jeudi 3 août - par Bob Thomas

Monsieur Lévi-Strauss a démonté pour nous le préjugé raciste

Claude Lévi Strauss publie en 1952 « Race et histoire » un essai où par l’explication de la diversité des cultures, l’ethnocentrisme, le déroulement historique et la définition il démonte patiemment le racisme et sa théorie pour mieux penser l’humanité.

Claude Lévi-Strauss commence par une vive critique de Joseph Arthur de Gobineau, le père des théories racistes du XIXè siècle qui avait écrit « L’inégalité des races humaines » où il sépare le monde en trois races « blancs, noirs, jaunes ». Lévi-Strauss explique que l’originalité des ethnies n’ai pas du à la constitution anatomique ou physiologiques de celles-ci mais à des circonstances géographiques, historiques et sociologiques et surtout à une diversité culturelle et esthétique qui caractérise la spécification progressive d’une ethnie.

La diversité des cultures selon l’auteur est impossible à inventorier. En effet dans une même culture peut se soustraire des communautés avec des spécifiés différentes. Donc Lévi-Strauss vient à définir la culture comme une donnée qui n’est pas statique mais mouvante car l’émancipation ou l’héritage les font évoluer et rencontrer.

Pour autant l’ethnologue sait que ces faits ne sont pas inée pour certains. C’est pourquoi il poursuit en analysant ce mécanisme réflexe de condamner la différence. Les grecs appelaient « barbares » tout ce qui n’était pas grec. Ainsi ils rejetaient la diversité culturelle par peur de l’accepter et de composer avec. Mais Lévi-Strauss dénonce aussi ceux qui acceptent de reconnaitre la diversité pour mieux la maintenir au dehors de leurs murs. Pour lui ces deux types de personnes poursuivent le même dessein : celui de la sauvagerie. En voulant dénoncer une « sauvagerie » ils ne font que se complaire dans la leur.

Il divise les cultures en trois groupes : celles qui nous sont contemporaines mais géographiquement éloignées, celles qui nous sont antérieures et géographiquement proches, celles qui nous sont antérieures et géographiquement éloignées. Par ce biais il démonte l’engrenage de celui qui trouve inapproprié les habitudes d’une culture qui n’est pas la sienne sans connaître l’histoire et la genèse de celle-ci. Pour Lévi-Strauss c’est une erreur intellectuelle de juger une culture en plaçant le patrimoine historique de la sienne comme référence.

L’anthropologue invite ensuite à une relecture plus prudente du concept de progrès. Effectivement selon lui le progrès n’est pas une ligne grandissant vers un même sens au contraire le progrès change d’orientation suivant les besoins et les attentes. Par conséquent il est inutile de poser sur une frise chronologique les événements et les changements en plaçant la dernière année comme « la plus progressive » car cela relèverait d’un anachronisme. Pour autant il ne faut pas nier la réalité d’un progrès de l’humanité. Par ailleurs Lévi-Strauss explique son idée de progrès pour mettre en garde contre les préjugés faciles. Si c’est une erreur de juger une culture géographiquement éloignée avec son patrimoine historique, c’est aussi une erreur de juger une période historique antérieure avec son patrimoine culturel contemporain.

Claude Lévi-Strauss s’attaque également à la civilisation occidentale. Elle dominerait les autres non pas par choix mais par dépit, il n’y a pas d’adhésion à ce mode de vie spontanée. Il l’explique notamment par l’intérêt occidental des sciences et de la technologie et cette volonté à se séparer du primitif.

L’auteur en vient donc à conclure qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les cultures car elles se développent entre elles pour enrichir un patrimoine commun et que plus les échanges seront grand plus le progrès le sera. Il redéfinit donc le progrès comme résultat de la mise en commun des différences culturelles. Le défi est donc de collaborer sans pour autant avoir un but d’homogénéisation.



24 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 3 août 10:20

    Pauvre Lévi-Strauss ! Il n’avait pas mérité ça : le créateur de l’anthropologie structurale réduit au rôle de boy-scout maralisateur.


    Suggestion à l’auteur pour un prochaine article : « Monsieur Freud et la clé des songes » ou « Madame Soleil et les prévisions de météo-France ».

    • jambon31 3 août 16:11

      @Jeussey de Sourcesûre
      Bonjour,
      Je vous trouve bien sévère car l’auteur, me semble-t-il, ne fait que parler de « Race et Histoire » petit essai de commande de l’UNESCO ; Il ne prétend pas analyser l’œuvre de Lévi-Strauss qui est tout autre et bien plus vaste et bien plus complexe à appréhender.
      Pour revenir à l’article, je le trouve très bon. Il arrive à point.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 3 août 17:45

      @jambon31

      « Race et Histoire » petit essai de commande de l’UNESCO

      Dommage qu’il n’y ait pas plus de petits essais de commande de ce niveau !

      Sa parution, en 1952, donna lieu à une belle polémique et Caillois dénonça chez Lévi-Strauss "la conviction passionnelle que la civilisation dont on participe est hypocrite, corrompue et répugnante, et qu’il faut chercher ailleurs, n’importe où, et pour plus de sureté aux antipodes géographiques ou culturelles, la pureté et la plénitude dont le besoin est ressenti« 
      http://michelchambon.blogspot.fr/2013/12/roger-caillois-et-claude-levi-strauss.html

      En 2003, dans Le Magazine Littéraire, Lévi-Strauss écrira : »  J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture."

      Voir aussi ici :
      http://larepubliquedeslivres.com/lislam-selon-claude-levi-strauss/


  • covadonga*722 covadonga*722 3 août 10:38

    L’auteur en vient donc à conclure qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les cultures car elles se développent entre elles pour enrichir un patrimoine commun et que plus les échanges seront grand plus le progrès le sera.


    mais absolument , 
    culturellement le principe l’égalité homme/femme n’est en rien supérieur 
    au principe d’excision des fillettes par exemple !

    Claude Lévi-Strauss s’attaque également à la civilisation occidentale. Elle dominerait les autres non pas par choix mais par dépit, il n’y a pas d’adhésion à ce mode de vie spontanée. 

    oui bien sur l’adhésion a une religion d’amour et de paix mais comportant consubstantiellement l’islamisme serait par contre un signe de santé intellectuelle.

    Et le vivre communautairement dans le monde occidental et participer a sa décomposition et destruction depuis +un millénaire est il un signe de la culture d’un peuple sur de lui et dominateur ?

    et que plus les échanges seront grand plus le progrès le sera.


    ben les potes et subventioneurs de l’auteur font simple maintenant
    ils échangent les populations !

    • Allexandre 3 août 17:20

      @covadonga*722
      Tout votre argumentaire savamment choisi, témoigne de l’honnêteté intellectuelle qui vous caractérise au fil de vos commentaires. Vous amalgamez tout et n’importe quoi pour , à l’instar des sionistes dont vous êtes, faire preuve de vos pseudo-vérités. Excision et communautarisme, tels sont les sujets sur lesquels vous devriez réfléchir et étudier. Vous y verrez qu’il n’y a là rien de « culturel », mais seulement la manifestation de la domination des hommes sur les femmes. Chaque civilisation a trouvé sa parade. Si l’excision est abominable, la lapidation des femmes adultères ou la ceinture de chasteté n’en sont pas moins condamnables. Vous surfez sur la vague de l’islamophobie, et pour un homme qui se veut « cultivé », il est quand même gros de confondre islam et islamisme. J’espère que vous ne confondez pas la torah et le talmud !!!


    • covadonga*722 covadonga*722 3 août 18:30

      @Allexandre
       pauvre cerveau atrophié musulman 

       essaie de décrypter ça entre deux cognement de tete sur le sol et reviens me causer de tes cousins !

      Et le vivre communautairement dans le monde occidental et participer a sa décomposition et destruction depuis +un millénaire est il un signe de la culture d’un peuple sur de lui et dominateur ?

    • covadonga*722 covadonga*722 3 août 18:31

      @covadonga*722

      tiens vu que si on allume pas ton plafonnier tu trouverais pas je t’aide 

      peuple sur de lui et dominateur !

    • Jean Pierre 4 août 00:16

      @covadonga*722
      Quand Levy-Strauss refusait de hiérarchiser les cultures il signifiait qu’il n’y avait pas de races ou de société supérieures intellectuellement à d’autres. Dans « La Pensée Sauvage » par exemple il parle de peuples d’Amazonie ou tout un chacun connait plusieurs centaines de plantes et les nombreux moyens de les utiliser. Les descriptions que fait Levy-Strauss des système de parentés par exemple montre que même les peuples que l’on désigne comme les plus primitifs sont capables d’élaborer des systèmes structurés d’une incroyable sophistication. 

      Comme scientifique, il ne jugeait que sur ce plan. Il n’ajoutait pas de considération morale a ce travail scientifique. Comme individu et comme citoyen il a par contre clairement expliqué qu’il préférait pour lui-même certains types de société à d’autres.
      Le plus simple serait de le lire.

    • covadonga*722 covadonga*722 4 août 06:36

      @Jean Pierre
      bonjour , pour faire simple si je crois qu’il y a des races « dans 10 ans j’irais en prisons pour ça » je ne crois pas qu’il y a des races supérieures ou inférieures .

      Par contre je crois qu’il y a des civilisations supérieures et inférieures .S’il complaît a un bobo bourgeois de croire que l’aptitude a la survie d’un indien d’Amazonie est égale au siècle des lumières
      je lui laisse tout le loisir de cet onanisme cérébral.Bien sur je suis admiratif de cette aptitude et de ce savoir , surtout de la transmission de ce savoir depuis des générations mais mettre cela sur le même pieds d’égalité que l’imprimerie ou la géométrie relève a mon sens de l’absurde voir plus trivialement de la connerie.Pour être plus explicite conducteur de machines outils je suis sur qu’un bantou qu’un berbère ou un mélanésien apprendrait a les conduire plus vite voir mieux que moi.Mais aucun d’entre eux n’appartient a une civilisation ayant contribué a concevoir fabriquer et alimenter en énergie ces machines tout le reste n’est que billevesée et pensée philosophique qui ont émergées 
      du cerveau humain dés que celui ci a eu d’autres préoccupations que la survie journalière afférente par exemple a la vie en Amazonie .
      Le plus simple serait de le lire.
      Je ne crois pas, le lire je saurais , le comprendre est une autre chose , pour cela il faut les clés cet auteur élitiste est d’un temps ou l’on ne faisait pas dans la « vulgarisation » .
      Par ailleurs je suis un homme simple je crois que l’empathie aide a la compréhension.
      Je n’ai aucune empathie pour une classe/caste éduquée qui a eu pour unique fonction de saper les bases sociétales d’une civilisation l’ayant produite. Un peu comme si votre « bon sauvage » Amazonien sciait lui même les pilotis de sa case qui la protège d’invasion de malfaisants dangereux « je suis sur que vous comprenez mon analogie ».

      asinus : ne varietur

    • Jean Pierre 4 août 19:13

      @covadonga*722


      « ...sur le même pieds d’égalité que l’imprimerie ou la géométrie relève a mon sens de l’absurde voir plus trivialement de la connerie ».
      L’imprimerie et la géométrie sont des techniques.
      Hiroshima et Auschwitz ont existé grace à un haut niveau de technique, ce qui relativise la « supériorité » de la technique. 
       
      Les ouvrages de Levy-Strauss ne sont pas tous ardus. « Tristes Tropiques » par exemple est d’une lecture facile.
      Vous dites ne pas avoir les clefs pour comprendre Lévy-Strauss. Dans ce cas d’ou viennent vos jugement négatifs ?

      On a demandé à Freud comment il expliquait la haine que certains lui vouaient. Il a répondu tout simplement que tout le monde ne souhaitait pas réellement être informé. Levy-Strauss aurait pu dire la même chose. 

    • covadonga*722 covadonga*722 4 août 20:29

      @Jean Pierre
      Hiroshima et Auschwitz ont existé grace à un haut niveau de technique, ce qui relativise la « supériorité » de la technique. 

       le génocide de l’islam deferlant sur le sous-continent asiatique «  indus » c’est fort bien passé de technologie.
      les massacres du Rwanda se sont fait a la machette.

       Dans ce cas d’ou viennent vos jugement négatifs ?
       
      ben je ne sais pas expliquer ce qui génère le cancer mais je sais qu’il me tue


      relier freud et levy-strauss est assez bien vu de votre part ne relèvent ils pas tous deux de cette intelligentsia toute entière vouée a la détestation d’un Occident qui a toléré leurs esprits .

    • onésime leufeross 4 août 20:37

      @covadonga*722
      Les petites tanzaniennes excisées par la Hyène par centaines pourraient dire sans contrainte combien toutes les civilisations se valent....
      .
      http://www.l-union-fait-la-force.info/modules/newbb/viewtopic.php?post_id=11483


    • Jean Pierre 6 août 00:31

      @covadonga*722 

      « cette intelligentsia toute entière vouée a la détestation d’un Occident qui a toléré leurs esprits ».
      J’ai lu l’un et l’autre et je n’ai jamais trouvé cette détestation de l’occident dont vous parlez. Alors que vous savez ce qu’ils ont écrit sans les avoir lu. Vous êtes très fort.


    • covadonga*722 covadonga*722 6 août 08:02

      @Jean Pierre




      non , non c’est vous « l’éduqué » qui êtes très fort .Et il y a fort longtemps que j’ai décidé et compris
      que ça ne sont pas des discussions sur les foras qui nous départagerons.
      Les clercs ayant trahis la nation dont ils procèdent ont rendez vous avec l’Histoire, de mon vivant du votre qui sait ? Régulièrement le fléau de la balance venge les peuples de leurs tourmenteurs et de leurs collaborateurs !

    • Jean Pierre 6 août 21:51

      @covadonga*722
      Je quoi comprendre que pour vous tout intellectuel est coupable. D’avance et définitivement. Donc inutile de lire et de comprendre.

      L’ouvrage « La trahison des Clercs » a cependant été écrit par un intellectuel. Que faut-il en penser, si penser est encore autorisé ?

  • soi même 3 août 11:16

    ( Le défi est donc de collaborer sans pour autant avoir un but d’homogénéisation) j’aimerais que vous m’éclairer sur ce paradoxe, car pour collaborer il faut être conscient de son identité, car sans cela c’est bien une homogénéisation que l’on assiste dans le concept, la terre est devenue un grand village.


  • Decouz 3 août 11:18

    On retrouve des idées analogues chez Jacques Soustelle qui a vécu chez certains peuples indiens d’Amérique centrale et étudié leurs caractéristiques.
    Il nie l’idée d’un progrès absolu, il y a eu maintes civilisations qui ont disparu après avoir connu un grand développement intellectuel, qui ont développé tel ou tel aspect, telle société a pu ignorer le métal et pourtant développer une architecture élaborée, le seul aspect technologique n’est
    Il considère que chacune a une vision propre, qui ne doit pas être rejetée au nom d« une supériorité supposée de la civilisation occidentale moderne.
    Sur le plan des individus, il n’y a pas »des sauvages« indistinctement, il y a autant de caractères individuels chez eux que chez nous. Il y a autant d »intelligence dans l’adaptation à leur environnement particulier.
    Il nie, pour les sociétés humaines la différence histoire/préhistoire, toute société humaine a une histoire, les traces n« en subsistent pas toujours d »une manière évidente (toutes les sociétés n« ont pas construit des bâtiments en pierre).
    Je ne pense pas que Soustelle qui a joué un rôle important auprès de De Gaulle avant de s’opposer à lui sur l’Algérie voulait brader sa civilisation de naissance. Il s’agissait plutôt d’enrichir le regard sur l’humanité, non pas en opposant les civilisations mais en montrant leur complémentarité.
    L’écrivain Le Clezio dans »Le rêve mexicain« , s’interroge sur ce qu’aurait pu apporter à l’humanité cette civilisation si elle n’avait pas été détruite après l »invasion espagnole.


  • Decouz 3 août 11:21

    ajout : l’aspect technologique particulièrement développé dans la civilisation occidentale moderne n’est pas le seul à prendre en compte, un développement intellectuel/artistique/spirituel peut revêtir de nombreuses formes.


  • soi même 3 août 11:55

    ( Monsieur Lévi-Strauss a démonté pour nous le préjugé raciste ) si je vous suis bien Lévi-Strauss ne mit pas les races, il réfute sa classification de valeur des races, car il est vrai que les différentes races sur terre sont différentes elle ont toute des particularités physiques différentes, cela n’est pas une motion péjorative en soit , ce qui est nuisible c’est d’utilisé se prétexte pour asseoir son hémogénie économique, politique culturel.
     


  • Castel Castel 3 août 15:58
    « Il redéfinit donc le progrès comme résultat de la mise en commun des différences culturelles. »

    à mon sens, vous devriez plus parler de compréhension mutuelle, car la mise en commun entre une culture qui pratique x et une autre qui pratique y risque de produire un sacré bordel.
    Après Levy Strauss n’est pas connu pour être un grand tolérant de « certaines cultures ».

  • owen meany 3 août 17:01

    Les grecs appelaient « barbares » tout ce qui n’était pas grec. Ainsi ils rejetaient la diversité culturelle par peur de l’accepter et de composer avec.


    Cela m’avait surpris qu’il ait laissé ça. Race et Histoire est une commande de l’UNESCO, le contexte était à la polémique laissée par Gobineau après la WW2 avec une idéologie d’une race supérieure. Je soupçonne Levi Strauss d’avoir rédigé un peu vite son essai.

    Le barbare du grec n’était pas celui du romain.

    Le monde grec a été formé par accumulation de populations et agrégation de territoires : mycéniens, achéens, acadiens, doriens, ioniens... Le grecque savait qu’il disposait d’une langue -le grec- qui rassemblait différentes cités : guère de « race pure » dedans.
    Les grecques savaient qu’il étaient entourés de civilisations, plus ou moins anciennes sur tout le pourtour méditerranéen et au delà de la Mer Noire : Sumériens Babyloniens, et Persans, Phéniciens, Libyens, Numides, Ibères, Celtes, Ligures, Scythes...
    « Barbare » signifiait « qui ne parle pas notre langue » (« br-br », on ne comprend pas ce qu’ils disent), en rien « ce sont tous des sauvages ». Aujourd’hui, on dirait « étranger ».
    Le voyageur Hérodote est, de fait, le premier anthropologue que l’on connait à ce jour. Ses Historia sont à comprendre au sens anciens : enquêtes, explorations, il s’intéressait à la géographie humaine. Son journal de voyage a collecté tout ce qu’il comprenait des différents peuples qui composaient les civilisations citées plus haut. S’il avait été raciste, au sens méprisant des autres, il n’aurait pas eu l’empathie nécessaire pour décrire, de façon très colorée, toutes les mœurs des différents peuples.

    Dans l’empire romain, le mot barbare a été repris pour désigner les pénétrations incessantes de peuples semi-nomades, guerriers armés arrivant à cheval, occupant ou détruisant les ouvrages et aménagements que les artisans-bâtisseurs avaient construits : Huns, Goths, Vandales, Ostrogoths, Visigoths, Francs, jusqu’à la chute Rome. Les invasions barbares étaient une façon de décrire toutes ces invasions germaniques dont les Romains devaient certainement avoir ras le bol.

     
    Donc bon...


  • Phalanx Phalanx 4 août 18:32

    « l’originalité des ethnies n’ai pas du à la constitution anatomique ou physiologiques  »


    Bien sur, Masaïs, Sumos, Aborigènes australiens, Suèdois (du temps de la Suède pré Islamique), Esquimaus, Pygmés, Slaves, Dravidiens, Mongols etc ....

    Vous gardez les même mais les remplacer par des banthous (comme en France) et rien ne change.

    Les races, cad la « constitution anatomique ou physiologique » sont la composante physique des ethnies. C’est un critère parmi d’autres, il ne faut ni le sublimer, ni l’ignorer. 

    La discussion sur l’inégalité des races est la même que sur l’inégalité des cultures ... vous n’aurez jamais de réponse absolue, ca ne se peut pas. 


    Mais si vous considerez votre race et votre culture comme inférieures, juste bonnes à se faire diversifier, alors vous disparaitrez (ie Europe de l’ouest).

    La diversité raciale fait partie intégrante de la diversité culturelle, l’homogénisation (la « diversification » comme on dit en lagage Orwellien) va apporter bien plus de problèmes qu’elle n’en réglera. 

Réagir