Claudec Claudec 21 avril 16:16

Autre lettre aux électeurs

(suite et fin)

C’est là qu’est le fond du problème. Et c’est l’esquiver que de prêcher la révolution, qui n’est que le remplacement d’un pouvoir aveugle par un autre qui tient sa lorgnette par le mauvais bout. C’est en outre négliger qu’une révolution chasse l’autre et que toujours la pyramide sociale se reconstitue, avec son sommet et sa base, où vont loger les riches et les pauvres, selon les hasards de leur naissance, même si la condition de quelques-uns peut changer ensuite, au gré des capacités, des talents et de la chance de chacun, ainsi que de circonstances que nul ne peut impunément manipuler et encore moins instrumentaliser à son profit.

Le partage des richesses est tout autre chose qu’un égalitarisme obsessionnel, dicté par une idée aussi archaïque que sommaire de la société. La première forme de ce partage doit être l’investissement de leurs capitaux par ceux qui en disposent et qu’il s’agit d’encourager à le faire dans leur pays, plutôt qu’à stupidement les pousser à financer des économies concurrentes. Seulement alors, la solidarité de ce pays doit et peut jouer son rôle, pour n’oublier aucun de ses citoyens que les bienfaits du progrès n’atteignent pas ou atteignent insuffisamment. Pour cela, il suffit de se souvenir de l’adage selon lequel en bon père de famille, il faut gagner avant de dépenser.


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