jeudi 15 mai 2008 - par rocla (haddock)

Il aimait ce pays qui chantait...

Longtemps après que les poètes ont disparu, Pascal Sevran n’est plus.
A l’église de Saint-Louis-en-l’Île, un dernier hommage a été prononcé.

Fini, terminé les airs du dimanche, les mélodies entendues à La Chance aux chansons, ils continuent d’exister sur des CD ou autres supports, mais plus de la façon Sevran, consistant à mettre en valeur telle vedette ou tel débutant.

Marchant à contre-courant, il aimait l’accordéon, instrument qui n’a de pauvre que la hautaine condescendance que certains lui témoignent. Même Gainsbourg a écrit une chanson pour lui.

Il savait montrer que la valse (par ailleurs utilisée dans la plupart des chants country) pouvait être un régal pour les yeux autant que les oreilles...

Dans ses émissions, une succession d’artistes connus et de simples débutants ont fait le pot-au-feu musical avant le déjeuner, au moment de l’apéritif.

De Charles Trénet (qui a fait le générique) à Gilbert Bécaud, de Colette Renard à Juliette Gréco, pour les plus anciens, à Renaud, son Mistral gagnant, Patachou une chanteuse d’après-guerre qui fit monter un jeune Sétois sur scène, un certain Brassens qui, je crois, par la suite est devenu assez connu...

Dans un plan d’une ancienne transmission, on aperçoit Liza Minelli, Charles Aznavour un peu bohème, Bécaud... son orange et sa cravate à pois, Frida Boccara, Sacha Distel, sa Belle Vie, Francis Lemarque à Paris, Mouloudji et son joli coquelicot...

Longtemps longtemps, longtemps

Après que les poètes ont disparu

Leurs chansons courent encore dans les rues...

Pour vivre, on n’a pas vraiment besoin de toutes ces chansons, mais ça servirait à quoi si on ne pouvait siffloter ces airs qui nous obsèdent...

Reposez en paix Pascal, dans ce grand champ de bleuets.

Crédit photo : Le Parisien


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