mercredi 11 janvier - par pirate

He never died - mortel !

Il existe un genre en soi dans le cinéma, à la fois vaste et très étroit selon le point de vue de chacun, ce que l’on a coutume d’appeler les films cultes. Des films uniques en leur genre qui soit ont marqué l’histoire du cinéma de leur plus complète inventivité visuelle et narrative comme le Voyeur de Michael Powell ou la Nuit du Chasseur de Charles Laughton, soit dans leur démarche, leur style, leurs idées avec par exemple, le cinéma de Russ Meyer, les premiers films de John Waters, Vidéodrome, Hidden, Erasehead ou Brazil. Certain de ces films ont fait la réputation de leur réalisateur et leur ont ouvert les portes royales des grosses productions, comme Gilliam, Lynch ou Cronenberg, d’autres sont restés des pièces uniques que tout cinéphage se doit d’avoir vu une fois dans sa vie. Des films qui, s’ils n’ont pas tous la même valeur auprès des amateurs de cinéma et dont le titre de culte sera souvent disputé, n’en restent pas moins par définition inclassables. C’est assurément vers quoi tend He never died. Un objet à part pour un personnage pas moins.

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Jack est un drôle de type. Il porte des cicatrices bizarres, des tatouages sur ses gros bras et a une humeur d’ours. Jack ne boit pas, ne fume pas, est végétarien et n’aime pas qu’on le dérange. Il a aussi une valise sous son lit pleine de vieux souvenirs et d’un million de dollars. Pour tous comme pour le spectateur Jack est un mystère qui s’épaissi à mesure qu’on avance dans l’intrigue. Jack ne fait rien de sa vie à part jouer au bingo dans une église, et se rendre dans son restaurant préféré où il plait bien à Cara la serveuse. Mais faire dévisser plus de deux mots à Jack semble du domaine de l’impossible. Il traficote aussi avec un étudiant en médecine, on ne sait quoi, et un jour ça lui attire des ennuis avec des petits voyous. Jack n’aime pas les ennuis. Ni beaucoup le monde extérieur. Mais la vie en a décidé autrement. Un jour Jack apprend qu’il a une fille. Et les emmerdes avec les voyous s’amplifient. Alors Jack se fâche, Jack devient bizarre, il voit un homme avec un chapeau, vraiment très, très bizarre et ce qui commençait comme un petit drame sociale, amusant et réaliste vire à la fois au conte horrifique à l’humour noir féroce, et à la réflexion philosophique. Qui est Jack ? Pourquoi est-il comme il est ? A-t-il vraiment mérité son sort et que peut-il devenir dans ces conditions, qui est le mystérieux homme au chapeau ? Le film laisse certaine question sans réponse, à l’interrogation des spectateurs et de notre avis sur le sujet. Et quel est-il ? La vengeance, le sixième commandement, l’éternité, rien de moins.

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Filmé avec une économie de moyen et de forme et un style direct, He Never Died de Jason Krawczyk, dont c’est le premier film, déroule lentement sa narration pour prendre dans sa seconde moitié un ton de plus en plus barré. Tour à tour décalé, puis terrifiant, sauvage, et à la fois drôle et touchant le personnage de Jack est un homme simple mais mystérieux, tributaire d’un lourd et horrible secret et d’un sombre passé. Prisonnier de sa condition par ce qui peut légitimement se comprendre comme une injustice, ou une malédiction, c’est selon. Il n’est pas tout à fait de ce monde et il ne comprend même pas pourquoi, pourquoi il est devenu comme il est. Interprété par Henry Rollins, figure de la scène punk rock avec son groupe Black Flag, journaliste, écrivain, activiste et comédien de second rôle qu’on a pu voir dans Son of Anarchy en activiste raciste ou encore incarner un personnage de jeu vidéo dans Def Jam fight for NY un jeu de combat avec des rappeurs. Rollins parvient à occuper le personnage et le film de toute sa sobre et cubique présence. Avec un jeu minimaliste, des lignes de dialogues la plus part du temps épurées, et sa densité il parvient à faire de son personnage un être à la fois lunaire et inquiétant, sombre et humain, un monstre luttant contre sa nature.

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Servi par une bande originale blues rock, He Never Died est un de ces films indépendant, fabriqué avec quelque centaine de millier de dollars qui démontre qu’avec une idée originale, une approche décalée et un comédien solide on peut faire un film non conventionnel pour ne pas dire inclassable comme pouvait l’être en leur temps des œuvres tel que Repo Man, The Basket Case, Elmer, ou encore les films de Kevin Smith comme Clerck, ou Red State. Bref assurément culte d’ici quelques années et dont aurait tort de se priver immédiatement. Bien entendu ne le cherchez pas en salle, je ne sais même pas s’il a été distribué en DVD, mais comme toujours on peut faire confiance à certains sites de streaming pour dénicher quelques perles de ce genre.



39 réactions


  • Pseudonyme Pseudonyme 11 janvier 15:53

    Oui, il y a longtemps que je n’avais pas vu un film de genre de cette qualité @pirate ... me rappelle Morse, ce film suédois de 2008 (...et sa version ( Nouvelle adaptation ) US  : Laisse-moi entrer ).

    Merci


    • pirate pirate 11 janvier 17:32

      @Pseudonyme
      de rien, le plaisir est pour moi, pas vu Morse, pour les prochaines critiques on va aller à Hong Kong. Et un de ces quatre je ferais un truc sur Tarantino, Kill Bill parce qu’on dit beaucoup de connerie sur le monsieur et son cinéma. Mais les gens hésitez pas à me brancher sur un film, si j’aime j’en parlerais, sinon bin j’aime pas descendre un film sous prétexte qu’il ne m’a pas plu, je vois pas l’intérêt.


    • Pseudonyme Pseudonyme 11 janvier 17:45

      @pirate

      Cà se tient !


    • pirate pirate 11 janvier 17:52

      @Pseudonyme
      Cela étant je brûle d’impatience qu’Agora valide mon dossier sur le porno je pense que ça pourrait faire un peu de bruit ou en tout cas faire siffler quelques oreilles.


    • Sergio Sergio57 11 janvier 20:06

      @pirate


      J’attends pour le voir en streaming, je précise le film, pour le porno je vous jure que JAAAMAIS.

      Au fait, à quand votre article ?

    • Pseudonyme Pseudonyme 11 janvier 20:09

      @pirate
      Le porno n’est qu’une des branches du film de ’genre ’ après tout smiley ... Je me demande par contre comment vous allez vous en sortir pour le coup !  smiley


    • Sergio Sergio57 11 janvier 20:09

      @pirate


      Un article sur les films cul...tes ?

    • pirate pirate 11 janvier 20:24

      @Sergio57
       smiley je ne sais pas, j’ai fait des changements, en ce moment il ne bouge pas dans l’ordre de la modo, comme s’il était bloqué, au pire je mettrais un lien sur mon blog mais je préférais que ça soit Agoravox qui l’édite ça me semble important comme sujet, en dehors de l’aspect purement cinématographique il y a une dimension sociale, morale et même politique dans le porno et son industrie.Et surtout dans ce qu’elle sous-entend comme misère sexuel, un des tabous du siècle. Donc j’ai hâte, même si j’ai conscience que j’ai écrit un truc long.

      Pour he never died je suis tombé dessus par hasard sur streamay et c’est l’affiche qui m’a intrigué, je ne connaissais pas Rollins alors ni Son of Anarchy, je me suis rattrapé depuis et je suis fan de son boulot sur ce film. Très peu d’acteur français savent mettre ce minimalisme là dans leur personnage tout en assurant une présence massive. En général les seconds rôle comme Jean Roger Milo par exemple, dont les mags de cinéma ne parle jamais et que le ciné franco bourge emploie peu ou celle nocive de Gérald Laroche. dans le film de Durringer.


    • pirate pirate 11 janvier 20:30

      @Pseudonyme
      Tout à fait, c’est tout à fait un film de genre avec des sous genre en soi comme tout le cinéma de genre en a. Bah vous devriez me connaitre maintenant, en général le meilleure approche dans ce domaine précis se situe entre l’aine et le plexus solaire, pour citer Ian Fleming smiley Disons que je parle de l’objet cinématographique, économique et social, d’où l’épaisseur...


    • pirate pirate 11 janvier 20:32

      @Sergio57
      voilà.... je sens que si ce dossier sort on a pas fini sur l’Almanach Vermot smiley


    • Pseudonyme Pseudonyme 11 janvier 20:40

      @pirate

      J’ai consommé beaucoup de films de genre, il y a quelques années.

      Je suis toujours à la recherche de ces films qui surprennent, mais je n’ai plus la gnaque pour les trouver. Entre les navetons promus par Madmovies et Quebec horreur... j’ai décroché.... vous me redonnez la tchache ! 

      N’hésitez pas à nous envoyer une liste de vos découvertes .

      A vous relire ...


    • pirate pirate 11 janvier 21:12

      @Pseudonyme
      l’ennui de Mad c’est que c’est devenu une institution au même titre que les geeks, le cinéma produit pour eux parce que leur tranche d’âge moyen est économiquement dure à capter. Bah dans les films dont je ne ferais pas a critique je vous invite à ce que fait Johnny To à Hong Kong notamment Election 1 et 2 pour voir la notable différence avec le médiocre Departure de Scorcese, ou un film de 91, si vous le trouvez, OCTB toujours à Hong Kong et le comparer à Heat sur le point de vue de la vision morale du crime. Sinon dans un autre registre, l’incinérateur de cadavre, un film tchèque NB des années 60 -)) Come and See aka Requiem pour un Massacre, mais ça j’en ferait une longue critique parce que c’est une pièce unique à mon sens. Mais en attendant si vous voulez, voiçi l’adresse de ma looooooongue critique de Kill Bill que je proposerais ici en deux parties. :https://unchatsurlepaule.wordpress.com/2013/05/11/kill-bill-pussy-power/


  • Philippe Stephan Philippe Stephan 12 janvier 10:05

    @pirate
    ton article sur le porno est à +3 juste après les fêtes c’est un peu chaud comme sujet
    l’autre (feu) +1 risque de ne pas passer by


    • pirate pirate 12 janvier 10:15

      @Philippe Stephan
      merci, l’autre je m’en fout, mais l’article sur le porno j’espère qu’il va passer chaud ou pas, passer He never died est quand même moins important, perso 6 articles par jour sur Trump, Poutine, Mélenchon, Macron, les élections et le FN je commence à en avoir ras le bol d’autant que je m’en fout complètement lls vont rien changer à nos vies et l’énième super analyse de machin non plus. Je fais l’impasse en modo, c’est 10 par jours.


    • pirate pirate 12 janvier 10:39

      @pirate
      et voilà qui se prend pour un juriste, je vois très bien Deen depuis sa Californie venir me faire un procès et alors Woodman encore plus sachant que même dans le doc en lien ils parlent de ses « méthodes » de casting.... l’avis d’un avocat SVP, pas d’un touriste.


    • Ratatouille Ratatouille 12 janvier 13:17

      @pirate

      pour ton article demande a Nabum ,il ne modère que sur demande, à +4 ton article devrait passer


    • velosolex velosolex 12 janvier 13:45

      @pirate
      J’irai faire un tour en modé, où je ne vais guère. D’autant que le sujet m’intéresse, pour la bonne raison qu’il pétrifie toute la critique de peur de paraitre ringard. On légifère sur le casque de vélo sur les gosses, ou sur l’obligation du personnel soignant de se faire vacciner contre la grippe, histoire de faire oublier les manques de crédits (sic) et on laisse totalement les prédateurs modifier les paradigmes de cette magie existentielle, devenant un acte robotique


    • pirate pirate 12 janvier 13:51

      @velosolex
      ouh là, je sens que mon article risque auquel cas de vous interpeller un peu beaucoup !


    • velosolex velosolex 12 janvier 14:24

      @pirate
      J’ai lu votre article qui tient la marée, sur le port de pèche de Lorient, 

      Avec ses odeurs, ses maquereaux et son fret, et les grues,
      Leurs airs de sortir les crabes ébouillantés à poils de la marmite.
      Moi je préfère les grands bateaux, qui partent en mer au loin
      Sans qu’on ne sache où ils vont 
      plutôt que ceux qui débarquent
      Avec leurs aboyeurs tournant autour des beaux poissons aux yeux morts



    • pirate pirate 12 janvier 14:29

      @velosolex
      Lapin compris smiley oui je sais c’est un peu la plongée en eau trouble mais j’ai pas compris vous avez voté contre ? (c’est votre droit évidemment)


    • velosolex velosolex 12 janvier 15:07

      @pirate

      J’ai voté pour la qualité, et elle était là comme d’habitude

    • pirate pirate 12 janvier 15:12

      @velosolex
      merci, je crois à la nécessité de ce genre d’article même si c’est se plonger dans une réalité qu’on préfère ignorer pour tout un tas de raison


  • Ratatouille Ratatouille 12 janvier 10:26

    SALUT !!!!! 

    DL le mov/.Sokrostream.com en srtfr

    -
    je ne suis pas un pro du cinéma,c’est juste une distraction pour moi mais j’ai bien aimé
    pas compliqué à suivre,je ne le revisionnerai pas une dizaines de fois comme certain,
    mais ne l’ai pas balancé au bout de 10mn.
    la lenteur n’est pas un handicap ,le perso est un peu T500 terminator et plusieurs petite scènes
    déjà vu dans le gore,mais pas lourde.

    bref un film qui va cahin-caha au but ...  smiley

    merci pour le partage
     


  • velosolex velosolex 12 janvier 13:35

    Bien sûr la nuit du chasseur, de Laughton est à mettre au panthéon de ce genre de film culte. Tout est dans ce bijou gothique : L’enfance et sa magie, la psychopathie la plus profonde, et un voyage dans l’amérique luthérienne. Le fantastique a plus d’un tour dans son sac. Personnellement je recommande ce film étrange qui date de 62 ; 

     (1962)

    C’est dingue d’ailleurs le nombre de films cultes qui datent de ces années là, quatre ou cinq années qui ont tourné autour du début des années 60. Films flirtant avec la folie, la démesure la perte des sens et des limites. 
    J’ai vu dernièrement aussi sur arte , « au delà des murs », petit chef d’oeuvre fantastique et qui est un clin d’oeil a d’autres chefs d’oeuvres, tels « la tour d’écrou », le mur invisible, La machine à explorer le temps, le manuscrit trouvé à Babylone, et même alice au pays des merveilles. On peut le voir avec ce lienhttp://www.voirfilms.co/au-dela-des-murs-saison-1-episode-1-128752.htm

    • pirate pirate 12 janvier 14:09

      @velosolex
      Le carnaval des âmes tellement connu des cintrés de cinéma et que je n’ai personnellement pas encore vu. Les années 60/70 sont une formidable chance pour le cinéma, le temps de toutes les audaces et notamment parce qu’Hollywood connaissait sa première crise existentielle avec la mort des studios et des producteurs omnipotent et triomphant. Cette veine de bon film va s’effondrer comme on le sait notamment à cause de l’invention du blockbuster de nos amis Lucas et Spielberg et pourtant jamais sans cette audace de désespéré qui caractérisait les studio à l’époque, les même studios n’enquilleraient les franchises à million comme aujourd’hui. Mais en dehors du seul Hollywood cette « révolution » va toucher le monde entier ou quasi (à Hong Kong il faudra attendre les années 80 pour voir la folie créative réellement exploser) le Voyeur est produit en Angleterre, l’incinérateur de cadavre en Tchécoslovaquie, mais quand on regarde l’audace d’un Sunset boulevard, on se dit que ce qui se passerait dix ans plus tard état déjà là, notamment bouclé par la dictature du code Hayes et des studios comme Von Stroheim, ce fou du cinéma, en paiera chèrement le prix.


    • Sergio Sergio57 12 janvier 23:08

      @pirate


      Pour m’associer à la réflexion des films cultes, je dirai que cela dépend des états d’âmes du moment, pour le peu que se soit bien sûr, associé à une qualité d’interprétation et de réalisation, c’est à la mesure de sa sensibilité et de son histoire, chaque film à sa place.
      Grâce aux possibilités de la toile j’ai pu, il n’y a pas très longtemps retrouver un film qui m’avait fortement impressionné, CODINE d’Henri Colpi tourné en 1963, je revois les images traitant du choléra et de la fin tragique du personnage éponyme. La Strada de Fellini, avec la beauté bestiale d’Anthony Quinn, la peur et l’incompréhension dans Freaks de Todd Browning, Vélosolex souvenez vous de ce cœur qui bat, qui bat, qui bat ...... des Visiteurs du soir, et pour Pirate l’extraordinaire empathie du kinésithérapeute de Tim Robbins dans l’Echelle de Jacob d’Adrian Lyne, qui est pour moi le film qui m’a le plus ému, j’hésite encore aujourd’hui à le revoir pour en garder le souvenir virginal. Ce sont des films vus en général le vendredi soir, au Ciné club de minuit du regretté Claude Jean Philippe, et pour terminer, excusez moi c’est décousu, Cinéma Paradisio, quand adulte, je me suis reconstruit à l’idée de ce qu’ aurait pu être mon père 

    • pirate pirate 13 janvier 00:09

      @Sergio57
      c’est la discussion favorite des geeks,ce qui est ou non Culte et comment définir ce genre en soi. Bon je crois qu’en effet c’est déjà d’abord une affaire de perception personnelle et le rapport qu’on entretien vis à vis d’un film vous c’est Cinema Paradiso, moi par exemple ce sera All That Jazz ou Collateral, ou The Blade ou West Side Story ou il Etait une fois en Améruque mais je crois, et c’est pour ça que je fais rentrer He Never Died dans cette niche que ce qu caractérise un film culte c’est l’originalité quasi unique de son point de vue, son approche très personnelle d’un sujet. He never died par exemple s’inscrit dans le type néo réalisme social pour déraper dans le fantastique, l’horreur et l’humour noir loufoque. Pour ça en effet les films de Tati sont Culte à mon sens, Trafic et son festival de son signifiant, le personnage de Hulot dans les Vacances de Monsieur Hulot, ce côté chaplinesque chez Tati et sa volonté de se démarquer de son époque en offrant un quasi film muet. Mais Rohmer avec son adaptation « enluminure » de Chrétien de Troie fait aussi avec Perceval n film culte. C’est dans l’unicité je dirais qu’on peut définir un film culte, sa façon de traiter son propos et son histoire. Repo Man par exemple raconte la rencontre entre des exra-terrestes et des récupérateur de voiture impayée, et All That Jazz est ue autobiographie romancé en forme de comédie musicale, sur la comédie musicale notamment, une mise en abyme d’un genre. Il existe une équivalence en littérature comme le Tutu de Princesse Sapho, la Conjuration des Imbéciles, le Seigneur des Porcheries ou Même les Cowgirl ont du vague à l’âme. Des objets uniques quand bien même leur auteur a écrit d’autres livre, des étrangetés qui finissent par devenir mythique dans la tête des gens parce que c’est aussi un aspect de cette définition particulière, le côté « mythique » d’un film, d’un livre. D’ailleurs des fois c’est marrant... j’ai parmi les 250 textes dispo sur mon blog quelques texte dont l’écriture même, la structure et le propos, ne colle en rien avec des textes disons structuré dans le sens classiques de notre langue. Je dois avoir 4 textes comme ça et personne ne les lit jamais, et puis hop ce soir l’un d’eux apparait dans mes stats, un des premiers écrit dans ce style qui tient de l’écriture automatique et qui avait enflammé une jeune femme marocaine de mes contacts Facebook.... et devinez quel pays annoncé dans ma liste oui le Maroc. smiley je n’ai plus de lien avec cette personne, mais voilà ce texte lui reste dans sa tête. Donc j’en reviens à ce que je disais, un film culte c’est à la fois un film avec démarche unique mais également un film qui a vous vous parle plus qu’à d’autre.


    • Sergio Sergio57 13 janvier 00:46

      @pirate et vélosolex

      Ce midi, un ami m’a parlé du Seigneur des Porcheries, quelle coïncidence. On discutait de romans, je disais que j’aimais les romans noirs américains racontant l’Amérique profonde des années trente, se rapportant à l’ambiance dépeinte par Steinbeck, en référence aussi aux ’Raisins de la colère’ et ’des Souris et des hommes’, dira-t-on des classiques ou des films cultes, comme vous le dites aussi c’est selon. Et donc il me parla de cet ouvrage que je ne manquerai pas de lire. On pourrait continuer sur la musique, la chanson, la peinture, à n’en plus finir. Pirate/Vélosolex, ne nous oublions pas, sans être un jour des objets de culte, un certain disait que dans notre existence, nous aurions tous droit à 15 minutes de gloire. Il fait tempête chez nous, ça m’inspire !


    • Sergio Sergio57 13 janvier 00:56

      @pirate

      sur mon blog quelques texte dont l’écriture même, la structure et le propos, ne colle en rien avec des textes disons structuré dans le sens classiques de notre langue. Je dois avoir 4 textes comme ça et personne ne les lit jamais


      Cela me fait penser à l’écriture de Bashung, qui disait qu’il était important de faire sonner les mots dans la musique, et de ne pas chercher le sens dans leur association. On déborde, mais là je pense à Causimon, Ferré et Thiéfaine, bien différents en somme mais si peu insignifiants

      Il fait toujours tempête et les tôles s’envolent ...

    • pirate pirate 13 janvier 01:00

      @Sergio57
      Le Seigneur je recommande, et en effet c’est dans la veine d’un Steinbeck.... mais qui aurait fumé beaucoup de drogue. Très curieux ce Tristan Elgoff, 21 ans quand il écrit ce Seigneur, découvert par Modiano qui lui est présenté par sa fille, immédiat chef d’oeuvre, et plus ça va allé, plus ses récits seront moins bon. Son second garde la folie et l’énergie du premier mais n’a aucune structure et ne va nulle part en particulier. Le dernier est structuré mais perd notablement son humour et tourne en rond pour ne jamais se finir réellement. Hélas Elgoff a fini par se suicider comme l’auteur de la Conjuration qui lui croyait être un mauvais écrivain après avoir essuyé x refus et ne l’a pas supporté.... Mes 15 minutes sont déjà passé, et croyez moi j’ai détesté chaque minutes et leurs conséquence. J’ai pu mesurer l’impact déformant que pouvait avoir la télé, j’ai déjà ressenti l’admiration sans retenue dans une agence de pub c’est également effrayant. Quand Brittney Spears dit dans une de ses chanson « you want a piece of me » c’est exactement le sentiment que j’ai ressenti et c’est horrible, perso je plains ceux sur qui la gloire et la starification est tombé.


    • pirate pirate 13 janvier 01:13

      @Sergio57

      tenez je vous laisse juge, un texte sur la cuisine : https://unchatsurlepaule.wordpress.com/2014/10/15/coup-de-feu/ et celui sur lequel achoppe encore cette jeune femme : https://unchatsurlepaule.wordpress.com/2014/02/07/disruption-dithyrambique-2/ (pardon je ne sais pas où est le début smiley )celui ci fait parti d’une série que j’ai écrite autour des sept péchés capitaux : https://unchatsurlepaule.wordpress.com/2016/04/27/colere-2/


    • Sergio Sergio57 13 janvier 01:21

      @pirate


      Y a des jours où je crois déceler quelques secondes de gloire personnelle dans le regard de mon fils, genre pour revenir au sujet ’La gloire de mon père’ ou ’Mon père ce héros’, mais je vous rassure, il ne me fera pas tomber dans les affres de la starification, mais plutôt dans celles de l’auto dérision que j’affectionne particulièrement. 

      On est seul sur la toile, et toujours la tempête

    • pirate pirate 13 janvier 01:29

      @Sergio57
      mon grand regret ne jamais avoir eu de môme mais je sais de quoi vous parlez, le fils d’une de mes ex compagne, le jour où je lui ai annoncé qu’on allait au cirque Pinder... ce jour là j’étais The héros de ce gamin smiley


    • Sergio Sergio57 13 janvier 01:52

      @pirateJ’ai lu le premier, j’aime le style, c’est pas reposant, pas ennuyeux, pas redondant et je suis sur que c’est sorti très vite, un texte comme ça ne se travaille pas ça sort. Pour moi c’est à la fois de l’hyper et du sur réalisme. Je me mettrai à la suite demain, et pour l’amphigouri que vous citez, j’ai ma petite idée que je vous propose, vu que là on est seul, et vu que c’est votre post, et vu qu’il y a la tempête

      Amphigouri Au profond de ta détresse, Tes turpitudes infinies Se repaissent de ta jeunesse,

      Et ton désir se mortifie.

      En ton écorce frustre, perdure

      Une chlorophylle vert amère,

      Salée comme une saumure,

      Que d’autres avec toi vénèrent

      Du fiel ou du miel de Lune,

      Choisis alors ta douleur,

      Dis, ce n’est pas pour des prunes

      Que tu invites ta rancœur !

      Du poison de Déjanire,

      Errant entre deux mondes,

      Tu entres dans ton délire,

      Te saoulant d’images immondes.

      Dans ces limbes tu voyages,

      Tu t’élèves telle la poussière,

      Mais tu n’es pas un ange,

      Garde pour lui ta noire prière

      Du fiel du poisson de Lune,

      Choisis alors ta mixture,

      Dis, ce n’est pas pour des prunes

      Que tu invites ta doublure !

      Passer le fleuve de l’enfer,

      Revenir d’entre les morts,

      Quitter l’Ether mortifère 

      Ne sera pas sans remords.

      Alors les Justes, du regard

      Te feront voir tes blessures,

      De leurs mots rances tes retards,

      Voulant que tu restes impure.

      Du fiel, acide Ambroisie,

      Refais le compte de tes tunes,

      Ce n’est pas pour cette chassie

      Que tu invites ta coturne !


    • pirate pirate 13 janvier 02:37

      @Sergio57
      pas mal ça m’a rappelé Mallarmé, mais bon je n’y connais rien en poésie. Oui ils sortent tous d’un jet même si c’est un jet structuré, pour disruption, j’ai retrouvé la 1er partie donc j’ai mit d’un bloc à la même adresse, cela étant c’est long (18 pages). Vous avez raison c’est ça, pour Coup de Feu j’essayais de traduire en mots les sensations d’un coup de feu en cuisine, cet espèce d’urgence sans limite qui se mêlent à la sensualité naturelle de la bouffe. Bonne,nuit également.


  • Sergio Sergio57 12 janvier 23:13

    Vélosolex


    Et j’oubliais, Jour de Fêtes, pour bien des moments mais en particulier, le vélo, et le drapeau, seul élément colorisé


    • pemile pemile 12 janvier 23:27

      @Sergio57

      La tournée « à l’américaine » avec la sacoche « hélicoptère » et pas mal de scènes dignes de Keaton ou de Chaplin !


  • Sergio Sergio57 13 janvier 02:02


    BONNE NUIT

  • Sergio Sergio57 13 janvier 02:04


    BONNE NUIT

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