mardi 14 août 2012 - par Jean Revest

A l’image de Gandhi et de Martin Luther King : « Marche pour la Vie » du 18 au 25 août 2012 pour l’arrêt immédiat du nucléaire

A l’image de Gandhi en Inde contre le colonialisme anglais ou de Martin Luther King aux Etats-Unis contre le racisme et pour les droits civiques, ils vont entamer à partir du 18 août 2012 une "Marche pour la Vie" à l'appel du Collectif antinucléaire de Vaucluse (CAN84).

Ils seront peut-être au départ du site nucléaire de Cadarache (Bouches-du-Rhône) 20 ou 30 ou 40 citoyens et citoyennes autour d’un seul et unique mot d’ordre : Halte au crime nucléaire ! arrêt immédiat, inconditionnel et définitif du nucléaire. Ils traverseront alors, à pieds ou en rollers ou à vélos ou à cheval, les villages et villes de la vallée Rhône-Durance qui les conduiront de sites nucléaire en site nucléaire sur près de 180km.

180 kilomètres comme la distance maximale qui sépare chaque habitant de France d’un site nucléaire et de ses rejets contaminants et destructeurs radioactifs. 180 km : pas plus. 180 km alors que la radioactivité qui se dégage jour et nuit des réacteurs nucléaires en perdition de Fukushima s’étend sur plus de 400km, que le nuage radioactif de Tchernobyl a parcouru en avril 1986 1200 km, malgré les mensonges avérés des pouvoirs politiques et sanitaires de l’époque.

Une "Marche pour la Vie" jusqu’au 25 août 2012 au cœur de la région la plus nucléarisée d’Europe, sur les routes du Vaucluse, du Gard, des Bouches-du-Rhône et de la Drôme, au coeur du triangle de la mort nucléaire Cadarache-Marcoule-Tricastin.

Car pour ces femmes et ces hommes de bonne volonté les catastrophes nucléaires de Fukushima et de Tchernobyl peuvent se produire aussi en France, demain, aujourd’hui, dans une heure. Nul n’est à l’abri, pas un être vivant, pas une habitation, pas un territoire, pas une activité professionnelle, pas une crèche ou une école. L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) elle-même l’avoue : « on ne peut pas exclure qu’un accident nucléaire majeur se produise en France ».

Alors il s’agit d’en finir sans attendre et une bonne fois pour toute avec le crime quotidien de la destruction atomique perpétré par chaque installation nucléaire qui rejette chaque minute, chaque heure, chaque jour, chaque nuit sa radioactivité mortifère dans l’air que nous respirons et dans l’eau que nous consommons ou avec laquelle nous cuisinons ou nous nous lavons et baignons.

Ce n’est pas une question technique, une question de discussion de salon, d’experts ou de spécialistes, c’est une urgence sanitaire et de survie publique qui concerne chaque être humain, chaque habitant-e, chacun et chacune d’entre-nous. Les cancers se multiplient, les leucémies augmentent, les malformations fœtale enflent, les atteintes cardiaques et neuronales prennent des proportions exorbitantes, l’ADN est déstructuré,… les statistiques tenues toujours secrètes par les autorités sanitaires soumises à la dictature du lobby nucléaire en attestent. Il n’existe pas de dose de radioactivité inoffensive et sans impact sur la santé et la vie. Aucune norme imposée arbitrairement par le lobby et les pouvoirs ne protège qui que ce soit.

Avec la « Marche pour la Vie » les citoyennes et citoyennes relieront par étapes sur 8 jours les 3 sites emblématiques du fanatisme nucléocrate et de l'obscurantisme scientiste qui perpétuent leurs atteintes à la santé et à la vie des populations et leurs contaminations des territoires. La population est appelée à venir grossir les rangs des marcheurs et des marcheuses pour une étape, pour une demi-journée, pour la totalité du parcours ou lors d’un rassemblement devant un site nucléaire.

A chaque étape une "escouade" de volontaires se rendra dans le village ou la ville-étape pour rencontrer la population locale, l'informer, la documenter et l'appeler à l'action contre le crime nucléaire. Des photos de victimes du nucléaire seront exposées.

A chaque étape les élu-e-s locaux seront interpellé-e-s pour prendre position, par une délibération du Conseil municipal, pour la mise à l'arrêt des installations nucléaires qui portent atteinte au quotidien par leur contaminations radioactives à la santé, à la vie et aux territoires.

. A chaque étape sur les lieux nucléaires une rencontre-discussion sera proposée aux salarié-e-s du nucléaire et à leurs organisations syndicales

A l'étape du soir sera organisée une rencontre favorisant les discussions, projets d'actions, concertations (les musiciens sont invités à apporter leur instrument de musiques à corde, à vent et percussions)

Les personnes qui souhaitent rejoindre et prendre leur place dans la "Marche pour la vie" sont invité-e-s, à prendre contact avec les organisateurs ( collectifantinucleaire84@hotmail.fr ) et pour en savoir plus sur le parcours, les étapes, le déroulement, les modalités à consulter le site www.coordination-antinucleaire-sudest.org

 

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source : Collectif Antinucléaire Vaucluse (CAN84) - Contact presse : 06 60 76 04 03 - Contact marcheurs : 06 03 03 63 75 - collectifantinucleaire84@hotmail.fr - www.coordination-antinucleai...


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