Je craint que cela ne soit très très difficile à vous faire comprendre, tant les gauches, enkystées dans des sociologies, connaissent mal ce qui leur est extèrieur. Il n’y a pour ainsi dire pas « d’idéologie ». à droite au sens ou on l’entend à gauche. Ce qui est frappant dans des réunions de droite par rapport à celle de gauche, c’est d’abord, évidemment, la mixité sociale, mais aussi le fait que sur chaque probleme concret, les gens sont facilement divisés, sans que l’étalage de ces divisions ne constitue un casus belli. Il y a peu de « ligne général ». Tous le monde a en gros le droit de penser librement. Les droites croient à l’humain d’abord, là ou les gauches préfèrent le collectif et l’abstrait. C’est pourquoi le processus de sélection des dirigeant est très différent. A gauche, il privilégie les plus médiocres ou les plus hypocrites. Le plus médiocre n’inquiète pas le « collectif », mais le plus hypocrite parvient parfois a se faire passer pour peu dangeureux pour le groupe. Staline s’est toujours situè au centre avant d’être au pouvoir. Miterrand issu d’un marais réactionnaire est parvenu à « dépasser sur leur gauche » les authentique héritiers du socialisme à la française, avec des postures extrêmes et des comportements concrets rasurrant : suivre la masse du parti.
Enfin, dans l’incertitude idéologique actuelle du PS, le processus de sélection, sans néglige médiocrité et hypocrisie, est largement surdéterminé par ce que sondage et médias renvoient au PS comme image de lui même. Royal, Strauss kahn, Hollande.....Quand on pense qu’on parle encore de « révolution » ou de « rupture » dans les textes du partis, il y a quand même de quoi hurler de rire...
Au final, un candidat a un poste de direction du PS doit essentiellement répondre à l’attente majoritaire de ce qu’est le parti : une abscence de réelle volonté politique autonome. Il ne faut pas oublier que les militants et élus sont avant tout des bureaucrates, fontionnaires ou apparrentés. Leur idéal en matière politique, ce sont des dirigeants qui les laissent faire sans tenter de leurs imposer des changements ou des évolutions. Les bureaucrates sont conservateurs par nature.
A droite, ce sont avant tout les qualités humaines apparrentes qui comptent. Au sens large ; Le type qui fait la preuve qu’il est capable de trancher, de renoncer, de changer, d’agir, de s’adapter. Toutes vos tentatives pour enfermer les candidats à la candidature dans des petites cases façon PS, gaulodémocrate, libéral social sont de ce fait assez vaines. Il y a des nuances, mais c’est le pragmatisme qui l’emporte toujours. Balladur « incarnait » peut être une « sensibilité » un chouia différente de celle de Chirac, mais fût choisi d’abord celui qui fut capable de tuer l’autre politiquement. D’être un chef, capable d’exprimer une politique. C’est aussi pour cela que les raliiement sont si faciles une fois le choix fait et que la lutte pour le pouvoir laisse aussi peu de traces « idéologiques » à droite.
La droite dans le choix de son candidat, choisi celui qui est capable de la persuader qu’il saura agir. Le PS celui qui parvient à le persuader qu’il ne tentera pas d’imposer une politique à la bureaucratie.
A cela s’ajoute un autre truc pour le coup absolument inimaginable à gauche. Il y a toujours, à droite, une assez forte dimension éthique dans le choix du candidat.
Enfin, à droite, il y a des militants civils civique citoyens. La france est sous syndicalisée parce que les fontionnaires sont parvenus à s’arroger une sorte de quasie monopole du syndicalisme et privilégient toujours leurs intérêts de classe dans les conflits sociaux ( voir la réforme des retraites). Il y a peu de syndicalistes. Ils sont largement professionnels. Payés pour cela. Il y a quand même plus de syndicalistes que de militants de gauche. Seule une partie des pro des syndicats s’engagent dans les partis. Le reste est composé d’élu qui eux aussi sont payés pour cela. ( au PS, chez les verts, il y a des élus, des syndiqués, et des retraités, ceux qui ne peuvent plus avoir de respnsabilités syndicales rémunérés). C’est la raison pour laquelle le choix des candidats a gauche apparrait vu de l’extèrieur comme des conflits de personnes ayant les mêmes idées, mais reflète en réalité vu de l’intèrieur des rapports de force entre catégories sociales et socioprofessionnelles pour le partage du gateau. Le choix d’un candidat à droite peut apparaitre comme des conflits idéologiques entre sous tendances alors qu’il s’agît en réalité de conflits de personnes.
Pour toutes ces raisons, l’UMP se donnera comme dirigeant, le candidat qui lui donnera l’impression d’être capable d’imposer à la gauche, les vrais débats politiques auxquels elle a réussi a échapper lors des dernières présidentielles.
Il faut bien voir que toutes les droites FN compris sont sur une même longueur d’onde. La priorité pour notre pays est une réforme de l’état au sens large. Elles sont divisée fondamentalement sur les modalités. Choc frontal avec les classes sociales prédatrices de gauche, ou tentative de les associer à leur propre réforme. La seconde option, ce fût le moment Sarkozy, illustré par exemple par « l’ouverture ». La politique actuelle va conduire à des catastrophes ( façon espagne socialiste en moins grave) Le gouvernement le sait, c’est illustré par la mise en avant des réformes « sociétales ». Il est douteux qu’avec un président et un premier ministre pareil,le PS parvienne a s’affranchir de ses lobbie et mène une vraie politique. Il est donc fort possible, au delà du choix d’un dirigeant à court terme, que le futur candidat des droites soit celui qui sera capable d’incarner une volonté forte de réformer l’état, quitte a s’attaquer de front aux forces internes qui en son sein, s’oppose à la démocratie. Au prima du politique élu sur les lobbies corporatistes. Ce qu’on continue par habitude à nommer les gauches.