Le nouveau conseil d’administration de la société “France” a, durant tout le mois de septembre, inondé les bourses politiques de déclarations. A gauche pour de vrai ! nous ne reviendrons pas dans le détail de chacune. Pour l’essentiel vous les connaissez : baisse du coût du travail donc augmentation de la CSG, intensification de la politique de l’offre déjà conduite par Sarkozy, soutien sans réserve au traité Merkozy, etc…
Si bien que de nombreux observateurs ont souligné, non sans une certaine raison, les fortes similitudesentre les prises de décision de ce conseil d’administration élu le 6 mai dernier, et le précédent qui avait été élu en 2007. Les marchés électoraux n’ont pas tardé à réagir. Et selon que l’on observe attentivement les bourses de droites ou les bourses de gauche, les réactions divergent.

L’action Hollande a bondi de plus de 5 points sur les bourses de droite en un mois. Elle avait, fort naturellement, chuté dès le mois de mai, avec la prise de fonction du nouveau conseil d’administration. Mais ce mois de septembre a visiblement eu pour effet certain de rassurer les marchés droitiers. Et en particulier les Bourses UMP et FN. Car aux principales déclarations économiques se sont rajoutées les opérations coups de poings menées contre certaines populations, en particuliers les Roms.
Si bien que le titre Valls, un produit dérivé du placement Hollande, est désormais plébiscité sur les marchés UMP. Il devance désormais les placements Borloo, Bayrou et même Copé en enregistrant une progression incroyable de 13 points en octobre. Ainsi, le titre Valls est aujourd’hui au sommet de sa cotation, loin devant toutes les autres actions de la société “France” principalement en raison des nombreux ordres d’achat des investisseurs de droite.

En revanche, les places boursières de gauche, elles, connaissent exactement le phénomène inverse. Ainsi, même la bourse PS enregistre une baisse significative du cours de l’action Hollande d’exactement 5 points, c’est à dire à l’unité près, le niveau de la hausse sur les marchés UMP.

Les traders de Solférino ne semblent pourtant pas prendre la mesure de cette érosion puisqu’ils ont même amplifié, ces derniers jours, leurs ordres en faveurs de placements très risqués tels que “les geonpis”, un fond de placement qui ressemble fort au pire de ce que les paradis fiscaux peuvent générer comme effets pervers. Si bien que les petits épargnants, à l’image des classes moyennes ou des ouvriers, se désengagent significativement et vendent l’action Hollande dans des proportions dangereuses. A présent, pratiquement 63% classes populaires se détournent de l’offre Hollande jugée contraire à leurs intérêts les plus essentiels.

A un tel rythme, le risque de krach est désormais plus que réel, à moins que les places financières de droite poursuivent leur effort de soutien au titre Hollande. Toutefois, le nouveau conseil d’administration de la société “France” devrait veiller, si un tel soutien des bourses droitières devait se maintenir, à ce qu’une prise de contrôle partielle ou totale, amicale ou hostile de ces investisseurs libéraux, ne vienne couronner leurs placements. A moins que ce ne soit finalement déjà fait.
Sydne93