Cedric Citharel
Auteur de polars et de S-F, je m'efforce de rester en contact avec la réalité, souvent plus incroyable que la fiction...
Le dernier bizutage d’un charpentier remonte à plus de 2000 ans
Les institutions ne sont pas au-dessus des lois et elles le savent. En revanche, il est dommage de constater qu’au vingt-et-unième siècle, elles se considèrent pour beaucoup au-dessus de la morale. On n'a pas tous les droits parce qu'on sauve des vies.
Le bizutage illustre bien ce genre de dérives. Tout le monde sait que c’est mal, mais on agit comme si c’était (...)
La droite la plus malhonnête du monde
Certes, le titre est un peu excessif, mais il faut quand même avouer que, si l’on a pu accuser le PS de se montrer passif et d’agir en « rentier des sondages » pendant cette dernière campagne, l’UMP n’a reculé devant aucune bassesse pour tenter d’arracher une victoire particulièrement compromise.
Bien sûr, certains procédés relèvent de la tactique (...)
Pornographie politique contre débats d’idées
Seul l’avenir nous dira si 2012 sera l’année du retour de la gauche au pouvoir, mais il y a une chose dont nous pouvons déjà être certains, cette année aura marqué l’arrivée de la politique sur les réseaux sociaux.
Hélas, sur le Net, il en est de la politique comme de la sexualité et de la liberté d’expression, l’outil y est souvent dévoyé et toute approche en (...)
Ma liberté commence là où commence celle des autres
Que ce soit avec Besancenot en Nike ou avec Mélenchon utilisant un I-Pad, certains journalistes ne ratent pas une occasion de pointer du doigt les petites contradictions des hommes de gauche. On peut s’en amuser, mais plutôt que de s’en sortir par des pirouettes du genre : « Il faut bien faire avec » ou : « On a tous nos petits paradoxes qu’il nous faut assumer » (...)
Le syndrome du feu rouge
Imaginez-vous au milieu de la nuit, en pleine campagne, sur une route déserte au volant de votre automobile. Soudain, vous arrivez à un feu rouge. Vous vous arrêtez et vous attendez. Après quelques minutes, comme le feu est toujours rouge, et que vous n’avez vu aucune voiture passer, vous regardez des deux côtés pour vous assurer que la voie est libre. Rien à l’horizon. Pas la (...)
Rajouter un peu de chaos dans l’équation
En cette période de deuil et d’union nationale, il est aisé de vilipender la tendance à stigmatiser les minorités, la politique nationale impérialiste et la paupérisation des banlieues (quand on est de gauche) ou de fustiger le laxisme rampant, la porosité des frontières et l’échec de l’intégration des immigrés (quand on est de droite). Mais si l’on s’extrait des (...)
Le savoir est une rame
Il y a quelques années, un jeu télévisé passait régulièrement sur une chaîne nationale. Pour en résumer le principe, le joueur avait devant lui une dizaine de boîtes dont une seule contenait une forte somme tandis que les autres étaient remplies de babioles comme une balle de tennis, un paquet de mouchoirs ou autres curiosités du même genre.
Dès le début de la partie, le joueur choisissait (...)
La crise est-elle soluble dans la démocratie ?
« Il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire. »
http://www.liberation.fr/politiques/01012393328-on-est-dans-l-imbecillite-politique-collective
C’est avec cette phrase, étrangement peu relayée dans les médias, que Michel Rocard a fait parler de lui dernièrement.
Ne connaissant pas personnellement l’intéressé, je n’ai pas pu lui demander (...)
Le politicien, l’économiste et le philosophe
Les outils polyvalents sont à la mode. Du couteau suisse au robot multifonctions en passant par la perceuse-visseuse-dévisseuse (sans fil) nous ne pourrions plus nous passer de ces merveilles de la technologie. Mais ce phénomène qui touche les produits manufacturés doit-il s’appliquer à nos élites ? Je ne le crois pas.
De Adam Smith (économiste/philosophe) à DSK (...)
Si nous n’y prenons pas garde, le XXIe siècle sera pathétique ou ne sera pas
Dans les dictionnaires, on trouve à pathétisme la définition suivante : « caractère de ce qui est pathétique. » Certains ouvrages ajoutent même : « qui inspire l’émotion ou la pitié ».
La difficulté à trouver une définition valable pour ce terme réside dans le fait qu’il est désormais presque toujours employé au second degré, dans un contexte ironique.
Qualifier quelque chose (...)
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