samedi 22 avril - par hugo BOTOPO

Les Forces Vitales, les Religions, les Forces Démoniaques, les Lumières et l’Humanisme Divinisé

Les forces vitales du développement de la Vie agissent bien avant l'apparition de l'Homme et des Religions, bien avant le concept irrationnel de l'existence de Dieu et du diable. Entre la rationalité érigée en dogme par les LUMIÈRES et la poussée des Croyances hégémoniques, l'homo economicus occidentalis doit se frayer son propre chemin !

La base des organismes vivants

La vie sous la forme simple unicellulaire d'archées, de bactéries et de virus n'a cessé de se développer en quantité et en complexité, depuis 2 à 3 milliards d'années. Certaines formes unicellulaires sont restées les mêmes, d'autres, les pluricellulaires, ont évolué en organismes de milliers à des milliards de cellules, formant les algues, les champignons, les plantes la (flore) et les animaux (la faune).

Les forces des champs électromagnétiques des atomes ont permis, selon des conditions de pression, de concentration et de température, la constitution de molécules à plusieurs atomes, molécules de plus en plus complexes aboutissant, entre autres, à la série des 22 (pour les êtres vivants) acides aminés, bases à la fois de nombreuses et diverses molécules organiques (peptides, glucides, acides nucléiques, protéines, hormones,..) relevant de la biochimie organique, et des 4 bases nucléiques (Adénine, Guanamine, Cytosine, Thymide) formant la double hélice de l'ADN (Acide DésoxyriboNucléique), avec des paires conjuguées se faisant face (A-G ou G-A et C-T ou T-C), cette conjugaison étant essentielle lors de la division cellulaire, les deux brins se séparant avant de se reconstituer en double pour former deux doubles hélices théoriquement identiques. Jusqu'ici il n'y a majoritairement dans l'ADN que des atomes de carbone, d'hydrogène, d'oxygène, d'azote ; deux des acides aminés composant les bases, ont un atome de Soufre, et un dernier un atome de Sélénium), comme dans de nombreuses molécules bio-organiques, matériaux de base des cellules vivantes. Par contre, l'ADN dans sa structure en hélice, est beaucoup plus qu'un assemblage de molécules bio-chimiques organiques, c'est un support de codage de l'information des procédés de fabrication des diverses cellules spécialisées et de leur ordonnancement dans l'organisme pluricellulaire ! Si des groupements des paires de base formant un gène sont associées à des caractéristiques de définition de cellules (couleur des yeux) d'autres sont associées (souvent plusieurs gènes en combinaison) à des fonctions de groupes de cellules ou d'organes. Déjà, chaque cellule vivante comprend des milliards d'atomes et de molécules simples telles que l'eau (H20), et un corps humain comprend environ 10 000 milliards de cellules bien organisées, toutes avec le même ADN. Quelle quantité astronomique d'informations doit être stockée sur les 3400 millions de paires de base regroupées en 22 000 gènes de l'ADN humain ? Et surtout quelles sont les lois utilisant les données codées comme paramètres sélectifs pour organiser le chantier de construction d'un organisme pluricellulaire tel que l'homme et de chacune de ses constituants de base, les diverses cellules ? ON EST dans le FLOU ou le VIDE SCIENTIFIQUE ! La cellule vivante, l'organisme vivant mono ou pluricellulaire est-il doué d'intelligence, au minimum analogue à l'Intelligence artificielle que l'on attribue à des machines évoluant selon des logiciels complexes et interrogatifs ?

L'ordonnancement des procédés cellulaires d'organisation et de fabrication des diverses molécules et de leurs fonctions (filtrer le sang pour les reins, produire de l'insuline pour le pancréas, pomper le sang selon les besoins pour le coeur, réaliser un être autonome, animal ou homme, libérer des enzymes pour les bactéries,...) est analogue à la problématique de l'ordonnancement de l'Univers depuis sa "création" : présence (selon Einstein) ou absence d'architecte ou d'horloger. Ici, certains analystes affirmeront la présence d'un Dieu Créateur présent de toute éternité, tandis que d'autres feront appel soit à des suites de hasards répartis sur des centaines de millions d'années, des sauts de perturbation génétique (Lamark), soit à un champ de vie, un champ de forces vitales, présent dans l'espace, comparable dans son aspect impalpable au champ de gravitation qui maintient et relie les astres entre eux.

 

Les interactions des organismes vivants lors de leur développement "naturel"

Les organismes vivants se développent et croissent en quantité et en complexité. Si les cellules disposent d'une machinerie pour grossir et se multiplier, elles ont besoin d'apports extérieurs : pour permettre aux plantes de se développer, le CO2 et l'Oxygène de l'air, et l'eau du sol sont insuffisants. Elles ont besoin d'éléments nutritifs du sol (nitrates et sels minéraux) conditionnés par les bactéries. Les cellules des animaux vont pouvoir se développer à partir de "nourriture" issue des plantes et d'autres animaux : donc il y a une prédation, (parasitage ou destruction) d'autres organismes vivants ! La vie, la douce vie ne se perpétue qu'au prix du dilemme "manger ou être manger" ! Les êtres vivants, dont les plantes et les champignons, élaborent des techniques et produisent des molécules pour éloigner, dissuader ou tuer les prédateurs. Les êtres vivants tels les animaux supérieurs tuent leurs proies alimentaires pour se nourrir et pour nourrir les petits, la famille ou le groupe : s'ils sont conçus par une Puissance Divine, alors celle-ci considère le meurtre, la tuerie et le massacre pour raison alimentaire, comme une nécessité ou une normalité. Si la Vie biologique résulte des propriétés d'un champ de Vie, alors les Puissances Divines vénérées dans les Religions depuis la nuit des temps (ou presque !) ne seraient pour rien dans le processus de Vie régénéré par la mort d'éléments vivants. Le choix par les Religions d'une des deux alternatives est lourd de conséquences !

Si certains êtres vivants "inférieurs" ne semblent pas doués de capacité reflexive, d'embryon de conscience, d'autres dits "supérieurs" et en particulier les humains, sont capables de réfléchir sur leurs actions, sur leurs conséquences envers les autres êtres vivants et envers la nature. Et même, pour ceux doués de "conscience" comme les hommes, l'anthropophagie, le meurtre alimentaire pour l'accès à diverses sources de nourritures et le meutre individuel ou de masse pour garder ou conquérir une zone de ressources, se posent le bien-fondé de ces actions au sein des communautés humaines, et la responsabilité individuelle et collective des hommes.

 

L'ingérence des Religions et leurs responsabilités dans l'expression de la Vie (et de la mort) chez les humains

Si la prédation des humains sur les ressources naturelles vivantes de la flore et de la faune était d'un ordre naturel, certains humains devant les dérives de luttes et de combats mortels entre les humains, ont profité des questionnements sur des phénomènes inexpliqués (foudre, tonnerre, tempêtes, inondations, sécheresses, séismes) pour attribuer les causes à des Dieux surnaturels souvent courroucés par le comportement des humains. Des Chamans, des "Prêtres", des "en liaison avec les forces surnaturelles" ont pris sous leur coupe les interrogations en y apportant des solutions passant par leurs entremises ! Les récalcitrants aux cultes des Dieux ainsi créés et à l'autorité des maîtres en religion, source potentielle de perturbations des esprits du groupe, étaient évincés de la communauté en tant que "bouc émissaire" porteur des fautes perturbatrices ou en tant que renégat, apostat, infidèle. La sanction soudant et réjouissant la Communauté, décrétée par l'Autorité religieuse en voie d'être contestée, était au minimum un bannissement/exclusion ou plus efficacement la mise à mort (lapidation, bûcher,...) qui se voulait sacrificielle et non pas criminelle, et si possible administrée par tous les membres pour mieux les souder ! Quelle belle preuve d'hypocrisie et de cynisme !!

Ces comportements n'ont pas systématiquement eu lieu, dans certaines religions où des sanctions intermédiaires permettaient au sujet déviant de rentrer dans le droit chemin : à certaines périodes selon la Bible, et selon l'histoire du Christianisme hors les périodes des croisades, de la chasse aux Juifs, des guerres de religion et de la si mal nommée "la Sainte Inquisition". Selon la Bible les Elohim, les fils du Ciel, avaient un comportement d'êtres matériels assez semblables aux humains pour que certains fils du ciel s'accouplent avec les filles des hommes et engendrent des rejetons. Étaient-ils issus d'une très ancienne civilisation humaine super évoluée ou étaient-ils des extraterrestres ? qu'importe ! Yahvé, le seul Dieu, punissait les hommes les pécheurs et les innocents en collatéral, que les fautes soient le simple fait des hommes, ou plus sûrement sous la sournoise sollicitation ou invitation de Lucifer et autres anges révoltés et déchus. Dans la Bible les humains se vautrent souvent dans la bestialité, dans les meurtres et massacres, et dans l'impiété. Alors Yahvé envoie soit ses anges massacrer les humains déviants, soit soumet son peuple au dur esclavage de tyrans du voisinage.

Cependant, Moïse reçut de l'Éternel les Tables de la Loi, les 10 commandements à respecter pour tout bon et fidèle Juif. Ces commandements ne furent pas toujours respectés et les foudres du Tout-Puissant s'abattaient sur le Peuple Juif !

Le Juif Jésus, Fils de Dieu le Père selon les Chrétiens, résuma les dix commandements en "Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et Tu aimeras ton prochain comme toi-même", donc c'est "Aimez-vous les uns les autres, respectez-vous mutuellement". Le Christ s'est opposé à la lapidation de la femme adultère et a promu la Paix entre tous les hommes, même avec les Romains et César. Malheureusement toutes les Autorités Ecclésiastiques Chrétiennes, acoquinées avec les pouvoirs temporels, et au fur et à mesure des nombreux Conciles ont totalement dénaturé le message de Paix et d'Amour du Christ. La "méchanceté divine ou religieuse", les massacres des infidèles, des apostats et des hérétiques par ordre des Autorités religieuses déviantes feraient douter de la réalité du Christ et de son message fondateur et fondamental. Heureusement de temps à autre un François d'Assise vivait pleinement le message de Paix, d'Amour et d'Humilité du Christ. Sinon les hommes d'Église, hommes de pouvoir spirituel et temporel, se comportaient comme tous les puissants corrompus par les pouvoirs et par les autres atouts du Malin (Diable, Satan, Lucifer). Lorsque que des Religieux, des Hommes de Dieu massacrent, tuent, punissent "méchamment" des humains soi-disants déviants, au nom de Dieu, ils sont toujours sous l'emprise du Malin, des Forces démoniaques en employant quelques-unes de leurs méthodes.

Ainsi, si la Vie sur terre est de création divine, la cruauté de manger ou être mangé, de tuer et détruire pour sa subsistance, (ou pour son plaisir), alors les forces du mal, dites démoniaques par les religieux, sont, si ce n'est légitimées, fondamentales de l'homme et de l'humanité.

 

La Raison, la rationalité, les Lumières conduisent à l'élévation de la conscience vers un Humanisme Divin

Les civilisations humaines de l'Antiquité se sont intéressées aux meilleures conditions du vivre ensemble, loin des dieux grecs et des diverses divinités. Confucius, en Chine, a promu une philosophie humaniste il y a plus de 25 siècles, toujours d'actualité, enseignée officiellement en Chine, sans références aux divinités ésotériques.

Si Hédon, est le chantre de l'hédonisme et de la recherche des plaisirs, Epicure, (-342 ; -270 avant JC) à la suite de Socrate, Platon et Aristote, a promu une philosophie de vie hors des Dieux (ils vivaient dans leur monde de l'Olympe sans se soucier des hommes, pourquoi s'y référer ?) faite de simplicité, de rejet des honneurs et des décorations, d'appréciation des plaisirs simples et bons, de souci de ses semblables et dans la recherche de relations harmonieuses où le riche et puissant n'avait pas plus d'intérêt que l'homme pauvre vivant sainement. Epicure prônait la Paix et la Fraternité : il avait eu le loisir d'analyser plus de deux siècles de démocratie athénienne, avec ses coups bas, ses hypocrisies, ses combinaisons cyniques pour détruire un adversaire (comme pour Socrate, un siècle auparavant) : il était vacciné contre la politique politicienne ! Et contre l'hypocrisie du monde des religieux qui honoraient les statues des Dieux supposés mener une vie dissolue dans l'Olympe, tout en menant souvent eux-mêmes une vie dissolue ! L'hypocrisie et le mensonge sont deux caractéristiques spécifiques à l'animal humain capable de réflexion pour mener sa vie au milieu de ses semblables, et les religieux n'en sont pas exempts, comme tous ceux qui détiennent du pouvoir sur les autres humains.

Epicure et les philosophes et savants grecs ont été redécouverts dans le monde chrétien au début de la Renaissance en Italie puis dans toute l'Europe : on redécouvrait qu'il était possible de concevoir par la Raison un monde d'humains, un humanisme sans être soumis aux dogmes "divins" des religions. L'apogée de cette période de régénération des idées et de redéfinitions de l'homme et de la nature, est le siècle dit des LUMIÈRES, avec une explosion d'analyses rationnelles en mathématiques, en sciences et en philosophie. Un homme nouveau se dessinait, prêt à combattre l'obscurantisme religieux : il s'est épanoui dans la Révolution Française, puis dans la Révolution Russe soviétique, avec ses graves dérives de la Terreur d'une part et du totalitarisme stalinien (et ses filiations) d'autre part. Là aussi, les meneurs en idées sont devenus des leaders de pouvoirs et de domination, d'où les dérives maléfiques intrinsèques ! Le mythe heureux de la Fraternité, de l'Égalité et de la Liberté s'est dissous dans les courants de mouvements avides de domination et de pouvoir. Une autre dérive importante issue des Lumières et de plus en plus vivace dans les esprits et pesante sur la vie des humains, est celle d'un libéralisme en toute chose : au niveau de la Liberté individuelle de penser et de mener sa vie c'est positif. Par contre, la dérive dans le monde de la création et de l'exploitation de richesses matérielles s'est portée sur la possession et la puissance de l'argent-roi, avec l'imposition de dogmes de la "Divine Finance". Cette "religion mondialisée" n'échappe pas à l'emprise des forces maléfiques, diaboliques, dans la mesure où elle sous la coupe de pouvoirs et de puissances ! Elle n'apporte pas un sens à la vie, une joie de vivre, un sentiment d'appartenance, une esquisse de transcendance.

La nécessaire prise en main du destin de l'humanité par les humains

L'homme, au vu des observations et des analyses des scientifiques, peut et doit prendre conscience du Monde dans lequel il vit, avec un nombre croissant de congénères -déjà plus de 7,5 milliards- et sur une planète aux ressources limitées -pour les fossiles non renouvelables- qu'il doit gérer au niveau mondial !

Dans la Genèse, Yahve chassant Adam et Eve du jardin d'Eden aurait invité ou ordonné aux bannis de "croître en nombre et en sagesse" "afin de devenir (comme, à l'égal de ) Dieu" ! La croissance en population, les humains ont su bien faire sans organismes de formation, alors que sur le plan de la sagesse, du savoir, de la connaissance des êtres et des choses de la nature, s'il y a eu d'incomparables progrès, les conséquences des comportements humains, sur le devenir de l'humanité, de la famille des hommes, sont minorées ou même ignorées ! Une formation pour tout un chacun est indispensable.

Des expériences sur des rats, transposables chez les humains, montrent que lorsque la densité du nombre de rats dans une cage augmente trop, alors l'agressivité entre congénères croît également au point de se battre. C'est la lutte pour l'espace vital, pour l'accessibilité à des ressources suffisantes, qui oblige alors les humains à se battre ou à se défendre pour leur survie et celle des leurs. D'où pour les nations, des guerres ou des conflits pour l'accessibilité à l'eau, à des zones de pêches, à des terres arables, à des ressources énergétiques (pétrole, gaz), à des matières premières. D'où pour les individus des luttes, des exactions, des délits, pour la survie familiale dans des zones de relégation.

Par contre, des expériences de vie communautaires, de coopératives, à l'encontre des lois des marchés privilégiant toujours ceux qui sont en position favorable ou de force, se développent dans différentes régions de la terre. Il faut les soutenir car de plus elles évitent l'utilisation de pesticides, de poisons chimiques de toute sorte, d'antibiotiques dans l'élevage de volailles, mammifères et poissons, ce qui est indispensable à une bonne santé des humains. Le chemin est encore long avant d'inverser les tendances consuméristes.

Cependant il subsiste un comportement humain capable de conduire à la destruction du genre humain, c'est la croissance de la population locale et mondiale, que pour de fausses raisons politiques et/ou religieuses, on refuse de contrôler ou réguler par des voies efficaces autres que l'avortement (considéré par certains comme la destruction d'une vie humaine innocente). À voir le nombre exorbitant de suppression de vies innocentes, toléré ou approuvé par des humains dits responsables, dans les attentats, les famines, les épidémies, les conflits locaux de domination ou de religions et les guerres, le tout ne pouvant qu'être qualifié de criminel, une politique contraignante de planning familial, de limitation de naissances afin de faire baisser progressivement la population des humains, est une douce et salutaire contrainte !

En parallèle, les humains doivent prendre conscience de leur destinée commune sur leur toute petite planète : de même qu'un homme est formé d'une de dizaine de milliers de milliards de cellules, toutes différentes mais possédant un ADN commun et unique, la planète Terre est peuplée de milliards d'individus semblables, à de micro différences près, embarqués dans la même aventure de vie dans la cosmos. Alors tous ensembles et solidaires nous devons élever notre esprit hors du terre à terre, et construire une spiritualité ou transcendance liée à l'aventure de l'espèce humaine dans le cosmos !



11 réactions


  • Jeekes Jeekes 22 avril 16:51

    Putain ça fume !
    Attention à la surchauffe.

    PS :
    J’adore le raccourci. Directement des « organismes vivants » à la religion.
    Doit pas s’être passé grand chose entre les deux !

    Bon, l’amour, la paix, tous semblable, destinée commune, aimons-nous les uns (sur) les autres, toussa...
     
     smiley
     


    • hugo BOTOPO 24 avril 18:02

      @Jeekes
      « directement des organismes vivants à la religion »
      Pour les trois principales religions monothéistes dominant le marché de la religiosité, le monde en sa globalité et les organismes et êtres vivants en particulier sont créés par leur DIEU ! Une petite dose d’évolutionnisme est parfois acceptée, sans remettre en cause l’origine « divine » de la Vie.
      Effectivement il ne s’est pas passé grand chose entre les premières positions créationnismes des Religions et de leurs « Églises », et leurs positions actuelles !
      Les organismes vivants primitifs sont indispensables et toujours à l’oeuvre dans les êtres vivants d’aujourd’hui, y compris l’homme.


  • rogal 22 avril 21:10

    « Si Hédon, est le chantre de l’hédonisme et de la recherche des plaisirs (...) ».

    Pour avoir lu les œuvres complètes de Hédon, je puis garantir que Hugo BOTOPO est un frimeur et, dirai-je même, un faiseur.

    Hedon (sans accent aigu) est une ville du Yorkshire, ou bien une marque de casques de moto.

    Au plaisir de vous lire.


    • hugo BOTOPO 24 avril 17:47

      @rogal
      Si l’hédonisme est associé à la recherche des plaisirs, l’association avec le nom Hédon pour la paternité de l’hédonisme est une erreur.
      De quel Hédon avez-vous lu les oeuvres complètes ?
      Vos qualificatifs « élégants » concernant Hugo BOTOP sont-ils attribués d’après votre analyse de la totalité de l’article ?
      Votre analyse m’intéresse.


  • Samson Samson 23 avril 03:00

    Toujours pas ouvert Girard ?! ... ou Bachelard ?!
    Çà vous aurait pourtant distrait et, si possible, instruit un peu, mais il n’est évidemment pire sourd que celui qui se refuse obstinément à entendre !

    S’il vous arrivait d’ouvrir un bouquin avant de chercher à nous éblouir par l’étalage très « narcissique » (c’est l’époque qui veut çà ???) de notions et de connaissances mal ou non assimilées, vous nous épargneriez bien des sottises et l’affligeant spectacle de votre indigence ou de votre paresse intellectuelle - je ne sais ! - à les interpréter !

    « ... une politique contraignante de planning familial, de limitation de naissances afin de faire baisser progressivement la population des humains, est une douce et salutaire contrainte ! »

    On vous la laisse bien volontiers !
    Dénier au « réel » cet océan d’irrationalité sur lequel flotte le frêle esquif de la raison pour mieux réduire Univers, Cosmos, Vie ou Destin aux étroites œillères d’un « laïcisme » des plus bornés relève d’une forme aiguë de fanatisme, comparable dans son principe « rationaliste » aux intégrismes chrétiens, islamistes ou néo-libéral - qui prétend rien moins qu’abstraire Être et existence au rang de pure valeur marchande - et mène comme eux aux pires atrocités.
    Ce qui explique sans l’ombre d’un doute votre fort touchant plaidoyer pour le totalitarisme d’une politique eugéniste de régulation - et bien évidemment de normalisation et de standardisation de l’espèce (ce qui va sûrement sans dire, mais tellement mieux en le disant !) - des populations humaines !
    Gaffe quand même ! Si d’aventure la sélection se déterminait sur des critères de performances intellectuelles, il faudrait sérieusement vous accrocher !!!

    « ... Alors tous ensembles et solidaires nous devons élever notre esprit hors du terre à terre, et construire une spiritualité ou transcendance liée à l’aventure de l’espèce humaine dans le cosmos ! »

    Faute d’être touché par la « grâce », il est naturellement impossible a l’entendement d’appréhender cette source intime et profonde qu’est la « foi », qui ouvre l’individu à la transcendance et à la spiritualité. Nul reproche là-dedans, mais seul un athée peut se bercer de l’illusion que la transcendance se décrète ou peut ne se réduire qu’aux seules fonctions politiques et sociétales traditionnellement attribuées aux religions.
     

    Dans un souci de cohérence, je vous signale quand même que vos deux objectifs affichés, réduction des populations et conquête de l’espace par l’espèce humaine sont largement contradictoires : adopter une politique eugéniste réduirait d’autant l’attrait et la nécessité (et donc immanquablement les budgets) de conquête et d’expansion spatiale qui - à moins bien sûr de confier cette répugnante besogne aux éprouvettes - nécessiteraient à contrario une politique résolument nataliste afin de peupler l’immensité. smiley


    • hugo BOTOPO 24 avril 19:07

      @Samson
      Vous m’avez fait relire par deux fois mon article et je n’y retrouve pas des affirmations ou des suggestions que vous m’attribuez : devant votre générosité et votre plaisir à m’humilier avec une certaine dose d’humour et de cynisme, le champ réel de mes turpitudes intellectuelles est largement suffisant pour exercer vos talents :

      Je n’évoque en aucune façon la conquête et l’expansion spatiales ;
      La réduction « douce et progressive » de la population humaine de la planète est une nécessité déjà appliquée en Europe où le taux de fécondité est inférieur à deux enfants par femme sans politique eugénisme totalitaire ;
      Je ne préconise aucun eugénisme totalitaire, aucune sélection embryonnaire ;
      Votre dernier paragraphe n’a donc rien à voir avec mon article !

      En aucune façon je n’utilise le terme LAÏCITÉ, du fait que ce terme est maintenant dans le panier des intégrismes chrétiens, islamiques, néo-libéraux marchands et autres : en dehors des clercs (de ces intégrismes) tous les autres humains sont des laïcs de différentes cultures (religieuses, spiritualistes, matérialistes, humanistes) souvent manipulés par des propagandes.

      Je n’affirme pas que le Réel, l’Univers, le Cosmos, la Vie, et le Destin sont réduits aux oeillères étroites d’un « Laïcisme » des plus bornés.
      S’ouvrir à la spiritualité et à la transcendance par la FOI après avoir été touché par la GRÂCE,
      Pourquoi pas ? je n’ai rien à y redire : mais il reste à définir pour chacun les notions de grâce et de foi, sans nécessairement faire abstraction de la raison, de la rationalité et de la conscience et sans le carcan d’une religion.

      Dans mon article je m’élève contre les « crimes et mauvais traitements » commis au nom de Dieu et préconisés ou ordonnés par des religions : rien à voir avec votre FOI pour exercer vos talents, votre spiritualité et votre transcendance !


    • Samson Samson 25 avril 02:03

      @hugo BOTOPO
      Sorry ! Impossible de réagir à tout !

      « Étaient-ils issus d’une très ancienne civilisation humaine super évoluée ou étaient-ils des extraterrestres ? »
      Qui sait ??? A propos, saviez-vous que l’Arche d’Alliance baladée par Moïse et ses tribus à travers le désert répond en tout point, fabriqué avec les moyens de bord mais parfaitement fonctionnel, au schéma d’un accumulateur électrique ! (Authentique !)

      « Je n’affirme pas que le Réel, l’Univers, le Cosmos, la Vie, et le Destin se réduisent ... »
      Comment pourriez-vous concevoir le Réel comme infiniment plus large que ce que la raison peut en appréhender, alors même que tout votre propos s’y cramponne et s’y limite désespérément ?

      A lire votre affligeante critique des religions, on rase littéralement la moquette, ce qui semble s’expliquer par le fait qu’au même titre que télévangélistes, créationnistes et autres barbus décérébrés, vous restez pour mieux vous en gausser embourbé à un niveau strictement littéral du texte. Quel dommage !

      Pour votre gouverne donc, afin de mieux adapter aux circonstances variables et changeantes de notre monde et de la réalité un texte « sacré » et donc « figé » une fois pour toutes, les religions du Livre ont toutes développé, chacune suivant son génie propre, différents niveaux de lecture et d’interprétation. C’est dans le judaïsme le fameux « Pardès », ce « paradis » où - dit-on - les Kabbalistes atteignaient la béatitude.

      « Pourquoi pas ? je n’ai rien à y redire »
      Encore heureux ! Tout est question du point de vue où on se place ! Si même il suscite ma curiosité, jamais je ne m’autoriserais à critiquer un point de vue « athée », du fait même qu’il ne participe en rien de mon expérience intime et que donc je n’y ai d’autre accès que le témoignage de la personne qui l’expose.

      « ... mais il reste à définir pour chacun les notions de grâce et de foi, sans nécessairement faire abstraction de la raison, de la rationalité et de la conscience et sans le carcan d’une religion. »

      Pour gage de bonne foi et sans vouloir plus avant me montrer « méchant » ou « cruel » avec vous, je vous expose ci-dessous mon point de vue, qui s’appuie tant sur mon expérience personnelle que ce que j’en ai pu déduire, notamment par mes lectures ! Il n’engage naturellement que moi !

      La « Grâce » relève de l’expérience intime, et, si même les plus obtus des psychiatres se sont vainement efforcés à l’y réduire, en aucun cas des catégories du rationnel : on est touché ou on ne l’est pas, et ce d’une manière distincte et propre à chaque personne. La Grâce, l’Illumination ou quel que soit le vocable dont on l’affuble est d’après Gershom Sholem (in « La Kabbale et sa symbolique »), proprement « informe » : pour prendre un caractère intelligible à l’esprit de la personne qu’elle touche, elle revêt donc des apparences reprises à son propre référentiel traditionnel (Vierge, Dame blanche, Fée, Ange, Elfe, Djinn, Démon, Saint, pure Lumière, char de feu, OVNI, voix, ...).
      Le choix personnel - de l’accepter ou pas - ne se pose qu’ensuite.
      Acceptée, elle mène fort logiquement à la « Foi », quelle que forme - des plus naïves aux plus élaborées - que cette dernière puisse adopter, en fonction des contextes sociaux, culturels, religieux, intellectuels, ...

      Si d’un point de vue social, matériel et pratique, les religions instituées (tout particulièrement les religions du Livre, je ne parle pas ici du chamanisme ou d’autres formes rituelles) constituent sans conteste - par leur aptitude à canaliser, exalter ou endormir les passions et la crédulité de la foule - une articulation essentielle du pouvoir et par là d’extraordinaire machines à soumettre, abrutir, etc, ..., elles ne s’y résument pas pour autant ! Sur cet aspect et pour mieux appréhender leur rôle essentiel dans la gestion et la canalisation de la violence pulsionnelle à l’œuvre dans le champ social et sociétal, je ne saurais trop vous inviter, une fois encore, à creuser l’œuvre de René Girard sur le désir mimétique. C’est ardu, mais fondamental !

      S’il est de bon ton de nos jours, au nom de la raison souveraine ou d’un « modernisme » de bon aloi, de dénoncer le « carcan » religieux et renier l’apport « traditionnel », c’est notamment par ignorance ou refus du rôle fondamental joué par la tradition qui seule offre à l’homme touché par la « Grâce » les référentiels - symboliques, rituels, spirituels, mystiques, initiatiques, ... - sur lesquels greffer sa propre expérience intime et ainsi mieux l’approfondir, la partager, l’enrichir, la cultiver, ..., ce qui réciproquement nourrira et revivifiera à son tour cette tradition dans laquelle il ancre cette expérience !

      Si jusqu’à un certain point de nos jours, ce sont l’exploration de l’imaginaire (voir Gaston Bachelard) et de l’inconscient par la psychanalyse (tout particulièrement la psychologie analytique développée par Karl Gustav Jung) qui ont pris le relais dans le support à cette quête intime, ils n’en impliquent pas moins eux aussi en retour une certaine maîtrise de ces référentiels « surannés ». Notre psyché utilise le matériel dont elle dispose en se tapant éperdument de nos à-priori moraux ou de nos préférences conscientes !

      Pour mieux illustrer mon propos, je livre à votre réflexion ce raisonnement en bonus  :

      Si, à l’instar des textes sacrés, mythes, légendes, traditions et autres « superstitions », ..., le rêve n’était qu’un tissu insensé d’absurdités fort rationnellement déclenchées par une digestion trop riche, des aigreurs d’estomac ou quelque autre métabolisme à déterminer, il n’aurait aucun sens et nul ne serait assez fou pour payer un psy afin d’en interpréter des arcanes qui n’existent pas ?
      Et tant pis si le rêve était vraiment « flippant », après tout, çà passera !

      Mais envisagé comme langage de l’âme, ou du moi profond ou peu importe comment on appelle « çà », ..., le rêve et les énigmes qu’il propose élargissent et enrichissent d’autant mon appréhension et ma perception du « réel » pour entr’ouvrir ma conscience aux insondables mystères présidant au destin. Cette alternative implique néanmoins que si je trouve un sens à un rêve et admets qu’il me parle, c’est en toute bonne logique toujours le cas et je ne puis plus considérer comme absurde même ce rêve qui me dérange et dont je ne puis pénétrer le sens.

      Soit tout est sensé, soit rien ne l’est ! J’ai personnellement choisi d’opter pour la première hypothèse !
      Bien évidemment, de telles considérations ne restent pour qui ignore tout de la « Grâce » (qui, encore une fois,ne relève pas d’un choix personnel qui n’intervient qu’ensuite !) ou pour qui n’envisage le monde que comme hasard émergé du chaos que bullshit, délire et pur charabia !

      L’ennui naquit - dit-on - de l’uniformité ! La diversité des points de vue nous en préserve sans nul doute ! Conviendrez-vous avec moi que c’est sûrement mieux ainsi ? smiley

      Cordialement !


    • Samson Samson 25 avril 04:06

      @Samson
      « Le Christ s’est opposé à la lapidation de la femme adultère et a promu la Paix entre tous les hommes, même avec les Romains et César. Malheureusement toutes les Autorités Ecclésiastiques Chrétiennes, acoquinées avec les pouvoirs temporels ... »

      Du fait même qu’elle relève de notre nature humaine à laquelle il participe pleinement jusqu’à son offrande crucifié en victime sacrificielle, le Christ est parfaitement conscient de l’ambiguïté inhérente au destin de l’Église qu’il institue, appelée dès sa fondation à tout à la fois transmettre et trahir son message. Pourquoi sinon confierait-il après sa Résurrection, et par trois fois, au même apôtre a qui il prédit que celui qui tue par l’épée périra par l’épée, puis qu’avant le chant du coq il l’aura trahi trois fois, le soin de fonder l’Institution Ecclésiale ?

      Aucun doute, toujours et partout, les clercs trahissent et accommodent à leur gré la tradition qui leur est confiée pour en tirer profit et avantages ! Mais comme seule la tradition et son maintien leur confère ce statut privilégié, ils en sont donc bon gré - mal gré dépositaires et contraints à l’entretenir s’ils veulent justifier leurs privilèges. Ils font donc le boulot et continuent à la transmettre. Si donc des générations de clercs et d’évêques vénaux, lubriques, ivrognes, sadiques, bornés ou fanatiques n’avaient cherché à justifier leurs prébendes, nul n’aurait plus la moindre idée du message chrétien depuis belle lurette !
      Cela ne justifie évidemment en aucun cas de tolérer plus longtemps leurs magouilles et leurs turpitudes (je vous l’emprunte, çà sonne bien !) qu’il faut d’autant plus vigoureusement dénoncer qu’ils prêchent le contraire, mais dans le principe c’est à peu près aussi simple que çà ! smiley


    • hugo BOTOPO 25 avril 15:12

      @Samson
      « Aucun doute, toujours et partout, les clercs trahissent...., Si donc des générations de clercs et d’évêques vénaux,.... n’avaient cherchés à justifier leurs prébendes,...

      Pendant les diverses et longues périodes de trahisons du message du Christ, il y avait quelques humains tel François d’Assise (sanctifié par l’Église officielle) et d’autres qui n’avaient que le tort de vivre et rappeler le vrai message du Christ (ayant payé de leur vie, souvent sur le bûcher, condamnés par les dits hommes d’Église), qui ont assuré la pérennité du message du Christ : ce n’étaient pas les remords ou le service minimum des évêques démoniaques qui ont évité au message chrétien de sombrer dans les oubliettes de l’Histoire.
      Le mal, les sollicitations démoniaques, sont inhérents à la Vie : les »Autorités Religieuses« y ont succombé avec une pleine satisfaction et grande jouissance, certains de ses membres s’y sont vautrés leur vie durant, quelques rares se sont repris et amendés.

       »Après sa Résurrection« ..
      .
      D’après les Évangiles »selon les Apôtres« écrits de nombreuses décennies après la mort du Christ, certainement pas par des apôtres/auteurs (ne sachant ni lire ni écrire) et dans le cas où vous admettez par CROYANCE les faits et paroles rapportés, je vous signale que l’action rapportée se situe dans le jardin où Jésus passe la nuit et se recueille avant d’être »cueilli" par les soldats, où Pierre sort son épée pour s’opposer à l’arrestation de son Maître ; son triple reniement ayant lieu dans les annexes de la salle du tribunal avant la mise à mort de Jésus et donc avant sa Résurrection  !!!


    • Samson Samson 25 avril 18:57

      @hugo BOTOPO
      « ... dans le cas où vous admettez par CROYANCE les faits et paroles rapportés »
      Oui, j’ai choisi d’y croire, et j’y crois très sincèrement ! Comme j’ai par ailleurs choisi de croire à Saint-Nicolas, au Père Noël, au Petit Poucet et au Croque-Mitaine, aux Fées et au Loup Garou, aux Vampires et aux Anges, aux Licornes et aux Griffons, ...

      Là où vous ne discernez guère que balivernes et billevesées relevant de mon insondable crédulité, je me délecte avec révérence et respect de la sagesse et du message de nos ancêtres tels que transmis par la tradition au travers des innombrables mythes, contes, légendes, rituels, œuvres d’art et symboles qu’elle nous lègue et transmet. Et c’est avec un plaisir infini que je cultive ainsi les jardins de mon imaginaire pour régulièrement les enrichir de nouvelles variétés du merveilleux.
      A moins d’en châtrer le réel, le discours mythique est à ce niveau extrêmement efficace et structurant, pourvu seulement d’y ajouter sincèrement foi (sinon, exactement comme pour les placebos, « çà » ne marche pas !)

      C’est de fait après sa Résurrection que le Christ institue l’Église, mais les épisodes évoqués surviennent entre la dernière Cène (qui institue le mystère de la transsubstantiation commémorée par le rituel de la Communion) et sa Crucifixion. Sur le plan symbolique, ils peuvent être valablement interprétés comme préfigurations du destin de l’Église qu’il institue.

      Que la réalité historique corrobore ou non la réalité mythique ou symbolique est à mes yeux très secondaire :  la triste bande au professeur Nimbus peut bien s’y efforcer, jamais elle n’éteindra la capacité de mon âme d’enfant à s’émerveiller ! smiley

      Peut-être est-ce là ce qui nous différencie ???


  • zygzornifle zygzornifle 24 avril 11:28

    la religion c’est comme la politique ça été créé pour régner .......


    si les humains étaient un peu plus intelligent cherchant la paix et délaissant l’envie d’être riche puissant ou sous le feu des projecteurs, simplement humbles et gentils ayant le soucis du bien être pour les autres autant que pour soi même on pourrait s’en débarrasser ....

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