mercredi 31 mai - par Emile Mourey

À M. le présentateur de télévision Olivier Minne, êtes-vous un salaud ?

Monsieur,

Si je me permets de vous interpeller ainsi, c'est parce que vous qualifiez de même mon père qui, évidemment, étant mort depuis un certain temps, ne peut vous répondre et vous botter les fesses. Que vous soyez homo ou hétéro, on s'en fout. Que vous ayez le souci de votre corpulence, on s'en fout. En revanche, quand, dans votre ouvrage sur l'acteur Louis Jourdan, récemment décédé, vous vous évertuez à l'excuser sur son début de carrière au sein de la société cinématographique Continental, ouvertement nazie, on est en droit de se poser des questions.

Car il faut bien appeler un chat, un chat. M. Louis Jourdan a eu un passé de collabo ordinaire pendant l'occupation. Créée en 1940 par Joseph Goebbels, grand ordonnateur et ministre de la Propagande du IIIème Reich et dirigée par Alfred Greven, la dite société a produit une trentaine de longs-métrages entre 1941 et 1944 avant de disparaître à la Libération (Wikipédia).

Vous-même reconnaissez l'embarras de l'acteur quand on l'interroge sur ce passé trouble, je cite : "j'aurai toute les peines du monde à lui faire sortir trois mots sur chaque film de l'occupation. Voilà une période qui, soit ne l'intéresse plus, soit l'embarrasse".

J'en arrive au fait, objet de mon article. En 1942, votre idole termine ses quelques mois de service aux chantiers de jeunesse. Il ne lui reste que quelques mois à faire quand son père est informé qu'il est pressenti pour tourner avec l'actrice, Viviane Romance. "la France entière bave devant elle" dites-vous, c'est votre prose... ainsi que l'occupant.

Pour ce fils fortuné, le très influent patron du grand hôtel de Cannes, Henri Gendre, demande une dérogation : une libération anticipée, autrement dit une faveur qui, évidemment, lui est refusée. De la part de mon père qui, quelques deux ans aupavant, combattait encore l'Allemand, M. Gendre ne pouvait espérer une telle faveur au profit d'un cinéma de collaboration ; c'est une évidence. 

M. Minne, vous êtes un affabulateur en reprenant les dires de Louis Jourdan. Vous renversez les rôles. Celui qui veut s'engager dans la collaboration, c'est votre idole. Celui qui résiste à toutes les pressions de la nomencultura collabo, c'est mon père, colonel Mourey, Commissaire général adjoint des chantiers de jeunesse.

M. Minne, vous êtes un triste sire en le qualifiant d'estropié, alors qu'il était grand mutilé de guerre, dix trous de balle dans la peau et un bras invalide.

Vous mentez et vous affabulez en le traitant de collabo, et en affirmant tout de go que le Splendid Hôtel était un nid de collabos. C'est une insulte à la mémoire du général Ballot, déporté, vrai résistant, qui avait toute la confiance de mon père. Historien bobo, vous n'avez rien compris à la lutte d'influence qui existait entre l'état-major des Chantiers de Châtel-Guyon et l'entourage vichyssois de Pierre Laval, partisans de la collaboration. Vous transformez l'Histoire en ne reconnaissant pas la participation des jeunes des chantiers dans les combats de la Libération. Wikipédia dit que Louis Jourdan était alors entré dans la Résistance. C'est absolument faux ! Comme pour l'affaire Bousquet, ce sont des mensonges qui ne durent qu'un temps. Vous avez, au moins le mérite de rétablir la vérité sur ce point ; Louis Jourdan n'a jamais été résistant.

Le mensonge de l'Histoire, c'est vous ! La vérité historique, c'est celle de l'historien américain Daniel Lee. Les chantiers de jeunesse ne se considéraient pas liés par une politique de collaboration. Pour preuve, les permissions accordées très courtoisement par mon père aux recrues israëlites, à la demande du grand rabbin. https://books.google.fr/books?isbn=0198707150

Emile Mourey, 31 mai 2017



27 réactions


  • Le Panda Le Panda 31 mai 13:36

    Bravo

    Pour votre prise de position vous m’avez grillé « la politesse » autant j’ai trouvé le personnage « Abjecte » d’ailleurs dés que je l’ai vu en modération je l’ai pulsé il le méritait. Un article plein de vie de vie et de bonne résultantante ainsi que de bonne facture. Il est égal au personnage que vous êtes et que je croise depuis de nombreuses années.

    Cordialement


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 mai 14:35

      @Le Panda

      Merci pour votre soutien. Voici l’extrait de l’ouvrage de M. Minne dans lequel il traite mon père de “salaud” : 

      Monsieur Gendre, vous n’êtes pas sans savoir que le Colonel Mourey, ancien du Génie et grand estropié de 14, a donné un avis défavorable. Or il est en charge des Chantiers de jeunesse.” Henri sait surtout que ce salaud de Mourey s’est parjuré depuis longtemps. Verdun est loin pour ce collabo dont tout le monde se méfie. Quand Mourey lui avait envoyé la lettre de refus, pour Henri c’était clair, il n’y avait rien à attendre de cet homme…


    • Le Panda Le Panda 31 mai 14:48

      @Emile Mourey
      Je l’ai entendu nous habitons pas loin, l’un de l’autre et mon sang n’a fait qu’u tour, vous n’avez rien d’éjectif ans vos propos j’ai pensé à vous en l’écoutant.

      Je connais votre objectivité quitte à me répéter nous pourrions un de ces quatre boire un café sur la région ou vous voudrez, vous pouvez me contacter personnellement à mon adresse courreil : patrick.juan@panda-france.net

      Je pense que nous aurions bien des chose à nous dire, dans la mesure où vous le souhaitiez aussi.

      Cordialement vôtre


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 31 mai 14:01

    Il ne s’agit d’exonérer personne mais d’admettre que ce qui parait clair aujourd’hui, ne l’était peut-être pas pour tout le monde autant que vous affirmez que ça l’était pour votre père. Pour Goebbels, l’objet de la société « Continental » était avant tout politique. Il s’agissait de garder la mainmise sur la production cinématographique des pays occupés afin d’en contrôler l’idéologie : « Notre politique en matière de cinéma doit être identique à celle des États-Unis envers l’Amérique du Nord et du Sud. Nous devons devenir le pouvoir cinématographique sur le continent européen. Dans la mesure où des films seront produits dans d’autres pays, ils devront garder un caractère purement local. Nous avons pour but d’empêcher, autant que possible, la création de toute industrie nationale du cinéma. »

    Continental a disparu, et cette conception de propagande à travers le cinéma a aussi disparu en Europe (qui l’a retrouvée pour d’autres médias). Le cinéma américain a continué à fonctionner tel que décrit par Goebbels, à ceci près que la cible s’est étendue à la planète entière.

    Mais si « Continental » a disparu, ceux qui ont participé à l’aventure ont continué leur carrière, et ils n’étaient pas tous collabos : Clouzot, Autant-Lara, Becker, Bresson, Cayatte, Devaivre, Christian-Jaque, Tourneur. Côté acteurs, on trouve Gérard Philipe, François Périer, Raimu, Michel Simon, Fernandel, Pierre Larquey, Suzy Delair, Danielle Darrieux et Louis Jouvet.

    Si M. Minne a manqué de respect envers la mémoire de votre père, votre colère est légitime et son attitude blâmable. Mais vous ne pouvez pas condamner pour autant la participation de grands artistes à des productions dont ils ne connaissaient pas forcément les enjeux.

    D’ailleurs, Goebbels était furieux après la projection de « La symphonie fantastique » de Christian-Jaque. Il avait dit : « Je suis furieux que nos bureaux de Paris montrent aux Français comment représenter le nationalisme dans leurs films. J’ai donné des directives très claires pour que les Français ne produisent que des films légers, vides et, si possible, stupides. Je pense qu’ils s’en contenteront. Il n’est pas besoin de développer leur nationalisme ».

    D’autres s’en chargent aujourd’hui !


    • Emile Mourey Emile Mourey 31 mai 14:33

      @Jeussey de Sourcesûre


      Oui, tout à fait d’accord. Je suis excessif et il ne faut mettre tout le monde dans le même sac, surtout que j’admire beaucoup d’acteurs que vous citez.

      Voici l’extrait de l’ouvrage de M. Minne dans lequel il traite mon père de “salaud” : 

      Monsieur Gendre, vous n’êtes pas sans savoir que le Colonel Mourey, ancien du Génie et grand estropié de 14, a donné un avis défavorable. Or il est en charge des Chantiers de jeunesse.” Henri sait surtout que ce salaud de Mourey s’est parjuré depuis longtemps. Verdun est loin pour ce collabo dont tout le monde se méfie. Quand Mourey lui avait envoyé la lettre de refus, pour Henri c’était clair, il n’y avait rien à attendre de cet homme…



  • OMAR 31 mai 17:34

    Omar9

    @E. Mourey

    C’est bien que, dans un but informatif, vous ayez répondu à ce présentateur de télévision.

    Ça serai mieux de le faire aussi, dans son son émission télévisée, là où il aurait insulté la mémoire de vote père.
    Si un droit de réponse et cette liberté de contredire vous sont accordés, évidemment...


  • Emile Mourey Emile Mourey 31 mai 18:25

    Ce qu’on oublie de dire, parce qu’on ne veut pas, bien sûr, le reconnaître, c’est tout ce qui accompagnait cette production de films, cocktails etc, où se côtoyaient, en représentation, autorités allemandes et personnalités diverses, et dans les salles de cinéma ou autres lieux de plaisir, occupants et occupés mêlés. C’est l’image qui compte et Louis Jourdan a participé à cette image. Je peux témoigner, pour ma part, que je n’ai jamais vu de tels « contacts » dans mon univers "Chantiers’. Il est vrai que nous n’étions pas en zone occupée. En revanche, lorsque la ligne de démarcation a été franchie, j’ai vu une unité allemande arriver dans Châtel-Guyon, défilant dans un ordre impressionnant, certes, mais volets fermés et rues désertes. Puis, la situation devenant incertaine, ma mère, mes frères et soeur, nous nous sommes repliés en Bresse et nous y avons attendu la Libération. Tel est mon témoignage. J’ajoute seulement que c’est très certainement l’image que j’avais du commissaire Ballot, déporté, devenu par la suite général, qui m’a décidé dans mon choix d’une carrière militaire.


  • Antenor Antenor 31 mai 19:10

    Si Olivier Minne prétend faire œuvre d’historien, qu’il cite ses sources sinon c’est de la diffamation pure et simple.


  • Etbendidon 31 mai 19:56

    Mais c’est pas possible qu’est-ce que c’est que ce titre ORDURIER ????
    Traiter en ligne une personne connue de SALAUD ???
    Et la modération laisse passer ça alors que des DIZAINES d’articles de qualité sont gelés  ????
    Olivier MINNE est une personne de qualité qui s’est dévoué pour lancer la caravane ADMD l’an passé à Paris
    il ne va pas laisser ça et porter plainte contre l’auteur ET AUSSI contre le SITE
    C’est une HONTE
    Pas étonnant que agoravos dégringole. Il n’y a pratiquement plus aucune réactions sur ce site
    La FAUTE aux modérateurs qui font du n’importe quoi : censure des articles de qualité et acception d’une daube quotidienne insipide au possible
     smiley


    • xana 1er juin 00:55

      @Etbendidon

      Il m’a fallu une bonne minute pour réaliser que votre commentaire était au second degré.

      Bravo pour votre humour !!!


  • Aristide 1er juin 12:40

    Étonné d’une telle violence de propos, j’ai donc fait de simple recherche sur ce Colonel Mourey. Il apparaît qu’il était l’adjoint d’un certain « Joseph de la porte de Threil », emprisonné en 1945 pour son rôle ambiguë à Vichy. Voilà donc un rôle d’adjoint d’un personnage dont le comportement avait été jugé quelque peu contestable. En feuilletant quelques articles, il s’avère que les jeunes des Chantiers de Jeunesse étaient souvent envoyés au STO, dirigés conjointement par de Theil et Mourey.


    Étonnant donc que vous concentriez votre attaque envers Louis JOURDAN au seul prétexte de son appartenance à Continental et que vous ne donniez aucune, aucune information, sur le rôle du Colonel Mourey en tant qu’adjoint de cette organisation de Vichy qui a participé à l’envoi de centaines de jeunes au STO.

    Il me semble que la collaboration avait de multiples visages, l’absence d’antisémtisme ne démontre en rien les motifs de mise en cause des dirigeants des Chantiers de Jeunesse à la libération et leur proximité avec l’occupant. 

    • Emile Mourey Emile Mourey 1er juin 13:43

      @Aristide

      Cette histoire est un peu ridicule. Je la regrette. Oui, j’avoue avoir été impulsif, mais qui ne le serait pas quand, dans un livre à succès très médiatisé, il lit que son père est traité de « salaud ». Et tout ça pour une histoire de permission sollicitée mais refusée. Je ne connais pas M. Minne et suis prêt à m’excuser si je suis allé trop loin. Il appartient à l’éditeur du livre, et éventuellement à Agoravox, de calmer le jeu et de retirer ce qui serait condamnable.

      Quand à la question historique pour savoir ce qu’il en était de cette époque, c’est le rôle des historiens, ce n’est pas à moi d’approfondir le sujet. Personnellement, je ne suis ni pétainiste, ni gaulliste, mais tout simplement patriote.

      Merci de votre commentaire.

      E. Mourey

    • Aristide 1er juin 14:59

      @Emile Mourey


      Il est tout de même étonnant que vous ne démentiez l’implication du Colonel Mourey dans la collaboration de Vichy au STO par cette organisation des chantiers de jeunesse dont il était le directeur adjoint.

      Si on peut effectivement ne pas mettre en doute l’absence d’antisémitisme du Colonel MOUREY, il serait de bonne mesure que vous commentiez ces faits établis sur le STO en place de désigner un acteur, ni collabo et ni resistant ...

      Mais bon, il s’agissait de la réaction d’un fils aux actions de son père dont il n’a à assumer aucunement la responsabilité, l’historien que vous souhaitez être pourrait le faire ...

    • Emile Mourey Emile Mourey 1er juin 16:50

      @Aristide


      Cette question du STO a été traitée par les historiens. Je ne peux, pour ma part, que livrer un témoignage d’enfant... que les livres et les dessins d’Hansi réjouissaient mon père... que l’invité le plus fréquent à la table était le père Amiable, lequel, je l’ai su plus tard, travaillait, paraît-il, pour les services secrets britanniques... que j’admirais le maître d’hôtel du Splendid quand il venait mettre en place les collations que ma mère offraient aux femmes d’officiers, lequel, je l’ai su plus tard, guidait, la nuit paraît-il depuis les toits de l’hôtel, les avions anglais... que j’admirais le commissaire Ballot et ses deux fils plus âgés que moi, lequel proclamait ouvertement son anti-germanisme, ce qui lui a valu de revenir de déportation gravement malade... que son épouse était la marraine de ma soeur... que mon père partait à son bureau avant que je me lève et qu’il ne rentrait qu’alors que j’étais déjà couché... ce qui veut dire qu’il était surchargé de travail assurant en fait deux fonctions, à la fois adjoint au Général et chef d’État-Major... qu’il était reconnu pour être un cerveau et un bourreau de travail, ce qu’il fallait pour mettre en place une telle organisation... que l’envoi des jeunes au STO a été un drame mais qu’il lui fallu tout organiser pour que cela soit plutôt une colonne d’infiltration en choisissant un encadrement de jeunes officiers de valeur... que lorsque le Général a été arrêté par les Allemands et remplacé par Bernon, il refaisait une réunion des officiers de son d’État-Major, le soir, quand celui-ci était parti, pour contrer les décisions prises dans la journée... qu’enfin, il s’est fait mettre en disponibilité quand la pression vichyste s’est accentuée (le Laval détesté de mon père), indiquant par là que l’aventure des chantiers était terminée. La seule sanction qu’a eu mon père est de rester colonel. C’est peut-être un peu pourquoi je n’ai pas donné suite à ma proposition à ce grade. 


  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 1er juin 17:10
    @ Aristide

    Il est parfaitement injuste de réduire l’activité des chantiers de jeunesse à l’envoi de travailleurs au STO .
    Cela n’a concerné qu’une faible minorité ( environ 16.000 ) sur les 7 ou 800.000 jeunes qui y passèrent
    Il faut aussi noter qu’ils y partirent accompagnés par leur encadrement qui ne manquait pas de s’y livrer à des actes de résistance ...
    Les chantiers de jeunesse ont , de manière générale, constitué une mine de recrutement pour la résistance et notamment pour l’Armée Secrète.

    Le général de la Porte du Theil , a été interné mais par les allemands, et s’il a eu parfois un comportement ambigu a été totalement blanchi par la Haute Cour de Justice dés 1947.

    On peut comprendre le colonel Mourey de se révolter face à l’attitude insupportable d’un saltimbanque bisexuel qui veut jouer à l’historien sans en avoir les moyens.




    • xana 1er juin 19:30

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Je ne suis pas souvent d’accord avec vous mais cette fois je crois pouvoir vous appuyer à 100%.

      Mon père est passé par les Chantiers de jeunesse et il en est sorti pour prendre le maquis (et certainement éviter le STO). Dès le débarquement il a rejoint Le Mans ou il a pu s’engager avec son frère aîné dans la 2eme DB. Ils ont fait la bataille d’Alençon, la libération de Paris, de Strasbourg et la campagne d’Allemagne jusqu’à Berchtesgaden. D’autres jeunes issus des ces chantiers ont rejoint les maquis.

      Bien entendu certains responsables des chantiers de jeunesse ont pu accepter des compromissions, mais la plupart ont cherché à empêcher les Allemands de mettre la main sur de nombreux jeunes Français promis au STO. D’autres ont peut-être été plus loin en favorisant la fuite de jeunes vers les maquis, ce qui était en soi un acte de résistance susceptible de les envoyer dans les camps de concentration nazis.

      Jean Xana


    • Aristide 3 juin 23:59

      @Sharpshooter 


      Voilà donc que 16000 jeunes envoyès au STO seraient de la petite bibine ..

  • toussapoursa toussapoursa 1er juin 20:04

    Le Général de la Porte du Theil était tellement mal vu de ceux qui le connaissaient qu’ils l’élurent trois fois de suite comme Maire de Sèvres Anxaumont puis sa fille deux fois ....
    Cette dernière m’accorda un permis de construire vers la fin de son mandat....Pas loin du Breuil Mingot


  • Emile Mourey Emile Mourey 2 juin 10:26

    Lorsque le Général a été arrêté par les Allemands, fallait-il que mon père donne le signal de l’insurrection ? Question difficile que mon père a posée au Général avant qu’il soit embarqué : « Qu’est-ce qu’on fait ? » et à laquelle le Général a répondu par un seul mot « Tenir ».


  • Emile Mourey Emile Mourey 3 juin 19:45

    Louis Jourdan a-t-il été résistant ? Si je comprends bien le livre d’Olivier Minne, oui, mais après 1942, date d’insulte à mon père. Peut-être, s’il a distribué quelques journaux (quels journaux ?) et quelques tracts. Je ne suis ni un expert de la Résistance, ni historien de cette époque et revendique le droit à l’erreur dès lors que les faits de résistance de l’intéressé ne sont pas explicités.


    Je revendique également le droit à l’erreur tant que le débat n’a pas eu lieu concernant la société « Continentale » et les acteurs qu’elle a rétribués, et alors que d’autres acteurs rejoignaient la France libre.

    Je revendique le droit à l’hésitation tant qu’il n’est pas donné clairement le motif de la déportation du père de Louis Jourdan et les motivations de ceux qui l’ont soutenu dans l’insulte à mon père. 

  • Jean 5 juin 17:01

    Bonjour Mr Mourey, il passe à la radio sur FInter en ce moment.


  • Antenor Antenor 6 juin 19:02

    @ Emile

    Le mieux est sans doute d’écrire une lettre à son éditeur.


    • Emile Mourey Emile Mourey 6 juin 19:37

      @Antenor

      En fait, je ne me suis jamais bien intéressé à l’histoire des chantiers de jeunesse bien que cela soit l’histoire de mon père. Je viens de commander quelques ouvrages pour y voir plus clair.

      Je suis bien intervenu auprès de la maison d’éditions à la rubrique « contact » de son site mais je ne savais pas, alors, que l’auteur était un personnage médiatisé ainsi que son ouvrage. Cette affaire me fatigue beaucoup, d’autant plus que cela intervient au moment où nous pourrions enfin faire reconnaître les erreurs de localisation de Bibracte et de Gergovie auprès de la nouvelle ministre de la Culture, apparemment plus cultivée que les précédentes.

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