mardi 14 mars - par pirate

République Bananière de France ou le syndrome du larbin

Nota Bene : ce texte est une refonte d’un article déjà proposé sur Agoravox et rejeté pour de très mauvais prétextes qui tiennent probablement plus du larbinage que de la raison, mais je vais y revenir.

 

François Fillon, qui n’a jamais travaillé de sa vie, et pourtant futur candidat pôle emploi, l’a sans doute parfaitement compris, il est fini. Grillé, foutu, caramélisé, et pas seulement pour les élections, son avenir politique tout entier. C’est à mon avis la seule raison psychologique décente pour expliquer son obstination. Le baroud d’honneur au lieu du déshonneur qui de toute manière l’a déjà éclaboussé jusqu’à ses fameux sourcils. Il peut toujours sans doute compter sur des électeurs à la larme facile, quelques âmes caniches, vieilles dames patronnesses qui voteront pour lui juste pour le beau geste, pour avoir voulu participer jusqu’au bout comme un candidat olympique sans avenir, rendant ses belles lettres à la maxime de Pierre de Coubertin. Mais en l’état, aussi émouvante soit cette posture d’obstination à sa propre destruction, non seulement elle ne nourrit qu’un peu plus la candidature de ses opposants, mais surtout, elle risque d’être totalement préjudiciable à l’avenir de sa formation, déjà violemment mis à mal par les voyous qui tiennent ce parti et qu’il est pourtant interdit d’appeler ainsi selon les larbins qui votent pour eux. Car c’est précisément la raison pour laquelle ce texte fut censuré, en France on adore parler, débattre, d’ailleurs on ne fait que ça, mais on a peur des mots, à commencer par ceux qui les subissent. Il est donc interdit de signifier que nous sommes la risée du monde entier avec notre classe politique corrompue jusqu’à la moelle, que les Républicains sont plus connus pour les mises en examen de ses membres que pour ses réformes, que les Hauts-de-Seine sont la caisse noire d’un parti voire de plusieurs, et que globalement ce pays est aux mains d’une caste qu’il est interdit d’appeler mafia quand bien même elle répond en tout point à la définition qu’en donne Jean-François Gayraud dans son livre « le monde des mafias, géopolitique du crime organisé ». Le goût du secret, la cooptation au sein d’un même groupe ethnique, le caractère criminel de l’entreprise pourtant systématiquement dénaturé par des lois allant dans le sens des voyous. Comme cette récente loi de prescription de 12 ans pour les délits financiers votée par les mêmes qui sont régulièrement mis en examen pour ces mêmes délits. Mais si seulement cette farce de campagne électorale s’arrêtait à Fillon le corrompus…

 

De son côté, et très exactement comme je le prévoyais, les ego de gauche n’ont pas trouvé de programme assez large pour faire place à deux. Et c’est parfaitement normal, quand il y a deux cadors dans une même pièce, il y en a forcément un de trop. L’un est une vieille diva sur le retour dont c'est probablement une des dernières sinon la dernière occasion de briller aux présidentielles. L’autre est un jeune requin comme sait en produire le PS, démagogique, consensuel et soumis au capital. Le premier est comme Fillon, mais pour d’autres raisons, dans le baroud d’honneur. Le second dans l’échauffement, il ne gagnera pas celle-ci, et il le sait sans doute comme les autres, puisque son parti est en miette, mais peu importe, il est dans une logique rentière de carrière. Comme tout animal politique français qui se respecte.

 

Les Français en effet ne votent pas pour des programmes ou des convictions qui sont de toute manière toujours surjouées, ils votent pour une caste. Ils votent pour le maintien de cette caste au pouvoir, quoi qu’il en coûte à commencer par leur liberté. Les Français votent pour leur maintien en servitude, et ils appellent ça le suffrage universel.

La servitude ou la mort

Ce n’est pas la première fois que je remarque ce trait particulier d’un peuple qui s’imagine rebelle, se pense même culturellement exceptionnel (la fameuse exception culturelle française). Si exceptionnel que nous sommes tous de fins politologues, géopoliticiens, théoriciens et « intellectuels » capables de disserter sur tous les sujets, du conflit en Ukraine, au Coran en passant par le fauvisme sans pour autant jamais, une seule seconde remettre en question la caste dominante et sa cooptation de tous les pouvoirs. D’un point de vue ontologique, je trouve même ça assez fascinant pour un pays qui ne cesse de citer sa Révolution, ses Lumières. Je me demande par exemple ce qu’auraient pensé Diderot ou Beaumarchais, de ce texte lu sur Agoravox, défendant avec une vibrante indignation l’habituelle posture de cabale adoptée par Marine Le Pen. Ceci au nom de la fameuse liberté d’opinion. Fabuleux. J’ignore où sont enterrés ces augustes auteurs, mais ça doit faire des sauts périlleux dans les ossements, du cliquetis dans le caveau. Pour Marine Le Pen, en revanche, la liberté d’opinion est apparemment limitée à la sienne propre. Comme toujours, pleine d’elle-même et de la certitude qu’elle va faire d’une bouchée du jeune banquier, elle a récemment déclaré : « Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un pouvoir politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ces fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote. »

On sait donc maintenant deux choses, Marine Le Pen se prend pour Vladimir Poutine avec un vagin et qu’un patriote dans son esprit est quelqu’un qui ne s’oppose pas à elle. Nonobstant, bien entendu que les fonctionnaires en question ne font rien de plus que le travail pour lequel ils sont payés, elle utilise rien de moins que la menace contre ceux qui osent actuellement se mettre en travers son chemin, à commencer par le Parlement européen. Et cela en les invitant implicitement à désobéir autant à la loi qu’à leur hiérarchie. Je me demande comment ça se passe en ce moment dans la tête des défenseurs réactionnaires de la liberté de parole réactionnaire. Mais je commence à mieux cerner ce qu’ils appellent un « Bisounours ». Un être tout mou qui défend ses chaînes et le droit de son tortionnaire à lui couper les couilles ? Ça doit être ça.

 

La peste ou le Medef.

Finalement dans cette logique de servitude, Pierre Gattaz présente, sur une idée de François Pinault, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère et Xavier Niel, les élections 2017. Avec à la droite de ma gauche, un banquier et à la droite de ma droite, une héritière. Car ils sont de plus en plus, même à gauche ou ailleurs, à se dire qu’ils vont refaire avec Macron le coup qu’ils avaient fait au FN avec Chirac. Le fascisme libéral plutôt que le fascisme tout court. C’est un calcul. Mais non seulement, il cristallisera le FN dans sa posture favorite et facile d’éternel opposant, crieur de marché dégoisant au coin du 20h des vérités de comptoir. Mais encore faudra-t-il que le gendre idéal soit à la hauteur parce que contenu de l’état d’exaspération du pays, le fascisme tout court pourrait revenir en force façon batte de baseball et plus seulement sous la forme de discours de menace. Pendant que Marine Le Pen joue sur la même et sempiternelle corde du complot politique, comme son père avant elle et comme globalement l’extrême droite depuis Charles Maurras, on gonfle à loisir la réalité des émeutes au sujet de l’affaire Théo.. Et pourtant rien de comparable à 2005, pas même une poubelle brûlée de Vaulx-en-Velin à Vénissieux. La carte de la peur n’est même plus scénarisée par l’agenda des ambitions politiques, mais par les médias eux-mêmes, à savoir les milliardaires susnommés, le patronat. Est-ce à dire qu’ils ont déjà choisi leur candidate ? Le libéralisme pur et dur n’aime pas la concurrence et surtout pas celle d’un libéralisme xénophobe, comme on peut le voir actuellement aux Etats-Unis. Mais par nature le capitalisme a une morale élastique. À l’instar d’un Bernard Arnault allant faire des courbettes au troll de la Maison Blanche, ne doutons pas une seconde que quelques yachts se tiendront à disposition des vacances de Marine Le Pen. C’est bien pour toutes ces raisons que je souhaite qu’ils l’élisent enfin leur championne, qu’on rigole.

République bananière de France, pour un nouvel ordre des poches.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que l’élection de Marine Le Pen, si elle a lieu, va être concomitante d’une redistribution des richesses. Que les épiciers et les turfistes se rassurent, ils vont pouvoir continuer à engraisser la Française des Jeux. L’argent changera de poche, sans jamais passer par la leur. Simplement, les amis des Le Pen et associés remplaceront aux Hauts Seines, qui sait, ou ailleurs, les argentiers et les escrocs d’aujourd’hui. Cela a d’ailleurs déjà commencé. Et dans les bonnes combines, laissant espérer une continuation dans le changement, les Balkany, encore eux. Associés par un cousin d’Isabelle à Marc Etienne Lansade, maire frontiste de Cogolin (Var…) et proche de Marine Le Pen. Avec pour conséquence, la fracassante démission de dix membres de son équipe, écœurés par ses méthodes, déni de démocratie, intimidation et petits arrangements immobiliers. Même ambiance à Marseille ou devant les accusations d’autoritarismes, le maire du 7ème, Stéphane Ravier évoque le manque de patriotisme de ses opposants et d’absence de culture de parti. Une rhétorique idoine à celle de sa patronne, qu’il faudra donc accepter, et comme je le prédis, les chômeurs seront très vite anti-patriotiques s’ils n’acceptent le premier job chez Mc Do venu. Tout ce qui contrariera la politique de Marine Le Pen et associés sera qualifié d’anti-patriotique d’ailleurs. Que ceux qui rêvaient avec elle d’une justice qui ne soit plus aux ordres se rassurent, ce sera bien le cas. Seulement aux ordres stricts du patriotisme, et du patronat s’il met la main à la poche. Ainsi à Hayange ou Béziers, pour les mêmes raisons, les conseilles municipaux démissionnent dégouté par des méthodes strictement identiques à ceux d’en face, le petit truc autoritaire, pardon, patriote en plus. En tout 400 démissions en deux ans sur 1500 élus et qui dénote d’une certaine fébrilité dans l’ancrage tant espéré par l’entourage des Le Pen fille et nièce. C’est notamment pour cette raison que je souhaite sa victoire. Terminé, la posture du « mains propres et tête haute », car si les affaires se voient déjà, elles se verront d’autant plus. Terminé, l’alibi perpétuel du complot perpétuel, on saura désormais qu’il s’agit bien de rien de plus que de diversion. La question restant à quel prix nous le saurons. Si Marine Le Pen se prend effectivement pour Poutine in utero, Elise Lucet et autre lanceur d’alerte trop curieux peuvent par avance demander asile à Londres. Toujours, bien entendu, au nom du patriotisme. La question étant également qui sera désigné comme bouc-émissaire, en dehors des suspects habituels. Certains fonctionnaires occupés à faire leur travail apparemment et qui d’autre ? Ajoutons l’interprétation que chacun fera de « la préférence nationale » au quotidien. La discrimination à l’emploi et au logement que connaissent déjà la banlieue risque de vivre des moments d’autant exaltants que les associations de droit au logement ont assez peu de chance de passer l’examen de patriotisme. Sans compter bien entendu les tensions communautaires nées de ce que les mimiles de tous les bords voudront bien comprendre des ordres de la chef. Et donc implicitement terminé l’angélisme induit autour de la normalisation du Front National, ce que j’appelle la xénophobie acceptable, le racisme décomplexé, festif, d’un bord ou d’un autre d’ailleurs, comme dans l’affaire Medhi Meklat ou dans chaque déclaration des Indigènes de la République. Bref, ce pays verra le Front National tel qu’en lui-même, un parti comme les autres, le désordre en plus. Et si Daech n’est pas complètement occupé ailleurs à défendre les bouts d’un Califat imaginaire, gageons qu’ils se feront un plaisir d’ajouter de l’huile sur le feu.

Alors de deux choses l’une, soit ce pays se soulèvera, et chassera enfin la caste qui le maintient dans cette servitude volontaire, soit il brûlera. Étant bien entendu que je ne souhaite pas que ça soit le cas. Une guerre civile en France serait, en plus du coût humain, tant une victoire pour l’islam radical qu’une défaite pour les démocraties occidentales dans leur ensemble.

 

En attendant, parce qu’il n’y a pas de raisons qu’il n’y ait que les fonctionnaires qui soient emmerdés, et simplement pour que la justice soit la même pour tous, si vous voulez que l’immunité parlementaire de Marine Le Pen soit levée, et qu’elle réponde simplement à ses convocations comme n’importe lequel justiciable, c’est par ici : Contrairement à ce que semble penser les défenseurs de la liberté d’opinion réactionnaires, une démocratie n’est pas une maison de tolérance. Contrairement à ce que voudraient croire Madame Le Pen et tant d’autres, comme Maitre Collard, une élection ce n’est pas la trêve des confiseurs.

 



24 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 mars 10:15

    « Contrairement à ce que semble penser les défenseurs de la liberté d’opinion réactionnaires, une démocratie n’est pas une maison de tolérance. »


    Après tout ce que vous avez écrit dans l’introduction et le développement, comment pouvez-vous continuer à utiliser le mot « démocratie » ?

    Ce concept abstrait n’a jamais existé nulle part :

    - la Grèce antique connaissait des régimes élitistes où les « citoyens », ceux qui pouvaient se réunir sur l’agora et deviser sur leurs intérêts de caste, ne représentaient qu’une faible proportion de la population et excluait les femmes (50%), les enfants, les esclaves et les « étrangers » (les Spartiates étaient des étrangers à Athènes et vice-versa.

    - la révolution française a été une révolution bourgeoise qui a permis à la classe sociale qui détenait des capitaux de se livrer au business que les Anglais avaient développé et que le modèle monarchique français rendait impossible. Après des péripéties impériales et restauratrices, les républiques se sont succédées et aménagé les constitutions pour s’adapter aux techniques financières de leurs époques et optimiser les profits des banquiers et industriel.

    - la révolution bolchevique a été confisquée par une bureaucratie qui a sacrifié son pouvoir économique après des erreurs stratégiques majeurs (Lissenko, Stakhanov...) pour conserver un pouvoir politique qui s’est affaibli progressivement, nombreuses et puissantes étant les mafias locales et infiltrées qui, lasses de s’engraisser dans l’ombre, avaient hâte de s’approprier le pactole amassé par l’état.

    Si vous connaissez un seul endroit et une seule période où les peuples ont maîtrise leur destin en choisissant à la majorité les options en faveur « du plus grand nombre », merci de me donner l’adresse.

    Les turpitudes que vous dénoncez sont le fruit de la dégradation des systèmes mafieux, c’est vrai ! Les masques tombent, c’est vrai ! Mais c’est l’aboutissement d’une arnaque séculaire et non pas la trahison d’une institution dite « démocratique ». Et c’est justement pour ça que Fillon joue les vierges effarouchées : il croyait avoir compris les règles de ce jeu de Monopoly et se trouve tout cont de constater qu’il yen a qui trichent encore plus que lui.

    • Castel Castel 14 mars 10:41

      @Jeussey de Sourcesûre

      "Si vous connaissez un seul endroit et une seule période où les peuples ont maîtrise leur destin en choisissant à la majorité les options en faveur « du plus grand nombre », merci de me donner l’adresse.« 

      Le mot »période" me parait trompeur, mais de là à dire qu’il n’a jamais existé de démocratie avec la multiplicité de peuple au travers le monde, de mon coté, je n’irai pas jusque là.
      Notamment en Amérique Latine, nous assistons à la privatisation de l’eau ; une ressource qui devait appartenir dans la culture indienne à 100% à la nature. Dans ses cultures, une forme de démocratie terrienne existait ; évidemment, si un rapport de force existe avec des sociétés privés, leur autonomie est mis en cause et leur façon de fonctionner risque de disparaitre.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 14 mars 13:33

      @Castel

      Pour parler de « démocratie », il faut qu’existe la notion de droit, d’état, d’écriture et de de vote.Les sociétés de chasseurs-cueilleurs auxquelles vous faites allusion étaient sans doute plus égalitaires que celles que connaissent les héritiers de la « révolution néolithique » que nous sommes, mais elles ne répondent pas aux critères ci-dessus énoncés. Par ailleurs, les groupes constitués formant une unité sociale étaient toujours très peu nombreux et organisés autour d’un chef masculin ou féminin, ancien ou shaman. On peut parler de « sociétés équitables », mais cela n’a rien à voir avec la « démocratie » telle que définie par Montesquieu : 

      Montesquieu | Le monde politique

    • Castel Castel 14 mars 16:53

      @Jeussey de Sourcesûre
      Je précise juste que je ne parlais pas de société de chasseur-cueilleurs, mais bien d’un système où chacun propriétaire terrien avait le « droit » de vote. Ce n’est pas parce que c’est informel, que cela ne vaut rien, ne le croyez-vous pas ?


    • pirate pirate 14 mars 20:51

      @Jeussey de Sourcesûre
      je déteste ce relativisme qui se permet d’expliquer qu’il ne vit pas sous un régime démocratique en allant chercher des exemples imparfaits dans l’histoire. C’est de la malhonnêteté intellectuelle pure.. Si vous n’êtes pas capable de faire la différence entre la démocratie actuelle et la réalité d’une dictature ou d’un « régime fort » un autre mot pour dire fascisme, alors je vous propose d’aller faire un tour en Corée du Nord ou en Arabie Saoudite. Personnellement j’ai connu l’Union Soviétique, et bizarrement dans la rue même on pouvait distinguer ce qu’est une démocratie d’une dictature. Quoiqu’il en soit, que ça vous convienne ou non vous vivez dans une démocratie comme un enfant trop gâté, repus de sa liberté de parole dont il ne sait que faire, plein de ses connaissances qui ne lui servent à rien et vous vous placez en juge de touche sans véritable conviction sinon ce relativisme d’enfant gâté. Quoi qu’il en soit à nouveau nous vivions jusqu’ici dans un pays ou la caste savait se tenir et où une forme de contrat social existait. Depuis que cette bourgeoisie n’a plus besoin de faire croire qu’elle défend un idéal, assuré que le système de captation qu’on appel capitalisme est victorieux, elle se montre tel quel est, rongée par son avidité, passionné d’une seule et unique chose : l’argent. Et je le sais d’autant que je viens de ce milieu, mais je ne suis pas un enfant gâté, je sais ce que c’est que d’être privé de parole, de voir mes droits dénié, de subir l’autorité d’une institution, car oui ces choses sont possibles et même courantes dans une démocratie quand ses institutions deviennent indéboulonnables. Je vois donc assez bien ce qui vous pend au nez les enfants gâtés, mais comme vous dormez, vous pourrez continuer de relativiser en vous disant qu’après tout que vous n’avez jamais su ce que c’était la démocratie. Il y a des gens comme ça, il leur faut des chaines pour qu’ils sachent le sens du mot liberté.


  • manu manu 14 mars 10:25

    J’ai pas encore lu l’article mais je pense que cet article sera un complément très intéressant.


  • Hecetuye howahkan howahkan 14 mars 10:29

    Salut, la finalité en route d’après moi, et tant de monde, est la tentative de grands groupes de s’extraire définitivement de la compétition qui élimine et qu’ils imposent aux autres, et que les autres acceptent avec joie ou pas...et oui tous joueurs, même un peu...sauf exceptions..

    il s’agit d’assurer une continuité « royale » aux banques en gros...c’est très drôle quand on voit le fait que l’argent n’a jamais rien fabriqué...rien..que dalle,

    Banques qui comme au monopoly possèdent alors tout....et chapeautent tout le reste..

    Ainsi la finalité d’un vie humaine est de servir le maître...qui acquiert un pouvoir absolu...

    pendant que la masse marnait dans les affres du combat permanent entre tous appelé pour faire joli et optimiste : compétition, le banquier lui attendait son heure ultime pour tout rafler...

    son heure est venue..

    Je suis désolé de dire cela mais le banquier est bien moins idiot que la masse...

    la masse qui continue a haïr qui veux tu en voila..obéissant au doigt et à l’œil aux injonctions du maître..

    et si aujourd’hui la masse est avachie, paumée, dans un état larvaire, résignée etc..c’est parce que elle joue exactement au même jeu que le maître, car c’est la masse qui a créée le maître,par son refus depuis en gros 3000 ans de cooperer, de partager, de se donner à tous les moyens de vivre en bonne entente et coopération = sécurité physique relative, la seule possible dans la vie.., la masse a voulu le jeu, celui ci accouche d’un gagnant , et alors où est le probleme..

     ce jeu criminel accepté par une majorité est en tain d’imposer un gagnant...c’est logique, normal, prévisible et inévitable de même que le vol, la guerre, le conflit, les destructions, les meurtres de masse, la torture etc est de même inévitable...c’est inclus dans les règles du jeu...dès le début....faillait lire la règle, comprendre ce que cela impliquait mais les humais devenus adorateurs du veau d’or....donc d’eux même mois l’or , ont juste perçu ceci : je vais gagner ,m’en foutre plein les poches...

    il y a un gagnant et il réclame son lot....

    Alors que faire ? rien..comprendre tout cela par soi même il faut...et là tout à coup sans chercher les solutions qui n’ont jamais été humaines vont apparaître...

    la souffrance seule résous la souffrance...

    çà veut dire quoi ton truc là ???


  • zygzornifle zygzornifle 14 mars 13:11

    c’est dans les régimes de bananes que se cache le serpent minute .....


  • Crab2 14 mars 13:44

    .../... démocrate, vrai républicain* [ * : girondin ], donc non jacobin je conteste et désavoue la république jacobine qui nous-est-imposée - girondin j’estime que le seul moyen pour parvenir à construire une république fédérale*1 c’est prioritairement de faire le choix de l’abstention à chaque élection

    Pour que la France de demain ne finisse pas par ressembler à la Turquie :

    http://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/03/presidentielles-2017-suite.html


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 14 mars 19:18

    Pour des singes, les bananes c’est pas mal ^^


  • Le421 Le421 14 mars 19:28

    Les égos de gauche.
    Ca faisait longtemps.
    C’est vrai qu’à 65 ans, Jean-Luc Mélenchon ne pense qu’à sa carrière.

    Il est cinglé, quoi.

    Ben voyons.

    PS : Je n’ai pas été plus loin.


  • lloreen 14 mars 20:36

    Les français qui veulent un changement de paradigme disposent d’un outil juridique reconnu internationalement. Il s’agit du conseil national de transition qui est le seul organe légitime de France selon les dispositions de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs« (Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, et préambule de la Constitution du 24 juin 1793).

     

    Comment sortir de la dictature sectaire et fanatique qui nous dirige ? Edmund Burke nous donne une piste :

     »Les tyrans-Sophistes de Paris déclament bien haut contre feu les tyrans-rois qui dans les siècles précédents ont tourmenté le monde. Ils ne sont si fiers que parce qu’ils sont à l’abri des sanctions de leurs anciens maîtres, des donjons et des cages de fer. Serons-nous plus indulgents pour les tyrans d’aujourd’hui, quand ils nous donnent le spectacle de tragédies plus affreuses encore ? N’userons-nous pas de la même Liberté qu’eux, quand nous pouvons le faire avec la même sûreté ?" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 136).

    Ce conseil national de transition a été crée par un collectif de français le 18 juin 2015.
    Il organise un referendum national le 2 avril 2017 et se veut le porte-parole ds 53,4 % de français qui ont voté non à la constitution européenne en 2005.

    http://www.conseilnational.fr/

    Qu’ils en soient conscients ou non, tous ces politiciens sont les larbins du système mis en place par une caste d’actionnaires à la base de la création de la FED dès 1913.
    https://www.youtube.com/watch?v=rnlcYUuQ54Y

    Cette vidéo en anglais résume très bien qui ils sont. Cette caste tyrannique vise à installer durablement la dictature en France qui s’est instaurée depuis le coup d’état du 6 décembre 2016.
    https://www.youtube.com/watch?v=WIZJRcyYMx4


  • lloreen 14 mars 20:46

    Eric Fiorile, le porte-parole du conseil national de transition de France balance tout.
    https://www.youtube.com/watch?v=TkjKAAycci4
    https://www.youtube.com/watch?v=t0KefDqf-no

    Tous les partis, quels qu’ils soient, sont les piliers du système qui ne peut vivre que de la désunion des citoyens. C’est d’ailleurs leur raison d’être.


  • Sergio Sergio 14 mars 21:31

    Bonsoir Pirate 


     les ego de gauche n’ont pas trouvé de programme assez large pour faire place à deux ’

    Pour Mr Hammon, faire un programme de dernière minute sur un coin de table ne laisse pas beaucoup de place à l’autre, surtout quand au deuxième lavage, ça rétrécit. 
    Pour notre Mr Fillon, j’espère qu’il lui restera au moins son froc, à défaut de se prendre une veste, mais qu’on se rassure, il lui restera toujours des costumes. Au fait, son tailleur, comme il se doit, afin d’ajuster ses costards, lui a demandé de quel côté il portait. Connaissez-vous la réponse ?

    Demain je retrouve mes suivis, et (pléonasme) les suivrai, car eux seuls le méritent, content de vous retrouver !

  • Sergio Sergio 14 mars 21:47

    Pirate, avez-vous lu ? 


     « Le port du voile dans les entreprises »

    Je trouve qu’il manque beaucoup de voiles aux entreprises pour arriver à bon port !

  • Sergio Sergio 14 mars 23:42

    ’Il y a des gens comme ça, il leur faut des chaines pour qu’ils sachent le sens du mot liberté.’

    Je me souviens d’un débat, lorsque je résidais aux Antilles, au sujet des libertés et des racines. Celui-ci se termina par la phrase d’un des participants créole, qui disait ceci :

    ’’ Tu sais tes chaînes, elles sont encore dans ta tête ! ’’


    • pirate pirate 15 mars 00:16

      @Sergio en effet les chaines sont encore dans la tête d’où ce plaisir à relativiser sa propre liberté, pour le voile, j’ai lu l’article mais perso si les politiques français à court d’idée n’avaient pas surfé sur ce sujet en n’en faisant une affaire nationale, je suis persuadé que 1) il y aurait moins de voile 2)on aurait la paix, perso je m’en fout de vos superstitions et ce qu’elles vous oblige à porter. Un américain a obtenu de pouvoir poser sur son permis avec une passoire sur la tête au nom du pastafarisme (mouvement absurde visant à parodier la religion). Mais nos vies sont parasité par des bourgeois qui ne voient ces voiles que chez Dior quand leurs amis viennent à Paris dévaliser l’avenue Montaigne....quand un peuple se soumet à des bourgeois pour conduire sa vie, ce peuple est bon pour l’oubli et la corvée de chiotte. des larbins qui citent Montaigne, c’est ça les français.


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