jeudi 9 mars - par PRCF

Il y a 100 ans, 1917 : pour une approche objective, ouverte et contradictoire de la Révolution russe

Ni lunettes « blanches » sur Octobre 1917 ni « Livres noirs » anticommunistes à répétition !

Et si l’on débattait enfin de manière sereine à propos d’Octobre 1917 et de ses suites ?

Un appel d’historiens, d’intellectuels et de militants du mouvement ouvrier. 8 mars 2017, centième anniversaire du début de la Révolution russe.

A l’approche du 100ème anniversaire du 7 novembre 1917, tout se passe comme s’il s’agissait surtout, pour certains milieux politico-médiatiques cautionnés par certains universitaires, d’en présenter une version grossièrement manichéenne, teintée d’acharnement anticommuniste, anti-bolchevik et antisoviétique.

Non seulement Octobre n’aurait été qu’un « putsch » bolchévique interrompant l’aimable cours démocratique initié par la Révolution russe de février, non seulement les bolcheviks n’auraient joué aucun rôle important en février 1917, non seulement l’immense soulèvement prolétarien et paysan qui prépara, ponctua et suivit le 7 novembre 1917 n’aurait pas comporté de caractère authentiquement démocratique, populaire et socialiste, non seulement ses suites se seraient révélées tout uniment catastrophiques pour la Russie et pour l’humanité, mais tout ce processus se serait déroulé – de même que la construction ultérieure de l’URSS – dans un contexte purement russe et chimiquement pur, quasi exempt d’interventions impérialistes furieuses, de défense sanglante et exacerbée de leurs privilèges par les classes dépossédées, d’écrasement brutal de la révolution ouvrière en Allemagne, puis de montée du fascisme, du nazisme, du franquisme et des militarismes, du Japon impérial à l’Europe occidentale (Hongrie, Italie, Espagne…).

Les signataires du présent texte sont atterrés de voir des professionnels du champ historique se fondre dans l’air vicié de notre époque anticommuniste, « postmoderne » et anti-progressiste en abondant, sans scrupules méthodologiques excessifs, le dossier hyperboliquement à charge de l’Octobre russe. Ceux-là même qui évoquent avec commisération la trop « naïve » historiographie d’hier et qui dénoncent les « partis-pris » propres à la conjoncture politique qui suivit Stalingrad, le 8 mai 1945* et l’émergence d’un puissant parti communiste en France, ne s’interrogent pas une seconde sur la configuration politique actuelle dans lequel ils déploient leur réflexion « historique » soi-disant critique : offensive néolibérale mondiale, annexion à l’orbe euro-atlantique des ex-pays socialistes, domination de Berlin sur la « construction européenne », poussée du FN et droitisation de la société française, casse des conquêtes sociales du CNR liées à l’action des ministres communistes de 1945-47, résurgence d’Empires capitalistes rivalisant pour l’hégémonie mondiale, poussée hexagonale, européenne, voire mondiale de diverses variétés d’extrémisme de droite et d’intégrisme religieux, dégradation du rapport des forces planétaire entre le Travail et le Capital, diabolisation de la Fédération de Russie, que l’OTAN presse sur ses frontières de Vilnius à Kiev, multiplication des guerres néocoloniales travesties en « droit d’ingérence humanitaire » (Afrique, Proche-Orient), criminalisation des activités communistes dans les ex-pays socialistes (Pologne, Tchéquie, Bulgarie…), négationnisme caractérisé des autorités japonaises à propos des génocides commis en Corée ou en Chine, quand ce n’est pas l’adoubement pur et simple de groupes néonazis qui prolifèrent dans le sillage des pouvoirs fascisants appuyés par l’UE et par l’OTAN (Ukraine, Hongrie, ex-Républiques soviétiques de la Baltique)…

Cette tentative pseudo-historique de « kärchériser » Octobre 1917 dans la mémoire collective prend objectivement place dans un paysage historiographique dominé par la réaction :

  • complaisance accrue envers la colonisation française (cf les « aspects positifs de la colonisation » – sic – que les milieux sarkozystes prétendent inscrire dans les programmes scolaires),
  • dénigrement de la Révolution française, notamment de sa phase jacobine et robespierriste,
  • tendances à réhabiliter Vichy et à déprécier la Résistance patriotique (notamment en niant le rôle éminent qu’y jouèrent les communistes),
  • rapport dévoyé à l’histoire nationale qui, tantôt dévalue la construction multiséculaire de l’État-Nation au profit d’une historiographie euro-politiquement correcte, tantôt prétend ressusciter un « roman national » expurgé des affrontements de classes et de l’apport des communistes au Front populaire, à la Résistance, aux réformes progressistes de la Libération, au refus des guerres coloniales, à la défense des libertés, de la paix, de la souveraineté nationale, de l’égalité hommes-femmes et du progrès social,
  • amalgame odieux perpétré par les programmes et les manuels scolaires, sous le nom de « montée des totalitarismes », entre le Troisième Reich et la patrie de Stalingrad*,

Bref tout se passe comme si certains milieux qui accaparent l’édition, les médias et une bonne partie de l’Université, étaient moins soucieux d’éclairer sous un angle dialectique, dynamique et éventuellement contradictoire, les Dix Jours qui ébranlèrent le monde (comment donc un simple « putsch » bolchevik aurait-il pu mobiliser des millions de prolétaires et de paysans, balayer les armées blanches soutenues par dix-huit corps expéditionnaires étrangers, susciter une extraordinaire floraison culturelle, soulever l’enthousiasme du mouvement ouvrier et des peuples dominés, vaincre l’ « invincible » Wehrmacht puis, durant sept décennies, mettre au cœur de la problématique géopolitique mondiale la contradiction socialisme/capitalisme, la décolonisation et l’égalité hommes-femmes ?) que de faire rétrospectivement la leçon aux peuples, et surtout, à la jeunesse, pour les détourner à jamais des luttes ouvrières et révolutionnaires…

En noircissant à plaisir Octobre 1917, ses causes, son déroulement et ses suites, ne cherche-t-on pas aussi à rosir ou à blanchir au maximum le terrible bilan de la restauration mondiale du capitalisme qui, sous le nom de « mondialisation libérale », a résulté de la liquidation de l’expérience multiforme issue de la Révolution bolchévique ? Pourtant, les enquêtes d’opinion attestent que, expérience successivement faite des deux systèmes sociaux antagoniques, les peuples de l’ex-camp socialiste, et plus fortement encore ceux de l’ex-URSS, continuent d’honorer Lénine et tout ce qu’a permis la construction d’une société alternative en fait d’acquis sociaux, de paix civile, de droit au travail, d’accès aux soins et à l’éducation, de respect des minorités, de développement des langues et des cultures nationales, d’essor scientifique, etc. De vrais démocrates ne se doivent-ils pas d’écouter la parole des peuples au lieu de l’écraser sous le vocable méprisant d’ « Ostalgie » ? Est-il donc si gênant que les peuples qui ont successivement testé les deux systèmes sociaux, et qui n’ont pas oublié pour autant les blocages du « socialisme réel » dans les années 70/80, affirment désormais, après avoir tâté de la restauration capitaliste, de l’ « intégration européenne » supranationale et néolibérale, de la déstabilisation sanglante de pays entiers (Yougoslavie, Ukraine…), de la montée des extrémistes de droite, de la pression militaire exercée par l’OTAN aux frontières de la Russie, que le socialisme était sans doute meilleur, défauts compris, que l’explosion des mafias et des inégalités qui lui a succédé sous l’appellation fort discutable de « démocratie libérale » ?

C’est pourquoi, bien que les signataires de ce texte n’aient pas nécessairement tous la même approche de l’histoire russo-soviétique, ils mettent un point d’honneur à dire avec force que la Révolution d’Octobre 1917 doit cesser d’être uniquement lue à travers les lunettes « blanches », « thermidoriennes », contre-révolutionnaires, voire carrément fascisantes de celles et de ceux qui étudient moins le mouvement communiste, les luttes des classes dominées et les révolutions populaires – y compris de plus en plus souvent la Révolution française et la Commune de Paris – qu’ils ne les combattent passionnellement, sans même avoir l’honnêteté intellectuelle d’afficher leur orientation partisane.

Il ne s’agit nullement pour nous d’exiger une hagiographie de la Révolution russe mais de permettre aux jeunes générations d’aborder l’étude du passé dialectiquement, d’en mesurer la complexité à partir des dynamiques de classes et des rapports de forces internationaux réels de l’époque, en prenant en compte tous leurs aspects ; et surtout, il faut mener cette étude sans œillères anticommunistes, sans préjugé antisoviétique et in fine, sans position de principe contre-révolutionnaire.

Contre ceux qui tentent déjà de préempter la prochaine commémoration d’Octobre 1917 sur la base d’un préjugé antibolchevique affiché, rouvrons le débat contradictoire, revenons aux faits et procédons à leur re-contextualisation. En un mot, évitons de faire de ce 100ème anniversaire d’Octobre une forme de revanche posthume pour les « Blancs » et pour tous ceux qui, à notre époque, rêvent d’un monde définitivement acquis au capitalisme, à l’intégration euro-atlantique, à la régression sociale, aux guerres impérialistes et à la fascisation politique.


*Rappelons qu’en 1966, lors de sa visite d’État à Moscou, le général De Gaulle a loyalement rappelé le rôle majeur et central que la « Russie soviétique » a joué dans leur libération de notre pays..


Les premiers signataires :

Marie-Claude Berge, professeur d’histoire ; Gwenaël Bidault, syndicaliste CGT (Sécurité sociale, 22) ; Jean-Pierre Bilski, professeur d’histoire (34) ; Pierre Boismenu, psychanalyste et philosophe : Danièle Bleitrach, sociologue (13) ; Christiane Combe, professeur de SVT retraité (19) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, psychanalyste (59) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, syndicaliste (59) ; Jean-Marc del Percio, docteur en sciences politiques, ancien chargé d’enseignement à l’IEP de Lyon ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste (44) ; Bruno Drweski, maître de Conférences HDR, Membre de l’ARAC ; Henriette Dubois, « Nelly » dans la Résistance, ancien agent de liaison des FTP de la zone Sud, chevalier de la Légion d’honneur ; Marianne Dunlop, professeur agrégé de russe ; Jean-Michel Faure, professeur émérite de sociologie, titulaire d’un doctorat 3ème cycle à l’EHSS sur l’Agriculture Russe ; Vincent Flament, militant de la solidarité internationale, 59 ; Joëlle Fontaine, professeur d’histoire retraitée ; Benoît Foucambert, professeur d’histoire, syndicaliste (81) ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire ; Jean-Christophe Grellety, professeur de philosophie (33) ; Jean-Pierre Guelfucci, militant syndical, fils de Résistant ; Gilda Guibert, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jean-Pierre Hemmen, directeur de la revue théorique Etincelles, fils de Jean Hemmen, Fusillé de la Résistance, ancien militant de l’Internationale communiste et des Brigades internationales d’Espagne (80) ; Gisèle Jamet, professeur d’histoire ; Edmond Janssen, éditeur (75) ; Jean-Pierre Kahane, mathématicien ; François Kaldor, avocat honoraire ; Fadi Kassem, diplômé de Sciences po. Paris, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jacques Kmieciak, journaliste (62) ; Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, décoré par l’Union soviétique (92) ; Guy Laval, psychiatre (75) ; Ivan Lavallée, universitaire et chercheur en informatique ; Yves Letourneur, poète, philosophe ; Thérèse Lévené, enseignante-chercheure en sciences de l’éducation, université de Lille 1, vice-présidente du CNU 70, syndiquée au Snesup ; Olivier Long, universitaire et peintre ; Antoine Manessis, fils de Résistants, historien ; Annette Mateu-Casado, anc. documentaliste, fille de combattants antifascistes espagnols ; Aymeric Monville, éditeur de livres de philosophie et d’histoire (92) ; Dominique Mutel, agrégé d’anglais (62) ; Jean-Michel Pascal, ingénieur d’études (75) ; Anna Persichini, syndicaliste CGT (Métallurgie – 06) ; Guy Poussy, conseiller honoraire du Val-de-Marne ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF de Corrèze (dite la « Petite Russie »), ancien député ; Christophe Pouzat, neurobiologiste (94), Benoît Quennedey, historien (75) ; Marie-Noël Rio, écrivain (Allemagne) ; Hervé Sczepaniak, professeur de lettres ; Jean-Pierre Sienkiewicz, agrégé de physique, syndicaliste (24) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme (59) ; Romain Telliez, historien. Université de Paris-Sorbonne ; André Tosel, professeur émérite de philosophie à l’Université de Nice ; Yves Vargas, philosophe, fils de Résistant ; Maxime Vivas, écrivain et journaliste.

S’associent à cet appel-pétition à l’international : Barbara Flamand, écrivain, Bruxelles ; Domenico Losurdo, philosophe et historien, professeur émérite à l’Université d’Urbino (Italie) ; Anita Prestes, professeur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro ; Miguel Urbano Rodrigues, anc. député portugais au Conseil de l’Europe, anc. militant antifasciste et anticolonialiste, historien du mouvement communiste

source

Signer en ligne l’appel pétition : cliquez ici



21 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 9 mars 15:29

    il n’y aurait jamais eu de révolution d’octobre si le Tsar Nicolas II n’avait été aussi réactionnaire et si mal conseillé


    • CN46400 CN46400 9 mars 15:40

      @LE CHAT

       « Il n’y a plus de pain ; donnez leur de la brioche »... Sans Marie-Antoinette, le 14 juillet 1789 n’aurait pas eu lieu.....L’histoire par le petit bout de la lorgnette !


    • LE CHAT LE CHAT 10 mars 09:59

      @CN46400

      la famine dans les campagnes vient certainement des conséquences de l’éruption du volcan islandais Laki en 1783 et qui a entrainé un refroidissement et une météo épouvantable dans toute l’Europe du Nord pendant des années , avec les mauvaises récoltes qui vont avec !

      La tirade sur les brioches n’est peut être bien que de la pure propagande des ennemis de Marie Antoinette qui l’appelaient « l’autrichienne » , ça n’a jamais été prouvé !

      j’aime bien voir l’Histoire par le petit bout de la lorgnette , il y a des effets papilllon parfois ....


    • roman_garev 10 mars 10:38

      @LE CHAT
      S’il n’y avait pas Raspoutine, s’il n’y avait pas de Lénine et de l’argent reçu de la part des Allemands, s’il n’y avait pas de Guerre mondiale..............
      L’Histoire ne connaît pas de conditionnel, ne vous en déplaise. Alors à quoi servent ces élucubrations ?


    • julius 1ER 10 mars 14:41

      @LE CHAT


      çà c’est méconnaître l’Histoire de ce pays ..... 3 révolutions en moins de 15 ans çà te parle ????

    • julius 1ER 10 mars 14:58

      @LE CHAT


      en réponse à ton nihilisme de mauvaise aloi et aussi pour te dire qu’une révolution ne se décrète pas mais qu’elle arrive parceque les inégalités deviennent insupportables 

      au travers du prisme de cette analyse autant dire que les candidats de Droite et d’Extrème -Droite n’apportent aucune solution..... mais peut-il en être autrement ???

      et en référence à la Révolution russe il y eu ce Ministre du Tzar Stolypine qui a certainement été le ministre le plus brillant de l’époque puisqu’il a été ministre de 1906 à 1911 autant dire une éternité .. en charge de la réforme agraire et assassiné par ses pairs si je puis dire parceque certainement son approche de l’évolution de la Russie ne cadrait pas avec la vision des ultra-conservateurs de l’époque ... ( je note au passage que l’émission d’Arte en a fait totalement abstraction ... pourquoi ?????)
      mais Stolypine est emblématique du fait que lorsque certains ne veulent que rien ne change .... les changements se feront mais dans la violence .....

      aussi c’est un choix et là je vous rejoins il faut des individus éclairés (et assez désintéressés) suivez mon regard ..
       pour ce faire.... mais ne rien faire c’est bien pire !!!!


  • CN46400 CN46400 9 mars 15:34

    Ouais, mais Thermidor il y a eu, et c’est sans doute plus important, pour l’avenir, d’expliquer, et de débattre cela, que de commémorer Fevrier17 ou même Octobre17. S’il y a eu contre-révolution c’est sans doute qu’il y avait un vers dans le fruit ?


    • abcd 9 mars 20:49

      @CN46400
      Quel révolution n’a pas produit de contre-révolution ?, au matin suivant le grand soir débute la contre-révolution (Française itou, les perdants se vengent forcement) et si les soviets dorment sur leurs lauriers, leurs sommeils éternels servira de socles à la révolution, contre révolutionnaire.


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 mars 15:54

    Ce document diffusé par Arte : « Lénine, une autre histoire de la révolution russe », en présentant Lénine comme un opportuniste profiteur confirme les observations contenues dans votre article.


    Il est pourtant intéressant de le regarder pour deux raisons :
    - les documents d’archives sont impressionnants
    - les techniques de manipulation idéologique utilisés dans le commentaire représentent un champ d’analyse sur l’évolution de la propagande aujourd’hui.

    Il n’en reste pas moins que la disparition du PCF des écrans radars n’aide pas à redresser la barre. Or ce déclin n’est pas dû à une attaque externe mais à une succession d’erreurs dans le chois des derniers dirigeants et leurs « stratégies » électoralistes calamiteuses. A posteriori, le ralliement de Rober Hue à la candidature Macron en dit long sur les convictions du personnage !

  • Laulau Laulau 9 mars 16:06

    Toujours excellent.


  • Hecetuye howahkan howahkan 9 mars 17:09

    Un autre son de cloches...

    c’est en anglais avec un accent et en plus dit par un sheik, l’excellent ou le détesté, c’est selon, Imram hosein ....donc forcément faux..

    http://thesaker.is/sheikh-imran-hosein-explains-everything-about-russia-ussr-ukraine-and-israel/

    si c’est pas des conneries...c’est à tomber sur la partie de votre corps la plus molle, normalement toujours

    et oui si cela est juste de toutes façons c’est faux...


  •  
     
    200 divisions env à l’Est
     
    20 à l’Ouest 
     
     
    90% de l’armée de l’axe a été détruite à l’Est,
     
    et Staline a ralenti le rythme pour conquérir les pays de l’Est ...
     
    Sinon Lénine a confondu Capitalisme d’Etat pour homme nouveau et communisme de la propriété commune holiste (Marx = pas d’Argent + pas d’État) Pannekoek l’explique :
    https://www.marxists.org/francais/pannekoek/works/1947/11/pannekoek_19471100 .htm
     
    + erreur de nier l’auto mouvement historique
     
     
     
    "Ainsi la classe ouvrière en lutte, s’appuyant sur le marxisme, trouvera sur son chemin cet obstacle : la philosophie léniniste, théorie d’une classe qui cherche à perpétuer l’esclavage et l’exploitation des ouvriers." Lénine philosophe, Pannekoek
     
    https://www.marxists.org/francais/pannekoek/works/1938/00/pannek_19380000i.h tm
     

     

     
     


  • politzer politzer 10 mars 03:04

    Bjr je ne signerai ni ne diffuserai pas cet appel bien que j en approuve la quasi totalite. il est anti dialectique sur le plan theorique et faux politiquement de déclarer que la colonisation n a pas joué un rôle progressiste. C est contraire à tout le mouvement historique dont Marx et Lenine ont exposé les lois scientifiques. C est une honteuse concession à l ideologie de la repentance coherente avec le ralliement de ce groupuscule au Judas Mélenchon qui roule pour l oligarchie.


    • roman_garev 10 mars 10:42

      @politzer
      Quelle part de Mélenchon est-elle dans la révolution russe ?


    • politzer politzer 10 mars 14:44

      @roman_garev Melenchon et la repentance le prcf et la vision unilaterale de la colonisation.


  • fred fred 10 mars 07:15

    Les « Révolutions » sont des attrape nigaud qui font beaucoup de morts pour rien !

    Encore un truc de fadas-schizophrènes...ou le petit monde des CONS !
    Pour s’en convaincre voir les résultats...

    • CN46400 CN46400 10 mars 09:28

      @fred

      Raspoutine n’était donc pas un attrape nigauds, et Nicolas 2 un génie mal considéré par son peuple...Quand aux morts, pour raisons diverses et variées, des 2, ou 3 siècles de la dynastie des Romanov, sont-ils vraiment morts pour quelque chose...


    • julius 1ER 10 mars 14:54

      @fred


      en réponse à ton nihilisme de mauvaise aloi et aussi pour te dire qu’une révolution ne se décrète pas mais qu’elle arrive parceque les inégalités deviennent insupportables 

      au travers du prisme de cette analyse autant dire que les candidats de Droite et d’Extrème -Droite n’apportent aucune solution..... mais peut-il en être autrement ???

      et en référence à la Révolution russe il y eu ce Ministre du Tzar Stolypine qui a certainement été le ministre le plus brillant de l’époque puisqu’il a été ministre de 1906 à 1911 autant dire une éternité .. en charge de la réforme agraire et assassiné par ses pairs si je puis dire parceque certainement son approche de l’évolution de la Russie ne cadrait pas avec la vision des ultra-conservateurs de l’époque ... ( je note au passage que l’émission d’Arte en a fait totalement abstraction ... pourquoi ?????)
      mais Stolypine est emblématique du fait que lorsque certains ne veulent que rien ne change .... les changements se feront mais dans la violence .....

      aussi c’est un choix et là je vous rejoins il faut des individus éclairés (et assez désintéressés) suivez mon regard ..
       pour ce faire.... mais ne rien faire c’est bien pire !!!!

  • julius 1ER 10 mars 15:14
    voici ma réponse à un prof qui disait que le socialisme par essence était une malédiction historique :


    c’est vrai que le socialisme est une idéologie mortifère .... 

    d’ailleurs au 20 ie siècle les grands pays alors sous forme d’empires qui se sont entre-déchirés lors de la 1ière guerre mondiale pour faire finalement 15/20 millions de morts étaient tous des parfaits socialistes, !!!

     toutes ces têtes couronnées, tous plus ou moins consanguins, d’affreux socialistes qui ne rêvaient que de nationalisations et de vaincre le Capital ....

    d’ailleurs comme ces têtes couronnées n’étaient pas très contentes du résultat de la 1re elles ont remis le couvert pour une 2ie encore plus saignante en faisant élire des individus encore plus cyniques et opportunistes qu’elles mêmes bien sûr avec l’aval de toute l’organisation politico-industrielle elle aussi affreusement socialiste je pense aux Krupps, Bayer, Agfa, Basf ...etc !!

    60 milions de morts lors de la 2ie édition et des destructions dont il faudra 30 années pour se remettre et la face du monde complètement changée à cause de cette idéologie socialiste mère de tous les maux !!!

    moi la question que je me pose est :
    comment un prof qui a(ou eu ) la charge de nombreuses têtes blondes peut sortir un tel flot d’âneries ... ce qui m’amène à penser et comprendre pourquoi l’éducation nationale va si mal dans ce pays !!!

  • julius 1ER 10 mars 15:28
    julius 1ER 13 février 19:13

    It had not always been thus. Otto told me that in 1924, a year before he arrived, a majority of the students in the school had been supporters of Trotsky. Trotsky was making a play for the Party youth, in opposition to the older Bolshevik stalwarts. With his usual demagogy, he claimed that the old leadership was betraying the revolution and had embarked on a course of « Thermidorian reaction. » In this situation, he said, the students and youth were « the Party’s truest barometer. »


    en 24 Lénine meurt et ne laisse pas de testament bien qu’il ait émis l’idée à juste titre que Staline n’était pas le candidat idéal pour le remplacer car il le trouvait trop brutal et dogmatique ... mais déjà Staline avait pris le contrôle du parti et placé ses fidèles dans tout l’ appareil d’état et dans beaucoup d’instances du Parti !!!

    sur Trotsky et sa vision :

    Elles impliquaient le destin du socialisme en Union Soviétique. Dans quelle direction le peuple Soviétique devait-il aller ? Quel devait être le sens de son développement économique ? Est-il possible de construire un système économique socialiste ? Ces questions n’étaient pas seulement théoriques, mais étaient des questions de vie et de mort. 

    Trotsky était pour la NEP initiée par Lénine et qui se résume à laisser au secteur privé tout ce qui n’est pas d’intérêt stratégique ... on pourra remarquer que Staline signera l’arrêt de mort de la Nep en 1928 en même temps qu’il commencera à éliminer tous ses opposants y compris Trotsky avec les purges décidées par lui seul ....
    ce sera le début d’une économie totalement bureaucratisée dont ne voulaient pas ni Lénine ni Trotsky d’ailleurs ... on pourra remarquer qu’il y eut un age d’or assez florissant entre la fin de la guerre civile en 1921/22 et la chape de plomb initié par Staline tant au niveau architectural que des moeurs avec un plan gigantesque d’éducation et de formation , les russes ont produit plus d’ingénieurs dans ces années là que pendant toute l’ère tzariste !!!
     
    on peut reprocher à Trotsky d’avoir eu des rapports avec le pouvoir moins impliqué que ce qu’il aurait fallu mais on ne peut lui reprocher d’avoir phagocyté celui-ci dans le seul but d’avoir une mainmise totale sur celui-ci à l’instar de Staline non seulement pour assouvir un pouvoir personnel mais surtout pour y instaurer un régime de terreur à l’intérieur même de l’appareil d’état, c’est faire peu de cas des conceptions bien plus ouvertes de Trotsky sur la gouvernance.

    • CN46400 CN46400 10 mars 17:47

      @julius 1ER

      Je suis d’accord avec votre description. J’ajoute que pour comprendre la prise du pouvoir par Staline, il faut avoir à l’esprit que beaucoup de cadres du parti communiste, sur lesquels il s’est appuyé, n’avait, alors, du marxisme, qu’une conception sommaire confondant souvent égalité et égalitarisme. Ils jugeaient la NEP plutôt sur la dégaine des « nepmans », que sur les résultats économiques objectifs. C’est aussi, à mon sens, aussi pour cette raison que Trotski n’a pas franchement utilisé la défense de la NEP comme argument contre Staline.

       Il y a une curieuse analogie entre cette période en URSS et celle qui, en Chine, précède l’accès au pouvoir de Deng Xiao Ping qui, lui aussi, n’annonce sa NEP qu’une fois après avoir été intronisé comme N1...


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