samedi 21 janvier - par Robert Bibeau

Après l’Amérique, le cirque électoral s’invite en France, solutions bidon garanties !

Le problème du capitalisme contemporain est le même dans tous les pays industrialisés avancés. Le capital ne parvient plus à se valoriser suite aux hausses de productivité qui plafonnent et à la composition organique du capital qui détonne, jusqu’au point de non-profitabilité.

 

Imprimer de l’argent et le distribuer à la volée.

 Le problème du capitalisme contemporain est le même dans tous les pays industrialisés avancés. Le capital ne parvient plus à se valoriser suite aux hausses de productivité qui plafonnent et à la composition organique du capital qui détonne, jusqu’au point de non-profitabilité. La production industrielle en est au point où l’investisseur achète des robots dispendieux pour des profits désastreux. Et plus il en achète pour réduire le cout de sa main-d’œuvre, et plus il voit réduire son taux de profit. Le travail vivant-salarié – générateur de plus-value – n’est plus nécessaire pour produire, alors qu’il est toujours requis pour le profit. Mais voici que sous le capitalisme financier le banquier a trouvé la pierre philosophale – la monnaie de crédit – l’argent qui produit de l’argent sans passer par le cycle de valorisation de la production et du travail salarié !

 Justement, « l’État providence » dont les revenus diminuent, à cause de la crise, et dont les dépenses augmentent, à cause de la crise, débourse énormément, mais n’arrive plus à boucler son budget déficitaire. L’État bourgeois, toujours à l’affut des « innovations », a eu vent du secret des banquiers (via monsieur Hammon en France, via la Chambre de commerce au Canada et via monsieur Trump aux États-Unis) et chaque État aimerait faire comme les banquiers. Le pouvoir d’achat est à plat – trop de chômeurs en godasse, trop de pauvres sur la paillasse – qu’à cela ne tienne, l’État émettra de la monnaie de crédit, le distribuera à la populace qui consommera, réalisant ainsi un profit fugace.

 En France ce programme s’appelle le « Revenu universel », au Canada le « Revenu minimum garanti », en Suisse le « Revenu de base », aux États-Unis le programme d’infrastructure et d’armement (pragmatique les Américains). Le président Trump et la candidate Clinton avaient tous deux leur plan, mais pas un plan « d’État providence mur à mur », ce pays retarde dans la mise ne place de ce type de mesure. Clinton souhaitait simplement imprimer de l’argent pour accroitre la charité publique sous différents programmes moins articulés que le « revenu universel », mais où il était prévu que les pauvres retournent l’argent reçu, « valorisé » (sic), aux amis milliardaires de sa Fondation. La charité pour les riches comme ils disent en Amérique.

 Pour Trump, donner des sous à un pèquenot qui vend du crack dans son auto sous l’œil des vidéos – pas question ! – Alors Donald a imaginé imprimer de l’argent pour le donner directement à ses agents milliardaires afin qu’ils construisent des routes, des viaducs, des ponts, des sous-marins, des navires de guerre, des avions furtifs, des bases militaires, des drones et ainsi le redistribue en salaire à des prolétaires heureux de la bonne affaire. J’entends les gauchistes crier, mais Trump est un fasciste… autant que Hamon, Fillon, Hollande, Clinton et Trudeau.

 

Le flutiste de Hamelin.

 Le problème avec toute et chacune de ces solutions bidon, y compris le « revenu universel » c’est qu’imprimer et distribuer de l’argent ne peut en aucun temps constituer une valorisation du capital ni une création de richesse (valeur d’échange). Tout ce que ces flutistes de Hamelin provoqueront par leurs largesses monétaires débonnaires c’est une énorme inflation, une forte dévaluation et une terrible dépression dont le prolétariat fera les frais. Il n’y a qu’une réponse à offrir à ces saltimbanques électoraux « retourner dans vos Parlements et vos Assemblées et laisser le prolétariat en paix avec votre mascarade électorale universelle et vos solutions bidon garanties ».

 

 

NOTES

 

Les7duquebec ont mené un débat en ligne sur le sujet du revenu universel dont voici le verbatim :

http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/revenu-universel-salaire-gratuit-revenu-minimum-garanti-et-autres-fariboles/

  



14 réactions


  • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 21 janvier 13:20

    Une pure fumisterie oligarchique de la même nature que les retraites accorder aux soixante huitards, dans le but de calmer les tensions sociales. Tout ce qu’il peuvent proposer et concevoir n’est que pure illusion, simplement parce qu’ils sont humains. Et n’importe quelle humain qui n’est pas en contact direct avec la réalité du commun des mortels, vit au quotidien dans l’illusion et ne peu analyser la vie, que du haut de son illusion. Bien à vous !


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 21 janvier 13:53
      @Le paysan hystérique

      Personnellement je ne dirais pas une fumisterie car ils ont véritablement l’intention peut-être pas à cette élection-ci mais à la prochaine - ils sondent et préparent le terrain en ce moment - Ils ont je disais l’intention de distribuer ds chèques de « revenu universel » à tout un chacun.

      En ce sens ce ne sont pas des fumisteries. Ils le feront réellement = émettre de la monnaie de crédit sans valeur comme les banquiers le font à la bourse quotidiennement pour la spéculation sur les actions.

      Le drame c’est que cet argent bidon - cet argent crédit non adossé à des marchandises fera grimpé l’inflation = augmenter les prix des produits venant grugé le pouvoir d’achat des travailleurs 
      Cet argent provoquera la dévaluation de l’ensemble de la monnaie EURO - DOLLAR - Livre etc.

      A la fin plus de chômage et dépression économique majeur.

      Cette solution bidon est en fait suicidaire et il n’y a aucun temps à perdre à analyser ses différentes formules = le prolétariat doit tout rejeter en bloc.



    • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 21 janvier 15:17

      @Robert Bibeau

      Tout a fait d’accord avec vous, au départ l’idée des retraites semblais correcte, tous étaient de bonne foi à l’époque. Mais le constat actuel est tout autre, la version laïque du ciel et de l’enfer. Si tu rend gloire suffisamment au DIEU économique, tu profiteras d’une retraite bien mérité. Sinon ... et la réforme Libérale de l’éducation au Québec au secondaire cinq (reer, placement etc...) est tout droit dans cette idéologie. Comme vous dites à rejeter en bloc ! Bien à vous !


    • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 21 janvier 16:29

      @Le paysan hystérique

      J’aimerais ajouter sur mon commentaire précédent que l’argument des choix de vie que nous prenons durant notre vie active est garante de notre retraite. Elle trouverais une once de légitimité si elle se fondais dans le principe que tous les humains sont égaux etc. Demander donc à votre médecin d’avoir la même rémunération que l’infirmière ou le concierge, il va fortement vous conseillé d’aller consulté un psy. Mais vous constatez autant que moi que ça ne tiens pas la route !


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 21 janvier 19:08
      @Le paysan hystérique

      En effet sous le mode de production capitaliste suggérer au médecin de vendre sa force de travail ultra spécialisé et socialement couteuse à produire le même prix que la marchandise force de travail du concierge serait injuste et refusé.

      C’est que puisque la force de travail est une marchandise soumise aux lois de l’économie marchande capitaliste - vous ne pouvez la produire ou la vendre en dé ça d’un certain cout - d’un certain prix - Cette marchandise doiT  être traitée comme toutes les autres et sous le capitalisme TOUTE CHOSE qui a une valeur marchande est une marchandise soumise aux lois économiques.

      Si le salaire d’un médecin était le même que celui d’un concierge vous n’auriez plus personne pour payer le cout social de se former médecin et vous auriez un surplus de concierge.

      C’est le système à la racine qu’il faut éradiquer et non pas tenter une retouche - réforme ici ou la 


       

    • Le paysan hystérique Le paysan hystérique 21 janvier 21:34

      @Robert Bibeau

      C’est le système à la racine qu’il faut éradiquer et non pas tenter une retouche - réforme ici ou la

      Ce qui nous ramène tout droit à l’époque de la révolution Française ou la petite et grande bourgeoisie refusas catégoriquement de discuter librement de la notion de bien public et bien privé. Au sens propre du bien commun il est tout à fait normal que le médecin ais une reconnaissance plus grande que le concierge, vu les exigences personnelles qu’implique le métier et le service rendu à l’être humain ainsi qu’à la société. C’est je pense un principe morale, semble bien que la moralité collective avance à grand pas de tortue. Bien à vous !


    • Harry Stotte Harry Stotte 22 janvier 02:18

      @Robert Bibeau

      « ... le prolétariat doit tout rejeter en bloc. »



      Y compris le boulot qui, comme chacun sait, est la plaie des classes qui boivent !

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 22 janvier 14:58
      @Le paysan hystérique

      NON je ne pensais pas du tout à la morale, à la révolution bourgeoise française, à la reconnaissance NON je parlais économie madame

      Ca cout socialement tant de dollars produire un médecin et ca coute tant de dollars produire un concierge pour que l’investissement social se rentabilise  la force de travail médecin doit et EST plus cher à vendre-acheter que la force de travail concierge. Si une société capitaliste - un pays quelconque ne respecte pas cette règle la marchandise MÉDECIN migrera de ce pays vers les autres pays et il n’y aura plus d’étudiants dans les facultés de médecine de ce pays

      C’est une loi du mode de production capitaliste et nul état ou gouvernement ne peut la transgresser sinon au prix de perdre sea marchandise médecins

      COMPRENEZ MOI MADAME ce n’est pas que j’approuve cette situation - Je suis un scientifique qui vous décrit la situation comme un écologiste vous décrirait la pollution = il ne l’aime pas mais il doit vous la décrire comme elle est

      LA SOLUTION = Renverser le mode de production capitaliste l’éradiquer et construire un nouveau mode de production fondé sur de nouvelles bases de nouvelles lois économiques.


       

  • loulou 21 janvier 16:04

     Bonjour Monsieur Bibeau.

     Rien à dire .Excellente analyse de la situation.
     Oui, mais les temps sont obscures.
     Illusion de l’homme fort, Faillite des systèmes socialistes qu’on n’a pas fini de payer en   découragement ( A quoi bon !) de tout genre, et par dessus tout ça l’arrogance, la fine intelligence  et l’extrême cynisme du capital.
     Sa connaissance de nos faiblesses et son utilisation pour son profit de ce qu’il y a de mieux en nous ( immigration de masse, entre autres exemples.)
     Sur ces points là non plus on n’est pas sorti du tunnel.

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 21 janvier 19:21
      @loulou

      J’aime votre intervention Deux remarques cependant 

      1) Le socialisme dites-vous - INTÉRESSANT L’histoire du socialisme reste à faire madame - rien de correct n’a encore été écrit sur ces expériences dans une vingtaine de pays TOUS ÉCHOUÉS = je répète TOUS. A) Échouées  si on pense que ces expériences devaient mener au mode de production communiste = alors vraiment ÉCHOUÉES B) L’unanimité des ÉCHECS ne semble préoccuper aucun gauchiste - communiste - marxiste-léniniste - maoiste - guévariste et allongez la liste C) Cette UNANIMITÉ dans l’Échec ne serait-elle pas le révélateur que le SOCIALISME dans ces divers pays - N’A JAMAIS UNE VOIE UN CHEMIN - UNE ROUTE vers le mode de production communiste.

      2) Mais alors, ces phases dites « INTERMÉDIAIRES » nous a-t-on dit entre le mode de production capitaliste et le mode de production communiste n’étaient-elles pas des phases dirigistes-étatiques entre le mode de production féodale et le mode de production capitaliste = la ou elles ont aboutit

      3) Ces expériences socialistes seraient donc des succès capitalistes

      4) Pour ce qui est de la bourgeoisie qui connaît bien les faiblesses du prolétariat = VOUS avez raison mais cela est sans importance. La bourgeoisie ne peut ni sauver son mode de production ni donc sauver sa peau même si elle nous connaît bien

      5) Quand l’insurrection va péter ils ne contrôleront plus rien 


  • zygzornifle zygzornifle 22 janvier 09:47

    Quand on a vu et écouté les 7 cornichons LR puis les 7 du PS c’est pas le cirque électoral mais la réa suivi de l’euthanasie générale ..... De la limonade sans les bulles ou du coca au soleil voila ce que j’ai vu .....


  • zygzornifle zygzornifle 22 janvier 09:49

    Définition du socialisme sur Wikipédia , il est le PS dans cette description ??????


    Le mot socialisme recouvre un ensemble très divers de courants de pensée et de mouvances politiques 
    1) dont le point commun est de rechercher une organisation sociale et économique plus juste. Le but originel du socialisme est d’obtenir l’égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités. 
    2) Plus largement, le socialisme peut être défini comme une tendance politique, historiquement marquée à gauche, dont le principe de base est l’aspiration à un monde meilleur, fondé sur une organisation sociale harmonieuse et sur la lutte contre les injustices...

    • Robert Bibeau Robert Bibeau 22 janvier 14:48
      @zygzornifle

      Vous avez raison ZYG votre description de socialisme tirée de Wikipedia est bonne - c’est bien cela le SOCIALISME DEPUIS PROUDHON - Marx n’a rien à voir avec ce socialisme - puis la deuxième et la troisième internationale SOCIALISTE même si la 3e se disait COMUNISTE elle était en réalité SOCIALISTE DE GO-GAUCHE

      Pour ma part RIEN À VOIR AVEC CE SOCIALISME = rien = et c’est pour cette raison que vous ne verrez jamais le mot SOCIALISME dans mes textes sauf pour citer un auteur ou de manière péjorative, pour dénoncer le SOCIALISME... qui a mener le mouvement ouvrier dans combien d’impasses ???

      Merci de votre intervention


       

    • Jade4230 22 janvier 14:49

      @Robert Bibeau

      Max 333m le porte-avions smiley


Réagir