Un prêtre nous honore de son amitié, ma famille et moi. Il est Polonais et exerce son sacerdoce en France. Il y a quelques années, il avait pris l'habitude de réunir ses paroissiens après le messe dans notre petite commune.
Nous nous retrouvions tous (10 à ou 12 personnes au maximum !!!), dans la petite salle de réunion de la mairie voisine devant quelques gâteaux et, éventuellement, une excellente bouteille de muscat local propice à débloquer les échanges.
Notre prêtre nous demanda un jour de proposer des débats un peu plus structurés que nous pourrions préparer à l'avance.
Sans trop y réfléchir, je lui posai la question suivante :
-Ne pensez vous pas que nous pourrions réfléchir au rôle de Marie, mère de Jésus, qui à l'heure actuelle ne me semble plus vénérée mais adorée comme une véritable divinité.
En énonçant la question, je me suis rendu compte qu'elle m'était venue à la bouche parce que mon interlocuteur était Polonais.
Bien sûr, je suis confusément persuadé depuis longtemps que le culte dédié à Marie constitue une étrangeté passionnante.
Pourquoi cette vénération générale et, surtout ces apparitions souvent suivies d'évènements extraordinaires sur tous les continents et à toutes les époques de l'ère chrétienne.
Tout le monde connait Lourdes, les évènements ahurissants de Fatima (merci Luc Laurent Salvador pour votre excellent http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/entre-predictions-et-notre-dame-de-54275), en Pologne, bien sûr, le culte impressionnant de la vierge noire de Czestochowa, le miracle permanent de Guadalupe (lire l'"Apparition" de Didier van Cauwelaert).
Les "vierges" apparaissent en Afrique, au Japon, en Amérique du Sud, dans les Balkans, en Russie...partout !
Vous me direz hallucinations, arnaques, peut-être oui, souvent même.
Mais certains cas donnent sérieusement à réfléchir, en particulier Fatima.. Pourtant, ce qui me trouble avant tout, c'est la quasi absence de Jésus, du Christ, dans ces manifestations multiples et quasi universelles. Comme si le véritable objet du culte chrétien était Marie...
Mais je « tenais » un prêtre polonais !
Un peuple dont on connait la vénération pour Marie, bien sûr, mais aussi et surtout un compatriote de Jean-Paul II . Un homme qui a vénéré la Sainte Vierge plus que tout autre Pape, par ses pèlerinages nombreux et dont l'importance était volontairement soulignée, à Czestochowa bien sûr, mais aussi à Lourdes et surtout à Fatima dont il n'a cessé de mettre en valeur le caractère essentiel du message.
Et puis il y eut l'agonie, fortement médiatisée, de cet individu d'exception. Je n'ai pas de preuves de ce que j'avance mais je n'ai pas souvenir d'avoir entendu une seule fois, à cette époque, évoquer des prières à Dieu, au Père, à Jésus ou à un saint quelconque. Il priait la Vierge Marie et attendait de la retrouver. Que ce soit dit par lui ou son entourage immédiat. Troublant tout de même !
Voilà ce que j'ai affirmé à notre curé. Qui a souri comme toujours mais a esquivé le débat et promis de m'apporter des éléments de réponse à son prochain passage.
Ce qu'il n'oublia pas en me faisant cadeau d'un livre exceptionnel :
« Marie, un parcours dogmatique »
par Dominique Cerbelaud aux éditions du Cerf
C'est une description minutieuse et riche de l'évolution, depuis les origines, de la doctrine chrétienne concernant la figure mariale. « Des entrelacs de la doctrine et de la piété », comme le traite l'auteur sur tout un chapitre. Des débats internes à l'Église « Minimalisme ou Maximalisme marial ».
De son utilisation politique, celle, par exemple, des « théologiens de la libération » :
« Certains représentants de cette mouvance, vont accorder une attention privilégiée à la figure de Marie, considérée comme femme du peuple, proche des pauvres et des exclus. Avec insistance, ils désigneront le Magnificat comme l'un des textes du Nouveau Testament dont le contenu politique et libérateur est le plus intense. Marie, proclamant que « Dieu renverse les puissants de leur trône » apparait en effet comme la porte-parole des contestataires de l'ordre établi », arguments repris par la théologie féministe en Amérique du Nord.
L'auteur montre à quel point les protestants ont commis une erreur d'appréciation en négligeant une telle alliée et souligne l'approche bienveillante des nouveaux auteurs juifs, Schalom Ben-Chorin ou Schalom Asch.
Il reprend toutes les évocations de Marie dans le Coran et dans certains hadiths :
« Chose surprenante : la tradition musulmane a fini par déclarer la sainteté éminente de Marie et de Jésus, tous deux exempts de souillures et préservés des attaques du diable...
En outre, dans les pratiques populaires de la dévotion musulmane, la place de la Mère de Jésus reste marquée. C'est ainsi que l'on voit des croyants venir se recueillir dans les sanctuaires marials catholiques, de Beyrouth (Notre Dame du LIBAN) à Marseille(Notre Dame de la Garde), en passant par Ephèse (la maison de la Vierge) et d'autres lieux encore... »
On peut souligner aussi ce passage particulièrement savoureux sur le rôle de Marie auprès du clergé catholique :
« Dans une Église où bien des clercs célibataires ont une relation complexe, voire ambigüe, à leur propre mère, (secrètement dominatrice et officiellement idéalisée), cette Mère vierge représente un modèle symbolique parfait : à la fois maternel et dépourvu de toute sexualité . Elle devient ainsi le modèle féminin du clerc masculin, dont les manques dans ce domaine peuvent se laisser sublimer et acquérir du même coup une vraie fécondité ! On s'est interrogé, à cet égard, sur le lien entre mariologie et célibat ecclésiastique : il semble, en effet, que la doctrine mariale ne se soit développée que dans les Églises qui connaissent cette discipline... »
Or l'auteur, Dominique Cerbelaud, est père dominicain !!! (imaginez que les « militants » de tous bords soient capables du même recul amusé par rapport à leur propre « chapelle »...).
Dans le dernier chapitre, l'auteur commente quelques opinions de théologiens passés ou actuels Pour certains, Marie se substitue carrément à l'Esprit Saint, pour d'autres, elle devient « le quatrième personnage de la Trinité », la tendance actuelle relevant de la « féminisation du divin »
Le DIEU-MERE...nous y voilà.
Dominique Cerbelaud reprend ensuite tous les modèles non-bibliques : Ishtar-Astarté, Atargatis, Cybèle, Artémis, Isis, soulignant que « les structures religieuse à l'œuvre dans les cultes antiques se sont maintenues dans la religion chrétienne »
Mais il ne s'agit pas de copie ou d'héritage. Dans les dernières pages l'auteur nous offre sa clé :
« A travers ces dernières figures de déesses antiques, la psychologie des profondeurs a aujourd'hui tendance à subodorer l'existence d'un archétype du féminin, projeté dans la sphère céleste. Le nom de Carl Gustav Jung reste lié à l'exploration de ce domaine, et c'est la raison pour laquelle, dans la présente section, je m'appuierai sur son œuvre »
Et, un peu plus loin :
« dans « Réponse à Job »...Jung exprime ce qu'il faut bien appeler son enthousiasme par rapport à la définition dogmatique de l'Assomption, en même temps que ses critiques virulentes des réactions négatives du protestantisme sur ce point. C'est ainsi qu'il note :
-Par la proclamation du dogme de l'Assomption, Marie, n'a pas atteint, il est vrai, selon l'option dogmatique, le statut d'une déesse, quoi qu'elle soit en tant que Reine du ciel et Médiatris Christi,(médiatrice auprès du Christ), pour ainsi dire de la même valeur, fonctionnellement, que lui le Roi, et l'Intercesseur. En tout cas, sa position satisfait aux besoins de l'archétype
Dominique Cerbelaud reprend le commentaire :
« Il convient de prendre au sérieux cette dernière notation. En effet, contrairement à certaines apparences, l'auteur ne se situe pas ici au plan dogmatique. A ce point de vue, telle ou telle de ses affirmations laisse d'ailleurs beaucoup à désirer. Il s'agit de structures psychiques : le discours catholique sur Marie réalise, à ses yeux un archétype majeur de l'inconscient collectif »
Ce que je ne peux m'empêcher de rapprocher des propos de Serge Tribolet, psychiatre des Hôpitaux de Paris très actuel :
« La folie nous enseigne que Dieu n'est pas une fin en soi. Il y a un au-delà de Dieu, une ultime étape de la construction délirante : une rencontre du troisième type. Rencontre avec La femme.
Pour le commun des mortels La femme ne peut être approchée. La rencontre reste impossible, purement fantasmatique. La femme n'est pas une entité observable, ni un concept. Elle est un au-delà. Pour cette raison, le délire est une expérience mystique. Le schizophrène nous enseigne par son délire que Dieu n'est pas le Père mais la matrice, la matière, la mère et en fin de compte La Femme »
Cela renvoie également à Henri Corbin et au « Principe » se tenant en amont de l'existence.
Le livre de Dominique Cerbelaud. recense, explique, démontre et ouvre des perspectives vertigineuses. Sa publication a généré force remous au Vatican.
Merci, Père Piotr pour ce somptueux cadeau. A la question, vous avez répondu par une interrogationsouriante plus vaste encore.
Et en plus, j'en ai fait profiter les amis...
Il en est peut-être qui imaginent que la foi est un chemin tranquille balisé de certitudes en béton !!!
Excellent texte.
Pff que dire sur Marie, y en a des choses...
Autant elle semble avoir une place effacée dans le Nouveau Testament, autant elle acquiert au fil du temps une place de choix.
La faute en premier lieu à Saint Bernard et à sa suite à l’ordre du Temple qui en fit leur Souveraine. Les cathédrales gothiques sous l’impulsion du Temple fleurirent partout en Europe et furent dénommées des Notre-Dame. Celle-ci trône d’ailleurs en majesté en Reine. Ces grandes églises sont d’ailleurs comparables à des matrices géantes chargées d’enfanter le nouvel homme.
René Guénon place le déclin de l’Occident à partir de la chute de l’Ordre du Temple. Quand on sait que Marie fut propulsée précisément à ce moment là, on peut se poser des questions.
Dans une perspective apocalyptique on ne peut en effet pas ne pas s’apercevoir que la Femme couronnée des douze étoiles du chapitre douze de l’Apocalypse est bien la même que Celle qui trône, couronnée, dans toutes les cathédrales d’Europe.
Et que c’est Elle, l’ennemi principal du Dragon rouge de l’Apocalypse. On retrouve ici le vieux thème mythique de la Féminité comme seul remède contre les forces du Mal. Et qu’illustrent de nombreux contes de Perrault comme « La Belle au bois dormant » ou d’autres..
La Belle que le Prince réveille après avoir vaincu les forces des Ténèbres évoquent la Fiancée du Cantique des Cantiques dont il est précisé qu’Elle ne doit pas être réveillée avant que l’Heure ne soit venue...
On ne sera dès lors pas étonné de constater cette absence du Féminin dans « les » protestantismes qui dominent actuellement la Terre du Dragon, à l’Ouest, et qui ne voient pas d’incompatibilité entre Dieu et l’Argent, ouvrant ainsi toutes grandes les portes à la caste financière ploutocratique, qui domine actuellement le monde, à l’aube du renversement des Temps.
Du reste, les apparitions de Guadaloupe, en 1517, au Sud (la Vierge est Reine du Midi) de cette nation terre du 666, sont là pour nous mettre en garde et nous pousser à la Vigilance. 1517, l’année même où Luther lança sa guerre contre Rome.
« Chose surprenante : la tradition musulmane a fini par déclarer la sainteté éminente de Marie et de Jésus, tous deux exempts de souillures et préservés des attaques du diable...
La Sourate 19 consacrée à Marie, joue un rôle clé dans cette dévotion à Marie, qui curieusement semble accorder à la foi musulmane une place de choix. Il suffit de penser aux apparitions de Fatima, qui bien que visant de façon explicite, la Russie rouge naissante au même moment, pointe aussi l’Islam en apparaissant dans un lieu consacré à la fille de Mohammed, vénérée dans l’Islam et notamment le chiisme comme étant « sans souillure » :
Le Prophète a dit : ’Fatima est la reine des femmes qui habitent le Paradis’ rapporte Al Boukhari..
De même à Lourdes, le mythe accorde une place de choix au sarrazin Mirat dans l’élection de ce lieu que fera la Reine du Ciel pour ses apparitions de 1858. Le début des apparitions (11 février) est d’ailleurs anniversaire du 11 février 624 qui vit la mise en place de l’espace sacré des musulmans qu’est la Kaaba. Et la date de fin (16 juillet) n’est autre que le début du calendrier musulman..
On peut aussi évoquer les apparitions nombreuses en terre musulmane, à Zeïtoun, en Egypte, qui ne manquent pas d’intriguer là aussi..
On s’est interrogé, à cet égard, sur le lien entre mariologie et célibat ecclésiastique : il semble, en effet, que la doctrine mariale ne se soit développée que dans les Églises qui connaissent cette discipline... »
Ah, là, vaste question. Je pense qu’il y a effectivement dans la chasteté (pas seulement ecclésiastique d’ailleurs, de nombreux laïcs « motivés » s’y soumettant) un sacrifice fait à la Mère. CG Jung a particulièrement étudié cela, j’y renvois.
Mais dans ses apparitions, curieusement, Marie apparaît souvent comme une adolescente de 17 ans.. et non pas comme une mère. Bref, elle se présente comme la "Fiancée’ du Cantique parée comme une épouse pour son époux. J’y vois un changement de statut, non seulement de Marie, mais aussi de la relation à celle-ci.
Pour le commun des mortels La femme ne peut être approchée. La rencontre reste impossible, purement fantasmatique. La femme n’est pas une entité observable, ni un concept. Elle est un au-delà. Pour cette raison, le délire est une expérience mystique. Le schizophrène nous enseigne par son délire que Dieu n’est pas le Père mais la matrice, la matière, la mère et en fin de compte La Femme »
Cela va dans le sens que j’essaye de soulever : l’intégration du Féminin au cœur de l’Homme, seule possibilité pour sa divinisation, qui implique donc de l’épouser. On peut penser que pour le Christ c’est Marie de Magdala qui a joué ce rôle (hors Da Vinci Code svp, merci..). Magdala est tiré de l’hébreu Migdal qui veut dire « Tour », symbolisme bien présent dans le Cantique des Cantiques et que l’on retrouve chez Cybèle..
« le quatrième personnage de la Trinité »
Je crois que c’est lors des apparitions de Rome qu’elle se présenta ainsi. Anticipant ainsi les théologiens. En effet, la Trinité est stérile. Pas de possibilité que le monde advienne sans le 4. J’en ai déjà parlé ici. L’« enfantement » des mondes se fait par le 4. On voit ici se pointer l’Archétype de la Mère, souvent représentée par les Vierges Noires, car l’enfantement se fait dans l’Obscurité. D’où la profonde parenté (mais non pas identité) entre Marie et Satan. Tous les deux sont la Matière, mais la différence tient au fait que Satan dit « non » à l’Esprit alors que Marie dit « oui », le célèbre Fiat..
Le 4 qui contient la Trinité s’exprime par 1 + 3 = 4 et nous fournit le 13, nombre précisément de la Mère (le M, treizième lettre de l’alphabet, repris par Jean-Paul II dans son blason, miraculeusement sauvé lors de l’attentat du 13 Mai 1981, anniversaire du début du cycle de Fatima, en 1917, chose qui n’échappa pas à son agresseur et qui en fut bouleversé), nombre donc omniprésent dans toutes ses apparitions..
Merci Gollum, ça, c’est du commentaire !
Pourriez vous préciser qui est l’ennemi principal de la Femme Couronnée de l’Apocalypse ?
Vous l’avez fait récemment mais je ne retrouve pas le post !
Par ailleurs, Marie est la seule femme citée dans le Coran.
Oui c’est bien la seule et unique femme mentionnée avec son prénom dans le Coran, même Assia la femme de Pharaon ou encore la très grande Khadidja n’a pas eu cet honneur insigne.
L’élue d’entre toutes les femmes de la création, un être exceptionnel. Rien que l’évocation de son prénom me fait baisser les yeux et Dieu sait que je ne les baisse pas souvent...
A Furax : ce serait pas ici ? ;-)
Merci Gollum, très exactement ceci :
"Mais c’est encore plus nette dans
l’Apocalypse où il est écrit que ce sont les marchands qui sont les
maîtres de la Terre. Ce n’était bien évidemment pas le cas à l’époque de
Jean où les maîtres de la Terre étaient les guerriers. De surcroît
cette domination était loin d’être universelle. Alors qu’actuellement la
maîtrise des marchands est totale, universelle. Et ce depuis
l’invention du capitalisme. On peut même remonter plus loin et constater
que le ver était dans le fruit dans l’Angleterre de plus en plus
commerçante juste après avoir rompu avec Rome avec Henri VIII. Les USA
fille de cette Angleterre en sont les dignes héritiers...
Quant à l’avenir des marchands au sein de l’Apocalypse il
est clair. Ils sont promis à la ruine avec incapacité de vendre quoi que
ce soit.. Je vous laisse soin de (re)lire la suite si ça vous
intéresse...
"
Auquel j’ajoute mon propre :-)
Bon alors ça en fera trois :-)
Gollum, j’avais déjà lu votre com le jour même où vous l’aviez posté, hé oui ;-)
@ Gollum
"Les cathédrales gothiques sous l’impulsion du Temple fleurirent partout
en Europe et furent dénommées des Notre-Dame. Celle-ci trône d’ailleurs
en majesté en Reine. Ces grandes églises sont d’ailleurs comparables à
des matrices géantes chargées d’enfanter le nouvel homme.«
Sainte Mère l’Eglise, ne vous y trompez-pas ...
Le gothique est (d’après moi) une orientation »mystique« , un culte à la »Transcendaaaaance« de Dieu, au »Très-haut« ...
Un Dieu qui s’éloigne, ... bref, plus vraiment »Très-Bas« (comme Son Fils)
Puis il y a aussi des questions politiques (excusez-moi d’être pour le coup moins spirituel et plus trivial et terre à terre) derrière ce nouvel urbanisme qui façonnent la culture. Les »chapelles" ou petites églises (assemblées au sens étymologique) auraient pu se multiplier dans les quartiers naissants ... c’était une autre option ... plus populaire.
Avant même ce gothique, les églises étaient déjà au plan architectural, dans leur structure (clonée), le reflet de l’organisation sociale ... et de sa hiérarchie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Archit...
La cathédrale, sied à l’importance de l’évêché.
A njama : je crois que vous surestimez grandement l’aspect du gothique comme reflet de l’organisation sociale et hiérarchique. A mon sens le gothique, c’est bien autre chose.
@ Gollum
Pour agrandir les églises romanes, pour soutenir la voûte il aurait fallu élargir les murs, déjà bien épais pour les plus grandes.
Qu’est-ce qui a permis le gothique en fin de compte ?
Moins les intentions que vous y voyez après coup, symbolismes *, hymne à la Lumière, ... atteintes, je vous l’accorde, mais simplement le nouveau concept technologique architectural, qui fait que les cathédrales se sont élevées en hauteur, et élargies. Les murs en furent moins épais, car les piliers et voûtes constituaient à eux seuls toute la structure portante de l’édifice, une sorte de squelette pour imager.
* symbolismes iconodules, nettement moins présents dans le style roman.
Le Moyen-Âge marque l’apogée du christianisme ...
Il voyait peut-être les choses en un peu trop grand, et pas assez au ras du sol ? théologie trop gothique ? :-|
erreur de trajectoire du nautonier ? :-(
le christianisme a été singulièrement amputé et appauvri à la disparition du Temple
paradoxalement, et contrairement à leur dénomination, les églises chrétiennes sont toutes des temples, car il y a présence d’un Autel. Contrairement à leur dénomination, les temples (protestants) sont des églises (du latin « iglesia » assemblées).
;-)
Je crois que vous surestimez grandement l’aspect du gothique comme reflet de l’organisation sociale et hiérarchique.
Je vous renvoie au lien que j’ai indiqué. Cette organisation n’a pas varié entre le roman et le gothique.
La taille des bâtiments d’église est en général liée à l’importance symbolique et hiérarchique dans l’organisation en communauté.
G : la nef au milieu de laquelle est réservé un passage libre séparant les hommes des femmes.
A : le bas-chœur où se tient le bas clergé, vicaires, diacres, chantres.
C : l’autel principal.
B : l’exèdre au milieu duquel est placé le siège de l’évêque, de l’abbé ou du prieur ; les stalles des chanoines ou des religieux s’étendent plus ou moins à droite et à gauche.
On peut dire que le chœur de l’église est réservé aux hiérophantes (clercs de tous grades), les laïcs étant relégués dans la nef. Est-ce évangélique ?
La réponse qui me brûlait les lèvres dès le début de votre texte, vous l’avez donnée en citant ce Père Dominicain : la mère idéale, sans sexualité !
La question qu’on peut se poser c’est pourquoi la sexualité a toujours « travaillé » les hommes ! et cette mère idéale, sans sexe, me semble bien être un délire d’enfant à l’âge de l’Oedipe !
Mais elle n’est pas une déesse : elle est beaucoup plus proche de l’humain, on peut lui parler et la prier sans abaissement servile ; je veux dire, Dieu, si parfait et lointain, nous renvoie à notre misérable condition ; on en n’est du coup, et peut-être, pas toujours compris !
Une mère, on a beau dire, évoque une chaleur corporelle, une protection de l’enfant que nous sommes.
Les protestants semblent beaucoup plus froids de ce côté là ! moins charnels, ils n’ont pas besoin d’un giron où régresser !
En tout cas, elle me paraît être le catalyseur de bien des névroses et la consolatrice de bien des maux !
Merci pour votre commentaire.
Les protestants me semblent très attachés au « Dieu lointain », voire au« Dieu qu’il faut craindre » de l’Ancien Testament. Ils ont légèrement tendance à se consoler de leurs névroses dans la réussite financière !
Allons, Alinea ... Si le sexe « travaille » les humains, c’est simplement parce que c’est une chimie parfaitement naturelle, par lequel le vivant se fait éternel en se reproduisant. Il n’y a plus mystère à cela (si tant est qu’il y ait jamais eut mystère là-dedans).
Par contre, se demander pourquoi cela « travaille » l’esprit de certains humains, et en particulier les frustrés et les névrosés du sexe, là c’est autre chose. Par exemple, un indice : lorsqu’on vous interdit quelque chose, que se passe-t-il ? Autre indice : que se passe-t-il dans l’esprit de personnes à qui l’on diabolise un acte qui relève de leur chimie naturelle, de l’instinct, du cycle naturel de reproduction ?
En fait, poser la question, c’est y répondre : ce qui « pose problème » chez les humains, par rapport au sexe, c’est la religion.
Cordialement,
Morpheus
Alors Morpheus : d’où vient cette répulsion de l’humain pour le naturel ?
J’ai ma petit idée, mais elle s’arrête à l’étude psychanalytique de l’être ; c’est à dire, dans une société que je connais et qui est, tout de même, très courte dans l’histoire de l’humanité.
Toutes les civilisations n’ont pas ce problème : donc, oui, la religion en est la cause...
Mais qui de la poule ou de l’oeuf ???
A l’auteur,
Je vous trouve bien dur avec les protestants. Ils ont pourtant ( je ne parle pas des protestants intégristes) une lecture de la Bible beaucoup moins délirante que celle des catholiques.
Le culte de la Vierge, des saints, des reliques peut apparaître comme une déviance à connotation païenne tout comme l’idée de trinité faisait penser à Mahomet que le christianisme était un paganisme.
Je ne suis pas croyant, mais si je devais l’être je préfèrerais cette relation personnelle à Dieu qu’ont les protestants par la lecture de la Bible sans intercesseurs ( le clergé), ni ribambelle de seconds rôles.
Quant au rapport des protestants à l’argent et au capitalisme décrit par Weber, il y a longtemps que des études historiques ont montré qu’il existe un capitalisme catholique qui infirme les thèses de Weber.
Bonjour Pie 3,14
Je vous comprends parfaitement. Mais la « foi » bouge, sans cesse. Il y a peu je me sentais très proche du protestantisme, je l’avais affirmé sur ce site :
http://www.agoravox.fr/actualites/r...
"J’ai terminé ma carrière africaine au Tchad. J’y ai connu une grande amitié avec un musulman profond, intelligent, tolérant, dont la joie de vivre naturelle me rappelait étrangement celle de mon père. Un fils du désert. Nos deux familles étaient -et sont toujours- très liées. Curieusement, à son contact, ma foi chrétienne s’est considérablement renforcée ; D’autant que, comme je devais me rendre dans le Tibesti, mon épouse m’a fait découvrir Théodore Monod (tiens, tiens…). Je ne pouvais me mettre dans les pas du dromadaire de cet immense bonhomme sans découvrir un parcours spirituel.
Depuis, certains évènements de ma vie familiale m’ont fait évoluer. Et comparer le Dieu de l’Ecclésiaste au Dieu de la première lettre de Saint-Jean qui, pour moi, résume tout..
http://www.agoravox.fr/actualites/r...
Mais je n’ai rien contre le protestantisme. Simplement, je me suis rapproché des miens.
CG Jung qui venait du protestantisme a été assez sévère avec cette confession aussi. Pour lui, le culte de la Vierge était au contraire essentiel. Permettant la réintroduction d’une certaine dose de Féminin, totalement absent dans le protestantisme. Le protestantisme me semble assez desséché. On ne peut pas dire que le symbolisme, si fondamental pour nourrir l’âme, y soit à l’honneur. Supprimer la présence réelle en ce qui concerne l’eucharistie est une erreur. Il ne reste dès lors plus qu’une cérémonie humaine, trop humaine, pour paraphraser Nietzsche. Quant à un certain catholicisme compatible avec l’argent, je n’y crois pas ou alors il s’agit d’un catholicisme « protestantisé »...
"Mais certains cas donnent sérieusement à réfléchir, en particulier Fatima.. Pourtant, ce qui me trouble avant tout, c’est la quasi absence de Jésus, du Christ, dans ces manifestations multiples et quasi universelles.«
...
Bonjour Furax, j’hésite à vous donner une piste de peur que vous vous mépreniez sur mon intention, mais je vais quand même le faire en espérant que non.
Quelqu’un... vous saurez qui, a dit, »quiconque me verra en songe m’aura vraiment vu, car aucun démon ne peut prendre mon apparence"
Passez une bonne journée.
Merci de votre « devinette » Constant :
« bénédiction et salut soient sur lui »
:-)
Bonne journée à vous également.
Je ne suis pas pratiquante, mais issue de culture catho.
Je ne peux lire ces lignes sans avoir des frissons de dégoût. Comment peut -on croire la Bible ? Ecrite 60 ans après les faits, remaniée par Constantin, 2 siècle après
Comment peut -on encore raisonner sur des écrits « humains » et non « divins »
On a violé des femmes au non de la religion, émasculé des hommes au non de la religion - principe fondé par des « êtres humains », principe fondé sur un ramassis d’écrits à but politiques
Parlez moi de spiritualité mais pas de religion, c’est le pire des fléaux
Mélodie
Pas très mélodieux tout ça ! :-)
Personne ne vous oblige à aimer les religions mais on n’écrit pas n’importe quoi.
Votre « culture catholique » mérite une petite mise à jour.
La Bible est avant tout l’histoire du peuple juif et de ses relations à Dieu. Elle n’a pas été écrite soixante ans après les faits et n’a jamais été remaniée par Constantin !
Tous les écrits sont « humains » et non « divins ». Les Evangiles sont des témoignages écrits par des hommes qui ont souvent été persécutés et martyrisés.
Vous en faites ce que vous voulez.
J’ai longtemps vécu en Afrique ou l’activité des prêtres et des soeurs est magnifique de dévouement. Ils éduquent, aident, soignent là ou tout le monde a baissé les bras depuis longtemps. Les Africains le savent puisqu’ils nous envoient de plus en plus de « missionnaires ».
Je n’ai la prétention de détenir aucune vérité, cet article vise à le montrer.
Je vous souhaite une journée pleine de saine spiritualité.
@ Mélodie
Sur des écrits divins, je ne sais si nous pourrions raisonner ;-)
Les rédacteurs de la Bible ou du Coran, de la Bhagavad-Gîtâ ... sont incontestablement des hommes, autant que le poète est un homme. Transcriptions d’inspirations (? à vous d’apprécier), en moins plaisant que la poésie je vous l’accorde.Il est simplement logique que si ... Dieu s’adresse à l’homme (postulat de chaque prophétisme), il s’adresse à lui dans son langage, et dans les limites de sa compréhension, à une époque et à un moment donné.
Ce que l’homme fait de ces écrits est une autre question.
un ramassis d’écrits à but politiques
C’est une interrogation légitime qu’on ne peut exclure. Je comprends et partage votre indignation, qui est, « à mon idée », la source (justifiée) de ce que l’on appelle l’athéisme devant le bilan des « religions » quelles qu’elles soient. En résumé, un rejet des directions prises par ces « pasteurs » , et non des ces nautoniers eux-mêmes.
Parlez moi de spiritualité mais pas de religion, ...
La spiritualité est justement ce que « vous » faites de ces écrits, (ou de ceux que vous choisissez), la religion, c’est ce que l’on vous dire d’en faire.
Voyez Marie, comme il vous semble bon.
J’ai beaucoup aimé les représentations de Marie, éclectiques, (im)pertinentes, « iconoclastes » pour certains ... , de Soasig Chamaillard « Marie, pleine de grâces » que cette atypique et ô combien sympathique rédactrice d’AV, Sandrine Lagorce, nous a fait connaître.
Une bouffée d’air frais ...les fenêtres grandes ouvertes dans ces chapelles antiques ...
Je m’aperçois que le lien ne marche pas
Marie, pleine de grâces
www.agoravox.fr/culture-lois...
çà ne marche toujours pas. Nouvelle tentative :
http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/marie-pleine-de-graces-90082
njama,
Cet article de Sandrine Lagorce était très beau.
Je ne sais ce qu’elle devient mais elle manque sur Agora.
Elle écrit sur son blog.
http://aulargeetc.wordpress.com/
Sabine,
Merci ! :-)
Je suis allé sur le blog que vous avez donné.
Voici la conclusion du dernier article de Sandrine Lagorce sur LES ICONES. Ca me semble bienvenu ici !
"Avancer le plus humblement possible dans
les pas du Christ, écrire simplement l’icône avec une foi profonde et
sincère, dans la pauvreté évangélique, originelle, débarrassée des
terreurs humaines, des prétentions, des vanités et de l’hypocrisie
saumâtre des habitudes. Travailler avec d’autres matériaux que ceux
ordonnés par des hiérarchies illusoires, explorer d’autres ressources,
chercher comme on cherche le Seigneur dans une fleur des champs, un ciel
d’automne, un sourire sur un visage ou une étincelle dans un regard.
Honorer nos devanciers, connus ou inconnus, qui ont cheminé avec
l’Esprit, persévérer dans l’unité de l’Eglise, la réconciliation,
l’ouverture et le dialogue, prendre tout le monde dans sa prière –
chrétiens et non-chrétiens – et particulièrement les coupables, les
bannis, les réprouvés. Œuvrer à ce que l’Eglise devienne un corps aux
bras ouverts qui pardonne aux pécheurs, les purifie, les rétablit. Faire
sien, corps et âme, de notre Credo, et se rallier spirituellement,
physiquement et intellectuellement aux vérités dont chaque mot est
rempli.
Tout cela, en attendant la vie du monde à venir.
Sandrine Lagorce"
La Vierge Marie. Comment peut-on être vierge et avoir un enfant ?
« archétype majeur de l’inconscient collectif »
:-)
Pouvez-vous développez un peu ?
La vrai question est plutôt de demander à un chrétien comment il peut CROIRE en l’existence, RÉELLE, d’une personne donnant vie à un enfant et demeurant vierge ?
Pareille croyance relève, de nos jours, de l’aliénation (qui est le propre de la religion).
Un esprit moins sot pourrait percevoir une symbolique autrement plus porteuse de sens : la virginité de l’esprit, qui est la condition permettant de recevoir, de se faire réceptacle, de s’ouvrir à une connaissance nouvelle.
Mais le religieux invente le >miracle< pour inverser le processus, c’est-à-dire le pervertir :m remplir le réceptacle au point de le rendre incapable de recevoir quoi que ce soit. On appelle cela l’obscurantisme. La religion transforme la nourriture spirituelle en nourriture OGM : un poison infertile, stérile, qui renverse le processus de la vie.
Morpheus
Sabine (et Morphéus dans la foulée !)
Je vous ai retrouvé un extrait d’entretien de Jung avec la docteur Evans, dans...Planète 1970 !
-Docteur Evans : Pour nous résumer, l’archétype est exactement le degré supérieur d’un modèle instinctuel tel que celui de votre premier exemple de l’oiseau construisant son nid. C’est cela que vous voulez dire ?
-Docteur Jung : C’est l’organisation biologique de nos fonctions psychiques, qui de la même manière que nos fonctions biologiques, physiologiques, suivent un modèle. Le comportement d’un insecte ou d’un oiseau suit un modèle et c’est la même chose pour nous. L’homme a un modèle, une forme qui le fait spécifiquement homme et aucun homme ne nait sans cela. Nous sommes profondément inconscients de ces choses par ce que nous vivons par nos sens à l’extérieur de nous mêmes. Si l’homme pouvait regarder en lui-même, il se découvrirait. Quand un homme découvre cela, de nos jours, il pense qu’il est fou, réellement fou".
On aurait donc comme « modèle instinctuel supérieur » (et inconscient) celui d’une femme enceinte sans avoir fait l’amour avec un homme.
Je ne peux pas y croire une seconde.
Je vois plutôt là, dans les citations de l’article, une relation du petit garçon à la mère que l’adulte essaie dans sa représentation de débarrasser de toute sensualité, mère dont il essaie aussi de neutraliser le pouvoir éventuellement nocif sur lui en en faisant une espèce d’icône parfaite, qui ne peut faire le mal. Un fantasme, une espèce de revanche sur la réalité, plutôt qu’un archétype (ou alors un archétype est un fantasme, mais je ne crois pas).
Marie, pas plus que les autres femmes, n’a pu avoir un enfant sans un homme. Dès le départ, cette histoire n’est donc pas possible. J’ai toujours trouvé choquant cette mère soi-disant vierge, comme étant une négation à la fois de la réalité, de la féminité et de la maternité, cet obscur refus de la vie telle qu’elle est.
Sabine,
Je vous propose les dernières lignes du livre de Dominique Cerbelaud :
« Indépendamment des formules utilisées par Jung , ces auteurs (psychanalystes)
s’accordent à reconnaitre dans la Vierge Mère un puissant archétype. Cette donée peut éclairer rétrospectivement la question de l’influence éventuelle des cultes de déesseé vierges ou mères sur la dévotion mariale : quoi qu’il en soit des dépendances directes, ces divers contenus viendraient se loger les uns et les autres dans d’identiques structures psychiques »
Bon, pour faire plus simple. Il s’agit ici d’une divinisation de la Femme. Est-ce que la notion de Dieu donnant la vie à ses créatures sans acte sexuel
vous choque ?
Cette « divinisation » passe par l’occultation de la sexualité de la femme, or il n’y a pas de femme sans sexualité, ni de mère non plus d’ailleurs, ni d’homme, ni d’autre animal. Nous sommes des êtres sexuels et si le divin doit se faire en niant l’humain, il y a (pour moi) un problème de base.
Ces cultes à la « mère vierge » me rappellent quelque chose, l’obsession malsaine de la virginité féminine dans certaines cultures, et où cela entraîne les femmes, jusqu’à la mort pour certaines, passer à côté de leur vie pour d’autres.
Il me paraît aussi incongru de croire qu’une femme soit enceinte en étant vierge que de croire qu’un poisson coure sur des pattes. Pourtant tous ceux qui croient à la première possibilité rient de la seconde. « Dieu » aurait pu, et aurait dû, se passer de ces fariboles, car ce n’est pas une bonne chose pour les femmes. J’aurais préféré une autre histoire : Marie et Joseph se rencontrent et de leur désir beau et humain naît un enfant assez spécial, on le frappe d’un côté il en veut encore de l’autre côté, il déborde d’amour pour tout le monde, quand il parle les gens se sentent bien, ont envie de devenir bons, bref quelqu’un de tellement mieux que la moyenne qu’on en entend parler jusqu’à loin, et c’est parti pour le christianisme. Voilà une belle histoire, tout à fait plausible.
PS : si vous voulez mon avis, « Dieu » c’est beaucoup moins simple et béat que ça en a l’air et c’est le nom que les hommes ont donné à tout un tas de trucs pas très clairs en eux.
Rendre un culte à quelque chose qui n’existe pas (une mère vierge) ? Les hommes (générique) sont très forts pour donner vie à leurs fantasmes vous savez, pour leur donner une « réalité ».
Sabine vous restez dans le concrétisme. Nécessaire pour certaines âmes incapables d’aller plus loin, dans la mesure où l’Église s’adresse à tous. Personnellement la véritable mère de Jésus m’intéresse peu. Qu’elle soit effectivement restée vierge après accouchement, encore moins. CG Jung était aussi dans cette optique. C’est l’aspect archétypal maternel qui est fondamental. On retrouve cela dans l’Hindouisme où la Mère divine est une notion essentielle.
C’est très clair.
Ce qui l’est moins c’est l’origine de ces « archétypes » et leur interaction avec le réel.
J’arrête là, déjà réfléchir c’est dur, mais le week-end c’est pire.
(je rectifie plus haut, « développer » avec « er » c’est mieux)
Bravo, Gollum pour votre clarté ! Ce n’est pas simple.
« Personnellement la véritable mère de Jésus m’intéresse peu »
La naissance de Jésus, la personnalité de Marie, il n’en est même pas question dans les Evangiles de Marc et de Jean !
Quant à l’archétype de la Déesse Mère, il est antérieur à Dieu, il en est la matrice, pour les patients du psy Serge Tribolet. Et aussi dans la mystique Chiite décrite par Henri Corbin (le principe !)
La virginité de Marie est vraisemblablement une erreur de traduction.
Francesca 2
Fortuite...ça m’étonnerait ! Je cite Gollum dont je partage totalement l’opinion :
"Pourquoi est-elle Vierge ? Pour la bonne raison qu’elle est l’autre pôle
de Dieu, la Sagesse présente dès les origines. Elle est une sorte de
support immaculée permettant l’enfantement des mondes."
A Sabine : Ce qui l’est moins c’est l’origine de ces « archétypes » et leur interaction avec le réel.
Furax, je crains que ça soit beaucoup plus terre à terre que vous semblez le croire.
En tout cas pas du tout anodin, « archétype » ou pas, c’est ce que j’essayais de dire, et c’est sans doute parce que je suis une femme que je me suis toujours méfié de cette image de mère vierge car elle est à double tranchant dans le réel, quel que soit tout le divin (c’est-à-dire les profondeurs psychiques) dont on l’habille.
@ Gollum : le réel, désolée, sans doute l’expression d’une âme incapable :-)
@ Furax : oui, Sandrine Lagorce a une belle plume. Pour trouver son blog il suffisait de cliquer sous son avatar.
A francesca : c’est possible que ce soit « jeune fille » et non pas vierge. Vierge en hébreu c’est בתולה. Or effectivement on n’a pas ce terme dans Isaïe. Mais je ne connais pas suffisamment l’hébreu pour me prononcer. Quoiqu’il en soit, cela ne remet pas en cause l’argumentation globale. Notons ici que le signe zodiacal de la Vierge se trouve représenté en Kabbale par la lettre י Yod. Or celle-ci est l’initiale même du Tétragramme sacré יהוה, Yahvé, comme de ישוע, Yéshoua. Quand on sait l’importance pour les kabbalistes de l’initiale d’un mot, je trouve cela assez significatif.
Sinon d’accord pour dire que l’archétype de la Mère n’exprime pas toute la féminité.
Sinon je ne peux m’empêcher de citer ici Virgile dans sa 4ème églogue, qui montre que lui aussi connaissait cette histoire de Vierge qui enfante et ramène l’âge d’Or post-apocalyptique... :
Oh oui Gollum !! Je connais assez bien la IV Eglague, Virgile fait référence à la sybille de Cumes / une nouvelle génération descend du ciel, un enfant naitra par la grâce d’une vierge, cet enfant d’origine divine régnera sur le monde. Les travaux de Carcopino démontrent qu’il s’agit d’une oevre de circonstance, tout est explicable.
@ Sabine
L’archétype de Marie, Mère ...
Marie est souvent présentée comme une seconde Ève. Le verset de la Genèse 4/1 dit :
« Adam connut Ève, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel. »
Je situe l’archétype dans cette parole d’Ève ...
Par ailleurs, (et trois fois hélas) les bibles chrétiennes traduisent le verset 2/23 de la Genèse par : « Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »
ce qui a prêté à de nombreuses équivoques !
Alors que dans les Bibles juives, à partir des textes hébreux de la Torah disent :
Et l’homme dit : « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair ; celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »
(traduction du Rabbinat)
http://www.lexilogos.com/bible.htm
Il y a dans Ich et Icha « un effet miroir », que ne retranscrivent pas du tout les mots « homme » et « femme » des traductions chrétiennes. Similitude qui se retrouve pourtant clairement exprimée un peu avant au verset 2/18 où « Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. »
Sur la virginité de Marie, le Coran (sourate Myriam 19 v. 16 à 21) ne nous aide pas plus que la Bible, sauf le verset 22 qui indique qu’elle vécut sa grossesse ailleurs ... ce qui rend la suite plus cohérente. Une mère célibataire chez les juifs !!! ça craint ... elle aurait été considérée comme prostituée, lapidée peut-être ?
« 22. Elle devient donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. »
Je ne peux qu’admirer et applaudir !
Il y a peut-être, sur Agora, des échanges « moyens » mais ici la médiocrité n’est pas de mise.
Merci à tous !
Merci Furax
Pour préciser ma pensée @ Sabine, au sujet de la parole d’Eve dans le verset de la Genèse 4/1, me vient à l’esprit la traduction du Coran d’André Chouraqui :
(sourate 1 L’Ouvrante (Al-Fâtihat)
1. Au nom d’Allah,
le Matriciant, le Matriciel.
2. La désirance d’Allah, Rabb des univers,
3. le Matriciant, le Matriciel,
4. souverain au jour de la Créance :
5. Toi, nous te servons,
Toi, nous te sollicitons.
6. Guide-nous sur le chemin ascendant,
7. le chemin de ceux que tu ravis,
non pas celui des courroucés
ni des fourvoyés.
Le Matriciant, le Matriciel ... j’aime beaucoup ...
Pour les différents traductions de la Bible
http://www.lexilogos.com/bible.htm
Pour celles du Coran
http://www.lexilogos.com/coran.htm
Les travaux de Carcopino démontrent qu’il s’agit d’une oevre de circonstance, tout est explicable.
A njama : bien d’accord qu’il faille revenir à l’hébreu lui-même et non pas à des traductions qui ont pour fâcheuses conséquences de pervertir le texte. C’est particulièrement vrai de la Genèse, texte très symbolique et métaphysique d’une richesse prodigieuse. Je sais qu’Annick de Souzenelle, chrétienne orthodoxe, s’est essayé à des exégèses assez intéressantes là dessus.
A sujet de Marie, Mère ...
il est assez évident que c’est symbolique, et un très beau symbole (incarné) **.
« Mère de Dieu », je n’adhère pas du tout !!! sauf si on y voit « l’aspect Mère » de Dieu (Matriciant, Matriciel).
Il n’y a aucune équivoque pour moi. « Mère de Dieu » au sens chrétien (que catholique je pense), est une exagération (pardonnable) du culte marial.
Il suffit de reprendre l’évangile de Thomas ou d’autres paroles de Jésus pour voir qu’il n’y a aucune équivoque. Quand il dit « mère »il parle de Marie, quand il dit « Mère » ... il parle de la Vie, de son côté Existentiel nourricier, spirituel, des Actes féconds, etc .. ... qui ont joué le rôle de Matrice ... et qui joue (ou devrait jouer) pour tous, ce rôle fécondateur de Matrice. C’est « Fils de l’Homme » qu’il se nomme, et non « Fils de Dieu ».
** On comprend que Marie ait eu pour Jésus une part importante dans ce côté Matriciel, ... en tant que « mère », y compris dans son messianisme, la présence fidèle à ses côtés, ce n’est pas rien ! (combien de parents - même célibataires - auraient fait de même (?).
Mais delà à en faire la "Mère de Dieu’ ... Oups !
Par contre ce que je sais, c’est que la citation de Virgile colle parfaitement à mes propres connaissances quant à la situation apocalyptique de notre monde moderne et cela me suffit pour prendre au sérieux Virgile et la Sybille.
Merci francesca2
Je ne connais pas ni Virgile et la Sybille. Je sens que je vais m’y intéresser ...
Les liturgies existantes se bornaient à vénérer ou à conjurer, aucune n’explicait.
ça reste assez vrai pour les liturgies d’aujourd’hui. Dans ce monde antique de Virgile, 1 % de scribes, aujourd’hui, la république est passée par là, 1 % d’analphabètes. Il suffit juste de saisir cette chance ... tous les Textes, nous les avons sous la main, et Furax nous offre la table du repas ...
njama,
Hum...j’ai encore oublié de remercier Furax.
francesca 2,
njama, Gollum et tous les autres,
C’est moi qui vous dois des remerciements
Vous m’avez fait l’honneur de ce débat d’une qualité exceptionnelle.
Je vous en suis infiniment reconnaissant, il y a longtemps que je n’avais pas suivi des échanges d’un tel niveau (peut-être jamais ?).
Le seul reproche que je puisse vous faire est que ne vois pas comment je vais pouvoir même faire semblant demain de m’intéresser aux aventures de Mélenchon et Jean-François Coppé !
@ francesca
Si vous le comparez à Homère, ... et je vous crois bien, demain à l’aube je cours chez mon libraire :-)
@ Furax
C’est juste la magie de Marie ... qui est venue faire un tour sur Agoravox ;-)
Le seul reproche que je puisse vous faire est que ne vois pas comment je vais pouvoir même faire semblant demain de m’intéresser aux aventures de Mélenchon et Jean-François Coppé !
Pas dit que votre article et nos commentaires ne les aurait pas intéressés (?), passionnés même peut-être (?)
@ njama : Marie mère célibataire, voilà une idée qui me plaît davantage, et assez révolutionnaire.
PS : n’ayant pas de culture religieuse (ça ne me manque pas) je me sens étrangère aux débats qui deviennent trop théologiques, mais merci de vos précisions.
@ Sabine
mère célibataire
qu’elle le fut ou non, pour moi ne change rien ... à ce que l’on sait des enseignements de son fiston ;-)
n’ayant pas de culture religieuse ...
Aucune importance.
J’ai eu la chance (extraordinaire peut-être ?) d’avoir une grand mère qui avait la foi. Une foi hyper simple, pas de tra-la-la, d’encens, et de trucs théologiques ... qui vénérait beaucoup un modèle de foi hyper simple, celui de Thérése, de Lisieux, (pas la mystique d’Avilla). Et Marie, bien sûr. Il m’arrive parfois de dire que c’est ma « Mère » spirituelle ... pour dire !
C’était pas une « intello » comme on dit aujourd’hui. Qu’est-ce qu’elle me disait cette brave Dame, car s’en était une, bien campée dans ses principes, accrochée à sa foi simple comme une patelle (chapeau chinois) sur son rocher, une maîtresse femme ...qui ne s’en laissait pas conter, et qui, si l’occasion s’était présentée, aurait fait fuir un régiment de malotrus (j’en suis persuadé) ... tellement elle avait de l’aplomb la « Dame » ... et tout à la fois beaucoup de douceur. Elle me disait « faut être honnête », « fais de ton mieux » ... sans jamais m’expliquer comment faire ...
Elle a fait bien plus avec ses mots simples, que beaucoup de grands discours que je connais.
Beaucoup de bon sens suffit Sabine.
Ce que Marie a pu faire de son fils, sans homme, ça change quelque chose, mais je crois qu’on part dans le hors-sujet comme diraient les profs du site. Bonne continuation, et, oui, vous avez raison, « aucune importance ».
sans homme, ça change quelque chose,
Oui évidemment , « mère célibataire », c’était je crois beaucoup plus propice à l’épanouissement du Dessein divin (Messie) ... tellement la société de l’époque, pas que juive, était « patriarcale » !
Un père adoptif n’aura jamais un poids écrasant comme un père génétique. Pour le coup ça bridait l’influence de Joseph sur l’enfant.
Les juifs tenaient des registres précis des filiations. L’évangile de Matthieu (1/1-17) démarre sur une généalogie assez hallucinante ici Luc (3/23-38) nous ressert le plat ici
Bien que né (selon les évangiles) d’une mère vierge (?), les évangélistes n’hésitent pas paradoxalement à lui rétablir une filiation royale, en faire un descendant de David, de Jacob ... . Cette généalogie de Jésus est d’ailleurs reprise abondamment dans l’iconographie chrétienne. http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A...
Dans l’islam c’est pareil, on nous sert des « descendant de la famille du prophète ».
Je propose cette explication un peu psy ...
Ouf, ni Mahomet, ni Jésus n’ont eu de fils (connu) ...
mais je crois qu’on part dans le hors-sujet
Vrai. J’arrête !
Ca s’appelle la magie du verbe virgilien, la preuve que Virgile a transcendé son époque. Virgile a abordé des thémes que la religion romaine n’avait pas l’habitude de traiter,
il y a longtemps que je n’avais pas suivi des échanges d’un tel niveau (peut-être jamais ?).
Le seul reproche que je puisse vous faire est que ne vois pas comment je vais pouvoir même faire semblant demain de m’intéresser aux aventures de Mélenchon et Jean-François Coppé !
Je suis bien persuadé que Virgile a eu accès à des enseignements secrets. Ce qu’il écrit rejoint mes propres connaissances encore une fois.
Gollum manifeste des penchants assez gnostiques.
Toute recherche est louable, bien entendu ... c’est un chemin (pas forcément le bon ... mais on ne peut le savoir avant de l’avoir expérimenté), chacun sa route, chacun son chemin, chacun son rêve, chacun son destin ... passe le message à ton voisin comme dit la chanson et à chacun sa galère ;-)
Des « enseignements secrets » ... les problèmes ne viennent pas de la « Connaissance » mais dans ce que l’on en fait.
désolé, lire
> mais de ce que l’on en fait.
(citation de Gollum) "Pourquoi est-elle Vierge ? Pour la bonne raison qu’elle est l’autre pôle de Dieu, la Sagesse présente dès les origines. Elle est une sorte de support immaculée permettant l’enfantement des mondes.«
Il peut aussi y avoir une relation entre Maïa, mère de Bouddha
Je m’explique : Bouddha (l’éveil) est né de l’illusion (maïa)
Le Christ (Croix = l’autre monde) est né de maria (symbole imagée de l’illusion)
Donc, il est vrai que c’est l’autre pôle de dieu, celui qui nous fait prendre conscience d’un monde prétendument »objectif".
Gollum manifeste des penchants assez gnostiques.
Toute recherche est louable, bien entendu ...
A Castel : Pris sur Wikipédia :
@ Gollum
non, pas de reproche.
Du coup je suis devenu gnostique. Mais la gnose n’est pas incompatible avec le mysticisme. Un gnostique est toujours mystique, alors que l’inverse n’est pas vrai.
La connaissance est en lien (connexion) avec la raison. La raison avec la perception (au sens large, qui ne se limite pas à nos cinq sens, elle peut être intérieure, intuitions, rêves ....). Quoi que nous fassions, notre esprit « ordonne le monde » (ses pensées) il ne peut s’empêcher d’y chercher de la cohérence, il y va de sa survie. C’est pour cela que toute connaissance nouvelle, peut heurter notre « moi » et le déstabiliser. Une culture qui nous est étrangère, inconnue par exemple ... et pof, on perd les pédales ...
Nous n’existons que par le monde, par les représentations que nous en avons. On retrouve l’idée cosmogonique dans toutes les traditions. C’est un mouvement centripète.
Ce que l’on fait, mouvement centrifuge, dépend de nos « intentions » lesquelles ne sont pas mues que par la seule raison. Les intentions précèdent la volonté ... pour aboutir à l’acte.
N’arrivant pas à faire le lien entre « cœur » et « connaissance » je pense qu’il n’y en a aucun. Ce qui relativise cet aspect « connaissance ». La gnose (ou le savoir) a ses limites. La conscience, les siennes dans les limites de l’Homme, fixées dans le Dessein du Créateur. L’Homme originel, Adam symboliquement, est fait en image et ressemblance ... L’image dans un miroir reflète (seulement) la réalité, nous sommes d’accord ...
La connaissance ne conduit pas forcément à la sagesse. Le « Connais-toi toi-même » de Socrate, c’est (également) s’interroger sur son savoir, ce qui nous permet d’évaluer notre ignorance. L’ignorance ou l’aveuglement de soi-même fait l’homme dépendant et esclave de ses opinions, préjugés.
Ceci dit la gnose a du bon ... elle peut nous faire percevoir le monde autrement. Une connaissance n’est ni bonne, ni mauvaise en soi, ni source de Bien ou de Mal par « elle-même ».
Concernant l’astrologie, je m’y suis aussi intéressé dans ma jeunesse. Comment expliquer que deux personnes naissant au même endroit (latitude, longitude - le cas n’est pas rare dans nos grandes villes - , à la même heure (naissance simultanée, de jumeaux, ou de personnes qui ne se connaissent pas) donc ayant exactement la même carte du ciel ...poursuivent des destins bien différents ?
J’ai laissé tombé ... ce qui ne m’empêchent pas de regarder les étoiles ! ;-)
En fait j’ai été spontanément mystique dès mon plus jeune âge. Je m’en suis contenté longtemps jusqu’à ma rencontre avec l’astrologie (dès mes 17 ans)
Nous avons des points communs, mais pour ma rencontre avec l’astrologie, c’était plus au début de l’adolescence... Je lisais les éphémérides à 11 ans.
donc ayant exactement la même carte du ciel ...poursuivent des destins bien différents ?
Le mécanisme de l’astrologie est de différencier les gens entre eux. Si le thème est exactement identique (ce qui dans l’absolue n’est jamais le cas), c’est l’unicité de chaque être humain qui est déterminante. Sans l’astrologie, il est probable que la plupart des gens se ressemblerait énormément.
A njama : Une culture qui nous est étrangère, inconnue par exemple ... et pof, on perd les pédales ...
Ce que l’on fait, mouvement centrifuge, dépend de nos « intentions » lesquelles ne sont pas mues que par la seule raison. Les intentions précèdent la volonté ... pour aboutir à l’acte.
Personnellement je pense que nous sommes agis de l’intérieur par Quelqu’un d’autre. En tous les cas cela a toujours fonctionné comme cela pour moi. Dès que j’ai eu un livre d’astrologie entre les mains j’ai su spontanément que je venais de découvrir la « clé », celle qui allait m’ouvrir bien des portes. Mes intuitions me trompent rarement. Même s’il m’est arrivé de me fourvoyer dans de fausses directions cela ne dure jamais longtemps. Pour la bonne raison que je vérifie tout. L’astrologie par la pratique de celle-ci. Et d’autres disciplines également par la pratique. Là où je ne peux être sûr à 100% je garde toujours une certaine distance au cas où..
N’arrivant pas à faire le lien entre « cœur » et « connaissance » je pense qu’il n’y en a aucun. Ce qui relativise cet aspect « connaissance ». La gnose (ou le savoir) a ses limites.
Je crois que vous confondez gnose et science. La gnose n’est pas seulement une connaissance extérieure comme la science. Elle mène vers l’intériorité et donc éveille le cœur, même si les deux sont en effet des opposés. Vous pensez bien que l’Hindouisme qui vise l’Absolu ne proposerait pas un Yoga de la Connaissance métaphysique, le Jnana Yoga, si ce Yoga n’était pas efficace et ne mène pas au Cœur du Monde. Si la gnose était juste une connaissance purement intellectuelle je ne m’y serai jamais intéressé. J’ai accordé ce statut à la science, étant môme. La science a fini par me décevoir. Je me suis aperçu que ses idéaux cachaient en fait une volonté de puissance et qu’elle était finalement d’essence satanique, par son refus de l’esprit, et luciférienne de par son côté prométhéen. Rien de tel dans la gnose. A condition qu’elle soit saine évidemment, parce que les contrefaçons sont légion...
Le « Connais-toi toi-même » de Socrate, c’est (également) s’interroger sur son savoir
Non. Il ne s’agit pas de savoir, mais de connaissance de l’Être. Connaissance veut dire « naître avec » ce qui suppose un Autre. Et d’entrer en communion avec Lui.
Comment expliquer que deux personnes naissant au même endroit (latitude, longitude - le cas n’est pas rare dans nos grandes villes - , à la même heure (naissance simultanée, de jumeaux, ou de personnes qui ne se connaissent pas) donc ayant exactement la même carte du ciel ...poursuivent des destins bien différents ?
Le propre de la symbolique astrologique est qu’elle est extrêmement plastique tout en restant en même temps dans les limites étroites du symbole. Autrement dit, vos deux personnes vont vivre leur symbolique planétaire et zodiacale différemment, en raison de leur hérédité, éducation, et autres influences diverses. Mais tout cela dans les limites étroites de leur thème.
Si par exemple ces deux personnes ont une conjonction Soleil/Mars/Uranus à l’ascendant, nous aurons affaire dans les 2 cas à une personnalité forte, virile, cherchant à dépasser ses limites. Mais l’une sera pilote dans la patrouille de France alors que l’autre grimpera sur l’Everest, ou sera patron d’une multinationale ou..., etc...
J’ai laissé tombé ...
Je comprends. Cela arrive souvent. Mine de rien, c’est une ascèse.
ce qui ne m’empêchent pas de regarder les étoiles !
Ah ! J’adorais ça autrefois. Toujours d’ailleurs. Mais en France ce n’est plus possible. Trop de pollution atmosphérique et visuelle. Faut aller au Sahara maintenant pour ça ! :-)
A Castel : Nous avons des points communs, mais pour ma rencontre avec l’astrologie, c’était plus au début de l’adolescence... Je lisais les éphémérides à 11 ans.
On peut aussi dire que je suis encore en train d’apprendre.
Comme dirait mon prof d’art martial dès qu’il a eu la ceinture noire : « je commence à apprendre ! »
En vérité, je n’ai aucun maître en astrologie. Je trouve que certains astrologues, comme Hadès, manque de cohérence en symbolique. (alors que certains l’estiment justement pour son travail symbolique)
).
Pour ma part, je ne suis pas encore parfaitement convaincu par les transits. L’accident de Frida Kalho, par exemple, est très révélateur de l’importance des transits alors que d’autres sont beaucoup moins pertinents.
J’avance prudemment, comme vous pouvez l’imaginer ;-)
Oui, mais, comme je sais que vous vous y connaissez aussi en non-dualité, je pense aussi que tous domaines rationnels est un piège.
D’ailleurs, plutôt que de dire « mon » thème astral, nous devrions plutôt parler de concordance astrale avec notre naissance. Je pense que l’astrologie occidental ne décrit pas directement et globalement notre personnalité, mais plutôt une manière de nous voir dans le monde, ou une manière d’aborder le monde. Cela serait donc juste un point de vue.
En vérité, je n’ai aucun maître en astrologie.
Personnellement je suis un inconditionnel d’André Barbault même si je suis en désaccord profond sur le devenir du monde. La raison en est que Barbault ignore toute lecture apocalyptique du temps présent qui lui donne de l’urticaire !
Mon deuxième maître est Daniel Verney, polytechnicien, qui a peu écrit, mais très brillant.
On peut citer aussi Jean Carteret.
Le reste est très en dessous, malheureusement. Sans compter les abracadantesques comme Halbronn, les inventeurs de recettes miracles qui sont légion..
Il faut le dire, l’astrologie est en train de faire un prodigieux bond en arrière de par toute une floppée d’incompétents.
. Je trouve que certains astrologues, comme Hadès, manque de cohérence en symbolique. (alors que certains l’estiment justement pour son travail symbolique)
Il faut lui reconnaître le mérite d’être un des rares astrologues à s’être intéressé à la Tradition. Mais je suis d’accord sur son manque de finesse. Par exemple il déclara de façon péremptoire l’exaltation de Neptune en Lion, sous prétexte que Neptune pousse au mysticisme (ce qui est vrai, mais pas toujours) et que le Lion est le signe de Dieu à cause de la maîtrise du Soleil. Hors l’individualisme du Lion s’accorde mal avec Neptune, qui en fait est sans doute en exaltation dans le signe opposé ! Thèse soutenue par André Boudineau dans un numéro de l’Astrologue.. La démonstration de Boudineau est beaucoup plus convaincante car s’appuyant sur des arguments logiques.. Et l’universalisme du Verseau s’accorde beaucoup mieux avec Neptune.
Enfin, sa publication dans un de ses livres d’un thème de 1792 avec un Pluton Poissons en décalage d’un signe par rapport à la réalité, avec interprétation, évidemment foireuse, due à cette erreur, a un effet rédhibitoire...
Pour ma part, je ne suis pas encore parfaitement convaincu par les transits. L’accident de Frida Kalho, par exemple, est très révélateur de l’importance des transits alors que d’autres sont beaucoup moins pertinents.
Ben moi c’est l’inverse. Même s’il y a quelques cas qui posent problème. Ils sont rares. Effectivement le cas Frida Kalho est remarquable. Le cas Mohamed Merah est une perle avec son transit Uranus/Mars, accompagné de Soleil, Mercure et même la Lune !
Oui, mais, comme je sais que vous vous y connaissez aussi en non-dualité, je pense aussi que tous domaines rationnels est un piège.
D’ailleurs, plutôt que de dire « mon » thème astral, nous devrions plutôt parler de concordance astrale avec notre naissance. Je pense que l’astrologie occidental ne décrit pas directement et globalement notre personnalité, mais plutôt une manière de nous voir dans le monde, ou une manière d’aborder le monde. Cela serait donc juste un point de vue.
Mm ça me rappelle Jung qui pensait que l’astrologie fonctionnait avec le principe de synchronicité.. Je crois au contraire de plus en plus à l’universalité de l’astrologie grecque. Et qu’elle est l’illustration même de l’interdépendance de tous les êtres qui sont tous reliés les uns au autres. Un événement est en effet lisible dans les thèmes de tous les protagonistes de cet événement.
Par contre la personnalité est un sous-produit du thème. Il est une conséquence logique de celui-ci.. D’où la difficulté d’ailleurs pour la trouver à partir d’un thème. Car en effet, comme déjà expliqué on peut avoir une infinité de personnalités à partir d’un même thème.
Même s’il est quasi impossible d’avoir un hyperactif d’une personne ayant la Lune Cancer à l’Ascendant (et à condition que le reste du thème ne soit pas contradictoire avec cette donnée)
Il faut le dire, l’astrologie est en train de faire un prodigieux bond en arrière de par toute une floppée d’incompétents.
Le mot incompétent est fort, mais il est vrai que l’astrologie est comparable à nos galaxies actuelles qui s’éloignent d’une manière accélérée. L’astrologie devient infini (dans le sens non fini, mais cherchant une unité inaccessible)... alors que sa base symbolique est tangible.
Mais je suis d’accord sur son manque de finesse. Par exemple il déclara de façon péremptoire l’exaltation de Neptune en Lion,
Je critique Hadès notamment parce qu’il considère que vénus est la planète de la chaire et le soleil planète de l’amour. Après, il dira qu’on voit le mariage par l’intermédiaire du soleil, ce qui devient un sacré bric-à-brac.
Pour moi, la planète vénus représente l’harmonie (relationnel > balance ou concret/ matériel > taureau) il est un peu lié à la chaire (harmonie physique, concept du taureau dans le sens charnel), mais pas seulement. Le mariage n’est tout simplement pas marqué dans un TN (à mon avis, c’est juste une convention sociale qui n’a rien à voir avec l’amour).
Et l’universalisme du Verseau s’accorde beaucoup mieux avec Neptune
Neptune en verseau, c’est aussi l’assemblage de la révélation et de l’illusion, ça me parait dangereux. Le lion est le signe de la clarté, ce qui peut permettre d’équilibrer neptune.
Je me suis intéressé aux thèmes de la mort, il y en a certains qui sont très intéressants, dont celui de Mérah. Je veux dire que pendant un certain temps, j’avais comme théorie que nous avions le thème natal, mais aussi le thème de la mort, tous les deux étaient capables de nous dire quelque chose sur nous ou notre vie. (voir le thème de la mort d’Eintein par exemple)
Il faut aussi se méfier de l’actualité. Les médias sont capables de nous faire croire le contraire de ce qu’il s’est réellement passé.
Je crois au contraire
de plus en plus à l’universalité de l’astrologie grecque.
J’imagine que les autres astrologies sont aussi universelles... Par conséquent, je considère l’astrologie occidental comme -au moins un peu- limitée pour permettre aux autres astrologies de pouvoir s’exprimer dans notre personnalité.
Et qu’elle est
l’illustration même de l’interdépendance de tous les êtres qui sont
tous reliés les uns au autres.
Ils sont aussi ou surtout reliés à l’inconscient collectif.
Le monde est un rêve collectif.
Même s’il est quasi impossible d’avoir un hyperactif d’une personne ayant la Lune Cancer à l’Ascendant (et à condition que le reste du thème ne soit pas contradictoire avec cette donnée)
Je parlerais plus d’égocentrisme avec cette position, même si j’entrevois le Que sais-je ? de Madame Fuseau-Braesch dans cette exemple.
Merci Gollum pour cette réponse.
Je décroche du sujet ... dont nous éloignons beaucoup !
en vous laissant le fond de ma pensée, la vie spirituelle, c’est de l’improvisation permanente. La scolastique a du bon, les écoles soufies pullulent maintenant en Orient ... mais ce n’est plus le soufisme. C’est également vrai pour le christianisme, le bouddhisme, ...
De la théorie à la pratique ... « Jugez par vous-même de ce qui est juste » disait le galiléen.
J’ai beaucoup aimé l’approche, en partie gnostique, d’ Eric Edelmann, « Jésus parlait l’araméen », interprétation à partir de la Peshitta
http://www.editions-du-relie.com/Je...
Bien fraternellement.
La Peshitta... :-)
Merci njama, je découvre, grâce à vous, une nouvelle mine ! Je vais immédiatement commander le livre d’Eric Edelman ! La bénédiction mariale continue !
Gollum et Castel, votre dialogue me touche.. Je retrouve les propos de l’ami très cher dont je parlais dans un précédent article :
http://www.agoravox.fr/actualites/r...
Il m’avait ouvert les yeux sur les richesses du shivaïsme moniste et, surtout, était féru d’astrologie orientale !
J’espère croiser souvent votre route à tous, sur ce site ou ailleurs
Je ne connais pas ce monsieur. Par contre j’ai vu qu’il connaissait bien Arnaud Desjardins, que j’ai lu très tôt dans ma vie et qui a fait que je me suis intéressé à l’Orient rapidement.
L’appétence populaire à édifier des idoles à partir de phénomènes inexpliqués, largement encouragée par un clergé pervers et manipulateur, me surprendra toujours, et particulièrement à une époque dite de raison. De même que toute technologie suffisamment avancée paraîtra magique aux yeux de celui qui ne la comprend pas, un phénomène inexpliqué paraîtra mystique à tous ceux qui ont été conditionnés dans le filtre de la religion. Cela est d’autant plus vrai que leur foi est faible et a soif de tout ce que la religion est incapable de leur donner : l’expérience, la preuve, la démonstration que les croyances qu’ils ont adoptée, repose sur une réalité tangible.
Il ne viendrait naturellement à l’idée d’aucun chrétien convaincu que le phénomène mystérieux auquel il assistent, vécu par un hindou serait différemment interprété, de même que s’il l’était par un pygmée. Pour eux, il ne peut s’agir que de la preuve que ce qu’on leur a fourré dans la tête depuis leur plus jeune âge est »vrai« .
Dès lors, au lieu d’éveiller sa conscience, de progresser dans la connaissance de soi comme de la connaissance des hommes et du monde, l’homme religieux s’enferme dans les chaînes de ses propres mythes.
Étrange faim qu’est l’ignorance.
Morpheus
Je ne crois pas que vous m’ayez lu lu Morpheus.
« Etrange faim qu’est l’ignorance » en effet.
Si vous étiez allé jusqu’à la fin de l’article, l’auteur, dominicain, se réfère aux archétypes de l’inconscient collectif cher à Jung !
Quant aux Indous, je suis en parfaite harmonie avec le shivaïsme moniste, je l’ai déjà exprimé ici
http://www.agoravox.fr/actualites/r...
et les Pygmées, en matière de surnaturel vous feraient dresser les cheveux sur la tête !
Quant à votre « époque de raison », en fait l’époque du « tout pour le pognon » elle nous amène au bord d’un gouffre sans fond dont tout le monde renifle maintenant la puanteur.
Et mon « appétence populaire », je ne la renie pas. Je ne regarde personne de haut. J’ai le plus grand respect pour les bouddhistes mais ce n’est pas ma culture. Je ne vais pas me planter au bord du chemin et entrer en moi même avec force « aoummmm ».
Tous les sentiers grimpent vers le sommet de la montagne, nous nous y retrouvons tous.
Le mien est chrétien. C’est ma famille, mon histoire ma culture. Enlevez tout ce qui a trait à la chrétienté dans notre peinture, notre littérature et notre musique. Vous vous sentirez bien nu.
Tenez pour enrichir votre méditation je vous offre ceci :
http://www.youtube.com/watch?v=S-FK...
@Morphéus
Nous adorons tous, d’une façon ou d’une autre. Même ceux qui se croient athées adorent.
Ne sommes nous pas actuellement confrontés à une MORALE omniprésente qui nous est distillée par le biais d’un CATÉCHISME médiatique, mis en scène par ses GRANDS PRÊTRES (hommes politiques, experts et journalistes) à l’occasion de MESSES (JT ou émissions à thèmes) ?
Cette morale ne nous produit-elle pas ses DOGMES, ses BLASPHÈMES et ses EXCOMMUNICATIONS ?
N’avons-nous pas vu également plusieurs CROISADES se mettre en place afin d’apporter les lumières de la civilisation à des populations soumises à l’obscurantisme.
Les humains sont des êtres de FOI, ils ont besoin de croire, nombreux sont ceux par exemple qui VEULENT CROIRE que :
Etc, etc. Autant de divinités protectrices et d’actes de FOI qui ne sont que de pures spéculations.
L’athée sans qu’il le sache est lui aussi un religieux, il a simplement décidé d’adorer d’autres divinités que celle du Livre : il est selon la définition de la Bible un idolâtre (quelqu’un qui adore une image, une idée ou un objet).
Si Dieu ouvrait demain la Mer Rouge devant nous, les incrédules n’y croiraient pas : en effet ILS NE VEULENT PAS croire ! Ils chercheraient désespérément où pourrait bien se cacher la supercherie…
Un chrétien est simplement touché DANS SON COEUR par l’enseignement de Jésus, et c’est pour cette raison qu’il croit. Il s’agit d’un phénomène d’EVEIL de notre sensibilité. Tous les miracles de l’univers ne peuvent remplacer ce miracle là !
Je vois que vous classez les individus que vous ne comprenez pas dans la catégorie des ignorants. Je m’étonne de votre peu de curiosité : ne se pourrait-il pas que d’autres vivent des expériences qui vous soient étrangères (la manifestation de l’Esprit), et que contre toute attente l’ignorant ce soit vous ?
clergé pervers et manipulateur
Au tout puissant aussi est apparu une vierge, mais lui au moins il l’a chopé,c’est pour ça qu’on l’appelle dieu.
Bon faut dire qu’en 2000ans c’est pas un exploit non plus.
Faut relativiser.
Je vois que vous aimez rire, je vous en raconte une tirée du site d’un curé :
http://icthus.over-blog.com/
(rubrique « HUMOUR »)
" Le nouveau curé de la paroisse était si nerveux pour son premier Sermonqu’il ne put pratiquement pas dire un mot.
Pour préparer son deuxième sermon, le dimanche suivant, il demanda
Conseil à l’archevêque. Ce dernier lui conseilla ce qui suit :
"La prochaine fois, versez quelques gouttes de vodka dans un verre d’eau
et vous verrez qu’après quelques gorgées, vous serez plus détendu".
Le dimanche suivant, le prêtre suivit ce conseil et, en effet, se sentit
si bien qu’il aurait pu parler n’importe où, tellement il était
détendu. Après son sermon, de retour à la sacristie, il trouva un mot de
l’archevêque qui disait :
"Mon Fils, La prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans de
l’eau, et non pas quelques gouttes d’eau dans de la vodka.
Je vous fais part de quelques observations afin que ce que j’ai vu
aujourd’hui au cours de votre sermon ne se répète pas :
- Il n’y a nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du
calice.
- Ce ne sont pas les WC, mais le confessionnal qui se trouve à côté de
l’autel.
- Evitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et surtout
évitez de la serrer dans vos bras et de l’embrasser.
- Il y a 10 commandements et non 12.
- Les apôtres étaient 12 et non 7. Et aucun d’entre eux n’était nain.
- Nous ne parlons pas de Notre Seigneur Jésus Christ et de ses apôtres
comme de « J.C. & Co. »
- Nous ne nous référons pas à Judas comme à « ce fils de pute ».
- Vous ne devez pas parler du Pape en disant « Le Parrain ».
- Ben Laden n’est pour rien dans la mort de Jésus.
- L’eau bénite est faite pour bénir et non pas pour se rafraîchir la
nuque.
- Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches qui mènent à
l’autel,
et encore moins le pied posé sur la Bible.
- Les hosties sont pour la communion et non pas des gâteaux apéritif à
consommer avec le vin de messe.
- L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas
celle de faire la chenille dans toute l’église.
- IMPORTANT : Le type assis près de l’autel, auquel vous vous êtes référé
comme « le pédé » ou « le travelo en jupe », c’était moi ! J’espère que ces
erreurs seront corrigées dimanche prochain.
Sincères salutations, L’Archevêque.
P.S. : Jésus n’a pas été fusillé"
on peut croire en n’importe quoi. le père noël, les martiens, la vierge, Dieu, le diable.....tant qu’il ne s’agit que de croire, ça veut dire qu’on n’a pas à prouver. d’ailleurs quand on croit, c’est qu’on n’est pas sûr. sinon ce serait une certitude, l’opposé de la croyance.
Eh oui arobase :
« Le doute n’est pas le contraire de la foi ; c’est un élément de la foi »
(Paul Tillich)
C’est ce que j’ai voulu mettre en avant dans cet article
Par contre, les ennemis de la religion, eux, ne doutent jamais. Des blocs de certitude en béton.
« Il n’est que fol certain et résolu »
(Montaigne)
Une dernière citation pour finir. Elle est de l’un des plus grands scientifiques français du vingtième siècle, Henri Laborit. Un scientifique CHRETIEN ! Eh oui !
« Parler, écrire, agir, si c’est avec l’espoir de convaincre l’autre que vous avez raison, c’est inutile.
Il faudrait d’abord être convaincu que vous avez raison vous-même, ce qui est une marque évidente d’inculture »
« La vie antérieure »
Bonsoir
"Parler, écrire, agir, si c’est
avec l’espoir de convaincre l’autre que vous avez raison, c’est
inutile.
Il faudrait d’abord être convaincu que
vous avez raison vous-même, ce qui est une marque évidente
d’inculture"
Quel dommage que les religions n’aient pas mis ce précepte en application !
Mais elles avaient une certitude, n’est-ce-pas !
Radix
Radix,
Des certitudes ?
Où ça ?
Bonsoir Furax
Pour évangéliser à tour de bras tous les peuples de la planète, il faut avoir quelques certitudes ?
Ou bien penser que plus de gens seront convaincus, plus ils seront confortés dans leurs croyances.
Une sorte de méthode Coué !
Radix
Les plus grands saints on connu de noires périodes de doute !
Le problème avec les religions- les textes sacrés plutôt- c’est qu’elles utilisent les symboles, signes oh combien efficaces pour tenter d’approcher une vérité insaisissable, mais que tous n’ont pas accès aux symboles ; si bien que le commun s’empare des images et les réduit ; le problème avec l’Église, c’est qu’elle se prévaut de la religion pour asseoir son pouvoir :: aussi n’a-t-elle surtout pas le désir d’éclairer.
Je suis moi, très proche du bouddhisme, probablement parce que ce n’est pas une religion mais une sagesse. N’empêche, le bouddhisme actuellement, et autant que je le sache, est, dans le peuple, la religion la plus éloignée des textes originaux ! Jusqu’à les contredire.
j’ai bien aimé la leçon de l’archevêque au curé !!
mais oui radix, encore une contradiction flagrante ! Laborit, un Chrétien, dit lui même que penser avoir raison est une marque d’inculture quand on veut convaincre.
Bonsoir Arobase
Dire que Laborit est un des plus grand savant du 20 ème siècle est déjà un mensonge, il aurait fallut dire que Laborit est un des plus grand chirurgien « chrétien » serait plus exact.
Bon, faut dire que la concurrence n’est pas grande !
Mais on se raccroche à toutes les branches, même les plus basses !
Radix
PS - Je ne suis pas vraiment sûr que mère Thérésa et l’abbé Pierre auraient été d’accord entre eux !
à Arobase et aux autres...
Saviez vous que Laborit était chrétien ? Non, il ne se présente jamais ainsi. Je crois que j’ai lu presque tout de lui et je ne l’ai découvert qu’à la fin de « L’éloge de la fuite ». Il ne met pas une croyance en avant mais une sensibilité et une culture. Les Evangiles ne sont pas un mauvais guide, il me semble...quels que soient vos sentiments vis à vis de l’Eglise. Je ne suis pas bigot et ne « pratique » ma religion qu’en Corse, où je n’habite pas, que par sympathie pour mon ami prêtre et aussi par respect d’une communauté dont l’hymne est le « Dio vi salve Regina ». Et qui ne sera plus rien lorsqu’elle l’aura oublié.
Mais, quelles que soient ses fautes, et elles sont nombreuses, l’Eglise catholique nous a transmis l’héritage : le Nouveau Testament. C’était sa fonction, elle a fait le « job ». La preuve, nous sommes tous là à en parler. Et si vous croyez que la religion est dépassée, vous vous mettez gravement le doigt dans l’oeil :
http://www.agoravox.fr/actualites/r...
et c’est heureux parce que le monde sans autre foi que le culte du fric que l’on nous impose n’a rien de ragoutant.
Mère Thérésa et l’abbé Pierre ne sont en rien des exceptions, ce sont des personnages médiatiques. Allez faire un tour en Afrique vous verrez une foule de gens admirables.
Leurs seuls concurrents, en tant que présence française, sont les Francs-Maçons, relancés par Mitterrand et Guy Penne. Ils grouillent dans les allées des pouvoirs les plus corrompus. Le choix est vite fait.
"Dire que Laborit est un des plus grand savant du 20 ème siècle est déjà
un mensonge, il aurait fallut dire que Laborit est un des plus grand
chirurgien « chrétien » serait plus exact.«
Euh...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_...
Découvreur de l’hibernation artificielle, des premiers neuroleptiques et pionnier de la biologie comportementale ( »La nouvelle grille« est un trésor). Bon... et chirurgien aussi. Chrétien je l’ai découvert à la fin de l’ »Eloge de la fuite"
je connais ton prêtre , c’est quelqu’un de bien.
arobase,
Cette phrase me réconcilie totalement avec vous. Je suis ravi que vous le connaissiez. Actuellement nous ne sommes pas en Corse mais nous communiquons avec lui, ma famille et moi par internet ou téléphone. Il a une connaissance rare des arcanes de la vie insulaire et suit cela de son regard amusé Il sait s’adresser à tout le monde avec une égale chaleur : pauvres, vieux, malades, juifs, musulmans...
Peut-être pourrons nous échanger ensemble lors d’un prochain passage.
Ce n’est pas pour rien que je vous ai parlé du « Dio vi salvi Regina » ! :-)
Moi vous me faites rigoler avec vos religions datant d’un autre âge, des croyances stupides pour analphabètes, regardez dans un télescope si , dans l’univers visible jusqu’à 40 MILLIONS d’années lumière vous voyez un paradis ! *

« des croyances stupides pour analphabètes, »
je vous conseille de regarder de près la composition de l’Académie Pontificale des Sciences :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C...
Bien sûr, à côté de vous c’est pas grand chose mais quand même !!!
Il est Polonais et exerce son sacerdoce en France.
L’Église ferait-elle appel à de la main d’œuvre étrangère comme pour les plombiers ?
Oui.
Le curé de ma paroisse, ici, dans le Nord, vient d’Afrique Centrale. Celui de la paroisse voisine aussi. Nous manquons de main d’oeuvre qualifiée, nos jeunes s’orientent vers les banques ou la Télé - réalité :-)
De son utilisation politique, celle, par exemple, des « théologiens de la libération » :
Oh mais, l’Église ne s’en est pas privée. Marie est « privatisée » depuis longtemps par le Vatican. Il suffit de regarder quelques représentations d’elle au Moyen-Âge, couronnée, princière, l’air altier, l’enfant Jésus sur ses genoux ...
enfin, je dis « enfant », au moins une demi douzaine d’années au bas mot, « déjà dauphin » devrais-je dire ! tout cela colle avec la monarchie.
Un Moyen-âge qui la présente parfois en noire,la fait thaumaturge ... histoire peut-être de séduire les encore adeptes de ces vieux rites celtiques qui circulaient dans la campagne comme la vouivre au coin de chaque croisement de chemin, aux portes de chaque grange.
Vers la Révolution le vent tourne ...
Les apparitions à Bernadette Soubirous (1858) l’aide à se libérer de cette OPA médiévale ... elle retrouve son air de bergère qu’on lui prêtait volontiers à la lecture des Evangiles, d’autant plus que son fiston nous parlait de brebis perdue ou égarée ...

C’est tout le contenu du livre dont je parle :-)
@ Furax
j’adore votre article ...
Dominique Cerbelaud reprend ensuite tous les modèles non-bibliques : Ishtar-Astarté, Atargatis, Cybèle, Artémis, Isis, soulignant que « les structures religieuse à l’œuvre dans les cultes antiques se sont maintenues dans la religion chrétienne »
On pourrait inverser également (histoire de respecter un peu la chronologie), ça reste aussi valable :
« la religion chrétienne s’est maintenue dans les structures religieuses à l’œuvre dans les cultes antiques »
@Njama
Merci, c’est encourageant.
Je suis d’accord avec vous. En fait, les dernières lignes du livre sont explicites :
« quoi qu’il en soit des dépendances directes, ces divers contenus viendraient se loger les uns et les autres dans d’identiques structures psychiques »
Si on revient à l’origine de otutes ces croyances, on est bien obligé d’admettre que les évangiles ne parlent presque pas de Marie, ne disent pas qu’elle est vierge et ne la divinisent pas. C’est donc le clergé qui a mis au point ces histoires, et donc comme tout ce qui est inventé par l’humain, tous les dogmes etc... ce ne sont que pure invention.
A l’origine que représente la Mère divine ? C’est la matrice elle meme de cet univers visible, elle se déploie dans le temps et dans l’espace pour enfanter le support matériel dans lequel l’Esprit (le Père) viendra s’incarner donnant ainsi le Fils (c’est à dire nous) issu du mariage du Père (l’Esprit immatériel) et de la Mère (l’Esprit matérialisé). Cet état de fait est symbolisé par la croix (qui existe depuis bien plus longtemps que le christianisme en tant que symbole), la barre horizontale représentant le déploiement de la matrice universelle matérielle dans le temps, la barre verticale représentant l’incarnation de l’esprit (qui est hors du temps et de l’espace) dans le matériel.
Il faut arreter d’anthropomorphiser les choses : toutes ces histoires religieuses sont faites de symboles, ne se rapportant pas aux réalités humaines que l’on peut concevoir au 1er degré de compréhension comme par exemple le fils Jésus issu du Père et de la vierge Marie qui aurait été sa mère biologique, mais quand meme vierge parce que le sexe c’est très vilain etc...
Neymare
Merci de votre participation.
Je crois que, si vous relisez attentivement toute la discussion, vous découvrirez largement de quoi alimenter votre réflexion.
Bonne soirée.
:-)
Je sais pas s’il y a encore du monde ici, mais allez jeter un œil sur ce film prodigieux à ne pas manquer : http://www.agoravox.tv/tribune-libr...
Gollum,
Je viens de m’en faire un bon morceau, c’est super ! Difficile de me bloquer 1H40 d’affilée,je finirai plus tard...
J’ai un autre problème, je n’ai jamais réussi à mettre de commentaire sur les vidéos. AV refuse de m’identifier. Quel culot ! :-)Attention, ils ont intérêt à fayoter les « PASSEURS »
Merci et Bonne soirée,
ON EST CUITS !!!
Si il faut compter sur l’intelligence des « scientifiques rationalistes »...
Prions Gollum, prions la REINE AUX DOUZE ETOILES !!!
Histoire de se détendre un peu, j’avais écrit, il y a quelques années un texte intitulé :
HAPPY KALI YUGA
Retoqué partout bien sûr parce que certainement maladroit.
Bonne soirée quand même !
AV refuse de m’identifier. Quel culot !
HAPPY KALI YUGA
Sinon le meilleur c’est la conclusion à partir d’une heure et 32 minutes... En tous cas moi ça m’a scotché.. Bon we. 
@Furax
Bonjour Furax
Vous seriez-vous douté qu’un article sur Marie en 2012 suscite autant de commentaires, et presque tous favorables ?
J’ai trouvé cet article un peu tard pour participer et je crois que tout a été dit dans les commentaires.
Que pourrais-je ajouter sinon que l’image de Marie est presque à l’antipode d’un dieu qui, même dans le Nouveau Testament, a du mal à se débarrasser de son étiquette de chef de tribu qui règne en maître absolu et jaloux sur ses chèvres, ses oies et ses femmes.
Marie n’est pas menaçante ; elle n’incite pas à la violence du juste. En fait elle est bien meilleure que dieu/yawe/allah.
D’où peut-être son attrait plus ou moins universel.
J’ai même vu un ami japonais plus ou moins shintoïste, plus ou moins bouddhiste, plus ou moins incroyant dans ces deux religions, mais un peu superstitieux comme beaucoup de Japonais, lui brûler un cierge et faire des courbettes devant sa statue à Notre-Dame de Paris.
Et ceci, d’un juif : http://www.youtube.com/watch?v=XhIp...
@Furax
Il existe dans le bouddhisme une sainte, presque déesse, qui ressemble un peu (surtout au Japon) à Marie : Guanyin en chinois, ou Kannon en japonais.
Merci Popov
La bénédiction de la « Bonne Mère » (pour nos amis Marseillais que nous avons un peu oubliés !) est sur nous.
Demandons lui l’impossible !
Bonjour Furax,
@ Furax
(xxx.xxx.xxx.134)
1er mars 17:27
@ Loup Rebel,
Ceci n’a rien à voir avec le sujet (veuillez
m’excuser Luc-Laurent !), mais avez vous pu entrer en contact ou
apprendre quelque chose à propos de la criminelle internée psychiatrique pour avoir « tagué » un tableau à Lens ?
SVP, ne lâchez pas l’affaire !
Pour ne pas troller le poste de Luc Laurent je réponds ici à votre message (sur un de vos billets anciens, espérant que vous recevez les mails des commentaires...)
Je n’ai pas eu connaissance du lieu de son internement. Mais à mon avis, cette affaire sera classée sans suite, si ce n’est déjà fait.
Par Furax (---.---.---.181) 30 mars 18:53 sur http://www.agoravox.fr/actualites/s...
Bonsoir Furax,
Je cite le journaliste de Fr3 Nord Pas-de-Calais :
*** Sur sa page Facebook, elle [Ingrid K.] avait posté en janvier plusieurs fois un message un peu énigmatique qui pourrait avoir un rapport avec son geste : "Nul n’est plus esclave qu’une personne acceptant de subordonner à autrui sa compréhension du monde sous prétexte d’une complexité apparente." Réflexion philosophique ou signe de déséquilibre ?***
Cette phrase est en parfaite cohésion avec son geste, et l’œuvre de Delacroix choisie pour le commettre.
Ingrid K. est sans doute une révoltée, comme beaucoup en ce moment. C’est trop facile d’enfermer quelqu’un comme ça, sans jugement, sans écouter ce qu’elle a à dire. Cette violence est insoutenable.
Je pressens que cette violence n’est pas loin de sourdre dans le peuple de plus en plus méprisé par les oligarques qui exercent un pouvoir injuste et fou.
J’espère que son avocat sera à la hauteur.
Je vous souhaite de bonnes fêtes pascales 

