samedi 4 février - par Catherine Segurane

Riposte Laïque en correctionnelle le 3 février

A l'initiative de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), relayée par le Parquet, deux responsables de Riposte Laïque sont passés le 3 février devant la 17ème chambre correctionnelle du tribnal de Paris. Suite à cette plainte, le Mrap, la Licra et le CCIF se sont également portés partie civile.

Pierre Cassen et Pascal Hilout se voient reprocher deux articles dans lesquels se trouveraient des incitations à la haine raciale.

Plusieurs témoins sont venus soutenir le journal en ligne, parmi lesquels Anne Zelenski, féministe historique, compagne de lutte de Simone de Beauvoir ; et le parlementaire suisse Oskar Freysinger, à l'origine de la fameuse initiative populaire contre la construction de minarets.

De quoi s'agit-il au juste ?

Pour tenter de comprendre, nous allons nous pencher sur le texte même des deux articles incriminés :

Pourra-t-on vaincre l'offensive islamiste par les seuls moyens démocratiques ?

Bien sur que les prières dans la rue, les voiles, le halal et les mosquées sont des symboles d'occupation et de conquête !

Plusieurs juristes auxquels ces textes ont été montrés n'y ont vu, après lecture et relecture, aucune incitation à la haine raciale.

Riposte Laïque joue son existence dans ce procès.

Il s'agit d'une petite association qui ne vit que les dons de ses membres et de la vente de ses livres. Elle encourt non seulement une amende, mais aussi des dommages-et intérêts, puisque les associations dites "anti-racistes" lui en réclament. Ces dernières, grassement subventionnées, ne risquent rien. Si elles perdent leur procès, elles auront essuyé un refus, c'est tout.

Ce fut une audience fleuve, du fait du nombre des témoins et des avocats.

Ce fut aussi une audience remarquable par la dignité des accusés droits dans leurs bottes, décidés à s'expliquer sur leur bon droit et à faire le procès de l'islam.

Premier incident : les gendarmes avaient demandé à tous de se découvrir, comme la loi l'exige dans une salle d'audience. Mais, du côté des accusateurs, une femme garda son voile. Hé bien non, il ne serait pas dit que la loi n'était pas la même pour tous ! dans la salle, des résistantes remirent leurs chapeaux.

Salle qui faillit d'ailleurs être évacuée, car le public applaudissait les prévenus !

Dès sa sortie de l'audience, Oskar Freysinger a été interviewé par Enquête et Débats, qui a réalisé cette vidéo :

Oskar Freysinger s'exprima en tant que parlementaire et souligna combien l'islamisme, c'est à dire l'islam qui prône la charia, est incompatible avec l'Etat de droit, ce que d'ailleurs la Cour européenne des droits de l'homme a déjà souligné. 

Anne Zelenski prit avec force la défense des femmes, et parla avec émotion de ces jeunes filles des cités objet de toutes sortes de violences au nom de l'islam.

Le blog Puteaux Libre a relaté une partie des débats.

Quelle issue peut-on pronostiquer ?

Interrogé sur ce point, Oskar Freysinger se refusa à tout pronostic. En effet, dans un procès pour délit d'opinion, ce qui est son analyse du présent procès, l'issue, nous dit-il, dépend essentiellement du juge, qui aura bien du mal à trouver innocente une opinion qu'il réfute ou condamnable une opinion qu'il partage.

De ce fait, il est regrettable qu'un tel procès pour blasphème nous renvoie tout droit au Moyen-Age.

Pour vous donner quelque idée de la partie civile qui réclamait des intérêts à Riposte laïque, on ne peut pas faire mieux que cette grande vidéo dans laquelle l'une des parties civiles, le CCIF, se présente lui-même à des interviewers amis, et tombe complètement le masque :

Grand morceau d'anthologie, dont les meilleurs passages furent résumés pas Riposte Laïque en son temps.

http://ripostelaique.com/ce-qui-se-cache-derriere-le-collectif-contre-lislamophobie-en-france.html

On y voit Debbah exposer les besoins d'argent de son association. Parler des procès comme d'un moyen de remplir les caisses, en regrettant quand même que la justice française n'accorde pas les mêmes millions que la justice américaine. Se gausser des petites sommes d'argent qu'un conseil général lui a proposé. Se gausser également d'industriels qui paient gros pour des mosquées en espérant des contrats en Arabie saoudite, contrats qu'ils n'obtiennent pas. Se vanter de dénigrer la France dans les instances internationales. 

Surtout, il y a ce que l'article de Riposte Laïque a appelé les "notes d'ambiance :

"Nous ne pouvons qu’appeler « notes d’ambiance » certaines expressions plus qu’un peu hard, insérées dans un discours déstructuré, sans qu’on sache trop quel message précis Debah veut (ou ose) faire passer en les prononçant. Nous notons ainsi, vers 6 minutes 26, la mention d’une Iranienne ou d’une musulmane qui « vient pleurer sur son sort » et, vers 15 mn 12, l’expression « Heureusement qu’il y a du sang à Gaza. »

La seule Iranienne dont la presse répercutait les plaintes à l'époque était Sakineh, menacée de lapidation.

Voilà quelle hautes instances morales traînent en justice des laïques pas assez complaisants à leur goût !


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