hui en prison, d’y faire fortune, notamment avec la guerre civile en Sierra Léone. Qui plus est, rapidement, et notamment sous l’influence d’une croissance à deux chiffres, les salaires du privé vont devenir bien plus attrayants que les pauvres soldes proposées au personnel des armées régulières. Mais c’est Ben Laden qui va réellement donner son impulsion au marché. D’une par en créant lui-même une sorte d’armée privée du terrorisme international, où le djihadiste passera des montagnes afghanes à celle de l’Algérie du FIS, de la Bosnie ou de la Tchétchénie. Mais surtout avec la formidable impulsion offerte par le 11 septembre. Et son corolaire idéologique de la Guerre contre le Terrorisme qui a permis notablement aux néo conservateurs d’imposer une militarisation globale. Ainsi si la présence des contractants en 91 en Iraq était d'un pour cent soldats, lors de la seconde invasion il passera à un pour dix…

En France, où le mercenariat est punissable depuis 2003, notamment à cause de l’aventure comorienne de Denard, avec une croissance moyenne de 4,5 % par an depuis 2000 le marché de la sécurité (au sens général) se porte comme un charme. Et ce, alors que les statuts juridiques des SMP françaises sont dans le flou depuis la loi de 83 et que leur développement n’est en rien comparable à celui des sociétés anglo-saxonnes. Car n’oublions pas que notre état régalien est allergique à l’idée que l’usage de la force échappe à son seul contrôle. Les SMP française comme GEOS auront quand même dégagé un chiffre d’affaires de 73 millions d’euros en 2010. Tout en étant soutenu dans leurs efforts par le Secrétariat Général pour la Défense National et la Sécurité. En 2004, le gouvernement français a bien offert un contrat au privé pour de l’encadrement et de la formation, mais rien de comparable à ce qui se fait chez les Anglais ou les américains. Car nos contractants locaux sont face à deux problèmes majeurs : la frilosité de l’état à externaliser sa défense donc, et l’avancée économique énorme des SMP anglo-saxonne qui en sont déjà à la capitalisation en bourse. De fait ni les moyens, ni les missions, ni les services proposés ne peuvent rentrer librement en concurrence avec les acteurs majeurs de cette industrie que sont les Etats-Unis, Israël, l’Afrique du Sud ou le Royaume-Uni. Les SMP à la française notamment plus modeste, ne proposeront pas d’activité de soutien (transport, génie civil, maintenance) seront essentiellement exclue du domaine opérationnel et se concentreront sur la protection des biens et des personnes, la formation et l’encadrement de personnel et l’intelligence économique. En se reposant essentiellement sur trois pôles de compétences. La « GIGN connection » avec par exemple certain membre du commando qui avait libéré le vol d’Air France en 94, aujourd’hui reversés dans l’intelligence économique. L’industrie de la sécurité dans laquelle se sont reconvertis pas mal de démobilisés des années 90, et la filière ou plutôt la mouvance néofasciste. N’oublions pas, que sous le coup de peinture de Philippot (Marine c’est seulement la vitrine, la tête c’est lui) c’est aussi ça le Front National avec notamment son service d’ordre le DPS (Département Protection Sécurité) qui non contant d’avoir été la cible d’une enquête parlementaire sur sa qualité éventuelle de milice privée, entretient de nombreux liens avec de petites boite sécurité en Afrique et quelques anciens militaires aujourd’hui reconverti dans les SMP, comme le rapporte Philippe Chapleau dans la revue Culture et Conflit. La même filière néofasciste qui combat aujourd’hui au côté des Russes en Ukraine.

Conséquence de cet ostracisme jacobin, la France doit maintenir un contingent d’environs 5 000 hommes sur le continent africain pour environs un demi-milliard d’euros. Et si l’opération Serval a été un succès, l’intervention en Centre Afrique sera une catastrophe dont nos médias se sont bien gardé de poser un regard autrement que pour mettre en lumière le comportement de certain militaire (notamment pour viol). Mais il est vrai que de parler des scènes de cannibalisme auxquelles ont assisté nos soldats impuissants et sans moyen c’est beaucoup trop connoté auprès des bonnes consciences. Comme on évitera avec soin d’entamer le sujet sur l’état lamentable du matériel. Au point où la France va désormais s’équiper en arme légère auprès de nos voisins allemands, le Famas étant appelé à être remplacé par le HK416. Ou en Afghanistan où nos troupes devaient parfois annuler des opérations de reconnaissance parce que notre drone national ne prend pas son envol en cas…. de vent contraire. Un état des lieux en forme de rigolade que me faisait déjà une relation lors de la première guerre du Golf. Tandis que l’armée américaine dépensait des centaines de millions d’euros pour s’assurer que les glaces et les pizzas des GI arrivent à bonne température au milieu du désert, l’armée française, victime des ambitions électorales des petits pantalons qui nous gouvernent, se débrouillait avec quelques rations et le bricolage maison. Or je ne sais pas si vous avez déjà démonté et nettoyé un Famas en pleine nuit avec le matériel pourri fourni par l‘armée, mais comme jeu de piste il y a plus fun, d’autant si au même moment, on vous tire dessus.

 

Irish Road


Du Golf de Guinée en passant par celui d’Aden. De la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katherina à la Mer de Chine ou aux sites d’exploitation d’Areva en Afrique, les contractants sont partout. A bord des super tankers contre les pirates somaliens ou nigérians, sur les sites cogéré par le Pentagone, ou occupés à surveiller la frontière entre le Mexique et les USA. Au reste, les compagnies civiles ont bien compris l’intérêt et le bénéfice à tirer de ces armées privées. On pourrait ici citer KBR (génie civil) Cubic ou Kroll (formation) ou ITT (communication) qui ont toutes pris des parts sur ce marché. Mais on peut également citer les fusions entre SMP comme Dyn Corp (une des plus anciennes SMP américaine encore en activité) par CSC ou Armorgroup, émanation de ArmorHolding après le rachat de DSL, SMP anglaise. Pour des résultats qui semblent bien contrastés. Si les spécialistes de l’ex Blackwater ont notamment été montrés du doigt à plusieurs reprises en Iraq et en Afghanistan avec leurs méthodes de cowboy surarmés. Si Executive Outcome a également été violemment condamné pour son intervention en 95 au Sierra Léone, la réalité du terrain est moins tranchée. La cause de l’incident qui a valu la mort à une équipe de Blackwater à Falloudja ? La direction de Blackwater elle-même. Qui n’hésita pas à envoyer ces hommes en plein fief insurgé sans GPS ni carte d’état-major. Résultat, ils se sont perdus et sont tombés sur un nid de frelons. Les Sud-africains d’Executive Outcom perçus à l’époque comme de sales racistes voulant en découdre avec les pauvres noirs du Sierra Léone, ont non seulement été appelé par le gouvernement local, mais on mit purement et simplement fin à cette guerre. Ils y ont mit fin, et permit le processus de paix, je précise, avec un total de 150 hommes… Contre 15 000… . Oui, la réalité de ces hommes que l’on se figure toujours comme des assassins surarmés, sans foi ni loi, tout juste bons à prendre l’argent et à tuer est bien différentes de nos projections et fantasmes. Projection contre l’affreux impérialisme, d’où qu’il soit, et fantasme de super tueur tip top, mais sans pitié. Car si les GI surnommaient les mercenaires de Blackwater et autre Dyn Corp, Caviar Company, dans les faits, le caviar est un peu rance, qu’on en juge. Des équipes envoyées au feu sans matériel adéquat et devant se payer eux même leurs armes et moyens de protection. Compter 150.000 euros pour un 4x4 blindé, les contractants préféreront s’équiper en blindage de fortune, plaques d’acier soudées à l’arrière, rouler à toute blinde et faire feu sur tous ceux qui ont le malheur de leur couper la route. Avec bien entendu une chance sur deux qu’il s’agisse de malheureux innocents au lieu d’un kamikaze. Si assurer la sécurité d’un parking en zone à risque peut s’arranger avec un AK47 (400 dollars neuf en Iraq) et une caisse de munitions sorties d’un stock russe (ajouter deux cent dollars) les choses se corsent dès lors qu’il s’agit de protéger un convoi. Gilet pare-balles, plus un jeu de chargeurs en extra qui obligera à porter également un gilet de combat, plus un pistolet d’appoint avec un holster adapté, une arme secondaire, un téléphone cellulaire, un GPS pour éviter de se perdre et des lunettes de vision nocturne si vous voyagez de nuit et un Camel Pack si c’est de jour. Rapidement le contractant à tôt-fait de se transformer en robocop en y craquant une partie de sa paye. Mais à raison de 25 morts par jour certain mois en Iraq, il y a des nécessités sur lesquelles personne ne peut faire l’impasse. Du moins théoriquement. Car logique de rentabilité oblige, si les anciens membres des unités d’élites sont naturellement recherchés, pour certaines tâches, on se rabattra sur, par exemple, les ex enfants-soldats d’Afrique et d’ailleurs pour le gros, le tout-venant. Avec salaire minable à la clef, moyen de transport non protégé, arme de seconde main, et assurance qui refusera de couvrir telle opération qui aurait permis d’ôter une balle ayant rendu tétraplégique sa victime. Et bien entendu, tout ça dans cette belle logique de restriction de coût qui voudra qu’on licencie untel à mille dollars par mois parce que tel autre sans grade acceptera de n’être payé que cinq cent. Une démarche qui bien sûr ne s’arrêtera pas là puisqu’avec une petite formation, payante, on enverra sans remords un simple agent de sécurité s’occuper de protéger un convoi sensible ou un chauffeur routier non formé mais armé à conduire un même convoi. Comme dit un de ces messieurs dans l’excellent documentaire The Shadow Company, en Iraq, si vous aviez une arme sous la main, il y avait de l’argent à se faire pour n'importe qui. La saine et libre concurrence jusqu’à l’abattoir, une certaine idée du fair-play.

 

« Vive la mort, vive la guerre, vive le sacré mercenaire »

C’est avec ces mots que Jean-François Stévenin trinque dans le sympathique Chiens de Guerre, et qui à mon avis traduit assez bien une certaine mentalité pour partie de ces hommes. Prêts à risquer leur vie, leur intégrité physique contre l’assurance d’une existence de danger et d’un bon salaire. Mais au fond, je crois que ce n’est qu’une idée romantique, peut-être bien réelle au temps des « affreux » et autre gueules cassées des guerres post coloniales, mais aujourd’hui disparue sous l’effet de la privatisation. Car pour la plus part qui sont-ils ? Des retraités sans autres compétences que militaire, des fins de carrière pour qui c’est un moyen de s’assurer des revenus substantiels, des enrôlés de force déclassés et sans moyens, victimes eux même de la guerre, des hommes mal payés dans des armées qui se dépouillent peu à peu au profit de la voracité marchande. Ou, car on n’y échappe pas, bidule gavé de film de Rambo et qui croit que le port d’un arsenal lui autorise de se prendre pour un surhomme. Car certes, le domaine se professionnalise, mais on l’a vu, ce n’est pas d’avoir une conscience ou des scrupules qui caractérisent immédiatement le libéralisme. Débarrassé de la nécessité de paraitre face à un communisme progressiste et dogmatique, à la fois tyran et socialement innovant, le capitalisme moderne poussent désormais les états à se détricoter de tout ce qui faisait leur spécificité, mais également de tout ce qui protégeait les citoyens de la sauvagerie des marchands. Retraite, Droit du travail, santé, éducation, et aujourd’hui l’un des derniers remparts de l’état constitué, la défense. Tâche notamment simplifiée par des animaux politiques sans envergures, ambitieux comme des termites. Et, dans le cas qui nous occupe, selon un cercle vicieux qui veut que plus on réduira les effectifs, plus la nécessité d’employer des auxiliaires se fera ressentir.

L’idée du gouvernement Sarkozy de vouloir recentrer la compétence de nos forces sur les unités du COS (Commandement des Opérations Spéciales, équivalent du Joint Operation Special Command américain) à savoir sur des régiments comme le 13ème RDP ou le 1er REI était bonne et logique. Pour une fois qu’il en a eu une… Non seulement nos unités d’élites sont largement réputées à travers le monde quand elles ne sont pas simplement uniques dans leur fonction – comme le 13ème Régiment Dragon Parachutiste précisément – mais considérant la volatilité de notre sécurité tant extérieure qu’intérieur, disposer de spécialistes au lieu de généralistes est plus une nécessité qu’une option. Reste que l’état français a beau se cacher derrière sa posture jacobine quand ça l’arrange, à vouloir tout enrégimenté, réglementé, punir, taxer au nom de la sacro-sainte et indivisible petite cagnotte, il va bien falloir à un moment lâcher la bride. Ne serait-ce que pour ne pas se retrouver à devoir protéger nos rues et/ou nos intérêts dans le monde avec une cohorte estampillé d’une compagnie privée américaine ou russe. Qu’à ce compte-là des rachats entre méga holdings et des accords commerciaux transcontinentaux, on pourrait bien un jour se retrouver avec le 108ème Bataillon Parachutiste de chez CocaPepsi, il serait tant de choisir. Soit d’inventer un autre modèle économique, et vu les flèches qui nous gouvernent c’est pas gagné, soit d’arrêter de se réclamer d’une époque révolue et jouer le jeu pour de vrai de ce capital qui charme uniformément nos médiocres.

Quant à moi, je salue ces messieurs (et dames) d’où qu’ils viennent. Risquer sa vie pour une société marchande qui ne les considère même pas, ou les causes des autres, même si c’est parce qu’on est un inadapté, je trouverais ça toujours plus noble que rester sur son cul à commenter l’actualité en expliquant au monde tout ce qu’il fait de travers, ou à compter ses primes de fin d’années tout en envoyant des gens se faire tuer.

Pour en savoir plus :



30 réactions


    • Lloyd PALUN Jade4230 17 janvier 12:10

      @pirate

      Ayé la Dœlorean qui chauffe smiley

      Bon je vais manger, zêtes tranquille, mais je vous dis pas, ça va roxer du poney sévère au retour !!! smiley


    • pirate pirate 17 janvier 12:15

      @Jade4230
      Euh Shawn et l’autre c’est le sujet qui vous inspire de parler en cryptique ? Je pane déjà jamais rien à votre trollage alors s’il vous plait d’avance merci.


    • Shawford Shawford 17 janvier 12:27

      @pirate

      Apprends petit d’homme. smiley

      Hier tu faisais le gadjo en te foutant de la gueule de Joël de Rosnay sur mon compte, maintenant tu vas pleurer ta mère si tu me, si tu nous cherche un peu trop.

      Capiche, Bro ?


    • pirate pirate 17 janvier 12:49

      @Shawford
      Bon quand vous serez sorti de votre délire macho-western-j’me la raconte vous traduirez hein, en attendant je continuerais de faire comme d’hab, vous ignorer.


    • Shawford Shawford 17 janvier 12:52

      @pirate

      Et j’en ferai de même, pani problem, yentil pitit’ smartie.

      Amuse toi bien dans ta life smiley


    • mmbbb 17 janvier 19:50

      @Shawford ha il vous énerve avec sa suffisance  !


    • Shawford Shawford 17 janvier 19:55

      @mmbbb

      On se fait à tout, même au ténia, mais y’a un moment, faut soigner, c’est clair !


  • zygzornifle zygzornifle 17 janvier 12:09

    avec bientôt 8 milliards d’individus la prochaine guerre mondiale sera encore plus sanglante que les 2 précédentes.....


  • zygzornifle zygzornifle 17 janvier 12:13

    en cas de conflit aller se battre pour défendre son patron,son député, son sénateur ministre et président et qui quoi encore ? se faire trouer la peau pour ceux qui vous ont exploités, mentis, humiliés ? certains régleront déjà leurs comptes en premier avant d’aller défendre une patrie qui vous à chié dessus ...... 


    • mmbbb 17 janvier 20:00

      @zygzornifle il y a eu des dizaines de soldats tués sur des théatres d operation hors de France pour des opérations de police internationale alors que cette pute de BHL lui est toujours en vie Ce philosophe a laisse Kant et se met dans la peau d un Feld Maréchal en evitant de prendre de reels risques, Oui je prefere encore rester dans mon canape et de lire non pas Tele 7 machin comme ce cretin d ’auteur l’affirme, et de savourer un the vert . Quant a la defense la france ? quelle France quelles valeurs ? Quels intérêts ? 


  • baldis30 17 janvier 12:40

    Mais que fait l’auteur de la liberté d’entreprendre et de la libre circulation des capitaux ( moyennant une malhonnête rétribution des banques)  ?

    Libre d’acheter des armes , et de les fabriquer , libre de spolier les foules pour faciliter leur commerce... c’est cela la liberté d’entreprendre !

     smiley


  • gaijin gaijin 17 janvier 12:49

    « « La guerre n’est pas instituée par l’homme, pas plus que l’instinct sexuel ; elle est loi de nature, »
    et vlan on nous ressort les lois de la nature ..............
    degré zéro de la connaissance  smiley
    sauf que ça marche pas il n’ y a pas de guerre dans la nature il y a des conflits ce qui n’est pas la même chose .....
    la guerre est récente dans l’histoire humaine car elle apparaît avec la sédentarisation et la possibilité de voler des réserves de nourriture ......bref rien de naturel la dedans ...............
    commentaire d’un papou en visite dans un cimetière de la grande guerre  : chez nous quand on fait la guerre si par accident il y a un mort chacun rentre chez soi

    pas mal pour des sauvages .........


    • JC_Lavau JC_Lavau 17 janvier 16:58

      @gaijin. Et quand nous leur demandâmes pourquoi ils gravissaient ces horribles montagnes au prix de mille périls, ils nous répondirent « Parce qu’elles sont là », ce qui est bien une réponse de sauvage.


  • ♫♪ Ridipayass ♫♪ Ridipayass 18 janvier 00:30

    Ahh le baroud 2.0 y a que ça de vrai pour draguer les minettes sur le Net. Et c’est bien plus mieux tranquille que crapahuter dans les rizières


    • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 00:53

      @Ridipayass

      Yep la lune au milieu de la plaine chalumeauleeloolee au napalm, ca va un moment.

      De la à ce que la tarlouze de Wham soit pas mouru dans notre paradis commun respectif, y’a un pas ou plutôt tout un tas de petites souris à ne pas franchir smiley smileysmiley


    • Lloyd PALUN Jade4230 18 janvier 06:03

      @Orange Skink 42

      Chow Chow smiley smiley

      Je te pardonne entièrement et tu vas voir ce que sait faire le tenia (grrrrr smiley )


    • Elric de Melniboné Griffon Jaune 18 janvier 06:31

      @Jade4230

      On va enfin se marrer pour de bon aujourd’hui : le romain, c’est le dernier jour de ta boutique, gnarf ! Le tenia, à la niche, gnarf !


    • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 06:35

      @Griffon Jaune

      On va voir qui va être le plus fracassé aujourd’hui ! ( smiley smiley )


    • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 06:35

      @Jade4230

      On va voir qui va être le plus fracassé aujourd’hui ! ( smiley smiley )


  • ENZOLIGARK 18 janvier 04:06

    ... Et dire que les frOncais payent des impots pour une armee de l ’ air ( ... via Dassault le crevard versailliste UMP$ ... ) payant des pilotes ( AhAhAhAhAh ... ) a rester en alerte 24 / 24 pres de Paris en cas d ’ attaques ... , ... et n ’ ont rien pu faire pour « Charlie » , le Bataclan , le stade de frOnce , ou encore pour la promenade des britishs a Nice , ... . ... La situation chez les yankees est ( ou doit etre la meme ... ) et n ’ a pas empeche des pirates de l ’ air d ’ avoir « deux tours » d ’ avance ... ! . ... Bienvenue en frOnce ... . ... A FRANCIA FORA ... E CORSICA * LIBERTA SERA ...   


  • Jean Keim Jean Keim 18 janvier 08:35

    Plus la guerre sera privatisée et plus son activité devra être rentabilisée et exigera de nouvelles guerres, à l’instar d’une entreprise qui a besoin de nouveaux débouchés pour être rentable.


    • Elric de Melniboné Griffon Jaune 18 janvier 08:37

      @Jean Keim

      Yep sur Flotte Commandant, pour le reste smiley


    • pirate pirate 18 janvier 09:04

      @Jean Keim
      yep et c’est pour ça que l’on a inventé ce concept de guerre au terrorisme, la guerre permanente, glamourisé et global.


  • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 09:26

    Je suis bien au #B42 du jour qui se veut être de droit de toute glamoureuse éternité ?


    • Lloyd PALUN Jade4230 18 janvier 09:33

      @Orange Skink 42

      C’est ne varietur, frérot smiley


    • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 09:35

      @Jade4230

      Muy bien >>>>>>

      Asinus, va écrire ton épitaphe fissa chez les poivrons que je connaisse de l’humeur du temps du jour, ou tu m’obligeras à exterminer pour de bon Furtif !


  • Jean Keim Jean Keim 18 janvier 11:43

    Youp ? Ou yep peut-être, j’avoue que je ne décode pas la moitié des commentaires.


    • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 11:48

      @Jean Keim

      Yep mais t’es dans la place pour te faire butiner par de mirifiques pitites abeilles, et c’est bien là l’essentiel.

      Keep cool buddy, et enjoy now !


  • Shawford Orange Skink 42 18 janvier 11:52

    Tavernier, un chianti, ou j’envoie un de mes Nonos liquider Revelli dès que l’occasion se présente tangiblement !


  • Armelle 18 janvier 17:06

    ...Si l’auteur n’avait pas pris cette citation d’Ernest Jünger pour en faire son introduction, j’aurais lu...
    Car si tout ce texte est issu du postulat débile que celui-ci défend à savoir « La guerre n’est pas instituée par l’homme, pas plus que l’instinct sexuel ; elle est loi de nature », ça ne peut alors évidemment pas me parler !!!
    Ce type s’est davantage fait remarquer pour son esprit va-t-en-guerre et ses engagements dans les deux guerres plutôt que par sa littérature !!! Alors pas étonnant qu’il puisse avoir la faiblesse et la bêtise de sortir une ânerie pareile !!!

    Dommage c’était peut être bien...


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