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La théorie libérale et ses développements autour du droit naturel sont aussi absurdes que le serait la revendication d'un incendiaire qui interdirait qu'on éteigne un incendie qui lui appartient au motif qu'il l'a allumé tout seul.
La devise du lobby bancaire c'est : "donne moi ta planche à billets, je te prêterai de l'argent". Pourtant "c'est l'Etat qui confère sa valeur à la monnaie par le seul fait qu'il exige le paiement des taxes et impôt dans la devise de son choix" ! (Bernard Lietaer), et aussi : "L’argent est basé sur la capacité à produire de la population laquelle capacité appartient à la population. " (Louis Even) Les banquiers, par le crédit, l'endettement et l'usure nous volent les possibiltés qu'offre cette capacité. Les banquiers censés être des passeurs d'avenir, sont en fait, des voleurs d'avenir puisqu'ils se l'aménagent pour eux et seulement eux.
L’égalitarisme : c’est le fait de réclamer l’égalité quand elle nous est plus favorable que l’équité. Par exemple, le choix d’une flat-tax au détriment de l’impôt progressif c’est égalitariste. L’égalitarisme de droite accroit les injustices, l’égalitarisme de gauche les réduit : c’est mécanique ! Or, qu’est-ce qu’on observe ? Que les inégalités s’accroissent ! C'est donc l'égalitrisme de droite qui détruit notre société, et non pas l'égalitarisme de gauche !
La revendication d'un Revenu Universel inconditionnel en lieu et place de l'aide sociale est clairement une revendication égalitariste de droite, et comme tout égalitarisme droitier est une entrave à la lutte contre les inégalmités ! A ce titre, elle aurait pour résultat pervers d'aboutir paradoxalement à l'inverse de ce que ses promoteurs prétendent : encore plus d'inégalités, donc d'exclusion ! C'est donc une fausse bonne idée, sinon une idée pernicieuse.
La finance internationale que l'on peut qualifier de "folle du logis" tant l'imagination de l'industrie financière est démesurée, est en train de réussir l'exploit de mettre sous tutelle les Etats européens, alors que le bon sens et la justice sociale commanderaient le contraire : les politiques responsables d'une telle forfaiture se sont rendus coupables de crime contre la démocratie.
Les lobbyistes de la finance internationale ont échafaudé patiemment en UE un système diabolique qui a été utilisé pour inciter les dirigeants des Etats de l'Euroland à recourir à l'endettement généralisé. En acceptant l'argent facile que leur offraient les marchés financiers, les Etats prodigues signaient leur arrêt de mort. Ils se trouvent aujourd'hui dans la situation dramatique de Madame Bovary quand au bout du bout, à la fin des fins, son créanciers lui montre son vrai visage : l'abandon de souveraineté est le cyanure des démocraties.
Aussi vrai que la mauvaise monnaie chasse la bonne, telle un coucou dans le nid de l'Etat, la dette odieuse en chasse la dette sociale par la politique de rigueur que ses taux d'intérêts aussi prohibitifs qu'indûs entraînent dans le cercle vicieux suivant : dégradation de la note → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, ... (Lordon)
Quand la gauche relève le Smic, les médias clament qu'on va augmenter le coût du travail et plomber l'économie mais quand la droite la droite baisse les impôts des plus riches, les mêmes médias proclament qu'on redistribue du pouvoir d'achat qui va relancer l'économie. Voilà la différence entre la gauche et la droite. Il faut dire que n'importe qui peut fonder un média de grande diffusion : il lui faut juste avoir les milliards nécessaires.
L'impensé inique du libre échangisme : le néolibéralisme admet que l'envahisseur utilise les armes de son choix pour conquérir un marché mais refuse ce droit aux "envahis" quand ceux-ci veulent se protéger. De fait, le libre-échange c'est le droit d'ingérence économique imposé aux Etats les plus faibles via le bras armé des puissants qu'est l'OMC, et donc par définition, du protectionnisme déguisé au profit des plus forts : le plus vil, le plus abject qui soit !
L'aporie du néolibéralisme s'exprime dans cette phrase : "Tout est permis dans la concurrence libre et non faussée". Or il est clair que, dès lors qu'un concurrent a acquis un avantage significatif, la concurrence n'est plus non-faussée, par définition. Ce principe admet donc implicitement que ladite concurrence aboutira fatalement à la mort de tous les partenaires sauf peut-être un seul.
La contradiction congénitale du néolibéralisme qui se prétend un ordre fondé sur le "laisser faire la main invisible du marché", éclate au grand jour par le fait qu'il ne peut s'imposer sans le recours à la force armée ainsi qu'à la protection antidémocratique et antinaturelle des positions dominantes acquises : cette contradiction rédhibitoire condamne le néolibéralisme à évoluer en un totalitarisme mortifère. Il est clair que le néolibéralisme basé sur le capitalisme amoral n’est que ruine du lien social, détruit l’âme de la société et mène fatalement à la désespérance collective.
Si les mots ont encore un sens, je dirai que la gauche c'est le souci de préserver et d'enrichir les patrimoines collectifs, la droite c'est le contraire : la recherche du profit personnel au mépris du bien public.
La droite qui réfute l’égalité au profit de sa liberté est, par définition, hostile à l’égalitarisme. Populiste est le nom que la droite a donné à tout discours égalitariste et, par extension, à tous ceux qui revendiquent plus de justice sociale. Le populiste de droite est donc un escroc politique puisque son discours est schizophrène.
La confiance est le fondement de la société. En institutionnalisant le scepticisme à tous les niveaux, l’Etat libéral se révèle suicidaire : le libéralisme nous construit une société qui cède à sa pulsion de mort ! Dit autrement, le libéralisme détruit la société.
Le néolibéralisme c’est le libéralisme politique étendu aux personnes morales lesquelles se voient accorder tous les droits reconnus aux personnes physiques.
L’ultralibéralisme c’est faire sauter toutes les barrières morales et dans le même temps, plaider que les droits accordés aux personnes physiques nuisent aux personnes morales pour réclamer la limitation desdits droits. Autrement dit, le néolibéralisme accompli ce n’est ni plus ni moins que le corporatisme, c’est-à-dire le mariage du fascisme de fait et du populisme diffusé par les grands médias, en lieu et place de la démocratie et du débat politique.
Le droit naturel est aux droits de l'homme ce que la fausse monnaie est à la bonne, un coucou dans le nid : il les chasse.
Le capitalisme est un système fou (et) qui se nourrit de ses contradictions : ceci explique cela.
Le libéralisme est un système qui a pour devise un oxymore : "Greed is good" qui aboutit à donner à chacun, non selon ses capacités productives, mais selon ses capacités de nuisance.
Les inégalités sont le carburant du capitalisme. Pas assez d’essence, un mélange trop pauvre, et la machine tourne au ralenti. Trop d’essence, un mélange trop riche, et la machine s’emballe, ou s’étouffe.
Le monde capitaliste crève littéralement de trop d’inégalités. Le monde capitaliste crève davantage d’apoplexie que de faim pour la bonne raison que ceux qui meurent de faim ne font pas crever le monde capitaliste, au contraire, d'une certaine manière. La richesses est aux inégalités ce que la poule est à l'oeuf.
La misère, c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance. La mondialisation libérale promet la richesse et sème la misère partout dans le monde en détruisant les économies locales.
La mondialisation libérale est une colonisation urbi et orbi. Le slogan de l'OMC, le FMI, la BM c'est : "Prédateurs de tous les pays, unissons nous"
---------------Citations ---------------
« L’argent est basé sur la capacité de produire de la population. Cette capacité de produire appartient à la population" (Louis Even)
"Nous habitons un monde où il est infiniment plus grave de violer une règle de commerce international qu'un droit de l'homme". (Warren Allmand président de l'ONG canadienne Rights and Democracy).
« Quand l'Etat est à la baisse les féodalités sont à la hausse ». (Régis Debray)
« La nation, c'est le seul bien des pauvres ». (Jean Jaurès)
« L'égalité d'aujourd'hui c'est la liberté des générations futures ». (Eloi Laurent) On le voit, le néolibéralisme est sans avenir.
"l’Etat libéral est le « scepticisme devenu institution " (Pierre Manent)
"Trois ingrédients sont nécessaire pour que la société de consommation puisse poursuivre sa ronde diabolique : la publicité, qui crée le désir de consommer, le crédit, qui en donne les moyens, et l’obsolescence accélérée et programmée des produits qui en renouvelle la nécessité. Ces trois ressorts de la société de croissance sont de véritables pousse-au-crime".(Petit traité de la décroissance sereine : Serge Latouche).
« Une société qui consacre ses principaux efforts à se rendre à la fois individualiste et « multiculturelle » ne peut donc trouver un semblant de cohérence anthropologique que si elle invite parallèlement ses membres à communier dans le culte de la croissance et de la consommation. C’est pourquoi l’économie est logiquement devenue la religion des sociétés modernes. Elle représente, en somme, l’unique moyen de relier les individus atomisés d’une société qui se veut, et se croit “ axiologiquement neutre” » (Jean Claude Michéa)
« Tout homme qui a au-delà de ses besoins ne peut plus user, il ne peut qu’abuser. » (Joseph Fouché)
« L’obscurantisme contemporain c’est toutes les formes sans exception de mise à mal et d’éradication de la puissance contenue, pour le bénéfice de l’humanité tout entière, dans Darwin, Marx et Freud » (Alain Badiou)
« Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » (Hannah Arendt )
« Je croyais que l’avidité des banquiers était la garantie du bon fonctionnement de la finance » (Alan Greenspan)
« En reprenant en gros Adam Smith, Dewey disait que la politique est l’ombre que les grandes entreprises projettent sur la société » (Chomsky)
« Une réussite grandiose de la démocratie, d'avoir su 'obtenir sans violence ce que les régimes totalitaires obtiennent par le bâton » (Chomsky)
« Ce n’est plus la Bourse qui finance les entreprises mais les entreprises qui financent la Bourse » (Frédéric Lordon)
« L’amalgame c’est l’arme des fascistes » (Nicolas Sarkozy ! ) Oui en effet : l'amalgame du pouvoir politique et du pouvoir économique, c'est bien cela le fascisme.
Réforme de l’impôt, prélèvement à la source ! Scénarios pour demain et après demain