mardi 19 octobre 2010 - par GéraldCursoux

Banlieues

Pourquoi rien n’est possible.

Plan Marshall ou plan Sarkosy, plan Tapie ou plan Amarra... rien de significatif n’est obtenu dans les « quartiers difficiles » des banlieues. Zones de non-droit qui se déplacent en fonction des interventions des forces de l’ordre, mais sans jamais régresser bien au contraire. Le politique est démuni : de Jospin qui déclare que cette violence baissera lorsque le chômage baissera, à Sarkosy qui veut nettoyer au Karcher, rien de concret ni de durable n’est fait. Le politique est comme Sisyphe, si ce n’est que sa pierre est plus lourde après chaque aller-retour. Que l’on parle d’intégration, d’assimilation, de multiculturalisme, que l’on dégage des crédits pour des programmes de réhabilitation et d’investissements sociaux, que l’on mobilise l’Education nationale et d’autres services de l’Etat... la situation reste globalement négative, pire, elle empire !
 
L’une des raisons tient aux flux migratoires qu’induit naturellement chaque communauté dans sa ville, son quartier, son immeuble : toujours plus de gens ayant des besoins toujours plus grands, telle est la réalité. C’est le tonneau des danaïdes !
 
Ce n’est qu’en réduisant au maximum ces flux que l’on peut espérer reprendre en main la situation de ces quartiers, dits par euphémisme technocratique, sensibles. Il faut appeler un chat et chat et dire clairement que le venue permanente des membres des familles étrangères installées en France (ou de tribus) n’est plus acceptable, car trop souvent ces personnes venues pour des motifs touristiques, familiaux ou autres, ne font pas le voyage de retour. Ainsi grossit la masse des sans-papiers, des clandestins, des étrangers en situation irrégulière... qui trouvent en France, même si leur situation est difficile, des conditions de vie plus agréables que celles qu’ils avaient dans leur pays d’origine. Comment mettre en place des programmes d’insertion, de formation etc. si les besoins du fait de cette « démographie d’accueil » croissent plus vite que les moyens que l’on peut y affecter ? Mission impossible. Même la police est débordée !
 
Dire cela, c’est tout simplement appréhender une réalité sans laquelle rien de durable ne peut être entrepris dans ces quartiers difficiles des banlieues des grandes villes. Il faut donc maîtriser ces flux par des moyens appropriés, ce qui devrait être à notre portée nonobstant les états d’âme de la Sainte Commission de Bruxelles, aussi sourcilleuse que le Vatican sur la défense des pauvres et des opprimés.

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