Daniel Roux Daniel Roux 13 juillet 10:17

C’est aux résultats obtenus que sera jugé Macron, comme l’ont été Sarkozy et Hollande.

Il est évident que la France ne peut plus continuer comme avant avec une dette publique officielle de 2147 milliards, un chômage de masse qui détruit la Sécu et les solidarités et une lutte des classes qui tourne à l’avantage des plus riches aux dépens des plus pauvres.

Même si le doute est permis sur la capacité et la volonté de Macron à répartir les efforts nécessaires, on ne peut pas à la fois exiger des changements et gémir dès qu’une virgule est modifiée dans une loi.

Rendez-vous en 2021 pour le bilan Macron. Alors nous verrons si sa politique était la bonne ou non.

1) Le chômage réel : évolution du taux d’emplois des actifs et non pas le taux de chômage officiel, manipulés tant et plus, par la répression envers les chômeurs et la présentation de chiffres partiels par les médias.
2) La répartition des richesses produites : évolution de la part des salaires par rapport à celle des dividendes.
3) La répartition des impôts en fonction du niveau des revenus : évolution des prélèvements obligatoires, y compris les cotisations exigées par les mutuelles et les franchises sur les médicaments.
4) Déficit budgétaire : évolution de la dette y compris les reports cachés pour cause d’élection dans la loi de finance pour 2022.

Macron n’aura aucune excuse. Il détient tous les pouvoirs. Les électeurs, non plus. Si nous voulons savoir, nous pouvons savoir.

Ce qui a changé depuis Chirac, le roi de l’embrouille, c’est le niveau et la qualité des informations économiques disponibles.

Ce qui manque : une information loyale des citoyens par les institutions dont le rôle est de la produire, comme la Cour des Comptes, par exemple, dont le premier président s’est compromis en servant la soupe à Macron.


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