Daniel Roux Daniel Roux 14 juillet 08:17

@Alren

Comme la météorologie, l’économie n’est pas une science exacte. Vérité d’un jour, n’est pas vérité toujours.

Vous raisonnez avec vos certitudes d’un 20ème siècle qui se serait arrêté en 1970, sans tenir compte des nouvelles données, les paradis fiscaux, la libre circulation des capitaux, l’Euro, la concurrence fiscale et sociale voulue et organisée, la dette, la corruption généralisée, le capitalisme de connivence, la financiarisation de l’économie, le numérique, la robotisation, etc..

La France, que vous le vouliez ou non, que vous l’approuviez ou non, n’est ni indépendante, ni en autarcie. C’est un pays de troisième rang, étranglé par la dette, méthodiquement trahit par ses élites fascinées par le modèle anglo-saxon et maintenant, teuton.

Les multinationales, ou plus précisément, leurs riches actionnaires, les véritables maîtres de l’UE, de la Commission et du Conseil, ont des stratégies mondiales fondées sur l’optimisation fiscale et des coûts.

Leurs seuls buts : Augmenter leur chiffre d’affaire, leur bénéfice et leur influence.

Votre raisonnement ne vaut même pas pour les entreprises franco françaises et les salariés qui travaillent pour elles puisque ces entreprises et ses salariés, sont clients et fournisseurs de ces multinationales.

L’UE aurait pu être un espace économique et politique, humaniste, indépendant et puissant, comme ceux qui ont promus cette formidable utopie l’avaient promis mais ce n’est pas le cas.

Dans le monde réel, c’est la loi de la jungle qui prévaut, le fort vit aux dépens du faible.

Ma conviction est que si Mélenchon avait été élu Président de la République, il n’aurait pas eu d’autre choix que celui qu’a fait Tsipras. la France aurait subi le même sort que la Grèce.


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