Alren Alren 19 mai 16:59

Je n’ai pas lu tout l’article qui récite les poncifs des adversaires de l’école publique, habilement mêlé ici d’arguments gauchistes sur le soutien de l’institution au modèle capitaliste, appelé par détournement de sens, libéralisme.

Les enseignants notamment du primaire étaient contrôlés dès le début en 1881 par le conservateur Jules Ferry pour les empêcher d’éduquer les enfants avec un modèle de société égalitariste et solidaire.
Au contraire toutes les leçons de morale obligatoires imposaient l’enseignement de « devoirs » (on ne leur parlait pas des droits qui sont pourtant les corollaires des premiers), devoir envers les parents, envers les patrons, envers Dieu et en règle générale envers tous ceux, officiers compris qui seraient au-dessus d’eux dans la hiérarchie adulte.

Jules Ferry n’a créé l’école publique et laïque, il l’a avoué dans une lettre personnelle à un ami, que parce que l’école des curés de la loi Falloux avait échoué à donner une formation de base suffisante pour les besoins de la révolution industrielle toujours plus technique et surtout parce qu’il craignait que les « rouges » survivants des massacres de la semaine sanglante (30 000 à 100 000 morts lors des combats et après des exécutions arbitraires rien qu’à Paris) ne créée des écoles privées gratuites pour les enfants du peuple, où serait enseignée la Révolution sociale.

C’est à regret qu’a été créée l’école laïque. Mais elle ne pouvait être obligatoire ET catholique.
C’est pourquoi beaucoup de cléricaux, craignant une perte de pouvoir de l’Église, l’ont combattue avec la plus parfaite ... mauvaise foi.

Ce qui est visiblement encore le cas aujourd’hui !


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