jeudi 1er mai 2008 - par Serge-André Guay

L’américaine Lulu.com aura-t-elle raison des pionniers québécois de l’édition en ligne ?

La fondation littéraire Fleur de Lys, première maison d’édition québécoise en ligne sur Internet avec impression à la demande (un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur), connaît une baisse drastique de ses activités. La direction de la fondation explique cette baisse par la publicité gratuite dont profite la maison d’édition en ligne américaine Lulu.com au Québec.

Curieusement, c’est l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) qui a lancé le bal par la parution d’un article, sous le titre Un nouveau mode d’édition, faisant l’éloge de l’américaine Lulu.com dans l’édition de septembre dernier de son bulletin. Pourtant, le président de l’UNEQ, Stanley Péan, exprimait publiquement sa crainte « que les compagnies étrangères pourraient finir par éditer électroniquement les livres québécois au détriment des éditeurs de chez nous. L’argent de l’achat irait ailleurs que dans l’industrie québécoise. Il faut sincèrement que le milieu commence à y réfléchir parce que le mouvement est amorcé et il est irréversible » (Journal de Montréal, 15 mars 2007). Il semble que cet appel de Stanley Péan à la réflexion soit tombé dans le vide, même au sein de l’UNEQ dont il assume la présidence, puisque le bulletin de l’Union a fait la promotion de l’une de ces maisons d’édition étrangères en ligne sur Internet dans un texte consacré en exclusivité à l’américaine Lulu.com ou, si vous préférez, sans aucune allusion aux initiatives québécoises.

Puis, dans son édition du samedi 12 et du dimanche 13 janvier 2008, le quotidien québécois Le Devoir publie lui aussi un article consacré en exclusivité à l’américaine Lulu.com sous le titre Se publier envers et contre tous, passant ainsi lui aussi sous silence les initiatives québécoises dans le domaine. Enfin, faut-il croire que Lulu.com est entrée dans les mœurs du quotidien Le Devoir puisque dans un nouvel article intitulé La Bibliothèque portable et publié dans l’édition du samedi 19 et du dimanche 20 avril 2008, on trouve une autre mention favorable à l’américaine Lulu.com : « Le livre a été publié sur Lulu.com, un site créé en 2002 qui permet aux auteurs de diffuser et de vendre leurs romans sur le Web tout en en gardant le contrôle éditorial et légal. »

La direction de la fondation littéraire Fleur de Lys se demandait pourquoi le nombre de manuscrits déposés à l’attention de son service d’édition en ligne était à la baisse depuis l’automne dernier. Ce sont les appels téléphoniques de quelques auteurs indignés par les articles parus dans le bulletin de l’UNEQ et dans Le Devoir qui ont mis la puce à l’oreille de la fondation. « On m’a parlé de Lulu.com puis j’ai lu votre critique de l’article du Devoir. Je trouve ça aberrant qu’on ne parle pas du travail formidable de la fondation » a expliqué l’un de ces auteurs.

La fondation littéraire Fleur de Lys est suffisamment inquiète pour se demander si elle survivra à cette offensive de l’américaine Lulu.com d’autant plus qu’elle profite implicitement de l’appui de l’UNEQ et du quotidien Le Devoir.

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

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28 réactions


  • stephanemot stephanemot 1er mai 2008 10:58

    il fut un temps ou les editeurs traditionnels se plaignent des editeurs en ligne... tout cela parait bien lointain.

    en ligne ou non, le Quebec regorge d’editeurs fort sympathiques, de quoi faire palir de honte une France en voie de desertification apres la vague de concentration de ces dernieres annees.

    courage


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 1er mai 2008 17:56

      Au Québec, le rapport entre les éditeurs traditionnels et les éditeurs en ligne est très problématique. Les éditeurs traditionnels québécois craignent comme la peste l’arrivée tout de nouveau joueur qui forcerait un nouveau partage du marché du livre et, plus important encore, un partage de l’aide financière gouvernementale. Les éditeurs traditionnel québécois veulent conserver le monopole de l’aide financière gouvernementale et si cette aide devait s’étendre à l’édition en ligne, les éditeurs traditionnels se disent les seuls capables d’offrir des oeuvres de qualité ou, si vous préférez, d’être des éditeurs en ligne. Ainsi, jusqu’à ce jour, ils ont bloqué toute aide financière aux éditeurs en ligne. Par contre, ils ont obtenu une aide financière gouvernementale pour réaliser une étude du marché de l’édition en ligne afin de guider les éditeurs traditionnels qui voudraient se lancer dans l’édition en ligne. Le problème, c’est que les éditeurs traditionnels ne comprennent pas le principale avantage de l’édition en ligne : la démocratisation de l’accès à l’édition. Ils croient que l’édition en ligne consiste à numériser les livres qu’ils ont déjà édités de façon traditionnelle pour les offrir en ligne en prévision de l’arrivée du livre électronique. Autrement dit, au Québec, on fera de l’édition en ligne comme on fait de l’édition traditionnelle, avec un taux de refus des manuscrits dépassant les 90% et des choix sous l’influence des critères commerciaux. Et les gouvernements sont complices des éditeurs traditionnels car une loi interdit aux gouvernements de subventionner un éditeur qui n’est pas accrédité par lui et cette accréditation est inaccessible aux éditeurs en ligne. J’explique cette affaire dans cet article.


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 2 mai 2008 00:32

      « ...les éditeurs traditionnels se disent les seuls capables d’offrir des oeuvres de qualité ou, si vous préférez, d’être des éditeurs en ligne. »

      L’édition professionnelle, c’est de l’édition tout court, peu importe son mode de diffusion et de distribution. La distinction de l’édition en ligne que j’ai essayé de défendre dès avril 1995 n’a plus raison d’être depuis longtemps. Je l’ai abandonnée moi-même le premier après l’avoir adopté en précurseur, à cette époque désormais révolue. Je m’explique d’ailleurs là-dessus dans mon livre d’essais « Sur le Web » que vous pouvez commandez chez vous, pour pas plus cher qu’en librairie. Mon fournisseur actuel en impression à la demande est Lulu, en effet. Mais il n’est pas le seul, loin de là, y compris au Québec. Par exemple, vous retrouvez à Montréal, http://www.deslivres.ca/ puisqu’il s’agit ici de prêcher pour le soutien de l’économie locale, ce contre quoi personne ne peut être en désaccord. Le désavantage, c’est que les sous-traitants new-yorkais de Lulu sont en mesure de traiter beaucoup de volume de production et par conséquent, de baisser drastiquement leur coût unitaire. C’est spécialement le cas du plus gros fournisseur international de Lulu, l’anglo-américain https://www.lightningsource.com/ qui est en mesure d’offrir au petit éditeur indépendant en démarrage de même qu’à l’auteur-éditeur prolifique, des services complets d’une compétitivité sans commune mesure aucune avec le Caïus du livre ci-haut mentionné. Ce dernier n’en constitue pas moins une offre alternative tout à fait valable, de très belle facture, pour peu qu’on quitte le domaine de la véritable impression à la demande, c’est-à-dire à l’unité, pour passer à celle en toute petite quantité de 50, 100 exemplaires à la fois, qui a été plutôt le champ d’exercice de Fleur de Lys, sauf erreur, et à compte d’auteur par-dessus le marché, à partir de 500$ tout compris incluant 10 exemplaires. Chez Lulu, c’est d’emblée gratuit de bout en bout, pas de contrat à signer, encore moins de cession de droits, et l’auteur a toute la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage. De l’impression à la demande à l’état pur, à l’unité, ça n’a jamais existé au Québec, et c’est encore très difficile à dénicher en France (je tiens d’ailleurs Le Forum de l’édition sur tous ces thèmes) ou alors j’aurais sauté sur l’occasion avec le défunt Éditel des années bien avant que cette idée ne vienne à traverser l’esprit d’un Serge-André Guay. C’est Cylibris, en France, qui a inauguré dès 1996 cette solution-là (plus ou moins édulcorée), le tout premier sur une base commerciale dans la francophonie. Mais ce n’était pas de l’impression à la demande proprement dite. Il avait simplement une entente tout spéciale sur les petites quantités avec l’imprimeur Cloître comme Le Caïus fait pour tous les intéressés.


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 2 mai 2008 17:13

       

      Vous écrivez : « L’édition professionnelle, c’est de l’édition tout court, peu importe son mode de diffusion et de distribution. La distinction de l’édition en ligne que j’ai essayé de défendre dès avril 1995 n’a plus raison d’être depuis longtemps. » La différence entre l’édition en ligne et l’édition traditionnelle ne tient pas du caractère professionnel de l’une ou de l’autre. Il y a des éditeurs traditionnels amateurs et d’autres professionnels. Il en va de même dans le secteur de l’édition en ligne.

      L’édition en ligne se distingue de l’édition traditionnelle en raison de la démocratisation de l’accès à l’édition. On sait tous que le taux de refus des éditeurs traditionnels dépasse les 90%. Ce n’est pas le cas avec l’édition en ligne, notamment, parce que les coûts et les risques sont beaucoup moins élevés sur Internet que sur le marché traditionnel du livre. Plus encore, certains coûts, tels la mise de fond pour les tirages nécessaires à une distribution en librairies et l’entreposage, disparaissent avec l’édition en ligne jumelée à l’impression à la demande. Il faut lire le dossier du Conseil de l’Europe pour bien saisir les différences entre l’édition en ligne et l’édition traditionnelle.

      Vous êtes Québécois et vous précisez que votre fournisseur d’impression à la demande est l’américaine Lulu.com parce que c’est moins dispendieux. C’est le propre de la stratégie américaine pour s’imposer dans le monde. Le seul but est de drainer le maximum de profits sur la scène mondiale en vue d’enrichir les actionnaires américains. Évidemment, la stratégie s’applique au détriment des économies nationales, régionales et locales des autres nations.

      Aussi, vous êtes dans l’erreur en affirmant que notre maison d’édition en ligne, la Fondation littéraire Fleur de Lys, effectue des tirages de 50 ou 100 exemplaires. Notre Fondation offre la véritable impression à la demande, c’est-à-dire l’impression d’un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur. Par le fait même vous êtes encore dans l’erreur en soutenant que « l’impression à la demande à l’état pur, à l’unité, ça n’a jamais existé au Québec ». Nous l’offrons depuis juin 2003. Et vous êtes une fois de plus dans l’erreur en affirmant que l’impression à la demande « est encore très difficile à dénicher en France ». La Fondation littéraire Fleur de Lys n’a eu aucun problème à dénicher un imprimeur à la demande en France. Il y en a plusieurs et ils sont excellents. Et je parle bel et bien ici de l’impression à l’unité.

      Vous dites que vous auriez sauté sur l’occasion de l’impression à la demande avec votre défunte maison d’édition en ligne si ce type d’impression avait alors existé. L’impression à la demande est arrivée sur le marché de l’édition en ligne en 1998 à l’initiative de la compagnie Xerox. « Début 1999, un réseau informel d’impression à la demande a été établi avec la collaboration d’auteurs et d’éditeurs utilisant cette technique en France, en Italie et en Suède. » (Conseil de l’Europe, La nouvelle économie du livre) En 2003, lorsque la Fondation littéraire Fleur de Lys a ouvert sa maison d’édition en ligne, nous avons innové en offrant l’impression à la demande, un exemplaire à la fois.

      Enfin, vous écrivez : « Chez Lulu, c’est d’emblée gratuit de bout en bout, pas de contrat à signer, encore moins de cession de droits, et l’auteur a toute la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage. » Lulu.com n’est pas gratuit de bout en bout, du moins, pas pour tout le monde et pour tous les services. L’auteur paye uniquement les exemplaires qu’il commande que s’il fournit le fichier PDF prêt à l’impression dans le format désiré. Dans le cas contraire, l’auteur doit payer pour chacune des étapes de production, de la mise en page à production d’un PDF du fichier de traitement de texte de son manuscrit.

      Une mise en page professionnelle ne s’improvise pas. Par exemple, il faut numéroter la page titre de chaque chapitre, numérotation absente dans votre livre au chapitre « Écrire & Éditer ». Il faut aussi laisser un espace adéquat entre le titre de chaque chapitre et le premier paragraphe du texte, question d’esthétique et de repérage, ce qui n’est pas le cas dans votre livre. Autre exemple, la page de faux-titre suit la deuxième de couverture, ce qui n’est pas le cas dans votre livre. Je ne vous en fais pas le reproche. L’auteur qui s’autoédite lui-même peut varier la mise en page selon sa créativité. Mais il y a un risque d’une perception d’un ouvrage d’amateur car la mise en page, c’est la facture d’un livre aux yeux des lecteurs. Il s’agit ici simplement de souligner qu’une mise en page professionnelle n’est pas à la portée de tous les auteurs.

      Aussi, chez Lulu.com, l’auteur qui souhaite voir son livre offert dans les grandes librairies en ligne doit signer un contrat où Lulu.com devient l’éditeur (ce n’est alors plus de l’autoédition) et payer plusieurs services rattachés.

      Dire que « Chez Lulu, c’est d’emblée gratuit de bout en bout » est une grave erreur. J’ai publié une comparaison des coûts entre Lulu.com et la Fondation littéraire Fleur de Lys.


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 2 mai 2008 19:05

      C’est simple, monsieur Guay, indiquez-nous vos fameux fournisseurs québécois ou français d’impression numérique de bout en bout de la chaîne de production, à la demande réelle, sur la base d’un coût unitaire crédible d’un point de vue marketing car redistribué sur une grande quantité d’impressions parmi des milliers de petits éditeurs et auteurs-éditeurs de tous les pays. J’ai assez couru après tous les grands groupes d’imprimeries à Montréal pour tenir d’eux qu’un tel service n’existe toujours pas au Québec ni au Canada, ni chez le groupe Marquis, ni chez Quebecor ni chez Transcontinental. Les bineries du coin équipées de Docuteck n’ont rien à voir avec l’édition numérique à la demande réelle. Elle est apparue autour de 2004, aux États-Unis. C’est Lighting Source d’Ingram qui détient le marché et il doit être d’envergure mondial pour être mis en opération de façon rentable en offrant ce qui se rapproche le plus d’un vrai prix de gros à l’unité ! Parlons de faits, de données, de références valables, de grâce ! Par exemple, votre fameux tableau de comparaison entre Lulu et Fleur de Lys, il ne résisterait pas à une analyse sérieuse. Ça frise le délire interprétatif !


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 2 mai 2008 19:19

      « Je ne vous en fais pas le reproche. »

      Merci, parce que je n’embarquerai dans vos jeux de con, comme si vous aviez le moindre motif sérieux de prendre en faute mes mises en page. Je connais personnellement tous mes acheteurs et vous n’en faites pas partie, monsieur Guay. Achetez mon livre, cela va me faire plaisir, hé ! On en reparlera à ce moment-là, d’accord ? Car mon livre d’essais est irréprochable. Il compte 100 000 mots. J’ai l’oeil pour les détails les plus menus et je suis peut-être encore plus normatif sur le plan de l’édition que vous ne l’êtes. Cela dit, je serais ravi de me faire épouiller par vous, si l’envie vous en prenait. Mais pour cela il va falloir délier les cordons de votre bourse et vous portez acquéreur de votre exemplaire de Sur le Web, hé !


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 2 mai 2008 20:15

       

      Pas besoin d’acheter votre livre. Les quelques pages disponibles en extrait sur le site de votre imprimeur suffisent pour se rendre compte d’erreurs élémentaires de mise en page. Comme je vous le disais, je ne vous en fais pas le reproche. Libre à vous de modifier les standards reconnus à la mise en page professionnelle. Mais le risque de la perception d’un travail amateur demeure. Quand un ami nous remet un exemplaire de son livre en nous précisant qu’il l’a édité lui-même, on se penche automatiquement sur la facture du livre. On éprouve alors souvent un sentiment de gêne face à l’allure du livre qui ne correspond pas au travail professionnel auquel le lecteur est habitué.


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 2 mai 2008 20:27

      Désolé, je ne vous ferai pas cadeau des références de nos fournisseurs. C’est un secret bien gardé à la Fondation littéraire Fleur de Lys. Je vous ai déjà référé au Syndicat de l’Impression Numérique et des services graphiques en France. À vous de voir en ce qui concerne le Québec et le Canada.


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 2 mai 2008 21:04

      Vous parlez à travers votre chapeau. Seul le PDF de mon livre est le fichier de préimpression, le bon à tirer, et il n’est pas disponible en téléchargement gratuit, pour des raisons de droits d’auteur évidentes quant à moi.

      Comme vous cultivez le secret "professionnel" en camouflant vos sources... à quoi bon ? Monologuer tout fin seul dans vos innombrables blogues de désinformation, mon bon monsieur Guay.

      Votre "papier" n’a pas grand-chose d’informatif, de neutre et d’objectif. C’est dommage pour vous. Vous n’avez manifestement besoin de personne pour porter atteinte à votre propre réputation.

      Trempez tranquille dans vos eaux de boudin !


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 2 mai 2008 22:02

      Vous lisez et réagissez beaucoup trop vite. J’ai parlé de l’extrait de votre livre sur le site de votre imprimeur : « Les quelques pages disponibles en extrait sur le site de votre imprimeur suffisent pour se rendre compte d’erreurs élémentaires de mise en page. » Il n’y a aucune allusion à un quelconque « téléchargement gratuit » dans mes propos.

      Je n’ai pas publié cet article dans le but de discuter avec vous. Je suis même étonné de votre intervention étant donné nos échanges passés.


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 2 mai 2008 23:57

      Il n’y a en effet rien de plus insultant pour un perfectionniste comme moi, obsessif-compulsif du moindre détail, de se faire relever arbitrairement des erreurs de mise en page imaginaires.

      Tout le monde a compris pourquoi vous refusez de discuter du fond de toute cette question de "l’édition en ligne" : elle ne tient pas debout ! On n’est plus en 95, mon vieux, évoluez un peu. Il n’a que les fous qui ne changent pas d’idée...

      Avancez des faits, des références, des données exactes et vérifiables. Vous nous faites bien rire avec vos fournisseurs secrets, hihi !...


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 3 mai 2008 01:49

      Vous êtes tellement contourné et de mauvaise foi, mon bon monsieur Guay, que c’est irrésistible de vous reprendre point par point, référence typographique à l’appui, soit Le Ramat de Aurel Ramat qui fait autorité au Québec.

      En passant, merci pour la publicité gratuite pour mon livre d’essais pionniers Sur le Web écrits pour la plupart à l’époque où j’ai lancé dans la francophonie, ce que j’appelais de l’édition en ligne et qui n’est que de l’édition tout court, au fait. C’est devenu évident que la nature de l’édition n’a rien à voir avec de la démocratisation et qu’elle n’est pas définie par un mode quelconque de diffusion et de distribution ou d’impression.

      D’autant que je prends mes modèles de mise en page parmi un vaste choix de divers livres publiés par de grandes maisons d’édition, Boréal surtout, Seuil, Gallimard.

      1) "Par exemple, prétendez-vous, il faut numéroter la page titre de chaque chapitre." VARIABLE !

      Sur ce point je cite le Ramat :
      « PAGINATION
      (...) En principe, on ne met pas de folio au début des chapitres, sauf quand il est important de trouver rapidement la page que l’on cherche. »
      Mon livre est un essai littéraire, pas un ouvrage de référence.

      2) "Il faut aussi laisser un espace adéquat entre le titre de chaque chapitre et le premier paragraphe du texte, question d’esthétique et de repérage..." VARIABLE !

      C’est ce que j’ai fait uniformément tout le long du livre, de manière parfaitement consistante. Il n’y a aucune régle obligatoire quant au nombre de ligne laissées en blanc à partir du haut de la page, ni la mention du numéro de chapitre ou quant à la grosseur du titre.

      3)"...la page de faux-titre suit la deuxième de couverture..." VARIABLE !

      La page de faux-titre, au dos de laquelle sont mentionnés d’ordinaire les autres ouvrages du même auteur, doit toutefois précéder la page de titre au derrière de laquelle il est d’usage courant, du moins au Québec, de mentionner l’ISBN, le copyright, entre autres informations.

      Je répète que l’aperçu des livres chez Lulu ne donne qu’un avant-goût trop approximatif de l’aspect matériel de nos livres. Ils devraient s’inspirer de la même fonction de feuilletage virtuel chez Amazon. Seul un PDF peut donner une impression exacte pour qui s’y connaît assez pour se le figurer.

      Maintenant, les questions d’esthétique de mise en page n’ont rien à voir avec le fond de votre publi-papier.

      Quand vous vous en prenez pas aux fonctionnaires du Ministère de la culture du Québec qui ont le bon sens de vous refuser une subvention pour une chimère, comme s’ils vous devaient de dilapider les fonds publics ; que vous accusez l’UNEQ de soit disant appuyer Lulu dans le dos de son président, au lieu de mousser vos services d’édition à compte d’auteur ; puis, du même souffle, que vous accusez Le Devoir - de quoi, au juste ? d’informer correctement son lectorat ? -, vous vous tournez en ridicule d’une façon assez hilarante, je dois l’avouer.

      Je vous suggère de demander à votre psychiatre de mieux doser désormais votre throrazine... Vous devriez faire comme moi j’ai fait avec Éditel (qui cependant me sert encore de vitrine de diffusion pour les livres de mon pseudo d’auteur) et fermer définitivement votre site Fleur de Lys qui n’arrive plus à écrémer les auteurs, et pour cause, car ils sont parfaitement capables et assez talentueux pour concevoir et réaliser un beau livre grâce à un service comme Lulu qui les prend par la main du début à la fin du processus et qui n’a rien à voir, lui, avec du compte d’éditeur vieux jeu, mais tout avec de la vraie autoédition d’un coût très raisonnable, bien inférieur à vos 500 $ de frais d’entrée incontournable, eux.

      Ces derniers ne sont certes pas abusifs en soi, ils sont assez modestes compte tenu des services rendus, mais néanmoins ils sont maintenant superflus à payer et complètement dépassés comme approche. Lulu va faire disparaître le compte d’auteur de toute espèce et le remplacer par de la vraie autoédition autonome, avec toute la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage, en toute liberté légale.

      Je vous avais d’ailleurs prédit que vous en viendriez là tôt ou tard, comme je vous avais mis en garde en 2003 contre cette lubie de l’édition en ligne, déjà révolue à ce moment-là, fort de mon expérience de pionnier, de théoricien et de praticien de la chose numérique du livre, ce que vous ne m’avez tellement jamais pardonné que vous avez pris plaisir pendant des années à me diffamer l’air de rien dans de multiples pages de vos blogues à la noix. Et vous vous étonnez que j’intervienne ici ?


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 3 mai 2008 02:55

       

      En fait, c’est vous qui ne me pardonnez pas de ne pas reconnaître votre « expérience de pionnier, de théoricien et de praticien de la chose numérique du livre ». Je respecte votre préférence pour l’autoédition et pour l’économie américaine. Mon opinion est différente de la vôtre, tout simplement. Et je ne vous force pas à y adhérer.

       


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 3 mai 2008 02:56

      Parfois, sur certains sujets -sensibles-, les réactions des lecteurs peuvent être très violentes et apparemment disproportionnées. Essayez toujours de -calmer le jeu- en répondant de manière factuelle et courtoise afin d’éviter tout dérapage ou polémique interminable.


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 3 mai 2008 02:57

      Parfois, sur certains sujets -sensibles-, les réactions des lecteurs peuvent être très violentes et apparemment disproportionnées. Essayez toujours de -calmer le jeu- en répondant de manière factuelle et courtoise afin d’éviter tout dérapage ou polémique interminable.


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 3 mai 2008 03:41

      Ça vous arrive parfois d’être vrai et authentique, tout simplement, à bas les masques et les conneries ? J’ai joué un certain rôle dans l’édition en ligne dans ses modestes débuts, avril 1995. Il y a un commencement à tout. C’est tombé par hasard sur mon initiative un peu trop visionnaire et dénuée de moyens financiers conséquents. Mais à cette époque cela importait peu, car j’oeuvrais - moi et tout de suite bon nombre d’auteurs tous Français ou presque - dans le hautement symbolique, sans même de but lucratif. Puis vous avez repris au Québec en 2003 le flambeau comme vous avez pu, avec cette fois la formule de Cylibris mouture 1996 en France. Courue d’avance. D’où mon opinion que vous aviez sollicitée, alors, en vue de votre lancement officiel. J’ai été franc, direct et sans détour. Je suis très économie locale, je n’ai aucune leçon de chose à recevoir de quiconque, mais autant que faire se peut, admettons-le ! Extrêmement souverainiste à tout point de vue, est-ce utile de le préciser et d’insister ? Néanmoins je suis un Américain de langue et de culture française, aspirant à faire reconnaître sa co-nationalité avec la Mère patrie. J’ai moussé Le Caiüs du livre ci-haut, petit imprimeur quasi à la demande montréalais - à très court tirage, faute de volume suffisant. Mais c’est tout simplement impossible dans un mini-marché comme le Québec d’offrir un service complet, numérique de bout en bout à distance, entièrement automatisé via Internet, distribution directe sous notre propre étiquette, livraison comprise, ou tradtionnelle, en libraire, par Ingram sous certaines conditions, service de fine pointe tel que celui de Lightning Source US ou UK, fournisseur de la distribution internationale de Lulu et de biens d’autres du genre - c’est intéressant et rentabilisable à partir d’un fond qui roule de 20 titres et plus et c’est de la vraie édition à la demande à l’état pur à laquelle les éditeurs traditionnels ont recours aux USA comme partout à travers le monde, sans fausse honte ni discrimination de statut éditorial. C’est bête mais c’est la réalité et je n’y peux rien si ça ne décollera jamais au Québec à une si haute échelle même grâce au phénomène marketing dit de La longue traîne. Nous n’avons à partir d’ici pas assez d’emprise sur la francophonie, récupérée par Paris de toute manière. Il faut traiter beaucoup de volume pour cela afin de presque concurrencer le prix unitaire sur offset. Ce n’est pas de votre faute ni la mienne. Il faut bien faire de l’argent. L’autoédition c’est aussi une micro-entreprise. Si j’étais vous, je me montrerais pragmatique jusqu’au bout. Le nationalisme économique a ses limites. L’édition numérique à la demande réelle, n’est peut-être qu’une technique de production hybride, transitoire, comme je l’ai toujours anticipé dans mes écrits polémiques, en attendant le grand soir que prêchait le défunt Éditel, d’emblée, de l’édition tout numérique tout court, d’un bout de la chaîne à l’autre. Faute de papiel couleur haute résolution et du bidule assez design grand public qui fait encore défaut au moment où on se parle, on peut toujours fantasmer là-dessus. Nous y assisterons de notre vivant, mais réduits à l’impuissance sous le joug des transnationales de l’édition. Oui, de l’édition, pas de l’édition en ligne, de l’édition, un point c’est tout. Faut-il être un génie pour saisir cela, hein ?


    • Tharkun 20 juin 2008 09:18

      Vous dites, à propose de Lulu que "l’auteur doit payer pour chacune des étapes de production, de la mise en page à production d’un PDF du fichier de traitement de texte de son manuscrit."
      Or, j’ai pu faire imprimer un roman qu’a écrit mon beau-père à partir d’un fichier Word pour le seul coût de l’impression. Ai-je raté quelque chose ? Vais-je recevoir une facture pour la production du PDF ?


  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 1er mai 2008 13:24

    J’avoue ne pas comprendre quel est le problème.

    Qui ne fait pas ce qu’il devrait faire ici ?

    On parle trop de lulu.com et pas assez de votre fondation ?

    Qui est tenu à quoi et ne le fait pas ?

    Que ne proposez-vous vous-même un comparatif qui permette de comprendre pourquoi il serait plus judicieux, intéressant etc. de s’adresser à votre fondation plutôt qu’à lulu.com ?

    La question de la localisation des flux financiers paraît un peu secondaire dans le cyberespace. Chacun va là où il trouve la meilleure fonctionnalité au meilleur coût.

    Je me trompe ?


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 1er mai 2008 17:33

      Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. J’ai déjà un comparatif sur notre site (cliquez ici). Le problème, c’est que les médias québécois parlent très peu de l’édition en ligne et, lorsqu’ils le font, ils se réfèrent à une entreprise américaine au lieu des initiatives québécoises dans le domaine. Habituellement, on couvre ce qui se passe sur son propre territoire avant de se pencher sur ce qui se passe à l’étranger. Cet article vous aidera à approndir le problème avec les médias.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2008 18:46

      @ Salvador : L’édition au Québec - sauf le manuel scolaire - n’est pas un business viable. Sa survie est simplement affaire de bonne conscience des autorités politiques qui en on fait un volet de leur stratégie d’assistanat caulturel. La distribution des sous se fait sur fond de favoritisme et de népotisme et les beneficiaires constituent un petit groupe fermé. Les nouveaux joueurs ne sont pas les bienvenus.

      Dans ce contexte, favoriser l’émergence d’in groupe étranger permet de faire un suivi sans risque de ses tentatives, puis de l’éliminer au moment opportun, en l’excluant des subsides, parce qu’étranger. Le moment opportun sera quand un grand groupe québécois ou franco-québécois sera convaincu de la rentabilité de l’entreprise. Les précurseurs comme Fleurdelys étaient simplement entre les tranchées au moment des permiers tirs d’artillerie et maintenant ce sont les blindés qui avancent... Pas comfortable d’être un fantassin et d’avoir des idées...

      @ l’Auteur : ce texte devrait être présenté là. et un coup de fil à Marois avant les partielles ne serait pas mauvais

       

      PJCA


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 1er mai 2008 20:01

      Cher monsieur Allard,

      Je me dois de vous informer que nous avons abandonné toutes relations gouvernementales à la fin de l’année dernière : « DÉCEMBRE - Découragés par le protectionnisme de la chaîne québécoise du livre et par le corporatisme du ministère québécois de la Culture et des Communications, nous nous replions sur nous-mêmes, nous rompons toutes relations avec les gouvernements et nous déclarons la Fondation littéraire Fleur de Lys un organisme privé. » (Cliquez ici pour en savoir plus). C’est donc dire que nous n’espérons plus rien du gouvernement du Québec et des partis politiques québécois. Il en va de même du gouvernement canadien et des partis politiques fédéraux. Aucun gouvernement québécois aura le courage de rouvrir la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre pour y inclure les éditeurs en ligne (Cliquez ici pour en savoir plus), et ce, même si cette loi contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’Homme en raison même de l’exclusion de l’édition en ligne (Cliquez ici pour en savoir plus). Nous avons livré bataille jusqu’à ce que le gouvernement du Québec franchisse les limites de l’acceptable en s’attaquant à nous personnellement dans la lettre de refus de notre dernière demande de subvention en nous traitant d’incompétents et d’amateurs (Cliquez ici pour en savoir plus). Évidemment, nous avons protesté et rencontré le fonctionnaire signataire de cette lettre, monsieur Pierre Aubry, directeur régional du ministère québécois de la culture à Montréal. (Cliquez ici pour lire le compte-rendu de cette rencontre) Monsieur Aubry s’est excusé et nous promettait d’examiner de ce que son ministère pouvait faire pour nous en s’engageant à nous rappeler. Il ne nous a jamais rappelé.

      Quoiqu’il en soit, vous avez raison de comparer l’américaine Lulu.com à une colonne de blindés qui avance sur les terres québécoises de l’édition en ligne. Et quand Le Devoir, le quotidien le plus nationalisme qui soit au Québec, préfère donner écho, deux fois plutôt qu’une (1) (2), à cette firme américaine plutôt qu’aux initiatives québécoises, il y a de quoi de demander si nous survivrons.

       


  • Annie DAVID Annie DAVID 4 mai 2008 15:28

    Messieurs, En l’état actuel des choses, je me vois contrainte de venir rectifier une assertion gravissime : non, Lulu n’est pas du genre féminin ! Lulu.com est un site internet. Accessoirement, Lulu est Canadien d’origine, puisque son fondateur Bob Young préside encore aux destinées d’un club de foot de Toronto si ma mémoire est bonne. Certes, le siège est en Caroline du Nord , mais mes collègues (eh oui, je bosse chez Lulu !) sont de toutes les nationalités, couleurs, races et langues. Alors, Monsieur Fleur de Lys, je crois que nous avons la solution : prenez un pseudo, publiez quelque chose sur Lulu, voyez si ça vous convient. Personne n’en saura rien. Ensuite, ayant constaté que personne ne viendra vous prendre une once de vos droits sur votre oeuvre, et cela même avec un ISBN américain où Lulu figure comme l’éditeur - pour de pures raisons d’obtention d’ISBN et le corollaire , l’inscription dans les bases de données de l’industrie du livre d’Amérique du Nord -vous pourrez envisager d’éditer via Lulu. Comment ? En demandant une API. Les visiteurs de Fleur de Lys ignoreront que vous utilisez Lulu,ils ne quitteront pas votre site et ce n’est pas un seul livre que vous leur vendrez, mais autant qu’il le faut. Des « éditeurs » Québécois qui se servent de Lulu, croyez-moi, il y en a. Combattre Lulu pour obtenir une subvention ? Je ne connais pas les lois Québécoises, mais je pense qu’en vous rebaptisant Editions Tartempion, vous pourriez en avoir. Il n’est pas ici question d’assurer une quelconque hégémonie de Lulu, mais bien den effet de démocratiser l’expression littéraire et artistique. En ces temps de commémoration du départ de Samuel Champlain de Brouage pour votre beau pays, je vous adresse, cher amis Québécois, les salutations fraternelles du Poitou-Charentes :) Annie DAVID Chroniqueuse littéraire et nounou chez Lulu.com


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 5 mai 2008 00:11

      Madame David,

      Permettez-moi avant tout de vous préciser que je fais ici allusion au genre féminin en référence à « l’entreprise Lulu.com ». Dans mon article, je ne conteste pas le fait que Lulu.com soit une solution pour plusieurs mais plutôt que cette entreprise américaine nuit à l’économie québécoise, comme les entreprises de textile chinoise entraîne des fermetures d’usines de textile au Québec (et ailleurs dans le monde). Je ne dis pas non plus que c’est l’objectif ultime de Lulu.com, quoique l’hégémonie américaine soit bien connue.

      En fait, mon article pointe très clairement du doigt les responsables du sous-developpement de l’édition en ligne au Québec : l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et le quotidien montréalais Le Devoir parce qu’il offrent une visibilité gratuite dans leurs actualités à l’américaine Lulu.com, et ce, au détriment des entreprises d’ici. Les auteurs et les éditeurs québécois qui se tournent vers les services de Lulu.com placent le Québec dans une position de dépendance face aux américains.

      Hier, pour reprendre l’exemple de la Chine, il n’y avait pas trop de problèmes avec les importations chinoises « à bas prix ». Aujourd’hui, ce sont des milliers de pertes d’emplois que doit encaisser l’économie québécoise en raison de sa dépendance aux bas prix chinois. Qu’est-ce qui se produira demain dans nos imprimeries ?

      Bref, le problème, c’est le manque de nationalisme de nos auteurs et de nos éditeurs qui préfèrent l’américaine Lulu.com aux entreprises d’ici.

      P.S. : Je ne cherche pas à obtenir une subvention puisque j’ai mis fin à toutes relations gouvernementales.

      Voir : Histoire de nos relations gouvernementales.

       

       


    • Gary Gaignon Gary Gaignon 5 mai 2008 16:34

      « P.S. : Je ne cherche pas à obtenir une subvention puisque j’ai mis fin à toutes relations gouvernementales. »

      Et pour cause, l’édition à compte d’auteur n’est pas subventionnable au Québec !

      Je trouve curieux de vous en prendre au Devoir qui ne fait que son travail d’information, irréprochable, auprès de son lectorat. J’avais lu les articles en question. Ils n’avaient rien de promotionnels.

      Je vous signale que plusieurs membres de l’UNEQ de ma connaissance ont fait appel aux services de Lulu, au moins à titre expérimental, et s’en ont déclarés satisfaits. Pourquoi ? Mais parce qu’il n’est pas question qu’ils salissent leur réputation avec le compte d’auteur. Ils se sont autopubliés à compte d’éditeur, nuance et boule de gomme ! Voilà qui justifiait pleinement l’attention qui a été attirée dans le bulletin de l’association. Je connais des écrivains qui se sont fait arnaquer à coups de milliers de dollars par le compte d’auteur abusif.

      Lulu ouvre son interface de programmation API à tout éditeur qui pourrait être intéressé, en toute transparence pour sa clientèle. Ce serait l’occasion de revamper Fleur de lys qui est supposé être une fondation sans but lucratif, je crois. Vous seriez ainsi en mesure de revenir à la gratuité de base en dissipant le flou qui vous entoure, en ne facturant facultativement que votre prestation de services d’édition proprement dite. C’est inutile d’exiger d’emblée un forfait de 500 $ pour dix exemplaires. La formule est dépassée, désormais. Sans compter que l’expression d’édition en ligne a duré, elle a fait son temps, elle ne signifie plus rien de singulier. En 1995 il fallait bien la distinguer de l’édition traditionnelle. Ça ne justifie pas de lui conférer un statut éditorial particulier à perpétuité !

      Rien n’empêcherait non plus que Lulu fasse affaires avec un fournisseur local, s’il en existait un en mesure de satisfaire à leurs critères de qualité. Vous dites en connaître un ? À quoi bon toute cette absurde culture du secret, alors ? Rendez service à votre fournisseur, amenez-lui de la clientèle ! Lulu roule tant aux USA et en Europe avec quelques sous-traitants très éprouvés. J’en ai fais souvent la suggestion sur leur forum. Ce serait l’occasion, Serge-André de leur indiquer le vôtre puisque vous dites vouloir mousser l’économie locale ! 


    • Serge-André Guay Serge-André Guay 5 mai 2008 18:38

      Laissez-moi tranquille. Je dirige ma fondation comme je l’entends.


  • Gary Gaignon Gary Gaignon 5 mai 2008 18:52

    À court d’arguments, mon vieux, si tant est que n’en ayiez jamais eus de votre propre fonds ?


  • JMO 10 juillet 2008 22:10

     Internet est un formidable outil qui permet aux auteurs de diffuser leurs oeuvres directement. Des sites comme  Agoravox et Lulu sont utiles pour faciliter la diffusion de la connaissance et l’innovation. Bravo à leurs fondateurs

    Il faut cependant faire attention aux personnes qui proposent des services payants aux auteurs et qui ne respectent pas leurs engagements. C’est la raison pour laquelle nous préparons la première association internationale destinée à protéger les auteurs et les compositeurs qui utilisent les "nouveaux médias".

    Nous sommes pour l’instant un groupe de Français composés d’avocats, d’auteurs, de spécialistes des nouvelles technologies, de représentants d’associations de consommateurs.... Nous collectons des dossiers sur des opérateurs et des prestataires qui abusent ou ne respectent pas leurs engagements. Nous en avons notamment un sur un ex-collaborateur de lulu. com 

    En France, les "class action  sont pour bientôt. Nous en profiterons pour sortir du net avec la plus grande publicité  tous ceux et toutes celles qui trahissent l’esprit de l’auto édition, la confiance des auteurs et l’éthique du net.

    Nous formons le voeu que Agoravox se développe bien  et participe à la promotion de la connaissance  et au partage du savoir. Le Québec a souvent montré l’exemple aux Français. Surtout continuez

    Joyeux anniversaire aux  cousins de la "Belle Province"

    De la part du club des  ACL 
    Auteurs et Compositeurs en Ligne 
    Paris Juillet 2008





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