lundi 30 janvier - par Fergus

Sarkozy soutenu par Merkel : la voix de sa maîtresse !

Angela Merkel, nous apprend le Journal du Dimanche, a décidé de soutenir la candidature du non-candidat Nicolas Sarkozy après qu’Alain Juppé ait, jeudi dernier, demandé à François Hollande ce qu’il ferait lorsqu’il « sera » élu. La droite n’en finit décidément plus de nous étonner...

 « Ach ! Che ne fais pas vous laizer tomber alors que vous êtes au bord du brézipice, mon bétit Nicolasse. Gomptez zur moi pour faire gampagne pour vautre rééleczion » aurait dit la Chancelière allemande au président français. Normal : tous les deux ont les miquettes, et notamment le Matamore français dont les tartarinades ont, depuis belle lurette, fini de lasser les fidèles – y compris dans les rangs des électeurs uhèmpouettes – et cessé de faire rire les opposants, le comique de répétition atteignant vite ses limites.

 Mais la patronne de la Cédéhou a elle-même le feu aux miches malgré son alliance avec la Céhessou. Rien de sexuel dans cet incendie qui menace le fondement de son action, mais un réel danger politique pour l’ex-chimiste quantique d’être renvoyée à ses spectromètres. Car le Espédé et les autres forces de gauche sont en embuscade, et une gamelle de notre Rodomont enverrait en Germanie un très mauvais et très inopportun signal à ses compatriotes teutons dans l’optique des élections de 2013.

 Que Nicolas Sarkozy s’apprête à mettre la main dans le pot de déconfiture ne fait évidemment pas les affaires d’une Angela Merkel elle-même affaiblie. D’où le soutien sans faille qu’elle compte apporter à son « Bétit Nicolasse ». Et pas seulement sous la forme d’une annonce dans la presse : la Chancelière fait savoir qu’elle paiera de sa personne en participant à des meetings au côté de celui qui, depuis les derniers sommets, vient lui manger les croquettes dans la main avec le regard vide d’un cocker déprimé.

 « Merkel : un soutien de poids », estiment les caciques uhèmpouettes dans un commentaire peu galant. Politiquement, rien n’est moins sûr, car après que l’on ait, en France, cassé beaucoup de sucre sur le dos de nos cousins germains, et suscité une vive critique des choix de la Chancelière, Nicolas Sarkozy, en duo avec Angela Merkel, court le risque d’un nouveau flop dans sa campagne de vrai-faux candidat, par ailleurs sortant presque sorti.

 D’où l’intérêt pour lui de redonner du peps à une UMP subclaquante à son image. C’est pourquoi l’on murmure dans les coulisses du pouvoir que Matamore envisagerait, dans une tentative désespérée, de séduire la population avec un duo de schuhplatters – Angie & Nico – nettement plus sexy aux yeux des électeurs qu’une augmentation de la TVA sociale. Cela dit, rien n’est encore officiel.

 Disons-le tout net, cela ressemble fort à une opération de la dernière chance, une sorte de va-toutou. Pauvre Nicolas Sarkozy : passé du yacht de Bolloré pour séduire les enfants du Ghetto – Auteuil, Neuilly, Passy – à la marie-salope pour draguer les sympathisants du Front National, le voilà maintenant réduit à piloter, sur des fonds truffés d’écueils, une bien modeste périssoire dans les périlleux remous laissés par le turbo du pédalo socialiste.

 Par chance, la défaite ne fait pas peur à notre Rodomont neuilléen. Touché le 22 avril, coulé le 6 mai, il ira peut-être gagner plus en travaillant moins, du « mardi au jeudi » a-t-il précisé en Guyane. Mais hors de question d’aller militer dans les sections uhèmpouettes qui suscitent, selon lui, « moins d’espérance que le Carmel  ». Et si, cédant à cette tentation de vie monacale parmi les cénobites tranquilles, Sarkozy entrait réellement au Carmel ? Après tout, ne serait-ce pas une évidence pour un candidat carmélisé* ?

 

Synonyme de « caramélisé »


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