... et devient un nouvel outil politique de contrôle social.
Critiquer le féminisme n'est pas chose aisée. Car quand on pense "féminisme" viennent immédiatement à l'esprit des combats nobles dont ont découlé des avancées majeures pour la condition des femmes : le droit de vote, la contraception, l'avortement, la libération sexuelle, le droit au travail sans autorisation maritale, le droit à l'autonomie financière... On est donc suspecté de se faire l'allié d'un machisme répugnant, même si on est soi-même une femme. Car une femme en désaccord avec le féminisme ne peut être - pour ses représentantes et sympathisants - qu'aliénée, victime de la domination masculine, voire même être taxée de nuire à ses semblables.
Eh bien, on a tort. D'abord, parce qu'il n'existe pas qu'un seul féminisme, mais plusieurs courants de pensée dont les positionnements sur des thématiques comme, par exemple, le port du voile, le travail du sexe ou la maternité sont très variables. Ensuite, parce qu'une pensée unique est toujours nocive, le signe de consciences anesthésiées, empêtrées dans une doctrine quasi religieuse qui ne supporte pas les contradictions, qui voudrait museler celles et ceux qui ont un avis divergent et qui, au final, empêche de penser autrement que rond.
On s'est récemment félicité - dans les milieux féministes traditionnels - de ce que notre gouvernement ait recréé le ministère des Droits des femmes, initialement instauré par Valéry Giscard d'Estaing en 1974. Je le déplore quant à moi. Cela ne peut signifier que deux choses : soit nous sommes des sous-citoyennes pour lesquelles les droits de l'Homme ne s'appliquent pas, soit nous valons mieux que la gent masculine et devons bénéficier de droits supérieurs aux leurs au seul prétexte que nous soyons de sexe féminin. Dans les deux cas, le féminisme trahit l'engagement de ses pionnières qui refusaient qu'une place leur soit assignée en fonction de leur sexe...
Et ce n'est malheureusement qu'une des manifestations multiples de sa dérive. Ainsi, les violences conjugales sont déclarées "violences faites aux femmes", comme si les hommes en étaient systématiquement les instigateurs et jamais les victimes. Aucun des spots passés à la télévision ou à la radio, aucune des affiches publicitaires n'a mis en scène un homme victime de violences psychologiques ou physiques de la part de sa compagne... S'insinue ainsi dans la pensée collective l'image toute-puissante de la femme victime par essence et celle du mâle prédateur et effrayant.
La réalité qu'on tait volontairement, c'est que les violences conjugales sont un problème de couple avant d'être un problème de genre. Je vous encourage à lire (pour anglophones) cette étude sur les violences domestiques effectuée par des universitaires de Colombie britannique en 2004. Il est surprenant de constater à quel point il nous est difficile d'accepter que des femmes soient tortionnaires et pire, que leur nombre ne soit pas si inférieur que ça à celui des hommes... Preuve que le discours victimaire de certaines féministes, abondamment relayé par les médias, fonctionne très bien...
Pour le harcèlement sexuel, même topo. Nous sommes dépeintes tels des êtres faibles, des mineures dont le seul salut reposerait sur un recours en justice, un peu comme un enfant irait appeler un parent à l'aide dès qu'on le chahute dans la cours de récréation... L'existence d'un délit de harcèlement sur le lieu de travail n'est pas suffisant aux yeux des féministes, non. Il faut qu'il y ait une qualification d'ordre "sexuel" parce qu'on soutient que la domination des femmes s'exerce à travers leur sexualité et qu'il est bien pire de se voir proposer un rencard avec insistance que de subir toute autre forme de pression psychologique.
Ce qu'on parvient très bien à inscrire dans la psyché des femmes en tenant ces propos, c'est que leur sexualité est une sphère qui les rendrait particulièrement vulnérables. Et hop, un bon coup de balai sur la libération sexuelle ! Eh oui. Elle se meurt de cette contradiction notoire : prétendre d'un côté que la sexualité des femmes doit pouvoir s'exprimer comme celles des hommes et ensuite soutenir que les avances et les sous-entendus grivois les atteignent spécifiquement parce qu'elles sont femmes, qu'ils peuvent les détruire sur le plan psychique, qu'ils sont plus dangereux à ce titre qu'un "simple" harcèlement moral. Dès lors qu'elles adhèrent à cette vision, les femmes se perçoivent comme des êtres émotionnellement fragiles, des proies sexuelles évoluant dans un environnement hostile.
Et effectivement, telles les prédictions de l'astrologue pour ceux qui les consultent, celles des féministes se réaliseront très souvent : elles seront anéanties par cette forme - qu'on a voulue spécifique - de harcèlement. Exit la légèreté, exit le répondant cinglant, ne restent que la peur et la plainte aux autorités... Au passage, on ne relève pas l'existence de femmes qui usent et abusent de leurs atours et atouts sexuels pour obtenir de l'avancement (des victimes, elles aussi, de la fameuse domination masculine qui les oblige à troquer du sexe contre de l'argent, les pauvres...).
On retrouve d'ailleurs exactement le même cheminement de pensée pour ce qui est de la prostitution, c'est à dire de l'usage que nous faisons de notre sexe dans le cadre de relations sexuelles consenties et tarifées. Au prétexte que l'exploitation existe dans ce domaine comme dans d'autres (exemple : ateliers de travail clandestin), au prétexte que les femmes sont plus nombreuses à exercer ce métier, on qualifie la prostitution d'esclavagisme et de violence faite aux femmes (encore...).
Une tribune récente du Nouvel Observateur, intitulée "L'abolition de la prostitution est une chimère", a été généreusement fustigée par de nombreuses féministes. Il n'y a qu'à en taper le titre sur un moteur de recherche pour trouver leurs réactions outrées et méprisantes. Les hommes qui se prostituent ? Sans intérêt. Les femmes qui exercent de leur plein gré et revendiquent leur choix ? Elles sont dans le déni, subissent la dictature patriarcale, sont de pauvres créatures à sauver malgré elles. Les intellectuels et les bourgeois n'auraient pas leur mot à dire, les prostituées volontaires non plus. La thématique est confisquée par celles et ceux qui s'octroient le droit d'en débattre, au nom des femmes (!) qui n'ont d'intérêt et de légitimité que lorsqu'elles sont du même avis. Les autres, il convient de les remettre sur le droit chemin ou de les ostraciser...
La prostitution, c'est le seul métier qu'on trouve condamnable et indigne s'il n'est pas éxécuté par plaisir et par vocation. Selon cette logique, une femme faisant payer ses prestations sexuelles juste pour subvenir à ses besoins et qui ne se serait jamais imaginée faire ça quand elle était petite trouverait assurément son salut dans un poste d'équarisseuse de poulets. J'en connais, des prostituées, qui ne seraient pas d'accord...
Je ne m'appesantirai pas sur la question de l'inégalité des salaires et du fameux plafond de verre (cela fera certainement l'objet d'un prochain article), qui serait - à en croire la majorité bruyante des féministes - le seul fruit de la domination masculine et n'aurait surtout rien à voir avec la maternité (c'est mieux de soutenir la thèse du complot machiste que de risquer de faire baisser la natalité en nous disant la vérité. Avec ses 800 000 naissances annuelles, la France est championne d'Europe de la fertilité et elle s'est donné les moyens financiers de l'être...).
Il est temps que s'opère une prise de conscience citoyenne. Nous sommes tous concernés. Une certaine propagande féministe s'évertue jour après jour, avec de plus en plus de force et d'insistance et grâce au soutien des autorités politiques, à nous inscrire dans des rôles sexués (à son discours défendant puisqu'il se targue du contraire, ce qui est très habile...).
J'accuse ce féminisme-là d'être devenu un nouvel outil stratégique de contrôle social, je l'accuse de faire régresser la condition féminine, je l'accuse de renforcer le stigmate de la putain, je l'accuse de constituer une entrave à la libération sexuelle des femmes, je l'accuse d'être misandre, de favoriser un regain du machisme et de nuire à l'instauration d'une société au sein de laquelle les rapports de genre seraient paisbles. Je l'accuse de mettre en place les jalons d'une dictature féministe qui pourrait avoir des effets désastreux sur le plan social. C'est ce que j'ai voulu illustrer dans Moralopolis, roman d'anticipation paru aux éditions Tabou, dont l'action se déroule dans la France des années 2050...
« Critiquer le féminisme n’est pas chose aisée »…
En Belgique peut-être, mais en France c’est un must, et sur AV, cela fait même partie de la charte…
Vous verrez, on va adorer votre article ici… Taper sur les féministes, et en plus quand on est une femme, c’est presque aussi génial que lorsque les antisémites donnent la parole à un Juif pour taper sur les Juifs.
Louer la prostitution quand on est une femme, on va vous tresser des couronnes. Pas d’inquiétude, les 95 % d’esclaves sexuelles exploitées dans d’indignes conditions et contre leur gré ne lisent pas AV, vous ne risquez pas d’être contredite.
Salut.
Tant que les femmes n’auront pas compris que l’ultra-fémisnisme est un projet lesbien contre les hommes et les femmes qui aiment les hommes, elles n’auront pas compris où est la vraie cause de leur souffrance. :-/
Dans votre réflexion, il y a un exemple de ce que Catherine Marx dénonce plus haut : une manipulation des masses par des discours erronés : chez les prostitués (personne ayant des relations sexuelles tarifées), il n’y a pas 95% d’esclaves sexuels (personnes contraintes). Les personnes contraintes représentent quelques pour cent car dans les personnes se prostituant (relations contre finances) il faut inclure les professionnels (consentant), les étudiants (arrondissant les fins de mois), les conjoints (baisant sans désirs mais pour conserver des acquis)…
Devrions nous interdire la confection parce qu’il existe des ateliers clandestins qui exploitent la misère de personnes dans le besoin ? D’aucuns diraient « non, il faut combattre les ateliers clandestins ». Alors pourquoi vouloir abolir la prostitution au lieu de combattre le proxénétisme (dans le sens de l’exploitation par contrainte) directement.
COLRE,
j’ai oublié « gratuitement » après « casseroles » ..
Le féminisme en question n’a jamais que la libération de la femme fut le fait de la libération sexuelle. Ce sont des communistes lesbiennes, rien de plus !
Et comme les communistes n’ont pu blairer la révolution hippie....
Enfin comme nous sommes à nouveau en pleine période sexuelle répressive du fait des intégrismes religieux, on les voit réapparaître... mais sous la forme des Ni Putes Ni Soumises ; à 100.000 lieues de 1968. D’ailleurs, ni les filles des citées soumises, ni les filles libérées issues de mai 68 ne se reconnaissent en elles.
Par contre, elles perçoivent parfaitement, et tentent de le récupérer, le combat de vraies féministes comme les Pussy Riot russes.
Bien dit, Colre !
Argumentez COLRE au lieu de continuer à faire la victime et de donner ainsi raison à celles et ceux dont vous ne partagez pas l’avis.
VOXAGORA, tu as raison, « y a trop de boulot »… ;-) mais ce qui est sympa, c’est que dans « la vraie vie », les gens sont quand même moins bornés. Ici, tu tends le micro et c’est un véritable appeau pour tout le troupeau que tu dépeints si bien.
Salut Pigriipi, tu ne sais que trop qu’ AV est un nid de misogynes archaïques bas du front. L’auteure est bien naïve de croire que son article ne ferait pas un tabac ! 80% de votes favorables ! un score poutinien parfaitement prévu… :-)
Salut Colre : quand je suis passé sur le site pour un truc, j’ai jeté un œil à l’impressionnante liste des 10 articles les plus lus. Il y avait celui-là et le titre m’a fait penser « oh mais c’est typiquement une illustration des propos de Colre » gagné, je t’y retrouve...
hésite pas à passer !
Salut Lapa,
Oui, j’ai régulièrement des poussées de boutons devant l’anti-féminisme primaire, secondaire, tertiaire… c’est cyclique ! Quand on retrouve la petite bande habituelle de « masculinistes » (une poignée de pseudos) ou d’intégristes, il n’y a rien à discuter, d’ailleurs j’ai déjà donné. C’est comme les complotistes ou les négationnistes, tu discutes un peu au début, avant de découvrir effarée l’insondable mauvaise foi ou l’irrationalité, et de laisser tomber !
Mais, là, quand c’est une femme qui véhicule les discours de domination machiste, cela m’exaspère davantage. Mais bon… rien de plus, ce n’est pas nouveau…
Au plaisir de te recroiser ;-)
Moi j’accuse tout féminisme quel qu’il soit d’être une ignominie. Si effectivement le code Napoléon a débuté de très nombreuses régressions pour les femmes (notamment au sujet de leur indépendance) et ce, en rupture totale avec la tradition française, le grand tort des féministes, dès le départ a été, non pas de discuter avec les hommes pour revenir à la normale mais de les accuser de tous les maux.
A partir de là, cela ne pouvait engendrer que les très graves dérives que l’on sait et que vous dénoncez ici, mais j’irai plus loin. Pour vous citer :
« Car quand on pense »féminisme" viennent immédiatement à l’esprit des combats nobles dont ont découlé des avancées majeures pour la condition des femmes : le droit de vote, la contraception, l’avortement, la libération sexuelle, le droit au travail sans autorisation maritale, le droit à l’autonomie financière...«
- Contraception : désordre moral, fermeture à la vie, déresponsabilisation de la sexualité, soumission des femmes à l’industrie pharmaceutique. Sans compter les tests de pilules sur les femmes pauvres haïtiennes (entre autres) qui ont contracté de nombreux cancers (surdosage des pilules durant les périodes de test). Pour que les riches féministes lèvent la patte, on a tué des femmes pauvres. Pollution dramatique des eaux et perturbation de l’environnement.
- Avortement : légalisation du meurtre, légalisation de l’eugénisme négatif et on le constate aujourd’hui : éradication des handicapés, notamment des trisomiques (96%), donc véritablement raciste prônant la race pure (pure de tout handicap) et dévalorisation de la vie humaine et atteinte à sa dignité.
- Libération sexuelle : Quelle libération sexuelle ? Les anciens étaient bien moins coincés que les gens maintenant, c’en est risible. En fait, ça a juste banalisé la pornographie et aujourd’hui on ne peut pas vendre un produit, une montre, une voiture, de la vinaigrette, etc. sans mettre une femme sur la publicité du produit.
Le féminisme est un fléau à éradiquer.
»Critiquer le féminisme n’est pas chose aisée.«
La preuve que si
. Là où c’est drôle c’est quand on viendra faire pour mon commentaire ce que vous dénoncez car ce que je dénonce ci-dessus est devenu comme vous dites »une doctrine quasi religieuse qui ne supporte pas les contradictions"
Tikhomir vous êtes un grand moralisateur mais, à quelle morale vous référez vous ? Vous critiquez la contraception, l’avortement, la libération sexuelle, toutes ces évolutions qui ont permis aux femmes d’acquérir certaines libertés et protections que l’homme considère comme naturel en ce qui le concerne (Même si, et je vous le concède, il y a certain abus) mais qui vous autorise à choisir pour les femmes, vous en êtes une ? Que penseriez vous si les femmes décidaient de votre liberté, de celle des hommes ?
Où avez-vous vu que je choisissais pour quelqu’un ?
L’évolution, c’est pour un mieux, ce dont nous parlons sont de graves régressions qui manifestent la dégradation de notre civilisation et le retour à la barbarie. Exemple : tuer (et d’autant plus par centaines de milliers) ne sera jamais une évolution et encore moins une protection (la protection des enfants à naître, on en fait quoi ? Les tuer à l’endroit même où ils devraient être le plus en sécurité). Le crime n’est pas une évolution.
Vous minimisez largement lorsque vous parlez de certains abus à mon avis.
Voyez, contrairement à vous et malgré certains abus, je ne crois pas que l’avortement soit une régression. Je le considère comme une évolution dans le choix de l’individu (ici la femme). Je pense que chacun est libre des orientations concernant son propre corps hors des concepts du genre : « c’est bien, c’est mal » Le libre arbitre, c’est ainsi que chacun façonne son humanité, sa personnalité. Evidement, comme vous, l’avortement de confort me trouble mais, quand il s’agit de survie, de problèmes médicaux ou « d’incident de parcours » (Car chacun à droit à l’erreur) je suis moins formaliste que vous.
Oh je me doute bien qu’il y aura toujours des barbares pour penser que tuer c’est bien...
« Evidement, comme vous, l’avortement de confort me trouble »
Pourquoi cela vous trouble-il puisque c’est — selon vous — une évolution ?
On se connaît ? Pourquoi me tutoyer ?
J’entends parler de « tuer » en parlant d’avortement. Une question me vient spontanément à l’esprit : Vivre, pour le fruit d’une relation sexuelle, c’est à partir de quand ?
- à partir de l’acte reproductif ?
- à partir de la fusion des gamètes ?
- à partir du moment où l’embryon est « humanisé » (ressemble à un humain)
- à partir du moment ou le foetus sort du ventre ?
- à partir du moment où il respire ?
Je crois qu’il faut être capable de répondre avec certitude à cette question avant de juger l’acte d’avortement.
A partir du moment où il y a fécondation. Pilules du lendemain, stérilets qui empêchent la nidation, etc. sont des abortifs.
@tikhomir : et pourquoi votre opinion devrait-elle servir de référence, au juste ?
Et pourquoi celle des autres devrait-elle faire référence ? Vous en avez de bonnes de questions vous :-). Je donne mon avis et cet avis est exposé ci-dessus, voilà.
Ça c’est votre avis, il n’est étayé d’aucune « preuve ». Vous avez bien entendu le droit de penser ainsi. Mais ce sentiment concerne que vous et les gens qui le partagent. D’autres ont aussi le droit de penser différemment.
Et que pensez-vous de cette vilaine mère nature qui chaque mois « tue » des quantités énormes de foetus en 1) ne permettant pas leur implantation dans l’utérus 2) générant des fausses couches (aussi appelés avortements... spontanés). En quoi l’acte volontaire d’une femme est-il différent ?
Plus encore : doit-on envisager la grossesse comme une conséquence logique de l’acte sexuel (ce qui ne concerne que les femmes) ? Faire reposer la responsabilité de la venue au monde d’un être vivant sur une femme du seul fait d’un oubli (ou défaut) de contraception ? Est-il plus responsable d’empêcher un être de devenir ou de lui donner la vie (tiens, tiens, l’expression sous-entendrait que ça se passe à la naissance) pour l’abandonner, ne pas s’en occuper, lui reprocher d’exister...
La question de l’avortement suscite beaucoup de questions. Je considère que c’est une avancée notoire (notamment pour les décès - réels quant à eux - des femmes qui refusent la gestation - qu’aucun homme ne connaît - et qui se font avorter à l’aiguille à tricoter ou autre traitement barbare...). Et parce qu’elle libère la sexualité des femmes en leur retirant du ventre la crainte d’une grossesse non désirée. Après, personne n’est obligé d’y avoir recours. Toutes les opinions sont respectables.
Sans compter que l’Humanité est bien assez nombreuse sur Terre pour ne pas chercher à promouvoir son développement : le taux de reproduction de l’humain a été décidé par Mère-nature en fonction de son taux de mortalité. Comme l’Humanité a fait baisser son taux de mortalité bien plus vite que Mère-nature ne peut réagir, il est un « devoir civil » de l’aider en réduisant volontairement notre taux de fécondité.
« Ça c’est votre avis, il n’est étayé d’aucune »preuve« . »
Comment ? Vous voulez dire qu’on ne tue pas 96% des trisomiques parce qu’ils sont trisomiques en France et que les chiffres sont faux ? Vous voulez dire que la pollution, c’est une pollution spontanée et qui n’a rien à voir et que les études à ce sujet racontent n’importe quoi ? Etc.
Vous faites bien de mettre « preuve » entre guillemets, ça relativise le sens du mot « preuve » et vous permet de dire qu’il n’y en a pas ^^
« Vous avez bien entendu le droit de penser ainsi. » : Encore heureux et merci de m’accorder votre aimable autorisation :-).
« Mais ce sentiment concerne que vous et les gens qui le partagent. » : A partir du moment où ça se fonde sur des faits, ce n’est pas un sentiment.
« D’autres ont aussi le droit de penser différemment. » : effectivement, d’autres ont le droit de nier les faits mais cela ne s’appuie aucunement sur quelque chose de raisonnable.
« cette vilaine mère nature qui chaque mois »tue« (...) En quoi l’acte volontaire d’une femme est-il différent ? »
« mère nature » ? C’est votre divinité ? Quelle est votre religion ? « mère nature » comme vous dites n’est pas une personne et n’a pas de comportement moral et ne commet donc pas d’acte volontaire, contrairement à la femme en question.
« doit-on envisager la grossesse comme une conséquence logique de l’acte sexuel (ce qui ne concerne que les femmes) ? »
Non mais comme une possibilité. Par contre première nouvelle, cela ne concernerait que les femmes ? Et les enfants, ça ne se fait pas à deux ? Pourquoi confisquer la paternité aux hommes ? Quel est ce raisonnement tout à fait misandre ?
« Faire reposer la responsabilité de la venue au monde d’un être vivant sur une femme »
Non, c’est vous qui le faites en confisquant la paternité. cf. ci-dessus.
« du seul fait d’un oubli (ou défaut) de contraception ? »
Ah mince, j’ai pas fait exprès de faire un enfant... ! C’est une erreur ! C’est ce que vous dites ? Quand je parlais de déresponsabilisation ci-dessus...
Un enfant est un enfant, qu’il y ait un projet parental ou non.
« Est-il plus responsable d’empêcher un être de devenir ou de lui donner la vie (tiens, tiens, l’expression sous-entendrait que ça se passe à la naissance) pour l’abandonner, ne pas s’en occuper, lui reprocher d’exister... »
Est-il responsable de tuer un enfant à naître pour une partie de jambes en l’air et un problème de contraception ? Sachant que si vous lisez la notice : aucun contraceptif n’est fiable à 100%.
« Et parce qu’elle libère la sexualité des femmes en leur retirant du ventre la crainte d’une grossesse non désirée. »
Pourquoi parler de responsabilité lorsque pour tirer un coup il est possible de tuer ?
« Toutes les opinions sont respectables. »
Oh oui, surtout n’ayons pas d’avis personnel, tout se vaut. Tuer serait une opinion respectable ? Depuis quand ?
"Sans compter que l’Humanité est bien assez nombreuse sur Terre pour ne pas chercher à promouvoir son développement«
Oh bien sûr, et c’est vous qui décidez quand on est trop nombreux et qui doit être supprimé ou non ?
»le taux de reproduction de l’humain a été décidé par Mère-nature en fonction de son taux de mortalité.«
Elle a bon dos »Mère-nature« (tiens, un autre adepte de cette religion qui divinise la nature ? Combien êtes-vous dans cette secte ?) pour simplement dire que vous trouvez qu’il y a »trop de monde"...
Et que pensez-vous de cette vilaine mère nature qui chaque mois « tue » des quantités énormes de foetus en 1) ne permettant pas leur implantation dans l’utérus 2) générant des fausses couches (aussi appelés avortements... spontanés). En quoi l’acte volontaire d’une femme est-il différent ?
Oui, en quoi est-il différent que vos freins lâchent et vous fassent vous écraser sur le platane du bas-côté, ou que vous fonciez délibérément sur lui en écrasant l’accélérateur ?
L’IVG libère les femmes de la crainte d’une grossesse. L’auteur confond avec la contraception, ou si elle ne confond pas tout est dit.
Combien d’enfants désirés à qui les parents pourrissent la vie ?
Enfin, qu’une femme parle de la prostitution seulement comme de « faire payer des prestations sexuelles », autrement dit guère plus en terme d’affect que servir un café ou coller des timbres sur des enveloppes, fermez le ban.
Entre les féministes revanchardes et les tenantes d’une « liberté » qui a tout d’une négation de soi, heureusement qu’il y a d’autres voies, bien plus douces et belles.
Quand j’évoquais une absence de « preuves », je faisais référence à votre conception du début de la vie...
Lorsque vous disiez que la pilule du lendemain et le stérilet étaient abortifs, vous commettiez une grossière erreur : un avortement est l’interruption d’une grossesse. Ni le stérilet ni la pilule du lendemain n’interrompent une grossesse implantée (et un oeuf non implanté ne se développe pas) .
Vous ne devriez pas vous emballer, mais mieux me lire. Ce n’est pas être misandre que de relever qu’aucun homme ne peut être enceinte. Il n’aura donc jamais à se demander s’il va oui ou non porter un enfant pendant neuf mois et accoucher.
La parentalité, c’est une conséquence possible d’un rapport sexuel pour les hommes et les femmes. Mais la gestation, ça se passe dans les utérus des femmes. Ce qui explique que ce soit elles qui avortent...
Vous parlez de « meurtre » : ce terme a une définition juridique. Il renvoit à l’action de supprimer la vie d’une personne. Or, on est une personne sur le plan juridique dès lors qu’on est « né » (c’est à dire qu’on est sorti du ventre d’une femme - vivant ou mort ).
Mère nature, ce n’est pas une divinité (votre hyper réactivité au religieux même quand il n’existe pas est interpellante). C’est une représentation anthropomorphisée de la nature...
Je ne saisis pas votre argumentation : le seul fait d’agir
volontairement serait péché ? (pardon, pas pu m’en empêcher). Selon
cette logique, toute forme de contraception est à bannir, puisqu’elle
est une action humaine volontaire visant à empêcher la reproduction.
Vous prônez la reproduction à la mode des lapins ? 
Pour les trisomiques vous commettez encore une erreur. 96% des trisomies décelées lors de l’amniocentèse donnent lieu à une interruption médicale de grossesse. Il y a toutes celles qui ne sont pas diagnostiquées. Environ 500 enfants trisomiques naissent chaque année en France. Pour environ 2000 foetus trisomiques avortés.
Ce que vous ignorez peut-être, c’est que les cas d’abandon d’enfants
trisomiques à la naissance sont très importants quand les parents sont
face à la « surprise ». J’ai une préférence (mais c’est très personnel)
pour les trisomiques pas nés que pour les trisomiques abandonnés ou maltraités... Les
seconds souffrent, eux. Et longtemps.
Évidemment, la question de l’eugénisme se pose. Évidemment, ça soulève plein de questions... Mais n’allez pas mettre ça sur le dos des femmes et de l’accès à l’IVG. Le dépistage de la T21, c’est une affaire politique. On n’est plus dans le cadre de l’IVG mais de l’IMG (interruption médicale de grossesse, effectuée jusqu’au terme. La volonté de la femme ne suffit pas. Il faut l’aval de la communauté médicale).
La question n’est pas tant d’être pour ou contre l’avortement. Le problème, c’est d’être contre son accès aux autres, à celles qui ne pensent pas comme vous. Qu’est-ce que ça peut donc bien vous faire qu’une femme refuse de mener une grossesse à terme ?
Ah, finalement les propos criminels reviennent.
« un avortement est l’interruption d’une grossesse. Ni le stérilet ni la pilule du lendemain n’interrompent une grossesse implantée (et un oeuf non implanté ne se développe pas) . »
La grossesse commence dès la fécondation, à partir du moment où il y a vie humaine. Si vous n’avortez pas, il y a nidation et ainsi de suite jusqu’à la naissance.
« Mais la gestation, ça se passe dans les utérus des femmes. Ce qui explique que ce soit elles qui avortent... »
Vous voyez que vous confisquez la paternité et ceci est tout à fait misandre.
« Vous parlez de »meurtre« : ce terme a une définition juridique. Il renvoit à l’action de supprimer la vie d’une personne. Or, on est une personne sur le plan juridique dès lors qu’on est »né« (c’est à dire qu’on est sorti du ventre d’une femme - vivant ou mort ). »
Ah si la loi le dit et décide de qui est une personne ou non ou pas... Ca me fait penser au temps où certains fous disaient que les noirs n’étaient pas des humains et donc que ce n’était pas mal de faire ce qui leur a été fait.
« Mère nature, ce n’est pas une divinité (...). C’est une représentation anthropomorphisée de la nature... »
Alors pourquoi lui attribuez-vous des actes et une responsabilité morale ?
« Je ne saisis pas votre argumentation : le seul fait d’agir volontairement serait péché ? (pardon, pas pu m’en empêcher). Selon cette logique, toute forme de contraception est à bannir, puisqu’elle est une action humaine volontaire visant à empêcher la reproduction. Vous prônez la reproduction à la mode des lapins ? »
Tuer c’est pécher ( ;-) ) mais je comprends que vous ayez du mal à saisir puisque vous trouvez toutes les excuses pour justifier le meurtre (définition juridique, pas vraiment une grossesse, etc..). Bien évidemment que la contraception est à bannir mais non pour un mode lapin mais pour une sexualité responsable.
« 96% des trisomies décelées lors de l’amniocentèse donnent lieu à une interruption médicale de grossesse. »
En fait pour être plus précis : on tue dès qu’il y a risque et donc il y a meurtre de non trisomiques aussi.
« interruption médicale de grossesse » ? Un avortement vous voulez dire... Depuis quand l’avortement est-il une médication ?
« Ce que vous ignorez peut-être, c’est que les cas d’abandon d’enfants trisomiques à la naissance sont très importants quand les parents sont face à la »surprise« . »
Ben oui, au lieu de punir ceux qui abandonnent lâchement leurs enfants, tuons les enfants... Logique et très responsable...
« J’ai une préférence (mais c’est très personnel) pour les trisomiques pas nés que pour les trisomiques abandonnés ou maltraités... Les seconds souffrent, eux. Et longtemps. »
« Pas nés » ? Vous voulez dire morts ? Appelez un chat un chat.
« Évidemment, la question de l’eugénisme se pose. Évidemment, ça soulève plein de questions... »
Ah tiens... Pourquoi ça se pose puisque — selon vous — c’est un progrès ? Si c’est un progrès, cela ne devrait pas se poser...
« Mais n’allez pas mettre ça sur le dos des femmes et de l’accès à l’IVG. »
Pourquoi ? Ce ne sont pas les femmes qui avortent ? Ce n’est pas ce que vous disiez plus haut comme quoi « c’est leur utérus » et autres ?
« On n’est plus dans le cadre de l’IVG mais de l’IMG (interruption médicale de grossesse, effectuée jusqu’au terme. La volonté de la femme ne suffit pas. Il faut l’aval de la communauté médicale). »
IVG, IMG : avortement et donc meurtre. Tuer n’est pas un soin et ne le sera jamais. Être enceinte n’est pas une maladie, ni une tare.
« La question n’est pas tant d’être pour ou contre l’avortement. »
Ah si !
« Le problème, c’est d’être contre son accès aux autres, à celles qui ne pensent pas comme vous. Qu’est-ce que ça peut donc bien vous faire qu’une femme refuse de mener une grossesse à terme ? »
Je comprends bien que vous prônez le libre arbitre, le confondant avec la liberté (à tort) mais au delà de ceux qui pensent comme moi ou non, il y a des enfants qu’on tue. Ma pensée, c’est subjectif c’est vrai mais tous les morts suite aux avortements, ça c’est objectif et ils sont bien là.
Le premier de TOUS les droits c’est le droit à la vie.
Non, Thikhomir, on ne pratique pas d’IMG en cas de risque mais en cas de confirmation par amniocentèse (qui permet d’avoir le caryotype du foetus).
Par contre, le dépistage actuel est effectivement basé en premier lieu sur une évaluation du risque (prise de sang et échographie). Parmi les femmes qui sont dans la catégorie dite « à faible risque » (et à qui on ne propose pas d’amniocentèse) figurent des porteuses de foetus atteints de T21 auxquels elles vont donner naissance.
Dans la catégorie « à risque » figurent des femmes dont le foetus n’est pas atteint. C’est à ces femmes que l’amniocentèse est proposée. Sachant que l’amniocentèse comporte un risque de fausse couche d’environ 1%, on perd donc aussi des foetus sains.
Il ne faut pas confondre l’IVG avec l’IMG. La première est une liberté concédée aux femmes (choisir d’interrompre une grossesse jusqu’à 12 semaines). La seconde est strictement encadrée par le corps médical (dont l’avis prévaut sur celui de la femme), avec des critères édictés par la loi.
@ tickomir
La grossesse commence dès la fécondation, à partir du moment où il y a vie humaine.
Je conçois par extrapolation (ou anticipation) votre point de vue, mais du mien, « la vie » ne commence qu’avec le « souffle » ...
Difficile d’octroyer une « individualité » (personnalité) à un individu qui ne l’est pas encore ...
Ce qui rejoint l’aspect « juridique » de la personne. Pourriez-vous prétendre qu’une personne « est » avant qu’elle ait été ?
Votre intervention repose les questions (très difficiles) du statut juridique des enfants morts-nés, du statut juridique de l’embryon ... mais s’égare (à mon avis) complétement du sujet :
Quand le féminisme vire mal... ... et devient un nouvel outil politique de contrôle social.
Catherine Marx,
Je suis au courant. La méthode n’est pas fiable à 100%. Un autre laboratoire français travaille sur une méthode plus aboutie (ISET).
http://www.youtube.com/watch?v=jAiI...
Elle présente des avantages (précocitédu diagnostic, on évite l’examen invasif de l’amniocentèse et les fausse couches liées). Ensuite se pose la question de l’eugénisme (déjà en route, faut pas se voiler la face) et de la manière dont on pourrait influencer les femmes (ou les couples) pour 1) faire le test 2) décider de l’interruption de la grossesse.
Vous allez encore me reprocher de faire ma promo, mais je traite de cette question dans Moralopolis (et j’ai une fille trisomique que j’aime beaucoup, en passant...).
« Il ne faut pas confondre IMG et IVG »
C’est vrai quoi, entre un avortement et un avortement, il y a juste une lettre de différence. Gardez vos termes pour vous, je les connais, ils n’existent que pour justifier les meurtres et atténuer le sens de l’acte (ça déculpabilise et pire encore : fait croire que c’est bon, voire nécessaire).
Tuer n ’est pas une liberté ni un droit.
Etre enceinte n’est ni une maladie ni une tare, pourtant, des femmes en meurent, les femmes en souffrent. C’est bien gentil de rappeler que faire un enfant ça se fait à deux. Mais les seules à déguster grave, c’est les femmes. Facile, pour un homme, qui ne souffrira pas lourdement, physiquement, qui ne subira pas les douleurs liées à l’accouchement, de dire qu’il faut assumer l’enfant. Lui s’il veut, il peut facilement se barrer.
Le sexe est récréatif. C’est même un besoin secondaire (non nécessaire pour survivre, mais nécessaire pour vivre). Aucune contraception n’est fiable à 100%. Donc l’avortement est là pour ça. La vie n’est pas sacré, c’est la vie d’un citoyen qui l’est.
Vous décidez arbitrairement de quand la vie commence. Et pourquoi ne pas aller plus loin que vous ? Des spermatozoïdes sont de potentiels être vivants en devenir, la masturbation devrait être un génocide. Avec la technologie actuelle, toute cellule peut permettre de donner la vie, se gratter devrait être interdit car source de très nombreux « morts ».
L’eugénisme dont vous parlez est contrôlé. Il permet non pas de chercher une « pureté de la race » basé sur des critères politiques (ce qui est le vrai danger de l’eugénisme, donner aux gènes plus d’importance qu’ils n’en ont vraiment), mais d’éviter à des gens de naitre avec une maladie incurable, d’avoir une vie misérable. Mourir ou ne pas naitre, ce n’est pas une abomination. L’abomination, c’est la souffrance. L’avortement permet d’éviter la souffrance.
http://www.angryharry.com/notefeminismforstudents.htm#fem
je pose la question : qui se préoccupe des violences faites aux poulets introduits contre leur volonté dans des endroits que la pudeur m’interdit de nommer mais que vous trouvez en toutes lettres dans Pussy Riot ?
Tiens ? l’humour est interdit par la charte d’AV ?
Les féministes ou les masculinistes. Ils se battent uniquement pour être plus favorisés par rapport aux sexes opposés, rien de bien pour l’égalité homme femme.
Je ne vois pas beaucoup d’associations pour un vrai égalitarisme homme femme, qui pointe du doigt les inégalités vis à vis des femmes ou vis a vis des hommes.
C’est parce que ce sont des mouvements partisans et qu’il n’y a pas trop de raison que ce soit différent des partis politiques qui opposent la droite à la gauche, chacun défendant son groupe histoire d’avoir une meilleure place au soleil (d’ailleurs la meilleure place est-ce celle au soleil ?).
Parce-que le système veut diviser hommes et femmes, musulmans et catholiques etc..
à tout prix éviter la conscience de classe (et la conscience tout court) : homme, femmes, musulmans, athées ensembles contre le pouvoir oligarchique.. Difficile d’y croire encore.
enfin un article lucide oO
sérieux ca existe ça des gens pas idiot-abrutit-stupide (assommé / lobotomisé / conditionné) ?
oui le patriarcat est d’une débilité sans nom, mais le féminisme imbécile qu’on nous vend est tout autant viciée.
et le constat posé est parfaitement exacte
Les avantages ne sont d’ailleurs pas toujours du coté qu’on croit.
Un homme n’aura que très rarement la garde de ses enfants en cas de rupture même si la souhaite.
Cet article me porte à réfléchir, je prends fait et cause pour la liberté de tout être humain à disposer de son corps, y compris la femme. Il y a des pays où il est interdit d’avorter après un viol.
Evidemment, il s’agit d’une religion monothéiste au pouvoir. En France il n’y en a aucune au pouvoir, donc on a le droit de parler de la femme comme l’égale de l’homme et pas comme son « complément »
Je pense quand même que c’est parfois par leurs outrances que les feministes ont pu voir la cause de l’égalité avancer. De même que les homosexuels par leurs parades provocatrices. Il faut pousser le bouchon un peu loin pour avancer.
Il faut donc soutenir les féministes car elles sont des vigiles. En Pologne, aux USA des conquêtes justes comme l’avortement légalisé et encadré sont menacées. Les femmes de Tunisie et d’Egypte sont inquiètes de l’avenir pour elles.
Merci donc pour cette réflexion, qui paraît sagesse. Je la signalerai je pense sur mon site où il y a des choses intéressantes venues de l’association Regards de femmes que, bien qu’homme, j’accompagne. Je pense que Michèle VIANES fait du bon boulot pour l’humanité toute entière en défendant la cause féministe, avec une audience large dans le monde.
A découvrir en table des news ici :
Femmes : reconnaissance du travail de Michèle VIANES
Monsieur Barratier, merci pour votre intervention.
Je n’ai rien contre les actions outrancières (j’en ai moi-même mené quelques unes), c’est leur finalité que j’interroge. La radicalisation du discours féministe se conçoit en milieu oppressif, ce qui n’est plus le cas de la France. Bien sûr, il s’agit de rester vigilant, notamment sur la question de l’avortement. Simplement, il me semble qu’un certain féminisme fait fausse route, comme dirait Madame Badinter.
« Il y a des pays où il est interdit d’avorter après un viol. »
Encore heureux ! Heureusement qu’il y a des pays progressistes et humanistes comme ceux là qui refusent qu’un crime en entraîne un autre.
Ces pays glorieux ne font que mettre en lumière la barbarie de notre pays.
A ce stade là autant dire que toute Ovule et tout spermatozoïde perdu est un meurtre , Tikhomir . Après tout ce sont les moitiés de la composante d’un être vivant .
-Ou bien non , c’est après la première formation de cellule qu’il est vivant ?
Et si vous n’en avez rien a faire de la mère et de ce qu’elle endure il n’y a qu’à le dire. Pareil pour la morale à la croix de bois ou au croissant de sable , c’est pareil , elle transpire. Si vous voulez vraiment pas avouer qu’elle à ses bases dans des livres saints libre à vous mais ça ne nous dupe pas .
C BARRATIER, nous avons une religion au pouvoir, c’est l’ « athéisme » franc-maçon ; il ne nient pas l’existence d’un dieu mais se positionnent en rébellion face à lui.
La femme le plus grand des mystères après l’univers... !
Comme pour toutes valeur morales des votes populaires Direct seraient préférables a des choix imposés.
attention las mâles si on fait pas gaffe a vas vite se retrouver avec le fer a repasser dans les pattes, ou s’taper la vaiselle
mais non j’blague
mais gaffe quand même
C’est tout de même curieux cette tendance actuelle à crier contre la morale répressive, la majorité morale, le totalitarisme moral lorsqu’il s’agit de la « liberté » de se prostituer« et de consommer de la prostitution et de la pornographie.
Il n’est pas question de faire la promotion de la prostitution, mais simplement de reconnaître aux gens la liberté de disposer de leur corps dans le cadre de relations sexuelles consenties, payantes ou pas, avec désir ou pas.
Le mépris des femmes à travers la prostitution, dites-vous ? Et le mépris des putes par nombre de féministes ? Ne sont-elles pas des femmes, ces prostituées ? Quand elles prennent la parole pour faire entendre les raisons de leur choix et qu’elles revendiquent des droits sociaux, qui les écoute ?
On préfère adopter une attitude paternaliste, verser dans la pénalisation du racolage (qui expose les prostituées à plus de violence, y compris policières). Et comme si ça ne suffisait pas, on envisage de pénaliser le client ! Retirer le gagne-pain de ces travailleuses indépendantes et vouloir les réinsérer avec condescendance... Favoriser l’explosion des IST et du proxénétisme, avec de bons sentiments (c’est pour votre bien ma p’tite dame).
Les prostituées volontaires qu’il m’a été donné de croiser voient des clients de toutes sortes, mais la plupart sont des gens respectueux et certains ont même noué avec elles des relations amicales sur des années...
Sonia, une amie qui s’est prostituée pendant plus de 35 ans (voir ci-dessous), m’a dit qu’elle aimait son métier et que c’était grâce à lui qu’elle avait appris à se tenir droite devant un homme, à les aimer aussi... Elle est très loin d’avoir été asservie ou méprisée ! Par contre oui, elle se sent méprisée par les féministes abolitionnistes.
La loi permet déjà de sanctionner le proxénétisme de contrainte et les réseaux mafieux. Qu’on l’applique donc ! Les jugements moraux décriant le porno et la prostitution évoquent à mes yeux le retour d’un puritanisme nauséabond où chacun voudrait gérer ce qui se passe dans le slip des autres. Et quand c’est l’État qui s’y colle, ça devrait interpeller tout le monde. Donner son aval à une politique qui veut sanctionner les rapports sexuels entre adultes consentants, fussent-ils rémunérés de manière directe, c’est lui octroyer le droit de définir ce qui est bon ou mauvais dans ce cadre. La porte ouverte à bien des dérives...
Les prostituées qui subissent un mac et sont contraintes à faire le tapin sont des esclaves, oui. Comme un travailleur clandestin auquel on a pris ses papiers et qu’on fait trimer du matin au soir pour un bol de riz. Celles qui font ça volontairement sont des travailleuses. Il est malsain d’assimiler prostitution volontaire et prostitution contrainte.
http://www.dailymotion.com/video/xa6woe_la-lecon-d-amour-de-sonia-la-pute-d_webcam
« La prostitution est un Art, une Science et un Humanisme » (Grisélidis Réal, écrivain, peintre et prostituée). Une femme formidable à qui j’ai dédié mon essai « Nid d’Eve, nid d’Adam ».
Lisez ses écrits : « La passe imaginaire » ou « Le Noir est une couleur » en guise de mise en bouche. La vie d’une putain (elle aimait ce mot) qui n’avait rien d’une petite fille à sauver ! Car il y a aussi dans les prises de positions actuelles une incroyable infantilisation des femmes, qui ne sauraient pas ce qui est bon pour elles, surtout quand il s’agit de gérer leur sexualité (contraception, avortement, porno, prostitution : faut leur dicter leur conduite, sinon elles vont en pâtir - sous-entendu, elles sont incapables d’assumer leurs choix, des mineures en quelque sorte...). Et zou, de nouvelles lois liberticides à visées prétendument protectrices...
En 1975, le MLF exhibait des pancartes qui disaient « Nous sommes toutes des prostituées ! ». Ça, c’était couillu !!! :-)) Elles manifestaient contre le délit de racolage passif (qui fut réintroduit par Nicolas Sarkozy en 2003, soutenu par les mouvements féministes dans leur écrasante majorité...).
« Et le mépris des putes par nombre de féministes ? »
Je ne peux pas vous laisser dire cela sans réagir : c’est parfaitement faux, l’immense majorité des féministes et des mouvements féministes respectent les prostituées ! c’est la prostitution qui est combattue, pas les personnes, voyons. Les militantes qui prennent la parole, comme vous dites, sont une toute petite élite, ultra-minoritaire, plus très jeunes, qui défend sa position, souvent privilégiée, comme le MEDEF défend les patrons… ni plus ni moins. Celles que Ines dans un témoignage cru et terrible, appelle les V.R.P. de la prostitution.
Je n’ai jamais vue l’une de ces innombrables prostituées de l’Est ou de l’Afrique sub-saharienne, mineures, parlant à peine le français, privée de papiers et de droit, venir s’exprimer à une tribune pour défendre son mode de vie. Vouloir toujours confondre ces situations incomparables relève d’une mauvaise foi évidente ou pour le moins d’une naïveté consternante.
Je viens de relire ce témoignage qui raconte la vérité vraie, celle qui est toujours cachée à la société policée du PAF. Il ne faudrait pas que les téléspectateurs entendent parler de foutre ou de couilles, ce n’est pas convenable, voyons. Alors on parle de « travail du sexe », comme si cette appellation atténuait l’image d’une pratique qui n’est en rien un travail normal ni digne pour la quasi-totalité des prostituées.
Elle parle de Sonia qui intervient dans ce docu de France 2 :
"Le reportage m’a paru être surfait et sur joué par certaine prostituées , notamment une certaine Sonia travaillant dans une vitrine en Belgique. On dirait que celle ci a apprise par cœur son texte.
Quand on prend son vagin pour un tiroir-caisse, son corps pour un bien marchand et monnayable. Quand on met son amour-propre, sa pudeur aux oubliettes pour ne pas dire dans sa culotte. Il n’y a pas de p*** au grand coeur qui tienne ou je ne sais trop quelles fadaises et inepties du même genre. Nous sommes toutes sans aucune exception que de pitoyables traînées de bas étage. Quand à la p*** qui éprouverait une quelconque amitié pour son client en lui demandant effrontément des 200, des 300, des 400 euros de l’heure me paraît être un concept des plus comique. Il faudrait ne pas trop fantasmer sur la soi-disant p*** grand cœur. La p*** au grand cœur n’est valable que pour les films en noir et blanc des années 50 avec Jean Gabin. Prenez trois putes, mettez les autour d’une table, faites-les parler de leur clientèle sans journalistes, sans caméra, sans client.
Quand vous allez assister au déferlement de mépris et de moquerie qui va découler de leur conversation je vous garantis sur facture que le fameux mythe de la p*** au grand cœur, va en prendre un sacré coup."
Elle parle de son « métier », c’est cela, la réalité de la prostitution, ce ne sont pas les déclarations théoriques sur cette fameuse « liberté de disposer de son corps dans le cadre de relations sexuelles tarifées »…
Dieu que cette prostitution est jolie sur les plateaux télés !…
"À mes débuts, je me suis souvent menti à moi-même, je ne suis raconté des histoires, je me suis fait croire que faire la putes ça n’était pas si terrible, ni si horrible que ça. La prostitution de façon professionnelle comme unique source de revenus est une chose très pénible aussi bien nerveusement, psychologiquement que physiquement.
Si je commence à me dire que mon unique fonction, que mon unique objectif professionnel consistait à être un dévidoir a foutre. Que mon outil de travail serait des sexes d’hommes mal nettoyés. Que j’allais passer mes après-midi me frotter et à me nettoyer le cul comme une malade mentale avec un savon gynécologique antiseptique. Eh bien non cette vérité ne pouvait en aucun cas me permettre de la regarder en face."
"Il y a une bonne résolution que j’ai prise il y a quelques années. Je devais accepter. Accepter ce dernier gros porc ahanant sur moi. Je devais accepter ses coups de queue à répétition accumulées de la terre à la lune de la lune à la terre. Je devais accepter ce dernier cunnilingus mal fait.
Je demande 200 € de l’heure pour ma capacité a copuler avec n’importe qui sans être trop regardante sur la qualité de l’hygiène, du physique, de l’éducation du client. Même si le client ressemble à une poubelle ambulante, même s’il a une haleine fétide qui me donne l’impression qu’il a ingurgité des boules puantes pendant son repas du midi, même s’il sent des pieds le fromage pourri. Je dois supporter ses odeurs de transpiration ses sécrétions, son liquide séminal écœurant qu’il a bavé, dégouliné sur son ventre pire que les chutes du Niagara. Je vais devoir supporter son sexe mal lavé d’où il va émaner une subtile odeur de pisse et de chiotte. Car bien entendu, ces petits messieurs les clients sont comme des petits garçonnets et ne savent même pas se décalotter pour se laver la ***** correctement. On dirait des petits garçon qui s’imaginent que je mets le Tahiti douche uniquement pour faire décoration dans ma salle de bains. Je ne vous parle même pas des traces de matières fécales que je retrouve sur mes serviette-éponge que je leur donne afin qu’ils puissent prendre leur douche.
Ils ont 30 ans 40 ans 50 ans ; ils sont avocat, chirurgien, capitaine d’entreprise ; ils viennent me voir avec des chaussures et des montres d’un luxe pas possible, et malgré tout ça, ils ne savent toujours pas appliquer le geste d’hygiène de base que leur mère leur inculquait quand ils avaient 4 ans. Même si j’ai pleinement conscience que lorsqu’on prend la décision de se prostituer ou prend en même temps la décision de mettre ses mains dans la m***** de ses congénères, supporter toutes leurs m***** pour 200 € ne me semble pas être si disproportionné est exagéré que cela.
Non seulement le client paye pour que je lui suce sa queue mais en plus il me paye pour que je lui lèche les bottes. Alors moyennant finances je lui lèche les bottes. Et oui mes 200 euros de l’heure sont justifiés pour tout ça.…"
Sonia, je la connais intimement. Elle parlait avec sincérité. Peut-être interviendra t-elle ici, je lui ai signalé votre commentaire.
Et oui, la prostitution n’est pas forcément facile ! Ça dépend aussi de la clientèle qu’on a. Grisélidis, la Catin révolutionnaire, en parle aussi, de ceux qui sont bourrés, qui puent, qui vous labourent sans ménagement. N’empêche qu’elle était volontaire et qu’elle revendiquait elle aussi l’honnêteté de cet argent gagné à « la sueur de son cul ». Et que ça ne l’empêchait pas d’avoir de la tendresse pour certains de ses clients. Il y a plein de métiers qui présentent des aspects désagréables mais qu’on fait pour survivre et/ou parce qu’on y trouve des compensations, des satisfactions.
Catherine Marx,
Merci Colre pour ce témoignage, que j’ai lu en entier sur le lien que vous donnez.
J’ai bondi aussi au « mépris de prostituées » écrit par l’auteur, mais pas le courage de réagir.
Je crois que Mme Marx ne comprend strictement rien à ce que c’est qu’être une femme.
Les prostituées aiment aussi faire l’amour sans regarder leur montre. Mais là, on est dans le cadre d’une relation, pas dans celui du travail. Eh oui, les putes ont une vie intime aussi ;-)
Catherine Marx,
Sabine,
Dans Nid d’Eve, nid d’Adam, je passe en revue les différents visages de la prostitution. Volontaire, subie, de luxe, de tapinage, de trans, de gays... Pas de clichés, une réflexion basée sur une réalité effectivement multiple, autant dans la forme que dans le ressenti. Idem pour ce qui est de la clientèle.
Et oui, je suis une vraie femme :-))
Catherine Marx,
Catherine Marx,
Je ne défends pas le business de la prostitution mais le droit des individus à déterminer ce qui est bon ou pas pour eux, acceptable, souhaitable ou pas. Je ne vous fais pas de la promo, je réponds à votre propos, lorsque vous dites que je prends mes lecteurs pour des demeurés en leur faisant croire que la prostitution, c’est tout rose et je vous indique l’ouvrage dans lequel je développe mes arguments (qui vont à l’encontre de ce que vous prétendez). J’ai également cité les livres de Grisélidis Réal, comme des références intéressantes. Je vous recommande chaleureusement « Le prisme de la prostitution » de Gail Pheterson, sociologue et psychothérapeute, si le sujet vous intéresse vraiment. Et même un bonus : « L’antimanuel d’éducation sexuelle » de Marcela Iacub. Parce que je pense que ce genre de lectures peut nourrir une réflexion (ce qui ne signifie pas qu’elles vous convaincront) :-)
Catherine Marx
Marcella Iacub, il ne manquait plus qu’elle : la détestation des femmes et en particulier des mères et de la maternité, sous couvert d’un pseudo-intellectualisme juridique qui n’est que le (pauvre) cache-sexe de son histoire personnelle ratée d’avec sa propre mère.
@ l’auteur, pour finir : je ne lirai pas la « réflexion » que vous développez dans votre livre, car à vos interprétations je préfèrerais toujours la parole vraie et directe des prostituées, comme celle qu’a indiquée Colre, comme celle aussi de femmes se disant sereines de faire cela. Là est leur vérité et nulle part ailleurs. Surtout pas besoin d’intermédiaires.
Gilda est un travesti oui. Et après ? C’est un travailleur du sexe... Dans un syndicat les représentant, pourquoi un travesti n’aurait-il pas sa place ? Il y a des trans aussi, des gays, ainsi que des femmes de sexe biologique, comme Morgane Merteuil qui en est d’ailleurs la secrétaire générale.
On en revient à la problématique de ce féminisme qui renie les hommes qui se prostituent car il en fait, de la prostitution, une question centrée sur l’exercice des femmes. Et au passage, il gomme l’existence de femmes comme Morgane Merteuil, Sonia Verstappen, Sarah-Marie Maffesoli, Gabrielle Partenza ou encore Cloé Navarro. Pas intéressantes puisque pas d’accord avec la posture abolitionniste. Leur discours dérange. Parce que leurs arguments, ancrés dans le réel des relations sexuelles tarifées, vont à l’encontre de la bien-pensance féministe.
Il y a des esclaves dans la prostitution ? Qu’on les libère de leurs proxénètes ! Des femmes qui font ça par dégoût ? Qu’on leur offre une alternative ! Mais vouloir abolir la prostitution, c’est le fait d’un un jugement moral arbitraire qui nie le droit des personnes à disposer librement de leur corps. C’est vouloir, par la contrainte leur imposer un point de vue puritain. Parce que mine de rien, ça gêne terriblement qu’une femme puisse investir sa sexualité autrement que dans l’amour, le désir et l’apparente gratuité. Et pire, qu’elle ose affirmer que ça lui convient, voire que ça lui plaît.
200€/h, vaut vraiment avoir les moyens
Catherien Marx,
Mais arrêtez d’inventer des féministes croquemitaines qui n’existent pas pour mieux fustiger un combat social qui vous dérange !
C’est quoi « ce féminisme qui renie les hommes qui se prostituent » ?? :-o où avez-vous été trouver ce GRAND courant idéologique qui menace la société ?? un peu de stat, un peu d’analyse sociologique, faut redescendre sur terre et cesser de se battre contre des moulins à vent… !
Sabine,
Merci du soutien. Oui la réalité crue du quotidien des prostitué(e)s, avec les odeurs, le foutre, la merde, la fatigue, le viol, le danger, la maladresse, le sordide… voilà qui est moins glamour que les envolées littéraires et salonardes des Régines Desforges ou des Iacub.
Les mecs,si je peux vous donner un conseil:adoptez une chèvre,en plus bientôt vous aurez même le droit de les épouser
Excellent article, quasiment pas un mot à changer. M’est avis qu’un régiment de connasses à moutaches va lui tomber sur le paletot...
Antoine,
Ah non ! Chaque jour, rasage, après-rasage et tout et tout...
Ou alors voile.
Toutes mes félicitations ! Je suis particulièrement content de retrouver sous la plume d’une femme ce que j’écrivais moi-même il y a bientôt un an : http://www.lapenseelibre.org/article-du-feminisme-emancipateur-au-fascisme-sexuel-suffragettes-et-salopes-97538781.html
« On s’éloigne considérablement du sujet dont la thématique porte sur le féminisme radical comme nouvel outil de contrôle social qui nuit à l’ensemble de la société en stigmatisant les femmes sous les traits de victimes par essence et les hommes comme bourreaux. »
Enfin ! voilà qui est clairement résumé…
Votre objectif idéologique est bel et bien calqué sur celui qui se répand à longueur de temps sur AV, havre douillet des masculinistes, sos papa, solidement épaulé par les intégristes pro-vie, pro-Bible, pro-Coran, frontistes et Soraliens qui occupent ce site. Tout ce petit monde, pour des raisons différentes mais unis par une même misogynie morbide et omnipotente, s’entend comme larrons en foire pour abattre la liberté et le droit des femmes en s’en prenant à ceux et celles qui s’expriment politiquement sur cet ostracisme.
Diaboliser le féminisme est une opération en cours qui a un immense succès sur le net et dans les médias puisqu’elle atteint des femmes qui se calquent point par point sur le discours sexiste comme les esclaves ont pu employer le discours de l’idéologie dominante et donc la voix de leurs maîtres.
D’où le succès annoncé de votre article… d’où les appréciations données aux intervenants qui sortent les pires inanités et se retrouvent avec des scores que j’appelle poutiniens, en clin d’oeil aux obsessionnels du poulet vaginal…
D’où la lamentation habituelle des pauvres « hommes » victimes de la victimisation… joli tour de passe-passe.
Faut avoir un culot d’acier pour se plaindre de subir un « contrôle social » de celles-là mêmes envers qui on manie l’ensemble des leviers du pouvoir et de l’économie…
Croire aveuglément toute position féministe est-il plus sage ?
« de celles-là mêmes envers qui on manie l’ensemble des leviers du pouvoir et de l’économie… »
C’est vous qui transpirez votre suffisance supérieure… est-il utile de répondre ? cette caricature est censée apporter des éléments à un sain débat ?
Vous développez une vraie paranoïa à l’égard d’une philosophie d’émancipation pourtant des plus banales. Qu’est-ce qui vous fait donc peur à ce point ?
Qui oserait nier que les leviers du pouvoir et de l’économie sont dans des mains masculines ?! eh bien si ! vous… :-)
« message d’égalité et de respect », demandez-vous ? Vous vous exonérez du respect, on dirait, car la fin est pourtant amusante, avec ces mots conçus pour rabaisser, humilier :
• « petit vernis révolutionnaire »… normal, « petit » car ce que font les femmes c’est toujours « petit » ; « vernis » : normal, superficiel, clinquant et futile comme le vernis à ongle ; donc, « révolutionnaire » de pacotille…
• « petite aura de progrès » : « petite », idem ; « aura » : juste un halo, une apparence, une brillance évanescente ; un petit progrès de rien du tout, un progrès féminin, quoi…
Mais qui est dupe de ces pitoyables tentatives ?…
Ce qui me fait peur c’est votre propension à tenir pour vérité absolue et indiscutable absolument tout ce qui peut sortir de votre propre bouche.
Comme des collégiens qui partent en croisade sans vraiment savoir la totalité des tenants et des aboutissants de l’affaire. Vous avez un gros méchant et vous , bien entendu , vous êtes les gentils...
Chère Catherine Marx, votre article est un concentré de mauvaise foi et de malhonnêteté intellectuelle. Par avance, je m’excuse de la sévérité de mon message, mais je préfère être sincère avec vous puisque vous abordez des questions qui me tiennent à coeur.
Pour commencer, soyez plus précise. Vous dites « D’abord, parce qu’il n’existe pas qu’un seul féminisme, mais plusieurs courants de pensée », mais vous ne citez pas lesquels. Ce qui laisse présager d’une chose : votre manque de culture du féminisme.
De toute manière, vous vous contredisez : vous annoncez donc l’existence de plusieurs courants de pensée, mais la suite de votre article parle du féminisme comme d’un ensemble homogène. Le féminisme ceci, le féminisme cela. Ou encore ce féminisme-là (lequel ?). Pour votre gouverne, les différences entre les courants de pensée du féminisme ne reposent pas seulement sur des postures vis-à-vis de questions concrètes comme le voile ou la prostitution. Ces différences, elles sont idéologiques.
Pour acquérir quelques bases (vous en avez bien besoin !), je vous recommande de chercher sur Google la
différence entre le féminisme essentialiste et le féminisme
universalistes...
Et puis, il est facile de montrer son respect aux féministes du passé - qui ont obtenu des droits élémentaires telles que le droit de vote, l’indépendance financière, etc.- pour mieux démolir ensuite le féminisme actuel, qui serait forcément corrompu. Je ne sais pas quel âge vous avez mais ça ne vous engage pas trop d’agréer les féministes d’antan, qui agissaient quand vous n’étiez pas née. Celles d’aujourd’hui, c’est différent. Leur reconnaître une légitimité vous engage.
D’autre part, ça ne vous est jamais venu à l’esprit que le féminisme d’aujourd’hui se retrouvait face à des questions encore plus complexes ? Je ne dis pas que le combat est plus facile, jusqu’il est moins binaire que « pour ou contre le droit de vote des femmes ». Ne serait-ce que parce que les femmes représentent une catégorie de personnes transversale à toutes
les autres (sociales, culturelles, etc.), donc n’ayant pas toutes les
mêmes aspirations. Mais vu que vous mettez dans le même sac Osez le Féminisme (un féminisme effectivement un peu bourgeois) et Ni Putes Ni Soumises (féminismes issu des cités), je suppose que cela vous échappe complètement.
Autres énormités : vos propos sur le harcèlement... Ayant déjà été harcelée (3 fois au cours de mes 15 ans de vie professionnelle), dont une fois où j’ai été physiquement menacée, j’avoue avoir très mal pris vos propos.
Alors comme ça, il serait contradictoire de défendre le droit des femmes à vivre leur sexualité librement, et celui de ne pas supporter les commentaires grivois (voire les gestes déplacés) à répétition, voire le chantage sexuel sous peine de perdre son poste ? A ma connaissance, le mot « harcèlement » sous-entend un effet de répétition, pas une simple blague douteuse pendant le pot de fin d’année.
Ensuite, vous oublivez juste une chose : quel sexe est majoritaire dans les postes de pouvoir ? Osez me soutenir qu’hommes et femmes se partagent à peu près équitablement le pouvoir en entreprise. Je ne suis même pas en train de défendre la parité en disant cela, je soutiens juste qu’un tel déséquilibre a forcément des implications.
Enfin, personne n’a jamais dit qu’une femme harcelant un homme ne devait pas être condamnée au même titre que si c’était l’inverse.
Symptômatique de la légèreté de votre argumentation, le paragraphe sur la prostitution fait encore plus fort :
"On retrouve d’ailleurs exactement le même cheminement de pensée pour ce qui est de la prostitution, c’est à dire de l’usage que nous faisons de notre sexe dans le cadre de relations sexuelles consenties et tarifées. Au prétexte que l’exploitation existe dans ce domaine comme dans d’autres (exemple : ateliers de travail clandestin), au prétexte que les femmes sont plus nombreuses à exercer ce métier, on qualifie la prostitution d’esclavagisme et de violence faite aux femmes (encore...).«
Alors là, c’est le ponpon ! Déjà, »l’usage que nous faisons de
notre sexe dans le cadre de relations sexuelles consenties et tarifées« est-il vraiment la définition de la prostitution, à vos yeux ? Are you for real ?
Vous connaissez des prostituées contentes de faire ce métier plutôt que de travailler dans une boucherie ? Soit. Mais dans ce cas, je vous soumets l’argument suivant :
»Au prétexte que la prostitution indépendante existe comme dans tant d’autres domaines (le trafic de drogues, par exemple), au prétexte que les femmes sont plus nombreuses à exercer ce métier, on qualifie l’esclavage sexuel de travail comme les autres et de témoin de la liberté sexuelle des femmes !«
Quelle légèreté vis-à-vis de toutes les filles kidnappées en Europe de l’Est et de toutes les Africaines vendues par des oncles ou des tantes dans des réseaux !
A propos des abolitionnistes, vous n’avez même pas noté un changement de taille par rapport à la posture du gouvernement précédent : le racollage ne sera enfin plus un délit. Cela veut dire que c’est le système prostituteur qui est combattu, à savoir les réseaux et leurs clients, et non les prostitués. Dans ces conditions, vous croyez vraiment que la police va perdre son temps à s’intéresser aux prostitués indépendants et à leurs clients ?
En fait, tout votre article transpire une indifférence totale, voire pathologique, vis-à-vis de la souffrance des autres. Qu’il s’agisse des personnes en souffrance à leur travail parce qu’un patron les menaces de les virer si elles ne leur taillent pas une pipe, des femmes battues par leur mari et n’osant pas le quitter par peur des représailles (sur elles ou leurs enfants) ou tout simplement par peur de devoir retrouver du travail, ou des personnes emprisonnées dans un réseau de prostitution, vous vous en foutez. Vous faites partie des gens pour qui la simple existence d’une minorité que vous estimez brimée par tous ces combats (comme les prostitués indépendants, et encore cela reste à prouver) justifie de balayer d’un revers de main toutes celles et ceux pour qui les combats ont trouvé leur raison d’être.
De deux choses l’une : soit vous êtes dans le déni de réalité, soit vous êtes une sorte de »collabo" du patriarcat. Une personne qui aime se faire bien voir des hommes en cassant de la féministe. Une femme soumise, quoi.
Quand une réponse se résume à un ramassis d’insultes et de raccourcis, elle dénote d’une pauvreté dans la capacité d’argumentation et d’un rejet de l’altérité. Je le laisse ici déplié en guise de témoignage de ce que la bien-pensance peut produire de plus exécrable.
J’ai déjà répondu sur les réseaux. J’ai dit qu’il existait différents courants féministes qui ne se résument d’ailleurs pas à des positionnements essentialistes ou universalistes, j’ai évoqué les disparités salariales (la représentativité dans la sphère économique à des postes clés repose pour moi majoritairement sur les effets de la maternité - j’ai également indiqué que je pourrais le développer ultérieurement).
En m’érigeant telle une collabo (terme intéressant, point Godwin !) du « patriarcat » (mot derrière lequel les féministes de tous bords mettent tous les maux des femmes sans jamais interroger leur responsabilité ou d’autres facteurs), vous illustrez bien mon propos : aux femmes-victimes, vous opposez les hommes-bourreaux. Aux femmes qui ne pensent pas comme vous, vous assignez la place de « collabo ». Merci, c’était une belle démonstration.
Catherine Marx,
La Morgane raisonne comme ses casseroles : l’auteur ne dit pas que le harcèlement sexuel n’existe pas mais que dans ce domaine il y a à boire et à manger ; s’attaquer aux clients des prostituées ne serait pas le faire contre ces dernières, comme si interdire de manger du pain ne reviendrait pas à trucider économiquement les boulangers, etc..., bref que des conneries...
Parler aux enfants de la prostitution comme d’un travail parmi d’autres, ça permet de leur faire comprendre que le sexe peut être une chose banale qui intervient dans le cadre d’une prestation de service à vocation de bien-être. Qu’il n’y a donc pas à stigmatiser la femme qui l’exerce, que c’est un métier honorable. Une fillette (comme un petit garçon d’ailleurs) apprendra ainsi que « pute », ça ne devrait pas être une insulte.
Le métier que feront mes enfants m’importe peu. Ce que je souhaite, c’est qu’ils soient heureux. Pute, médecin, caissière, avocat, mécanicien... Je m’en fiche.
Vous n’avez pas répondon à ma question très simple. Quand votre fille ou votre nièce vous annoncera qu’elle va faire la p*** sablerez-vous le champagne avec elle ?
J’ai l’impression de me lire, c’est curieux ????
Ce n’est ni la logique (vu les incohérences de ses propos) ni la maturité intellectuelle (vu les réponses du genre « chacun fait ce qu’il veut ») qui étouffe Catherine Marx. Quant à l’honnêteté il y a de quoi en douter lorsqu’on voit qu’elle affirme qu’elle n’est pas là pour faire de la pub. Enfin il y a de grandes chances que cela plaise au grand public mais si Catherine Marx pensait que ces réflexions auraient un quelconque impact elle est loin du compte.
