samuel_
Spécialiste de rien mais polyvalent, comme tout philosophe de comptoir qui se respecte, né en 1982. Je formule aussi, de temps en temps, des phrases que citeront les générations futures ; en voici une : "Les choses précieuses qu'on oublie se trouvent dans les lieux où on n'ose pas s'aventurer". Et je rajouterais que c'est parfois en soi qu'on n'ose pas s'aventurer.
« L’universalisme » de Diderot : naïf et aliénant selon Rousseau ?
Il doit surement y avoir quelques idées précieuses, dans l'article « Droit naturel » que Diderot écrivit pour son Encyclopédie. Idées précieuses qui apparaitraient d'autant mieux qu'on replacerait l'article qui les contient dans le contexte du siècle des Lumières, où il fut écrit. Pourtant, en lisant ce texte aujourd'hui, on peut aussi avoir l'impression d'avoir (...)
Théories keynésiennes et protectionnisme
Voir l'économie de manière keynésienne, peut conduire quelqu'un à vouloir que, dans certaines circonstances, son pays ait recours à du protectionnisme pour relancer son économie. En effet, une idée importante de la vision keynésienne est qu'il faut tenir compte de la demande des consommateurs, quand on conçoit une relance : comment la demande des consommateurs pourrait faire rater (...)
Rousseau en écho aux débats actuels sur le « multiculturalisme »
A lire l'avant dernier chapitre du Contrat social de Rousseau, intitulé « De la religion civile », on a l'impression qu'au siècle des Lumières, les gens discutaient de la coexistence des religions dans une même société, un peu de la même manière qu'aujourd'hui nous discutons sur la coexistence des cultures dans une même société. Sur la coexistence des religions, la (...)
La « Fraternité » : comment l’utiliser pour aveugler et manipuler les foules
La « Fraternité » est un talisman. Tout comme la « Générosité », « l'Ouverture », la « Solidarité », et toutes les autres valeurs « Humanistes ». Si vous souhaitez faire faire quelque chose à une foule occidentale d'aujourd'hui, brandissez l'un ou l'autre de ces objets de sa vénération, et expliquez-lui que c'est en leur nom, qu'il faut qu'elle fasse ce que (...)
L’Union Européenne peut-elle devenir démocratique ?
De plus en plus de gens doutent du caractère démocratique de l'Union Européenne dans sa forme actuelle. Pourtant les gens dont le scepticisme est le plus fort, n'ont pas toujours des arguments très précis, alors qu'il en existe. Et beaucoup de gens continuent à croire à un simple « déficit de vie démocratique » en Europe, ou à une simple incompétence passagère des dirigeants (...)
Le relance par l’innovation seule : une illusion puérile
Depuis Say et Malthus, jusqu'à Solow et Kaldor, le débat académique sur la relance et la croissance d'une économie oppose souvent des néo-libéraux, qui veulent seulement agir sur l'offre des producteurs, à des keynésiens, qui veulent aussi agir sur la demande des consommateurs. Ce débat est toujours d'actualité aujourd'hui en France, où les méthodes de relance par la « (...)
Le libre-échange ne « coûte »-t-il donc que peu d’emplois à la France ?
A l'homme de la rue qui se demande combien d'emplois le libre-échange « coûte » à la France, nombre d'économistes, même de gauche, répondent par un chiffre assez faible, par rapport au chiffre du chômage. Par exemple en 1994, Henri Sterdyniak avec ses collègues de l'OFCE, estimait dans une étude que le libre-échange « coûtait » environ 200000 emplois à la France, alors que la (...)
Johann Herder, le « Zemmour » du siècle des Lumières
« Chaque nation porte en elle son centre de félicité, de même que chaque sphère a en elle son centre de gravité » est la réponse du philosophe allemand Johann Herder, à ses contemporains qu'il appelait avec humeur « les philosophes de Paris », Voltaire et consorts, qui l'irritaient profondément, notamment parce qu'il les soupçonnait de vouloir hiérarchiser les modes vie inventés (...)
Les 3 gauches et « l’homme ordinaire »
Si on croit, comme George Orwell et Jean-Claude Michéa, que la plupart des membres d'une population partagent un certain nombre de traits, qui en font des « gens ordinaires », alors on peut concevoir 3 sortes de gauches, chacune ayant une position qui lui est propre par rapport à cette grande majorité des « gens ordinaires ».
La gauche modérée serait celle qui fait croire à « l'homme (...)
« A celui qui n’a rien, la Patrie est son seul bien »
« A celui qui n'a rien, la Patrie est son seul bien », a dit Jaurès. Mais de quoi « celui qui n'a rien » peut-il donc être dépourvu ? Et de quel « bien » risque-t-on donc de le priver, en détruisant sa Nation ?
Jaurès, comme on s'imagine souvent un socialiste, pense peut-être surtout au rôle de l'institution, à son époque toujours nationale, pour équilibrer les rapports de (...)
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