Faits divers…
Ce matin, j’étais un peu malade et fatigué. Je sors ma voiture, je vais à mon cabinet. J’y rencontre mon prédécesseur, ami de la famille. Il me met au courant d’un fait divers arrivé à quelques kilomètres de chez moi.
On a découvert un confrère décédé. Pendu dans sa maison. Sa femme et ses 4 enfants morts avec lui. Thèse de suicide. Drame familial. 6 morts. Il me tend l’Ouest France. L’histoire s’y trouve. Des détails sanglants, horribles, douloureux. Fait divers. Sauf que le divers, ne se trouve pas à mille kilomètres de chez moi. Il se trouve ici, à ma porte. Et il se trouve que mon jeune confrère, m’a remplacé une fois, lors de mon installation, une dizaine d’années avant. Un jeune homme, de 10 ans mon cadet, consciencieux, gentil, affable, un mec bien. Un fait divers auquel je suis personnellement attaché pour suivre certains membres de la famille proche que je vais voir le soir même.
J’en discute avec mon épouse, qui travaille avec moi, médecin généraliste comme moi.
Avant même de lire les résultats d’enquête qui ne tarderont de sortir dans les jours qui viennent, un mot nous vient à l’esprit. Burnout Syndrome. La définition française est celle de l’épuisement professionnel au travail. J’ai toujours préféré le mot anglais : Burnout. Se consumer de l’intérieur par le stress. Se laisser brûler par son travail. Au Japon, on appelle çà Karoshi : mort par la fatigue au travail.
Un article du JIM (journal international de la médecine) de Septembre 2009 note que :
Le Burnout se définit par diverses phases, allant d’un besoin de se prouver, travailler de plus en plus (pas pour gagner plus), faire fi de ses propres besoins, apparition d’une fatigue physique, mentale, vidant l’individu au sens propre du terme, en faisant un trou noir d’émotions (ou un trou d’émotions noires au choix), dépression, dépersonnalisation… Drame… Fait divers à la page une de l’Ouest France…
Je me souviens d’un cours d’un de mes vieux professeurs de psychiatrie, à la faculté d’Angers. Il disait toujours que la différence entre le névrose et la psychose, c’est que la psychose c’est la maladie de l’amour. Car pour le psychotique, comme pour l’amoureux, il n’existe qu’une seule réalité, que tous les autres choix lui sont interdits. Se laisser entraîner dans son travail de médecin, trop consciencieusement, dire oui à toutes les sollicitations, oubli de soi, fermeture des portes, se trouver seul et être avalé par les besoins des autres, jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus rien. Comment s’en sortir ? Dire non. Perdre sa réputation de conscience et de gentillesse et oser affronter le regard des autres que vous n’avez pas pu aider ? Dire non. Et faire fi de toutes les dettes accumulées et du moyen de subsistance de votre famille ? Dire non et recommencer… Mon confrère était sûrement meilleur médecin que moi. Plus humain. Plus impliqué. Plus engagé dans sa vocation. Vivant pour son travail. Et à un moment donné son travail et sa vie se sont confondus en une même entité… à laquelle il a voulu mettre fin...
Ce n’est que pendant les tous derniers cours lors du résidanat en médecine générale, que nos confrères généralistes enseignants nous parlent de la gestion de la souffrance des soignants. L’important, c’est de savoir partager sa souffrance avec ses confrères, dans le sens, que nombre d’entre nous ressentent les mêmes stress. Savoir que nombre d’entre nous souffrent des mêmes maux, comment on les ressent, comment on les gère, quelle est l’expérience des autres dans cette gestion… Un confrère présent sur ce même forum (Brieli67 pour ne pas le nommer), me rappelait il y a encore quelques jours, l’importance dans sa formation des groupes Balint.
Je ne sais ce que donnera l’enquête de la police.
Coup de folie. Bouffée délirante aiguë. Dépression. Burnout… (lui a commencé à voir une dizaine de patients, puis 20, 30, 40, 60, 40… 0…)
Ou alors peut-être que nous nous trompons tous. Que l’enquête montrera tout autre chose. Un rôdeur… un voleur… un tueur en série… peu importe.
De savoir dans son cœur que le burnout pourrait être la cause effective d’un tel drame suffit amplement pour donner corps à une réalité présente de notre société.
Post Scriptum : le burnout touche toutes les catégories de la population. Il a initialement été décrit dans le cadre de la souffrance des catégories professionnelles à forte charge émotionnelle et relationnelle mais les recherches en psychologie et psychosociologie ont permis d’étendre cette notion à toutes les catégories professionnelles ces dernières années.
Exact . Un drame de la civilisation .
Les toubibs font souvent des heures invraissemblables , ne doivent jamais se tromper dans leur évaluation , sont pris pour des salauds quand il gagnent un peu d’ oseille , soignent des fois gratuitement , et pendant ce temps des mecs assis dans des bureaux à 35 heures se jettent par la fenêtre .
D’ une tristesse .
Mon cher Rocla,
Rien de plus anxiogène que de fixer à quelqu’un des objectifs irréalistes : soit une charge de travail inhumaine, soit des résultats inatteignables, surtout si ensuite on s’appuie dessus pour le rabaisser dans le bilan personnel annuel... C’est vrai dans le privé, mais aussi ailleurs : dans mes articles sur les langues à l’école, je cite souvent le fait qu’on ne veut pas admettre la difficulté d’apprendre les langues étrangères et que le Ministère a fixé des objectifs absurdes au bac et au brevet (ils en ont déjà rabattu pour le brevet). Mes enfants m’ont déjà plusieurs fois rapporté un énervement passager de leurs profs parce qu’ils ne comprenaient pas la langue régionale ou étrangère, ou qu’ils "ne travaillaient pas assez les langues" : c’est évidemment moins dramatique, mais le mécanisme est le même, refus du vrai rythme de progression d’enfants normalement motivés (car les enfants fortement motivés de 10 à 15 ans pour l’anglais ou autre sont minoritaires).
Le travail est une des sources premières de l’épanouissement et du bonheur (eh oui, c’est prouvé, voir mon article sur le livre "Vivre"), à la condition qu’il y ait une adéquation entre les compétences, les possibilités humaines et la vie personnelle : on pourrait appeler ça l’harmonie de la vie.
Je ne savais pas pour les statistiques de suicide des médecins.
C’est inquiétant et on imagine facilement les raisons qui auraient pu pousser à cacher cette "hécatombe" même si c’est dégueulasse envers les intéressés. Les médecins et quelques autres professions, même s’ils ne sont que des femmes et des hommes comme nous, représentent encore dans notre imaginaire des supports, des références assez solides. Et si les médecins aussi se mettent à tomber comme des mouches c’est qu’il y a un grâve problème dans cette société.
On sait tous plus ou moins consciemment qu’il y a un problème sérieux, mais de voir les effets désastreux sur notre entourage ça met un choc..
@ Lucien
@ rocla
ta réaction est celle d’un libéral qui tente d’opposer des professions entre elles pour mieux faire passer le discours de destruction d’ensemble ; comme le dit notre médecin le burnout concerne une foule de professions ; être "derrière un bureau" comme tu le dis n’est pas synonyme de faire 35 h (et je ne compte pas les trajets)
:-((
Intéressant. Je ne connaissais pas cette statistique sur les suicides des médecins... En revanche, je pense que les faits parlent d’eux-même quant aux circonstances de ce drame...
Mais bon, ça reste dramatique...
Statistiques du Conseil de l’Ordre, l’enchaînement le plus commun chez les médecins est burn-out, dépression, divorce, alcoolisme, suicide . Et ils se ratent rarement . Ce qui est le plus "étonnant" dans cette affaire c’est le caractère sanglant. De manière hélas commune, les suicides de cette catégorie professionelle sont en général médicamenteux et bien calculés.
Bonjour l’auteur
Merci pour ce papier et ce témoignage émouvants, mettant bien l’accent sur la solitude du médecin, qui , associé parfois à un perfectionnisme culpabilisant plus ou moins pathologique, peut mener à l’effondrement de la personnalité.
Cela existe aussi dans le milieu enseignant ,où le conflit entre les exigences professionnelles et les frustrations permanentes peut mener les meilleurs au burnout. J’en ai connu.
Je crois aussi à l’importance de la formation psychologique (Groupes Balint, entre autres) et à la nécessité de travailler en collectif (maison médicale),ce qui favoriserait les échanges et les expériences, comme cela se pratique (encore ?) pour le personnel des hopitaux psychiatriques
Ce qui m’a toujours étonné c’est ceux qui entraînent dans leur désespoir leurs proches. Comment peut-on tuer sa femme et ses enfants à l’arme blanche en plus ? Cela me dépasse. Que le désespoir ou la surcharge de travail amènent à de tels actes me laissent plutôt désespérer parfois de l’homme. Comment peut-on être un bon médecin, soucieux de ses malades, exercer le métier parmi les plus nobles et enfoncer un couteau dans le corps de celle qu’on aime et celui de la chair de sa chair ? Tout cela me dépasse et l’explication du burnout ne me paraît ni suffisante, ni satisfaisante.
@ Imhotep
Mon cher Imhotep,
Cela s’appelle "suicide altruiste"...Dans le vécu dépressif ou prépsychotique ,il s’agit d’éviter à ses proches l’avenir " invivable " .
Vous avez une définition (et une conception) très personnelle du "suicide altruiste". Renseignez-vous et vous comprendrez peut-être qu’on SE suicide par altruisme, mais qu’en aucun cas on ne "suicide" LES AUTRES, autour de soi.
L’exmple le plus frappant est celui de la personne âgée qui se suicide pour ne pas devenir une charge à traîner par les autres membres de sa famille. Le suicidé altruiste n’entraîne pas les autres dans la mort, puisque lui seul se considère comme "inutile" et qu’il accomplit son geste pour épargner les autres.
@ 5 AN machin : ce n’est pas ma conception mais un phénomène connu depuis longtemps en psychiatrie...
Exacte Doc
Le suicide du mélancolique peut aussi être altruiste. Le patient agit alors pour lui et pour les autres, entraînant son entourage dans la mort.
La mélancolie Lien
Par contre les symptômes sont bien visible avant, personne n ’a rien vu ?
État de dépression intense vécu avec un sentiment de douleur morale, et caractérisé par le ralentissement et l’inhibition des fonctions psychiques et psychomotrices. Cette dépression profonde de l’humeur est marquée par :
1 une inhibition psychomotrice (perte de l’initiative, ralentissement psychomoteur, parfois état de stupeur...),
2 une douleur morale intense avec désespoir, anxiété majeure et auto-dépréciation,
3 des idées délirantes sur le thème de l’indignité, de la culpabilité ou de la ruine,
@ Immyr
Mon cher Docdory,
Je n’ai pas de commentaire pertinent sur ce drame, sinon que votre article est bienvenu et sobre.
Les médecins consultent leurs collègues, mais craignent aussi d’apparaître aux yeux des patients comme malades, faibles ou affaiblis, et renâclent devant une solution institutionnelle et obligatoire type médecine du travail, qui est donc peu probable, surtout vu la diminution de leur nombre. En outre, dans le monde hospitalier se posent des problèmes de hiérarchie, de susceptibilité et de préséance : certains chefs de service et praticiens renommés refuseraient et refusent de se faire examiner - juger mentalement dans ce cas précis - par un "simple" médecin du travail ou généraliste.
Il me semble que les Ordres cherchent plutôt à faciliter le contact entre celui qui sent le besoin d’une aide et un réseau discret de collègues volontaires et expérimentés - probablement des psychiatres ou psychologues. Comme pour les addictions, il faut la confiance et la confidentialité.
Sur le burnout ou syndrome EP (SEP prête à confusion), il me semble de mémoire qu’il n’est pas totalement corrélé à la charge de travail, puisque la réaction à celle-ci dépend du mode d’organisation, de la réaction et de l’état émotionnel personnel à cette époque-là, tous ces facteurs étant éminemment variables selon les individus et les périodes de la vie de chacun, et difficiles à quantifier.
@ krokodilo
Pour avoir remplacé de très nombreux médecins avant de m’installer, je peux dire que le travail en médecine générale est souvent difficile à organiser, par rapport à celui de certaines spécialités (pas toutes), du fait que nombre de motifs sont logiquement à voir le jour même : diarrhée, douleur, plaie (en dehors des villes...) gosse qui pleure, suspicion d’urgence, etc. : on ne va pas leur donner un rendez-vous pour la semaine prochaine ! On peut ajouter pour certains l’organisation des visites aux maisons de retraite plus leurs appels imprévus.
Certaines consultations sont naturellement programmables, mais malgré cela, le téléphone tout au long des consultations est incontournable...
Certains cabinets travaillent dans de bonnes conditions, en général un groupe, avec une secrétaire sur place, mais ils sont rares - le secrétariat téléphonique selon certains crée autant de problèmes qu’il en résout, et doit transférer de nombreux appels. La (ou le) secrétaire sur place peut sortir les dossiers avant la consult et les ranger ensuite, voire guider le client pour qu’il commence à sa déshabiller, ne laissant au médecin que "le temps médical" ; il me semble qu’en Angleterre, c’est ainsi, et que c’est au niveau de l’accès aux spécialistes que les difficultés commencent, mais que la MG y est mieux organisée.
Entre ville de CHU et campagne profonde, il y a d’énormes différences, plus les différences individuelles. Mais dans tous les cas, la médecine générale d’une zone sous-médicalisée est une activité difficile à organiser - et autrefois à la campagne, c’était souvent la femme qui se chargeait d’une bonne partie de cette logistique.
"Certains cabinets travaillent dans de bonnes conditions, en général un
groupe, avec une secrétaire sur place, mais ils sont rares"
je vit en campagne depuis longtemps, et oui la plupart se regroupe en cabinet
apres ca depend des departements
a ma connaissance, les visites gratuites sont interdites
il a dut devenir fou subitement ?
meme les roumains veulent pas bosser en campagne, car pas assez de pognon
non. Il y a même un code de la sécurité sociale pour coter un acte gratuit : AG.
il me semblait que la secu taxait quand meme ?
j’avais lu un article dans un journal, avec proces a la cle
"a ma connaissance, les visites gratuites sont interdites" pauvre Foufouille avec ses oeilleres ... incapable de penser qu’un medecin, par définition un "riche", peut avoir un geste gratuit ... Mais il fut un temps ou tout le monde n’avait pas droit à la sécu, ou une mutuelle, ou droit à l’aide totale, bref nepouvait pas payer tout ou partie de ce qu’il devait normalement au medecin, et de ce temps la Monsieur Foufouille, beaucoup soignaient gartuitement ceux qui ne pouvaient pas payer, se faisaient donner des échantillons de médicaments par les labos et les remettaient à leurs patients pour leur éviter de passer par la case pharmacie, etc ... Ceux qui gagnent beaucoup d’argent, rassurez vous Foufouille je n’en fais pas partie, ne sont pas nécessairement tous des salopards ..
@ oncle
on parle pas de dans le temps ou le medecin pouvait accepter un poulet
mais de fait bien reel, comme il a trop de client, il est fraudeur
ou "c’est du travail au noir" avec proces secu a la cle
pour le pognon, j’ai fait sufisement de medecin pour voir leur interet
surtout les jeunes qui jetes un coup d’oeil a tes 25 pages de dossier medical
en fait je prevois toujours mon ordonnance pour eviter le medoc mortel
vu les heures du medecin generaliste de campagne, certains ne gagnent pas beaucoup
par contre ca devient rare que ca te plaise ou pas, la plupart ne se deplace plus
’un peu la faute a la secu qui aime pas non plus)
Un chose est sûre, je ne souhaiterai pas être médecin de nos jours. Je connais une pédiatre qui exerce à Paris et qui ne s’en sort pas. Une fois déduit les frais fixes partagés du cabinet (loyer, secrétaire, elle a a peine une moitié de SMIC) . Du coup elle fait des gardes en hôpital pour boucler la boucle. Cette été elle n’a pas les moyens de partir avec ses enfants en Pologne, son pays d’origine. A
PS : et aux médecins de campagne, je leur tire mon chapeau
il y en a de moins en moins
les jeunes se regroupent en cabinet et refuse de se deplacer
Comme vous le dites à la fin, on en sait rien. Le pétage de cable de ce brave toubib est, pour le moins incertain, ses habits n’ayant pas été tachés de sang. Aucun témoignage d’instabilité par les personnes qui l’ont vu les jours précédents, juste la déclaration du beau-père. Je veux bien que les médecins se suicident, dans bien de cas il s’agit de l’auto-euthanasie à l’approche d’une mort douloureuse par maladie. J’ai du mal à croire que le surcroit de travail puisse amener à tuer ses proches. Ca faisait 10 ans qu’il exerçait, ce n’était pas un novice. A-t-on interrogé ses derniers patients ?
Mon cher Deneb,
Vous me faites peur, docteur, avec votre burnout. Les médecins sont donc les plus sur-ménagés ?
A mon âge, j’ai déjà peur de la visite de routine chez le médecin, car les mauvaises nouvelles sont de plus en plus fréquentes. Maintenant je redouterai en plus que le médecin s’énerve et m’envoie ad-patres.
Tout le monde connait le surmenage, nous sommes tous soumis aux impératifs de nos responsabilités, delais, rendement. Je supposerais que les médecins sont des gens qui mènent en moyenne une vie plus saine que le commun des mortels, même au niveau psychologique. Savoir prendre les bonnes décisions même en état de stress fait partie du métier - quand c’est pour sauver une vie, on n’hésite pas, on agit. Cette histoire de burnout, je n’y crois pas, pas plus que ses voisins et fréquentations, ce que j’ai pu lire dans la presse ce matin, par exemple ici, me conforte dans ma conviction.
Les médias, à la recherche de sensations, sont allés un peu vite en besogne. C’est terriblement médiagènique, un toubib qui massacre sa famille. Dans mon pays natal, en Slovénie il y a quelques mois, un médecin réputé à été tué par ses 3 bullmastiffs. Quelle était la jubilation des medias locales qui ont découverts que le toubib était en fait un transséxuel que sodomisait ses chiens avec un gode, c’est au cours des sévices que les chiens se sont énervés et lui ont fait la peau ; le gode était encoré attaché à son corps lorsqu’on l’a trouvé, mort. Ca a d’ailleurs provoqué un scandale politique : en effet, pour pouvoir rester avec ses chiens, déjà déclarés dangereux par les voisins , il a beneficié du piston d’un ministre qu’il avait jadis soigné. Voici l’article du Monde. Tout cela pour dire que les histoires de toubib, ça fait vendre la presse, qui s’empresse à les gonfler au possible.
@ Deneb
La maladie mental frappe souvent des personnes "saines d’esprit".
Il existe même des méthodes très simple pour faire basculer une
personne dans la psychose, vous ne connaissez pas le sujet, renseigné vous.
Je vous préfère en Humoriste.
slipenfer :"La maladie mental frappe souvent des personnes "saines d’esprit"."
Et la mort, elle ne touche que les personnes vivantes.
Reste que, sans aucune preuve, la presse a déjà cédée à la facilité. Ce médecin est coupable d’office pour la plupart des quotidiens. Quelle belle occasion pour parler de surmenage. Que quelqu’un ait pu s’introduire chez le médecin, en feignant une blessure, par exemple, en profitant du réflexe philanthrope du docteur, personne ne l’a envisagé.
S’il s’avère finalement que ce n’est pas lui, comment fera-t-on pour laver son nom, irrémédiablement souillé ?
Bonjour Immyr,
Il faudrait (vœu pieux) dresser des statistiques des suicides par catégories professionnelles pour mieux apprécier les réalités. Je sais que les agriculteurs se suicident aussi beaucoup en France.
Votre information ne me surprend pas, j’en ai connu indirectement trois qui se sont suicidé depuis début 2009 (une balle dans la tête et deux pendaisons).
Les médecins libéraux sont complètement mangés par les consultations qui s’enchaînent au cabinet. Il y a beaucoup d’infarctus vers la 40aine.
Les médecins de campagnes vont se raréfier : il en a de moins en moins, donc ceux qui restent couvrent des zones géographiques de plus en plus étendues, donc les nouveaux n’ont pas envie de s’y installer.
Il est difficile d’imaginer en en effet le suicide des médecins :
Dix ou onze ans d’études pour en arriver à cela ?
Ces gens faisant un travail si considérés peuvent-ils être malheureux ?
Ces médecins qui ouvrent un cabinet, à 30 consut/jour, ils se font un pactole que je ne toucherai jamais dans ma vie ? et ils se suicident ? Pourquoi ils ne changent pas après pour se lancer dans l’immo ou s’acheter un bateau faire le tour du monde ?
Tant d’année d’études, de médecine bien carrée, toute puissante et pleine de certitudes pour finalement passer sa journée enfermé dans la même salle et le même bureau à recevoir des patients qui aux deux tiers viennent pour un petit bobo et à qui on délivre un peu toujours les mêmes médocs, ça doit faire désillusion pour certains. Ou pour recevoir des personnes qui ont surtout des pb psychologiques alors que vous n’êtes pas formés ni organisés pour cela, ça doit faire malaise.
Je sais que parmi les promotions de jeunes médecins, beaucoup refuse de se lancer dans l’ouverture de cabinet.
Autrefois, la femme du médecin faisait le standard et les papiers, on m’a raconté un médecin de campagne qui toute les demi-heures allait dans une cabine téléphonique pour s’informer auprès de sa femme des appels de patients, pendant qu’il était sur la route. Ce temps là est fini...
Pourquoi les médecins ne se regroupent pas plus en cabinets partagés, avec quelques spécialités même pour élargir l’offre de prestation auprès de l’ère géographique ? Je sais que l’individualisme à la vie dure dans le milieu.
Pourquoi les médecins se laissent scléroser à reproduire toujours les mêmes actes dans leur cabinet ? Qu’ils s’aèrent, élargissent leurs pratiques, la relation au patient, des médecines autres, des spécialités supplémentaires, cela permettrait d’évoluer non ? Enrichir sa relation au patient ?
Moi quand j’ai le rhume, un mal de tête ou une entorse légère, je vais à la pharmacie, ou je discute à droite à gauche qulqu’un qui a eu le même pb que moi, je ne vais pas aller chez le médecin pour ça.... Le médecin, son Vidal, son papier pour prescrire des pilules allopathiques, je trouve cela assez pauvre comme relation avec le patient pour sa santé non ? Tout ces magazines santé à la noix avec ces conseils qui débitent de l’évidence en continu, de la médecine consumérisme, on ne distingue pas l’insignifiant de l’essentiel dans ce fatras.
Un médecin n’est pas qu’un bobo-pillule, ce devrait être aussi un éducateur santé, une personne ressource que je sollicite pour prendre en charge ma santé : alimentation, sport, hygiène de vie, droit à mes excès, notion de mon corps, représentations sur les maladies (pas toujours la même, au patient aussi de s’approprier celle qui lui convient pour sa guérison), contrôles indispensables....
Dit tout en vrac dans ce texte, pas pour charger la barque, mais en pensée pour ceux que je connais, qui sont mort, qui sont border-line...et aussi ceux qui voyagent, se sont acheté un bateau.
D’après vos commentaires et articles, vous m’avez plutôt du côté de ceux qui tiennent une vie équilibrée.
Précisions pour ce commentaire.
Je réagissais par rapport au suicide de ce médecin, pour parler du malaise qui peut exister dans ce milieu.
En lisant les autres posts, je vois que j’ai commenté sans vraiment relever l’hypothèse qu’il ait massacrer sa famille.
Docdory parle de mélancolie délirante, qu’on puisse tuer sa femme et ses enfants avant de se suicider. Par crainte de les laisser à leur sort funeste.
Il y aussi l’hypothèse d’un ultime orgueil : ne pas admettre que sa famille puisse survivre à sa déchéance personnelle.
On condamne égoïsme de cette personne qui a besoin de meurtres avant le suicide. Ou bien on déplore cette souffrance insupportable qui a emporté dans la folie cette personnes qui s’est suicidée.
Chacun ses avis. Moi je n’en ai pas vraiment. De toute façon je ne suis pas juge.
Mais je n’ai pas, vraiment pas idée, de plutôt déplorer la souffrance par un exemple d’un médecin si estimé par sa clientèle, et de plutôt condamner l’égoïsme, heu, d’un chômeur criminel qui aurait tué sa femme et ses enfants avant de se sucider.
Je le trouve bizarre cet article.
On ne sait rien de rien encore sur cette tuerie familiale. Juste que l’une des victimes, pendue, était médecin et que les autres, poignardées, étaient sa femme et ses enfants.
A partir de là, l’auteur nous écrit un pavé chiffré sur le burnout des généralistes.
Moi je dis ??????
Bien sûr que certains médecins travaillent trop, bien sûr que le burnout est une réalité, MAIS :
1) on ne sait pas encore avec certitude qui est l’auteur des crimes, même si une forte présomption existe.
2) personne ne peut affirmer (autre que ses proches éventuellement) qu’il souffrait d’un burnout d’origine professionnelle, ou d’ailleurs qu’il avait de sérieux soucis ;
3) personne ne peut savoir avec certitude ce qui se passait dans la tête de cet homme et comment il ressentait les choses ;
4) personne ne peut savoir ce qui se passait dans l’intimité de cette famille.
Bref, OK pour un article sur le burnout (très intéressant au demeurant), pas d’accord pour le relier à un fait divers encore non élucidé.
C ’ est con hein , d’ être incapable de se mettre à la place du mec qui turbine 12 heures d’ affilée , rentre chez lui enfin , essaie de se détendre , joue avec ses enfants , et à deux heures du mat on l’ appelle pour vite docteur mon mari etc , le mec il y va revient à 3 h30 se recouche et à sept heures rebelote et se faire regarder pour un riche alors qu ’il bande plus tellement il est fatigué .
"le mec il y va revient à 3 h30 se recouche et à sept heures rebelote"
tres rare meme en pleine journee
vaut mieux appeler le samu
Le cerveau est tellement complexe.
La dépression peut survenir à tout moment. Elle peut se manifester de diverses façons. On peut être complètement amorphe avec envie de rien. On peut débloquer à fond et faire tout et n’importe quoi. Les informations entre les neurones ne passent pas ou passent mal.
Ce médecin était tellement éreinté donc fragilisé. Evidemment, s’il a commis ces atrocités c’est qu’il était réellement malade cérébralement. Il ne pouvait rien contrôler. Il avait peut être en plus pris des drogues qu’ils connaissaient pour calmer son mal être et qui n’ont pas eu l’effet escompté.
Cette histoire est ignoble. On n’aime pas entendre ce genre de faits divers mais ça existe. Malheureusement ça existe.
concernant le drame qui est arrivé, je me prononcerais pas evidemment .. vu que c’est pas moi qui mène l’enquète ..
par contre, niveau burnout etc de certains médecins, et la profession, il y a à boire et à manger ...
comme partout, dans tout les métiers quasimment, il doit y avoir une minorité de mecs plutot altruistes de tempéramment, et une majorité de mecs pour qui le patient est avant tout un client.
et doit y avoir du burnout, pour certains, de se donner trop pour leurs patients, et pour d’autres, de vouloir encaisser trop de clients ... du burnout humain, le mec trop éponge, qui sait pas dire non etc, et du burnout vénal ... le mec qui veut péter + haut que son cul, et vivre une vie matérielle de pacha, en ne concevant pas de vîvre modestement.
et concernant les médias, quand on entend parler des médecins libéraux, c’est souvant chaque fois qu’ils réclament + de fric à la consultation,...
.. donc evidemment ça donne + une image de mecs avides de fric (comme ils sont dans les 5% des + nantis de la population niveau pognon) , à tître perso, en période ou il y a des millions de pauvres, je trouve ça déplacé d’oser demander à gagner + de fric encore ... mais bon ...
sinon tant mieux si il y a moins de médecins libéraux, moi je suis pour le service public, pour des toubibs aux 35 heures, qui bossent à plusieurs dans des cabinets, entourés d’infirmières etc dans le même local, et avec des revenus + modestes pour les médecins et + + élevés pour les aides soignantes ou les personnes qui serpillent dans les hopitaux, ou à domicile, qui font les toilettes, etc ...
bref pour un meilleur partage des richesses AUSSI, donc dans les milieux de la santé.
Qu’on me propose les 35 heures (en incluant les gardes de nuit et de weekend) dans des locaux de groupe avec un secrétariat, un statut de cadre ou cadre sup, et je signe tout de suite.
@ krokodilo
bah je pense qu’une partie des médecins, ou futurs médecins seraient effectivement partant.
faudrait faire un referundum
par contre parlont salaire, je propose ... heuuu ...
bon je prend en compte les études ... il y a des responsabilités, c’est un beau métier, qui demande des qualités d’écoute, qui peut engendrer une pénibilité psychologique d’être confronté à la souffrance des autres ...
allez disons 3500€ net, ça sera correct.
3500 et un Mars hein Pat ?........ :-))
Il ne s’agissait pas d’ergoter sur le salaire, mais du statut global, par exemple un weekend de garde, quel que soit le nombre d’actes, c’est 44 heures de disponibilité (et une nuit 12h), ce qui voudrait dire une semaine de récupération ! Sans oublier les congés payés et la disparition des soucis de locaux et de gestion.
avec moi on y coupe pas, à discuter SALAIRE, REVENUS
ces mots sont très important à mes yeux.
sinon pour les heures de "garde", de nuit, du dimanche, etc ..
il y a toujours moyen de trouver des solutions équitables.
@ Pat
bah je ne suis pas ok pour les heures sup’s.
je suis pour le partage du travail et des richesses.
aujourd’hui, beaucoup de medecins s’en mettent plein les fouilles .. ça c’est certains.
une honte de payer si cher une simple consultation ..
même toutes charges comprises payées, impots payés, faut pas pousser mémé dans les orties ..
le mec qui fait 4 consultations à l’heure encaisse 92€ .. en 8 heures 736€ en 2 jours 1472€ .. en 20 jours 14 720€ ..
même en payant 50% en tout et pour tout de charges, impots, etc .. reste 7000€ par mois, soit 7 mois de salaire d’un smicard...
enfin bref, ça va avec le reste ..
bref, ça sert à rien de parler de ça, si on ne parle pas de toutes façons, de toutes les professions, ... s’il fallait moraliser l’economie ... on a bien du boulot lol ..
@ Pat
ah oui c’est pour 2011 les 23€ la consultation
sinon tu me parles de "moyennes" de 17 minutes, la preuve que j’ai raison donc, à 2 minutes près.
et les moyennes ... faudrait voir comment elles ont été faites déjà .. dans quelles conditions, par qui, sur quel echantillon, etc ..
non sinon je ne compte pas l’administratif, car j’estime que quand je pars sur 50% de charges et impots etc au total, avoir largement compté large, et que dans ces 50% il peut y avoir le salaire d’une secrétaire médicale à plein temps.
là j’avoue que je part sur de l’estimation pure, j’ai jamais une seule fois vu un medecin, jouer la transparence totale sur ce sujet, du combien il reste en net d’impot mensuel dans son foyer fiscal, ni sur comment il dépense tout son argent ... ( épargne à fond, énorme propriété privée, femme ou gosses pourris gâtés, spéculation, investissements immobiliers ??? ... )
sinon pour les medecins qui se déplacent encore, je présume, que le prix de la consultation n’est pas le même ?
Les gens qui embarquent leur famille dans un tel drame ont sûrement quelque part une fêlure (congénitale ?), ou tout simplement une névrose qui se développe silencieusement au fil des années.
7 ans d’études démentielles quant tout va bien, des clients qui vont mal ou qui vont mourir et qu’il faut écouter, pas grand monde pour écouter leurs propres souffrances, un rail qui les squatte toute une vie en leur laissant juste trois semaines chaque été pour se laisser aller et profiter de la vie dans un Club Med ou ailleurs. Avant leur statut social imposait le respect. Aujourd’hui, tout le monde sait que "ça eût payé mais ça ne paye plus" le respect est parti avec... alors si le conjoint part aussi...l’irréparable peut alors se produire quand tout se conjugue au négatif
STOP STOP STOP
Le burn_out n’est pas un syndrome ni une maladie dans la CIM
voir Diagnostic Z73.0
Le wiki français est bien trop généreux et bavard.
C’est l’hyperstress chronique qui vide les surrénales.
Dépersonnalisation ? Non plutôt une robotisation des conduites, moins sensible à des événements avec des réponses stéréotypées, qui ont été inacceptées auparavant. Prenons les services d’oncologie, les réa med, les maisons troisième, quatrième, cinquième âge.... Après 3_4 ans, il faudrait pouvoir sortir de ces milieux.
Surmenage ? j’ai eu des journées de 12o patients et d’autres avec un ou deux . Le plus stressant c’est laquelle ? Faut s’y faire c’est la loi du genre...
Le plus ennuyeux ... en attendant... c’est d’avoir 1ooo activités en cours ou en projet.... et en fin compte ; on ne fait pas grand chose pour soi. On n’est plus que passant plus ou moins bon samaritain...
Quant au drame familial vendéen : _ super ! votre torchon Sud_Ouest et la maréchaussée... / l’enquête... l’enquête.
Les cordonniers sont les plus mal chaussés. Le pas de recourir de se confier à un spécialiste, de pousser pour raisons persos la porte d’un psy .. n’est pas entré dans les moeurs en France.
Deux choses me font tiquer :
la famille habite et a construit dans la "ville" voisine : le généraliste ne vit pas sur place
Le Maire du village (du cabinet) le connait sans plus...
C’est de la France Profonde... Vologne et Moselotte.. du Pottecher en puissance. N’est-ce_pas Marcel Zen ?
en conclusion : deux liens de drames en Alsace
Lire la suite d’articles
médecin légiste à ses heures
Le deuxième ....un rapport quelconque ou pas du tout ?
Qu’en pensez-vous ?
Pouzauges où il habitait est un petit village vendéen tout ce qu’il y a de plus mignon. C’est un des villages de résidence les plus prisés du coin.
Brieli ,
Saisissante cette histoire de ce docteur Muller ...
Un fils de docteur de ma promo donc qui "draguait" en P**** 911 Carrera 2.7
@ AUTEUR
Qu’il ne faut jamais tirer de conclusions hâtives d’un tel drame. Souvent les versions officielles sont contredites ensuite. Wait and see...
@ L’auteur : Drame comme il en arrive de temps en temps et qui ne devrait pas se produire. Sa vie devait être compliquée, avec des éléments inconnus. En tous cas, cela prouve une chose, et c’est la méconnaissance totale de comment fonctionne un être humain, comment fonctionne son mental, donc comment soigner un mal être. A quand une vraie science du mental et de la Psyché ?
Clojea : dans votre élan prosélyte, vous avez oublié d’ajouter qu’il n’y avait que la dianetique qui permettait de mieux se maîtriser, n’est-ce pas ? Vous faites pas un très bon recruteur pour la scientologie, pour la peine vous allez nettoyer la cale du Sea-Org pendant un mois.
@Deneb : Houla, je vois poindre un soupçon de sarcasme. Je vous ferez remarquer que je n’ai pas parlé de la Dianétique, mais que c’est vous qui mettez le sujet sur le tapis. J’ai toujours fait une différence entre prosélytisme imbécile et borné, et le fait de parler de quelque chose qui peut, peut être, faire avancer le shimiliblic (comme disait Coluche). Je pense que le domaine médical devrait arrêter de bidouiller dans le domaine mental, et ferait mieux de se pencher sur ce problème majeur. La Dianétique offre des possibilitées, c’est sur, mais l’auteur de ce livre dit lui même qu’il y a peut être d’autres solutions. En tous cas, excusez moi, mais depuis trop longtemps, l’ignorance dans le domaine mental est tel, que l’on n’avance pas. Et ne me parlez pas de la psychiatrie qui est une imposture. Donc, messieurs les toubibs, à vous de jouer.
clojea : "psychiatrie qui est une imposture."
Faire 10 années d’études de médecine , ça ne vaut rien, par contre un type qui a fait un "audit" et se considère "clair" à l’aide de son "eléctromètre", celui là il est très fort.
Ca arrive pourtant assez souvent que les gens pètent un câble en scientologie.
@ deneb
la psychiatrie aimes aussi les cases bien carre ou ronde
y a pas longtemps que les homos sont plus consideres comme des fous
@ Deneb : Woui...... faire dix ans d’études de médecine, pour devenir Psychiatre et effectuer des actes de barbarie comme l’électrochoc, oui on se demande. Voyez vous, je n’ai pas besoin d’étudier les "Enormes Encyclopédies Méééédicales" pour savoir que faire passer du courant dans la tête des gens, c’est mauvais. Un gamin de 6 ans le devine aisément. Même quelques psychiatres (très peu) se rendent compte que c’est une "thérapie" très sure pour rendre les gens stupides et complètement anéantis. Fantastique. Je ne développe pas le passé glauque de la psychiarie avec sa panoplie de traitements de chocs et inhumains, tels que les lobotomies, leucotomie, chocs à l’insuline et ou à l’eau glacée.
Un peu de sérieux, s’il vous plaît et au lieu de dénigrer bêtement ce que vous ne savez pas, penchez vous un peu sur autre chose.
Clojea : Un membre de ma famille était gravement dépressif. Après l’échec de l’approche analytique (complétement inefficace, sinon aggravant) , une intolerance aux médicaments, la sismo était la seule alternative. Et, miracle, ça a marché. Cinq ans après, la personne est complètement stabilisée et mène une vie normale, heureuse.
C’est typique aux sectes - en apprenant quelques dogmes, les devots croient connaitre la science infuse. Moi j’ai appris qu’il ne faille pas avoir d’apriori, sauf bien sur pour les nuisibles qui essaient de propager leurs croyances irrationnelles.
"Un membre de ma famille était gravement dépressif. Après l’échec de l’approche analytique (complétement inefficace, sinon aggravant) , une intolerance aux médicaments, la sismo était la seule alternative. Et, miracle, ça a marché. Cinq ans après, la personne est complètement stabilisée et mène une vie normale, heureuse."
la lobotomie est plus efficace
apres il sera bien "normal"
Foufouille : Quelle lucidité, dans ton cas, ça pourrait effectivement être une solution.
"Foufouille : Quelle lucidité, dans ton cas, ça pourrait effectivement être une solution."
on y vient, il FAUT etre normal
si on rentre pas dans la bonne, le psy prend un "marteau"
une depression a une origine, une bonne electrocution avec lavage de cerveau et on vote UMPS
@ Deneb : Je l’attendais la phrase miracle "oui mais dans le cas d’un membre de ma famille.... ca a marché...." Ouah ! fantastique... Et combien d’autres ont été bousillés ? Figurez vous qu’un membre de ma famille a été bousillé par les psychiatres, alors égalité, 1 partout balle au centre. J’ai un "peu" de rancoeur sur les psychiatres, yes.
Et puis, au fil de mes enquêtes sur la psychiatrie, car j’ai enquêté, j’ai découvert le summum de la bêtise en ce qui concerne les pseudos traitements et y’a pas de quoi leur donner la légion d’honneur ou plutôt si, la légion de l’horreur.
Quand à votre attaque sur les dévots des sectes etc... sachez que d’une part, oui je m’interesse à beaucoup de choses concernant l’esprit, et deuxièment, j’ai rencontré plus de compréhension avec les gens qui se penchent sur autre chose que pillules, sismo (c’est plus chic/choc qu’électrochoc, insuline et tout le toutim.
Epargnez moi les poncifs habituels sur les sectes, et gnagnagna. Laissez donc les gens croire en ce qu’ils veulent, ca leur fera plus de bien que la psychiatrie.
Enfin, ma position sur la psychiatrie n’engage que moi seul.
Et un rappel quand même : psychiatrie, signifie au départ science de la psyché. Ils ont du perdre la psyché quelque part, entre chocs à l’insuline, sismo/choco et lobototo.
clojea :"’j’ai rencontré plus de compréhension avec les gens qui se penchent sur autre chose que pillules"
moi aussi, je prefere le pétard.
Clojea : "psychiatrie, signifie au départ science de la psyché."
faux. La medecine n’est pas une science, mais un art. Elle se sert de la science pour lutter contre les souffrances et pour prolonger la vie. La psychiatrie, branche de la médecine, a pour but de diminuer les souffrance psychiques, et empêcher le suicide.
Foufouille : lavage de cerveau n’a rien à voir avec les electrochocs. Lavage de cerveau, c’est ce que font les sectes.
"Foufouille : lavage de cerveau n’a rien à voir avec les electrochocs. Lavage de cerveau, c’est ce que font les sectes."
Les effets secondaires à long terme concernent essentiellement la mémoire, en particulier le souvenir de la période de la cure. En 2007 fut publiée une étude démontrant que les électrochocs provoquaient non seulement une perte de mémoire, mais également une baisse des capacités cognitives (apprentissage et pensée).[16] Les troubles de mémoire régressent habituellement, mais la récupération requiert le plus souvent plusieurs mois, voire, persister au-delà[17].
Les ETC pourraient accroitre le taux de suicide. Le risque serait particulièrement élevé au cours de la première semaine consécutive au traitement, comparativement aux autres patients[18].
"La psychiatrie, branche de la médecine, a pour but de diminuer les souffrance psychiques, et empêcher le suicide."
minimum gavage de cachets pour occulter le probleme
docteur deneb, j’ai mal au ventre .......
prend du paracetamol, ca ira mieux
foufouille : et alors ?
"faux. La medecine n’est pas une science, mais un art."
trop fort
la medecine est innee ! genetique !
on se demande a quoi sert les etudes
En 2007 fut publiée une étude démontrant que les électrochocs provoquaient non seulement une perte de mémoire, mais également une baisse des capacités cognitives (apprentissage et pensée)
et alors quoi ?
ca marche de la meme facon le lavage de cerveau
en plus les idiots ca se manipule plus facilement
PDH signifie Douleur-Drogue-Hypnose (Pain, Drug and Hypnosis), et évoque une méthode qui aurait été utilisée en Corée du Nord sur les soldats prisonniers de guerre, par des psychiatres et les services secrets.
Le Projet MKULTRA (ou MK-ULTRA) fut le nom de code d’un projet de la CIA des années 1950 à 1970 visant à manipuler mentalement certaines personnes par l’injection de substances psychotropes. Face à l’échec de la méthode MKULTRA, tous les enregistrements ont été détruits en 1973, par ordre du directeur d’alors de la CIA, Richard Helms.
@ Foufouille : Excellente documentation, je vois que tu connais le sujet.
@ clojea
il y en aurait beaucoup plus
c’est a peine efleurer
je suis tomber dessus en etudiant les "sectes"pour la milivude tous les pas normaux rentre dedans
ca change avec la mode
au debut le bio etait dedans
en plus ma tronche et mes 40a, le "normal" et "c’est pas pareil", je connais bien
sans compter etre handi a 22a
@ Foufouille : Interessant. Tout a fait d’accord avec toi. Pour la Miviludes, tout ce qui n’est pas dans le "moule" est mauvais. D’ailleurs dans leur rapport de cette année, ils se sont attaqués à tout ce qui est médecine douce, parallèlle, et toute la nébuleuse psychothérapie. Si un jour, tu veux faire un article sur la psychiatrie, bienvenu.
@ AUTEUR
« Je suis un voyageur qui emporte ses bagages ». a dit not’ confrèr’ Marcel
Il ouvre un cabinet médical à Villeneuve/Yonne où il devient rapidement populaire auprès des gens
Élu maire en juillet 1926, il épouse Georgette Lablais, fille d’un notable de la ville. Rapidement, il est cité devant les tribunaux pour plusieurs délits : fausses déclarations d’assurance maladie, détournements de fonds, vol d’électricité. Il est finalement révoqué de ses fonctions de maire en 1931 et est élu conseiller général.
Poursuivi par la justice pour divers délits, il part sur Paris....
y a de tout parmi les confrères. Que l’enquête suive son cours..
Le célèbre docteur Petiot .....
Merci Doc,
Au-delà du drame, le côté autobiographique de l’article ne m’étonne pas plus que ça,
Alors compétence oui, don de soi
jusqu’à un certain point itou, humilité … tout à votre honneur, mais vous devriez
quand même apprendre à dire non. juste apprendre … on ne sait jamais 
Le Burnout j’ai connu, un enfer de solitude et un enfer tout court. Depuis, avec un peu de bouteille j’arrive à mieux doser…
Brieli des Hollandaises
avec quatre points de suspension j’imagine un peu… mais des anglais 
Cher Jojo ;-)
Le Docteur est rentré harassé et constate que sa famille a été trucidée par un fou ou plusieurs. A mon avis le ou les criminels ont dû commencer par la mère et les enfants très jeunes n’ont pas pu se défendre.
Burnout burnout (en français on dit "cramé") d’accord c’est bien triste d’être surmené, mais pourquoi emmener dans le néant ses enfants qui eux n’étaient responsables de rien... Ils auraient certainement aimé vivre leur vie jusqu’au bout même si ce n’est pas facile tout les jours....De plus personne n’a le droit de vie ou de mort sur sa femme et ses enfants on est plus au temps de Rome... 
@ Yann
Non désolé, nous ne sommes pas tous prêts à égorger notre famille s’il l’envie de nous suicider nous prend...
Je rapproche ce fait divers sordide à celui de ce médecin à la frontière Suisse qui n’a pu supporté qu’on s’aperçoive qu’il n’avait pas le diplôme et qui a exécuté toute sa famille dans les mêmes conditions plutôt que d’affronter la honte de son imposture (après tout pas de diplôme la belle affaire, il y a tellement de mauvais médecins diplômés que ce n’est certainement pas un critère définitif de compétence)...
Sinon en tant que médecin si on est fatigué il vaut quand même mieux prendre des vacances qu’en arriver là non ? :-O
On m’a fait remarquer qu’il était totalement inutile de créer une appellation de syndrome d’épuisement professionnel pour "burnout", car c’est tout simplement du surmenage. Compliquer le jargon pour imiter le vocabulaire anglosaxon n’a rien apporté en terme de science et de nosologie.
oui et non confrère...
Surmenage c’est plus tôt physique : trop lourd trop long.
Le cramé, le burnout c’est la perte de sensibilité, d’ humanisme : par force, on devient machine. Des automatismes se mettent en place. Peu d’auto-critiques, le cynisme des hyperactifs est bien documenté.
Un des exemples que je donne : de garde lors d’une grande journée de verglas, fier externe je réduisais les fractures, alignais les os comme dans les cours.... puis me suis tappé la pointe de la rotule au bureau, un tirroir mal fermé.
Ces retours aux vrais valeurs sont très mal vécues : tout ce qu’un médecin doit dire comme "vérités" en situation palliative..
L’ autre classique de "brûlure" c’est chez les chercheurs... la même idée fixe te trotte dans la tête, le sujet te suis partout et puis... la fata morgana, le mirage .. il tombe des résultats. C’est l’euphorie... j’en ai connu qui ne quittaient plus leur paillasse, ne rentrent plus chez eux....complètement dans leur trip.....15 j d’insomnies complètes...
Je persiste : le surmenage est davantage mental que physique, dans le cas contraire, on dirait plutôt épuisement. Je pense qu’on s’habitue à projeter un concept sur un terme nouvellement créé, ici pour traduire "burnout", alors qu’on l’avait déjà sous la main, et ensuite effectivement on trouve que l’ancien terme n’a pas la même signification. La langue anglaise rechigne moins à la polysémie, paraît-il, et un ’camel" désigne pour eux aussi bien un chameau qu’un dromadaire.
Une question que je me pose souvent en prenant connaissance de tels drames : la personne qui est passée à l’acte prenait-elle des psychotropes dont certains sont bien connus pour favoriser les passages à l’acte (suicide ou homicide effroyable). Des associations demandent depuis des années le retrait de certaines benzodiazépines ou antidépresseurs aux effets plus dévastateurs que ce qu’ils sont sensés soigner...Le dénominateur commun de certains jeunes tueurs en établissements américains est la prise de certains psychotropes. En France, on n’en parle presque jamais...
Ma chère Maelle,
merci beaucoup pour cette réponse rapide.
Cette désinhibition n’est reconnue que suicidaire ? cela ne débouche pas sur des homicides ? Ou on préfère ne pas penser que cela puisse arriver ?
Les cerveaux matures seraient donc plus costauds, moins inattendus dans leurs réactions ?
Sur les notices, quand on lit les effets indésirables tout en bas de la liste car ’rares’ (dixit les labos) de quelques psychotropes, ça fait frémir...on espère que les prescriptions ne se font pas en aveugle, en effet...
Un copain médecin me disait qu’ une des difficultés dans son métier était d’éviter de penser que le remède était pire que le mal...Objectifs de moyens pas de résultats et au final déni des effets secondaires tous bénins ou rarissimes si gravissimes !
La dépression est synonyme de vide. Vide d’énergie, d’émotions etc... Dans le cas dépressionaire la levée d’inhibition peut entraîner un passage à l’acte. Un homme hyperviolent déprimé et une jeune femme timide déprimé ne vont pas réagir de la même façon à la levée d’inhibition si vous me suivez.
Bonne intuition : mon ami médecin est gériatre.
sortir ses burnes quand on est surmené est finalement contre-indiqué sauf si le médecin a une belle femme et qu’ il fait une pause au logis ..... 
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On a trouvé des BZD et de la morphine dans les poches du médecin lors de son suicide selon des élèments de l’enquête communiqués à la presse.
très bel article d’autant qu’il montre que les souffrances, chez des catégories professionnelles très différentes, mènent au même résultat
souffrance , me fait rire le monsieur .
On fait un turbin qu’ on aime , qu’ on a choisi , y a pas de souffrance il y a le surmenage et des choses comme ça .
Le mot syndical dans votre description indique que vous voyez à travers un prisme politique .
Pourquoi pas martyre ?

