Abolition de la peine de mort selon les cas ?
Ou pour tout les condamnés ?
Depuis quelques jours, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer l'exécution de Troy Davis, condamné « modèle » qui cumule en lui tous les critères nécessaires pour être défendu par les belles consciences, appartenant à une minorité, sage, aimant sa maman.
C'est ce qui pourrait agacer dans l'histoire, ce côté sélectif qui ne devrait pas avoir lieu d'être quand on est contre l'abolition de la peine capitale.
Troy Davis, comme Caryl Chessman avant lui, a surtout connu un sort inhumain, atroce, puisqu'il attendait dans le couloir de la mort depuis 1989, soient plus de vingt-deux ans ! Et que son exécution a déjà été repoussée à trois reprises après divers recours judiciaires.
Comme d'autres représentants des afro-américains, il n'est pas le premier à clamer son innocence, et à être condamné sur la base de préjugés racialistes.
Robert Badinter lui-même a évoqué ce cas ce matin sur Europe 1, à chaud.
Les abolitionnistes défendent avec raison l'abolition de la peine de mort, mais sélectionne les cas, or, quand on veut l'abolition de la peine de mort, c'est dans tous les cas de figure, même quand le condamné à mort est une parfaite enflure, un salaud.
Ainsi, un partisan de la « suprématie blanche » a été lui aussi exécuté au Texas cette nuit pour le meurtre de personnes de couleur, un « white trash » de « Hooterville » en somme, un « petit blanc » qui a cru pouvoir se venger et se consoler de toutes ses frustrations réelles et imaginaires en commettant des meurtres racistes.
Il aurait été encore plus fort, encore plus audacieux, dans la défense de l'abolition de la peine de mort, de demander la suspension de son exécution pour lui aussi. Après tout, c'est ce qu'a fait Badinter en France pour Patrick Henry qui était un assassin d'enfants cynique, un salopard immonde.
Badinter l'avait défendu, en en faisant un symbole de l'abolition justement car ce n'était pas un condamné modèle.
Trouver la peine capitale normale pour les salauds, l'admettre franchement ou du bout des lèvres c'est pareil, c'est finalement reconnaître l'échec de la société, de l'éducation, de la culture et c'est aussi et surtout que la haine finit donc par l'emporter au bout du compte.
Il y a aussi une indignation sélective selon les pays évoqués, ainsi si l'on parle beaucoup des États Unis, peu de gens, encore moins parmi les belles consciences, évoquent l'Arabie Saoudite, où de nombreuses exécutions sont commises chaque année et ce au nom d'une justice théocratique parfaitement arbitraire, on ne compte pas les cas de pseudo « sorcellerie » (un exemple sur le site d'Amnesty), de peines pour « blasphème » ; parlons aussi de l'Égypte, où cinq hommes ont été condamnés à mort en Août, donc après la « révolution » de la place Tahrir. Évidemment, sous Moubarak, la peine capitale était très souvent prononcée et exécutée, à commencer contre les personnes faisant partie de minorités.
En Tunisie, par contre, pays phare des révolutions arabes, il n'y a eu aucune exécution depuis 1993, et le nouveau régime fait de nombreux efforts. Nous pourrions signaler aussi les « crimes d'honneur » commis en Turquie, allant jusqu'à l'exécution d'une peine capitale traditionnellement commise par les familles, officiellement interdite, mais officieusement largement tolérée...
Nous pourrions parler de la Chine, où le PC pratique un capitalisme d'État hyper-libéral sauvage et esclavagiste, ou de nombreux prisonniers politiques sont exécutés d'une balle dans la nuque, et la facture de la balle envoyée à la famille.
Bonjour Amaury. Oui, c’est vrai qu’il y a des gens qui pensent qu’exécuter un salaud est normal, alors que d’exécuter une personne telle que Troy est abject. Exécuter un violeur/tueur serait normal et pas les autres.
Difficile. Face à la douleur de perdre un être cher, la vengeance devient prépondérante.
La peine de mort ne devrait plus exister sur cette planète. Peu importe si la personne en cause est une ordure ou pas, juste la peine de mort est une abomination.
De plus, la peine de mort est sensée être dissuasive pour commettre des crimes. Vaste fumisterie, car malheureusement les statistiques de la criminalité prouvent le contraire.
Oui, et l’abolition c’est dans tous les cas.
Tout a fait d’accord avec l’article et votre commentaire Amaury... mais si la peine de mort est une abomination et de ce fait devrait être abolie, que dire des peines de prisons dont celles allant jusqu’à perpétuité, qui sont de véritables tortures morales et physiques ( la torture qui et interdite par les conventions de Genève par ailleurs).
La sélectivité reprochée dans l’article devrait aller au bout du raisonnement pour être validée dans une société comme la notre qui se veut digne et morale... Nous avons aboli la peine de mort, abolissons les peines de prisons...
Totalement d’accord, la perpétuité est plus sévère que la peine de mort d’une certaine manière.
Efficace en quoi aux Etats Unis où elle ne sert à rien pour faire baisse la criminalité.
Il y aurait beaucoup à faire à France sur les droits ET les devoirs, et l’identité commune.
Communautarisme, consumérisme, égoïsme social, non aucune
Bonjour Amaury, sujet bien traité, j’ai eu peur en voyant le titre avec un ?.
Sujet de société très important et mal traité (ou pas du tout même) par le monde politique.
Dans ce domaine tout est à re-penser, mais de nombreuses études existent déja.
Tout est en effet à repenser dans les délits et leurs traitements.
On reconnait la valeur civilisée d’une société à ses prisons.
Pour une fois que je suis d’accord avec un de tes articles ^^
Mais que veux-tu, quand le marketing et le réflexe moutonnier des écriveurs de presse vont dans le même sens... Quel ramdam pour ce type.
Curieusement, j’en avais jamais entendu parler y a une semaine. et je suis sur que dans une semaine personne n’en parlera plus.
Au fait, quelqu’un sait ce que devient Mumia Abu-Jamal ?
Tout arrive ! ;-)
Pour moi la valeur réelle d’une société se mesure à son traitement des prisonniers, des déviances sociales, des criminels...
Sur Mumia Abu Jamal il y a eu ça à ce lien.
pour une fois je suis tout a fait d’accord avec amaury. on voit toutes les bonnes consciences se réveiller au coup de clairon médiatique,sans se soucier une seconde des types qui ont du être décapités ou égorgés en arabie saoudite,accusés de sorcellerie, le même jour ou a ceux qui se sont pris une balle dans la nuque sur un stade chinois pour quelques raisons futiles que ce soit. gare a ceux qui parlent de sélectivité de la part des belles personnes comme je l’ai fait sur un article concernant cet américain,qu’ai je entendu ? que mes propos étaient indignes et navrant. rien d’étonnant la dedans,combien critique le principe même de la peine de mort (même sur ce site) quant TF1 n’en parle pas. les indignations sélectives faces aux mauvais traitement sont malheureusement comme le reste de l’actualité,comme chantait dutronc,"j’y pense et puis j’oublie".
Merci pour votre commentaire, je suis d’accord.
Et c’est quoi la conclusion ? Ne pas s’indigner du tout ?
Ne pas s’indigner du tout plutot que d’être sélectif, je voulais dire
S’indigner sur tout. Là, comment dire, tu es un peu plus de mauvaise foi que d’habitude, non ?
la conclusion,c’est l’indignation contre la peine de mort tout court et pas seulement quant france 2 ou TF1 sortent une histoire.
Voilà, exactement
Bonjour l’auteur, bonjour nilasse.
Les "belles consciences" qui manifestent contre la peine de mort aux EU sont présentes devant les pénitenciers avant chaque exécutions quels que soient les condamnés.
Dans les derniers cas, on a davantage parlé de Troy que de l’autre ordure du KKK parcequ’il y a un doute sur sa culpabilité.
S’il vous plait, ne reprochez pas à ces américains de ne pas se déplacer en Chine ou en Arabie Saoudite pour manifester leur opposition à la peine capitale. Ces gens font un travail remarquable sur place et c’est largement suffisant.
Pour ma part, quant on est contre la peine de mort, on doit être contre toutes les peines de mort y compris celle de Saddam Hussein.
En France, Mitterrand avait annoncé l’abolition et une majorité de français ont voté pour lui.
Le débat est clos et ceux qui veulent le ré-ouvrir sont des populistes.
cdlt
Qu’il y ait un doute ou pas sur la culpabilité importe peu, aucune exécution...
Où voyez-vous un débat sur l’abolition en France dans mon article ?
Quelle source sur la présence d’abolitionnistes américains lors de l’exécution du salaud du KKK ?
Je ne parle pas d’ailleurs des belles consciences US mais françaises. Et elles réagissent peu aux autres exécutions dans d’autres pays, ce qui est effectivement une indignation sélective.
Réflexion intéressante de Seb69 parce que j’étais aussi contre l’exécution de Saddam Hussein, mais ce qui a été encore plus intéressant ont été les réactions des organisations des droits de l’homme qui ont protesté du bout des lèvres parce que cela leur enlevait une sacrée épine du pied. Alors abolition sélective, certainement, mais je dois dire que l’exécution de Troy Davis m’a peinée et choquée comme celle de Margaret Hassan, si certains en ont entendu parlé. http://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Hassan
Ce sont dans ces moments que j’ai l’impression que toute humanité nous a désertés.
Amauryw,
Effectivement, il est plus facile d’aller manifester lors de l’exécution d’un soit-disant innocent plutôt que pour l’exécution d’une ordure comme ce type du KKK.
Qui aurait osé manifester pour la grâce de Saddam, de Eychmann ou des salauds de Nuremberg ?
Avouez que ça aurait été difficile et dangereux.
L’abolition pure et simple de la peine capitale nous évite ce genre de situation.
En ce qui concerne Lawrence Brewer, tout ce que j’ai pu trouver sur des sites américains, c’est que la famille du pauvre Byrd ne souhaitait pas la mort du coupable et même lui pardonnait.
Contrairement à la famille de la victime de troy Davis.
cdlt
A 65beve,
A Nürembeg, c’était encore différent. Mais effectivement, c’est plus dur là de dire, aucune exécution.
et dans les cas de récidive après la libération d’un meurtrier qui s’est bien comporté en prison vous en faites quoi ?
vous vous fichez des gents qui souffrent dans ces cas la ?
si on ne peu prévoir qui vas passer a l’acte , on peu au moins éviter que le meurtrier recommence en le condamnant a mort
la peine de mort ne feras pas baisser le nombre de meurtriers , mais elle enlèveras les cas de récidive
la peine de mort doit être retablie pour les meurtres d’enfants et pour les meurtres avec violences
vous vous intéressez aux meurtriers mais pas aux victimes qui elles n’ont rien demandés , surtout pas de se faire tuer
Vous partez du principe qu’une personne ne peut pas changer. C’est votre avis, ça n’en fait pas une vérité.
La perpète (appliquée) suffit largement à éviter la récidive.
et pendant ce temps en Libye l’OTAN et la France bombarde des pauvres gents tue , blesse , mutile , soldats et civils par centaines
l’indignation est vraiment sélective
Ce com reflète justement une indignation sélective.
à jpeg, la question de la peine de mort et des peines de prison en général, c’est la question de notre civilisation et de son respect réel de l’être humain.
a amaury : donc le respect des victimes est moins important
argumentaire sarkoziste habituel votre com
dés que l’on pas en accord avec vous on est sarkoziste marrant
c’est plutôt votre vision étroite qui est sarkoziste
Pas du tout, l’argumentaire que vous sortez est celui de Dati
votre argument sur les victimes est du sarkozysme primaire,ne vous en déplaise.
Allez, un article consensuel et bisounours pour se rattraper, génial, qui martèle une évidence que personne n’a contesté (la peine de mort, c’est à abolir, et évidemment que quand on parle d’abolition, c’est dans tous les cas, c’est le principe de l’abolition, justement), et qui se base sur un postulat accusateur sorti du chapeau (les abolitionnistes seraient sélectifs).
Et surtout, ce qui est quand même bien plus grave, les abolitionnistes sont des bobos utopistes-droit-de-l’hommistes béats et aveugles.
Et rien que ça, on sent que ça justifierait aux yeux d’Amaury de rétablir la peine de mort rien que pour ces abrutis de bien-pensants !! 
Ton commentaire est de mauvaise foi et finalement très personnel, c’est entre la haine et la passion. Allez, tout ça finira par un mariage...
Les bien-pensants qui se réveillent pour s’indigner de l’exécution de Troy Davis sont de fait sélectifs.
Excellente analyse de l’indignation sélective.
fortunatly jesus is not a nigger
Et les morts des guerres de conquêtes de l’empire, toute ces millions de morts africains, irakiens, sous les armes téléguidés, ou les morts de la faim du fmi ... C’EST POUR LE BIEN DE L’HUMANITE ! JE VOUS ASSURE !
Le plan suit son cours ...
58 pays pratiquent encore la peine de mort, cette coutume barbare d’un autre âge.
Au risque de mélanger les sujets, de me faire huer, etc., je dirais que de manière plus générale, il faudrait bannir tout ce qui conduit à la mort (peine de mort, avortement, euthanasie, etc.) pour justement favoriser la vie. Non, parce que quitte à éviter d’avoir des pratiques "barbares d’un autre âge" comme on peut le lire souvent et comme dans un commentaire ci-dessus (ce qui est ridicule en soit... "d’un autre âge", ça ne veut rien dire, pas plus que "barbare"), autant le faire complètement.
Sans rire, un condamné à mort, la plupart du temps, il meurt parce qu’il a fait une connerie alors que pour l’euthanasie et l’avortement, la personne n’est coupable de rien.
L’indignation est d’autant plus sélective, je trouve, quand on cautionne une mise à mort mais pas une autre.
Je suis totalement en accord quant à moi.
euthanasie que ne dites vous ici , vous n’avez jamais été confronté a ce problème
une personne en phase terminale de cancer généralisé arrivé au moment ou les anti-douleurs ne sont plus efficaces , ou elle vomit ses propres excréments , ou elle vous supplie de la faire mourir
que faites vous ?
la laisser vivre pour ne pas être un BARBARE
ou faire abroger ses souffrances
les derniers moments d’un grand malade sont terribles et je vous souhaite pas de vivre cette expérience , ni en tant que famille , ni en tant que patient
par contre pour l’avortement je vous comprend mieux
"vous n’avez jamais été confronté a ce problème une personne en phase terminale de cancer généralisé arrivé au moment ou les anti-douleurs ne sont plus efficaces , ou elle vomit ses propres excréments , ou elle vous supplie de la faire mourir que faites vous ?"
Eh bien justement si et ce cas-là en plus : cancer généralisé, l’oncle défiguré, perdant jusqu’à sa peau (au sens propre), au lit en permanence, pouvant à peine parler, perdu 30 Kg, etc.. Il est mort comme il est né : entouré de sa famille aimante. Croyez bien que jamais nous n’aurions voulu le tuer, ni même demander sa mort. Il est mort parce que son heure était arrivée et il n’y a pas eu d’acharnement thérapeutique, tout simplement. Les soins à la fin étaient pour soulager la douleur uniquement, le soigner mais non plus tenter de le guérir.
La compassion c’est d’accompagner la personne malade avec amour dans la mort et pas d’abréger la vie du mourant pour se soulager soi-même de sa propre douleur.
Au risque de mélanger les sujets, de me faire huer, etc., je dirais que de manière plus générale, il faudrait bannir tout ce qui conduit à la mort (peine de mort, avortement, euthanasie, etc.) pour justement favoriser la vie.
@ thikomir
Justement, si, j’ai été confronté au problème, vous non jpeg, visiblement, sinon vous n’en parleriez pas si légèrement.
Tout à fait d’accord avec le dernier paragraphe.
Et notre société consumériste est une société de mort.
Nilasse écrit :
catherine dit
@ thikomir
Il me reste encore assez d’énergie pour virer de France à coup de pieds au cul des qui n’ont rien à y faire.
L’euthanasie peut mener à l’eugénisme d’état et à l’affirmation du darwinisme social le plus dangereux, ce qui revient à la même violence d’état.
Remarque totalement démagogique.
Déjà dans l’injure ?
Réfléchissez juste deux minutes. Le darwinisme social prend comme racine la compassion sincère pour les individus en fin de vie. Au fait, savez-vous combien de temps met quelqu’un même très malade à mourir sans assistance ?
De plus, vous avez une vision ultra-libérale du corps qui est donc pour vous une machine qui est votre propriété.
Aucune envie de discuter pour ne rien dire.
Je me disais bien qu’il y allait avoir des huées.
@nilasse
Non, je ne justifie rien du tout, pour moi tout acte conduisant à la mort devrait être banni. Et non, votre histoire d’Opus Dei est ridicule, bien qu’appréciant l’Oeuvre et particulièrement saint José-Maria Escriva, je n’en fais pas partie (et là, rien que pour avoir dit ça, je vais encore me faire huer, mais tant pis).
Pour les autres : vous en arrivez à vouloir l’abolition de la peine de mort pour condamner à mort d’autres personnes et en plus des innocents en voulant bien trouver tous les prétextes qui vous arrangent. Ça va du "amalgame" à "tas de cellules sans conscience", etc. pour justifier l’atrocité du geste.
Désolé mais sincèrement, l’abolition de la peine de mort doit être totale : abolition pour les coupables comme pour les innocents.
L’indignation face à la peine de mort est bien sélective et on voudra épargner Troy Davis voire l’autre du KKK dans le meilleur des cas mais on est prêt à mettre à mort sa pauvre grand-mère ou l’enfant que sa compagne porte "par compassion", "pour une mort digne", "par amour", "par empathie"... Non mais c’est pathétique... Justifions tous les crimes par des perversions telles que celles-ci tant qu’on y est...
Pour ceux qui sont contre la peine de mort mais pour l’euthanasie ou l’avortement, votre position est injustifiable. Simplement parce que sinon vous pouvez justifier la mise à mort d’un criminel en disant : mais c’est nécessaire pour la paix sociale, il a mis en danger la société. Ou alors : mais c’est nécessaire puisque de toute façon il allait passer sa vie en prison (voire pire : ça coûte cher). Un peu la même rengaine qu’on retrouve avec les autres mises à mort : on trouve tous les prétextes possibles pour se donner bonne conscience et se dire "j’ai bien fait, y’a rien à regretter".
Pourquoi être si sélectif dans les morts que l’on condamne ?
Pour l’euthanasie, vous trouvez ça normal de mettre à mort un malade et que sa famille se dise "c’était mieux comme ça". Cette famille abrège juste sa propre souffrance et non celle de la personne malade, c’est un acte purement égoïste, un manque d’amour grave et une peur bleue d’affronter toute souffrance à force d’être bien au chaud dans son petit confort quotidien.
Avortement et euthanasie ne mènent qu’à d’immondes génocides (comme celui des trisomiques par exemple) et à l’eugénisme.
Il faut donc bannir tout acte conduisant à la mort et le condamner fermement.
Et aller vers une société qui privilégie la vie.
à sisyphe, c’est dans Guy Debord aussi, que vous n’avez pas lu semble-t-il ?
La peine de mort est une violence d’état, instituant l’assassinat délibéré comme institutionnelle, ce qui est, je persiste et signe, une barbarie d’un autre âge.
Ce n’est pas un argument.
-parce que la violence d’état est la seule théoriquement légitime. Une société hiérarchisée ne marche que si l’Etat est le seul à avoir droit à l’usage de la violence. Ainsi, la peine de prison est une violence, puisque le condamné est privé de sa liberté, de même qu’une amende en est une. Autrement dit, si votre argument était valide, vous pourriez tout aussi bien contester la légitimité de l’emprisonnement ou de l’amende en les requalifiant de "séquestration" ou de "racket".
-parce que l’emploi du terme "barbarie d’un autre âge" relève de l’ethnocentrisme et du chronocentrisme. La barbarie consistant justement à considérer que la barbarie existe, et qu’une pratique ait eu lieu à une autre époque ne la disqualifie pas d’emblée !
chaque femme ayant le droit absolu et la maîtrise de son corps et de ses grossesses éventuelles.
On peut toujours vous opposer que chaque être humain dont le développement a été amorcé a droit à la vie, et on peut également déclarer ce droit comme "absolu". Par conséquent, c’est un droit, légitime sûrement, mais pas un droit "absolu".
Et je trouve également le rapprochement entre eugénisme et euthanasie parfaitement légitime, car il y a la théorie et il y a les faits. L’euthanasie des bébés handicapés est une pratique courante dans les hôpitaux, et les mères souhaitant garder l’enfant sont terrorisées à l’idée que leur enfant passe entre les main d’une infirmière "compatissante". C’est la réalité, et il s’agit bien d’eugénisme.
En conclusion, tout n’est pas aussi simple qu’on le voudrait.
D’accord avec votre com, tout n’est pas aussi simple, réductible à quelques formules.
@ roungalashinga
Commentaire puéril, et qui encourage à la démagogie, la vraie.
Expliquez-moi donc comment faire appliquer les lois sans utiliser la violence.
Si je suis pris à tuer quelqu’un, l’Etat ne me propose pas de passer quelques années en prison de mon plein gré, il me force à y aller et à y rester. De même, à degré moindre, pour le paiement d’une amende. Si l’Etat ne se sert pas de la force à un moment ou à un autre, il est impossible qu’il puisse faire appliquer ses propres lois. Or, utiliser la force, c’est la violence. Le fait que ce soit pour une réparation juste ne change rien à ce fait (car l’usage de la force est un fait), mais il justifie que seul l’Etat ait ce pouvoir.
Autre remarque : dans les dictatures aussi, l’usage de la force répond à des infractions à la loi. C’est juste que la loi est moins sympa...
Commentaire extrêmement pertinent
Cela dit, je précise quand même que je suis contre la peine de mort, hein, des fois qu’on m’accuserait de "facho".
Ne vous inquiétez pas , l’accusation de fââchisme c’est quand les gens n’ont plus rien à dire.

Expliquez-moi donc comment faire appliquer les lois sans utiliser la violence.
Si je suis pris à tuer quelqu’un, l’Etat ne me propose pas de passer quelques années en prison de mon plein gré, il me force à y aller et à y rester. De même, à degré moindre, pour le paiement d’une amende. Si l’Etat ne se sert pas de la force à un moment ou à un autre, il est impossible qu’il puisse faire appliquer ses propres lois. Or, utiliser la force, c’est la violence.
Non.
Utiliser la force pour faire respecter les lois, ce n’est pas de la violence : c’est la répression de la fraude. La violence est celle qui enfreint les lois.
C’est, si vous voulez, une CONTRE-VIOLENCE qui répond légitimement à la violence commise.
La fonction de l’état c’est d’assurer la SÉCURITÉ et la protection des citoyens. Quand un état utilise la violence, c’est un dévoiement de sa fonction (surpopulation carcérale, tortures, humiliations, abus de pouvoir).
La force utilisée pour le respect des lois, ce n’est pas de la violence, c’est l’utilisation légitime de l’appareil d’état pour faire respecter la loi, censée être promulguée dans l’intérêt des citoyens.
Je me répète ; si vous ne savez pas faire la différence entre la violence, et sa juste sanction, vous êtes mur pour une dictature.
Quant aux aphorismes benêts de l’auteur, ils ne renvoient qu’à sa propre inculture (dans le meilleur des cas) ou à sa mauvaise foi.
Il n’y a de "violence" légitime que celle utilisée pour défendre le droit (légitime défense, réponse à une agression extérieure, conflit, protection de la sécurité) ; elle est donc, forcément, "réactionnaire" ; en réaction à une violence première.
En aucun cas, la violence d’état ne saurait être légitime ; l’appareil répressif de l’état est là pour faire respecter la loi, et la justice pour préserver les citoyens de la violence, c’est tout.
J’en ai suffisamment dit ; que ceux qui ne comprennent pas aillent lire Montesquieu ("L’esprit des lois"), ou révisent la définition de la démocratie.
Point final pour moi.
Quant à l’auteur, il illustre son article par un dessin auquel il n’a rien compris : trop fort !
Encore dans l’approximation simpliste et l’injure pour tenter de camoufler la faiblesse des arguments.
Comme d’habitude des commentaires indigents d’un concierge bien pensant.
"Concierge bien pensant " ! :-)
Des injures, de l’indigence de réflexion, des clichés de langages bien vieux, rien à signaler de neuf.
Ce n’était pas la peine de répondre si c’était pour écrire la même chose qu’au précédent commentaire et tourner en rond autour du mot "violence" sans jamais le prononcer, parfois en la qualifiant de "répression", de "contre-violence", "l’utilisation légitime de l’appareil d’état".
Ce qui est appliqué pour faire respecter la loi est bel et bien de la violence, quelle que soit le nom qu’on veut lui donner. Ca se passe comment, une interpellation de tueur, de violeur, de kidnappeur, etc ? Le policier vient frapper à la porte, il demande gentiment à la personne de s’habiller quand il aura fini de manger et bu son café et de le suivre au commissariat ? Non, il s’agit d’une procédure mettant en oeuvre la force, et d’ailleurs elle peut être très traumatisante pour les témoins ou les interpellés s’ils s’avèrent innocents par la suite. Le fait que ce soit légitime ne change rien à ce fait.
Donc l’argument ne saurait invalider la légitimité de la peine de mort, car même si l’on admet que l’Etat fait usage d’une "contre-violence" pour punir une violence, alors il est également acceptable que l’Etat tue un assassin en réaction à l’acte de violence qu’il a commis. Tuer une personne est violent, mais la séquestrer l’est aussi, à un degré moindre. Or c’est justement le droit légitime de l’Etat d’enfermer les criminels. Par conséquent le dessin d’illustration de l’article peut se décliner sous différentes formes, avec comme commentaire que quiconque enferme une personne sera condamné à la prison, avec un geôlier enfermant un prisonnier et une infinité de geôliers attendant chacun celui devant lui pour l’enfermer. Le paradoxe exprimé dans le dessin se résoud justement par le fait que celui qui exerce la peine est l’Etat, et que par là il a l’exclusivité de l’usage légitime de la violence. Celle qu’il inflige n’est pas un crime, car elle est en conformité avec la loi, et il n’y a pas de guillotine derrière la première, le bourreau n’exécutant pas lui-même le condamné en tant que personne, mais en tant qu’incarnation du pouvoir étatique. Le dessin de Franquin, même s’il est drôle, n’est donc pas pertinent sur le plan philosophique.
Mais je suppose qu’il était inutile d’intervenir après un commentateur vexé se drapant dans sa dignité pour fuir les arguments qu’il n’arrive pas à réfuter, et martelant pour asseoir l’autorité de sa vérité absolue des phrases ponctuées de "c’est tout" et autres "point final".
@ Sisyphe
« Utiliser la force pour faire respecter les lois, ce n’est pas de la violence
Sans blague ?
Troy Davis vient d’être mis à mort en application de la Loi.
Mais d’après-vous ce n’est pas de la violence ?
« La violence est celle qui enfreint les lois. »
Vous divaguez !
Les Lois de Nuremberg sont des LOIS ! La Loi des cinq épis stalinienne qui envoyait des gamins de 12 ans au Goulag parce-qu’ils avaient glané quelques épis de blé — violation de la propriété socialiste ! — était une Loi.
Vous trouvez que c’est celui qui ne les respectait pas qui était violent ?
Si demain le Parlement, ce qui est dans ces prérogatives, promulgue la Loi Martiale, et le couvre-feu après 20h, comptez bien que les flics, ou les militaires, vous écraseront la gueule au nom de la Loi s’ils vous coincent à baguenauder dans les rues.
Ce sera vous le violent ?
L’État ? Une « contre-violence » ?
Étrange concept ! On ne parle pas de contre-vitesse, et les contrefeux ça brûle !
L’État , tout État, c’est d’abord et avant tout le monopole de la violence légitime.
Toute discussion ultérieure ne porte que sur le sens que l’on donne au mot : légitime !
Pardonnez-moi, mais vous succombez au crétinisme du soi-disant « État de Droit » dont on nous rebat les oreilles ! Cette chimère sirupeuse dont se gargarisent jusqu’à l’ivresse les thuriféraire des nos « Démocraties » avariées. Pure tautologie sémantique car TOUT État est un État de Droit !
C’est même à ça qu’on le reconnaît !
Ces lois nazis ou soviétiques auxquelles je fais référence, s’intégraient dans un corpus d’autres lois et principes que l’on appelle communément le Droit.
Il y avait un Droit nazi, il y a eu un Droit soviétique, il y a un Droit chinois dont l’État se légitime d’être le garant. Et une flopée de juristes pour chacun d’eux, dont certains fort éminents.
Tout État, quel qu’il soit, ne fait qu’appliquer des lois et est donc, par essence, un État de Droit !
Le sien.
Que ces lois soient humanistes ou barbares est une tout autre histoire.
Réciproquement, le Droit n’existe que s’il dispose d’un appareil d’État fort, capable de se servir de la violence pour le faire respecter.
Le Droit et l’État — Donc le monopole de la violence — sont consubstantiels : le premier donne au second la légitimité de l’exercice de la force, le second passe les deux tiers de son temps à modifier, peaufiner, développer restaurer le premier.
A quoi sert notre parlement ? A produire des lois comme les poules en batterie, des œufs !
Ils ne font que ça !
J’avais lu, il y a un quinzaine d’années, sous la plume blasée du recteur de l’université parisienne d’Assas, grand juriste devant l’Éternel, que, même lui, était simplement incapable, à quelques milliers près, non pas de dire ce que contenaient les lois, mais plus prosaïquement, combien il y en avait !
« La fonction de l’état c’est d’assurer la SÉCURITÉ et la protection des citoyens. » Et leur bien être aussi, je suppose ?
Qu’est-ce que c’est que cette vision naïvement consumériste pour nursery ?
La fonction de l’État, c’est d’abord d’assurer le bon fonctionnement des institutions, de TOUTES les institutions ! Vous savez, tous ces trucs un peu abstraits : la Justice, l’Éducation Nationale, l’Université, le CNRS, l’Armée, le Parlement, la Paix Civile par le règlement le plus pacifique possible des conflits...
Et aussi : le développement harmonieux du territoire national et son intangibilité, le rayonnement culturel du Pays et sa place dans le Monde... Etc... Etc... Etc...
Et si ces grands intérêts viennent en contradiction avec la sécurité des citoyens... Les dits citoyens feront avec.
Exemple : En couvrant la France de centrales nucléaires, le gouvernement de l’époque, jouissant d’un large consensus d’ailleurs, déclarait assurer ainsi l’Indépendance Énergétique de la Nation. Noble tâche. Mais ce faisant, même en le minimisant, il ne niait pas faire courir un risque, certes à l’écouter minime, mais indéniable... Aux citoyens...
Ce qui ne dérangeait que quelques hurluberlus avec des fleurs dans les cheveux auxquels on fit comprendre en en flinguant un lors de la grande manif’ à Crey-Malleville, que la Loi ! Serait appliquée !
Non sans violence !
« la loi, censée être promulguée dans l’intérêt des citoyens. »
Mais pas du tout ! Même en oubliant le « censé », qui n’est là que pour montrer que vous ne gobez pas toutes les sornettes, toutes les lois, et même la plupart d’entre elle, ne sont pas promulguées dans l’intérêt des citoyens.
Ce qui, par ailleurs, ne les rend pas forcément illégitimes. Pensez par exemple à la Loi de mobilisation générale. Elle est promulguée dans l’intérêt supérieur de la Nation. Pas dans celui de favoriser la romance de Roméo et de Juliette ! Il n’est dans l’intérêt de personne de partir à la guerre.
Et d’autre part, qu’est-ce que c’est que cette bluette de « l’intérêt des citoyens » ?
Lesquels ?
Sans même faire appel à la division marxiste de la société en classes antagonistes, il est quand-même relativement évident qu’aucune société n’est homogène, qu’elles sont toutes constituées de groupes sociaux dont les intérêts ne sont pas forcément les mêmes ; ni même convergents.
Les intérêts des paysans ne sont pas ceux des distributeurs, les intérêts des médecins ne sont pas tous, ceux des malades, ceux des profs pas forcément ni toujours, ceux des ouvriers d’usines...
Et l’intérêt du MEDF, jamais !
Quoiqu’il prétende.
Qui sont les plus citoyens ?
Et d’autre part, il n’y a pas que les intérêts matériels ! Il est des cas où l’application de la Loi heurte les convictions fondamentales d’une fraction importante de vos fameux citoyens. La Loi de 1905, instaurant la Laïcité et séparant l’Église et l’État fut imposée, par la force, contre l’opinion d’une majorité des catholiques. Et pour faire l’inventaire des biens du clergé, ce furent souvent les gendarmes qui furent mobilisés. Et qui parfois ne firent pas dans la dentelle.
Je précise, pour éviter toute fausse interprétation que je suis un farouche partisan de ladite Loi
Répondre jour après jour à cette question, c’est à dire décider quel groupe, ou quelle classe, l’on favorise, qu’elle philosophie on applique, quelles convictions on fait respecter, car il n’y a que les totalitarismes pour croire, et surtout faire croire, que tout le monde peut se mettre d’accord sur tout, c’est que l’on appelle la Politique !
Laquelle se traduit en Lois, qui, pour être appliquées suppose l’exercice de la coercition ou de la violence. C’est à dire de l’État.
Et il arrive même parfois, car la somme des parties ne constitue pas le Tout, que l’intérêt général soit évidemment contraire à l’intérêt de la plupart des citoyens : refuser l’armistice en juin 40, était sans doute de l’intérêt supérieur de la Patrie ! Comme disait l’autre, mais à l’évidence, pas dans celui très immédiat et très concret de 90% des français qui voulaient que cesse le massacre et que fut assurée la moisson..
Ce pourquoi, d’ailleurs ils eurent une nette propension à soutenir, au moins passivement, Pétain.
Lequel promulgua, dans les semaines qui suivirent, une flopée de lois, toutes plus scélérates les unes que les autres, qu’il fit respecter par la violence. Celle de l’État Français, en l’occurrence.
Ayant le privilège d’avoir pour ascendants des gens qui ont eu bien à cœur de ne pas les respecter, certains en ayant payé le prix, votre dernière phrase, que je veux croire irréfléchie, me glace d’effroi !
« La force utilisée pour le respect des lois, ce n’est pas de la violence, c’est l’utilisation légitime de l’appareil d’état pour faire respecter la loi, censée être promulguée dans l’intérêt des citoyens. »
Vous me terrifiez ! Derrière ce que vous pensez être l’expression de ces bons sentiments dont l’enfer est pavé, se cache (mal !) un fétichisme de l’État qui conduit inexorablement au befehl ist befehl !
De sinistre mémoire.
Oubliez cinq minutes Montesquieu, qui par ailleurs, est un peu moins schématique et naïf que vous ne le laissez entendre et (re ?)lisez Antigone ! Ou Thoreau....
Un peu d’anarchisme dans ce monde de brutes légalistes !
@ Amaury
Je suis rarement en accord avec vous, mais, ce coup-ci, je trouve votre article très pertinent.
Et je plusse... A la mode de chez vous...
TOUT CE BARATIN, CES AMALGAMES, CES CONFUSIONS ? CES SOPHISMES , sont non seulement grotesques mais égallement dangereux, masquant mal les références à un discours intégriste, archaïque, et anti-démocratique.
On voit toute la finesse de pensée et la violence de l’auteur du com ci-dessus
"TOUT CE BARATIN, CES
AMALGAMES, CES CONFUSIONS ? CES SOPHISMES , sont non seulement
grotesques mais égallement dangereux, masquant mal les références
à un discours intégriste, archaïque, et anti-démocratique."
Soit vous ne savez pas lire. Soit vous ne voulez pas lire. Soit vous ne comprenez rien de ce que l’on vous dit.
Soit vous êtes d’une mauvaise foi crasse.
Soit, tout ça à la fois.
Pour mettre quelques points sur les i de vos indignations :
J’ai toujours été et je demeure adversaire de la peine de mort.
J’ai toujours été favorable, je le demeure et le défendrai activement s’il était menacé, au droit des femmes à disposer de leur corps, c’est à dire d’être libres d’avorter si elle le désirent. Par parenthèse, la loi Veil est une simple loi et l’IVG n’est nullement « inscrit dans la constitution » comme vous semblez le croire. Mais il est parfaitement évident que vous parlez d’abord et que vous vous renseignez ensuite.... Passons...
Par contre, je suis extrêmement réservé sur une éventuelle liberté d’euthanasier autrui, c’est à dire de le tuer.
Les trois questions sont, à mon sens distinctes et soulèvent des problèmes éthiques différents.
Enfin, pour votre gouverne, je suis agnostique, 99% athée, et c’est bien la première fois de ma vie que je me fais traiter d’intégriste ! Faut venir sur Avox pour que ça m’arrive.
Mais faut dire qu’ici c’est comme chez Castorama :
« Chez Casto y’a tout c’qu’il faut ! »
Sur la question de l’euthanasie.
Tant que l’on est jeune et en bonne santé, et que la mort n’est qu’un fantôme lointain, presque tout le monde, du moins parmi ceux qui n’obéissent pas à l’injonction religieuse d’interdiction du suicide — Droit à l’obéissance qui est, lui aussi, ne vous en déplaise, un droit aussi... démocratique comme vous dites, qu’un autre, et, lui aussi, parfaitement inaliénable ! Pour rester dans votre vocabulaire — est favorable à l’euthanasie, au nom, bien sur, de l’irréductible liberté de disposer de sa vie. Noble principe auquel j’adhère, bien évidemment, mais...
Car il y a un mais ! Quand sonne l’heure, quand on quitte le registre rassurant des rêveries héroïques pour, par exemple, regarder en face la sale gueule du crabe qui va vous bouffer, la vertu des grands principes s’effiloche d’un coup, et l’immense majorité de nos frères humains s’accrochent comme des damnés à la vie, aussi douloureuse et diminuée soit-elle. Ça c’est un fait.
Le « dur désir de durer » (Eluard) mon vieux ! C’est comme ça ! La Nature humaine...
Notion hideusement réac’, heureusement un peu réhabilitée par ce brave Edgard Morin il y a plus de 20 ans.
Ainsi ai-je vu, entre autres, mon père, qui, toute sa vie, avait affiché le désir d’en finir au plus vite quand il serait clair qu’il n’y aurait plus d’espoir et m’ayant plusieurs fois demandé de l’aider au cas où...
Oublier instantanément cette noble résolution et choisir de vivre, le moins mal possible les quelques mois qui lui restaient.
La vraie question fut celle de la souffrance et de la perte éventuelle de sa dignité . Donc celle des de soins palliatifs.
Il en bénéficia et remercia chaleureusement, avant de nous quitter, les médecins pour ce sursis . Mais avez-vous la moindre idée du coût d’un rapatriement sanitaire en avion, de 7 mois d’hospitalisation à domicile, c’est à dire de visites bi-quotidiennes d’infirmières, de 3 séances de kiné par semaine et d’unités mobiles de soins palliatifs tous les deux jours. ?
Ce, au moment ou l’Oligarchie, jamais en retard d’une abjection, vilipende, avec un zèle hargneux, toute dépense sociale au nom de la compétitivité de la France.
Mais Alain Minc — L’oligarchie faite écrivain !— n’a pas de ces pudeurs, qui, parlant de l’agonie de son père, lequel fut un véritable humaniste lui ! et un grand résistant, déplora publiquement que l’on ait gaspillé un million d’euros pour prolonger sa vie de quelques mois.
Comme disait ma grand-mère, ces gens-là n’ont aucune vergogne.
La vergogne....Un vieux mot, bien de cheu nous, injustement oublié.
40% des dépenses de santé sont consacrées aux deux dernières années de la vie.
Vous ne voyez là aucun rapport avec cette campagne de propagande incessante à « mourir dans la dignité » ?
La dignité... Parlons-en... Rappel sémantique : connaissez-vous le livre "La liberté de destruction des vies indignes d’être vécues" publié à Leipzig en 1920, écrit par le psychiatre renommé Alfred Hoche et le juge respecté Karl Binding ?
Remarquez la conjonction des deux termes fétiches : liberté et dignité, dans la même phrase.
Le livre eut un tel succès qu’il fallut le rééditer en 1922. Il défendait la thèse selon laquelle l’élimination des "gens sans valeur" devait être légalisée. Ainsi les concepts de "vie sans valeur" ou "vie indigne d’être vécue" utilisés par les nazis viennent de ce livre. Binding et Hoche y parlent d’"êtres humains sans valeur". Ils y plaident pour "l’élimination de ceux qu’on ne peut pas sauver et dont la mort est de nécessité urgente".
Comme vous dites : « L’assimilation de l’euthanasie (volontaire, et décidé par le citoyen), à l’eugénisme est un contresens, un amalgame, un abus de sens et de pouvoir. »
Sans doute... Sans doute... Mais doute il y a !
Bien sur, aujourd’hui, dans la grande nursery démocratique, personne ne parlera d’"êtres humains sans valeur", quelle horreur ! Non ! On insistera lourdement sur la compassion, et, comme vous le faites, sur le respect irréfragable du « droit de disposer du choix de sa fin de vie. »
D’accord ! A condition d’être absolument sûrs, qu’on ne va pas profiter de la faiblesse de pépé pour lui faire faire le bon choix à l’ancêtre !
« Allez ! Signe le formulaire Papa ! C’est la meilleure solution... Pour tout le monde... »
Le choix ! Quel vocabulaire de supermarché ! Vous croyez vraiment que l’on choisit la façon dont on veut mourir ?
A condition d’’être absolument sûrs que parmi les 200 000 médecins français il ne s’en trouvera pas un petit millier à ouvrir des cliniques spécialisées dans « la mort douce » et qui feront commerce de leurs capacités, ou de celles des psychologues de leurs équipes, à faire comprendre au malade en détresse quel est son intérêt et celui de sa future veuve éplorée...
A condition d’être absolument sûrs, qu’une fois la brèche ouverte, les responsables financiers de l’Hôpital public n’inciteront pas lourdement les chefs de service à « accélérer la rotation » des patients dans les services de gériatrie déficitaires. En introduisant un système de quotas par exemple ? Avec primes aux méritants ?
On les a déjà dans la police !
Mais cela se passe déjà ! Allez-vous m’objecter. Peut-être... Moins qu’on ne le dit en tous cas... Et pour l’excellente raison qu’à l’heure actuelle la petite injection libératrice de chlorure de potassium est un crime !
Et qu’avant de commettre un crime, on y réfléchit à deux fois.
« Mais pourquoi y aurait-il des abus ? Tout ceci sera bien encadré, et limité aux seules personnes évidemment désireuses d’en bénéficier ! »
C’est cela oui...
En 1998, j’ai assisté, pour m’informer, à une conférence donnée à l’Université Paul Sabatier de Toulouse, par un spécialiste des empreintes ADN, et qui recommandait, au terme de son exposé très technique, la création d’un fichier dans lequel serait recensés les délinquants sexuels récidivistes.
Lui ayant fait part de mes inquiétudes sur une extension éventuelle, le spécialiste me regarda avec les yeux effarés d’une femelle crapaud en gésine et me dit à quel point mes craintes étaient absurdes : 500 à 800 personnes, au maximum seraient concernées ! Tout ceci, très encadré ! Une Loi respectueuse, vous pensez bien ! Des libertés publiques. Forcément ! Nous sommes en Démocratie !
Chante beau merle ! Au 31 décembre 2009 le nombre total de profils de personnes enregistrés au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) était de 1 214 511 !
(source wikipédia) En Grande Bretagne ils sont plus de dix millions !
Ce fichier concerne désormais n’importe qui ! Une simple convocation dans les locaux d’une gendarmerie peut vous valoir d’y y avoir votre profil. Et comble du comble, une LOI, puisque vous les aimez tant ! Vous menace d’un an de prison si vous refusez le prélèvement !
Oh ! Mais pour l’euthanasie, ça ne se passera pas comme ça ! Pas du tout ! Ayez confiance !
« Vous prenez vraiment les campanules pour les fleurs de la passion », comme versifiait Aragon. Idiot gentiment utile du système, il suffit que l’on vous susurre, l’œil humide et le sourire navré : « libre choix de la fin de vie ! Dignité humaine...Légitime compassion » pour que, sans vouloir voir plus loin que le bout de votre nez, vous bondissiez, lance à la main, sur votre blanc destrier pour pourfendre les :
« petites grenouilles de bénitier, les réactionnaires, les intégristes, les ennemis de la démocratie ! »
Fermez le ban !
Et ne pensez pas que la question ne concerne que les vieux. Si l’euthanasie entre dans les mœurs, je ne donne pas cher, à terme, des chances de survie du jeune Mouloud, bénéficiaire du RSA en comas profond suite à son accident de mobylette. Vous connaissez le prix d’une journée de réanimation intensive ? Et vous croyez qu’on va l’y maintenir trois ou cinq semaines, mouloud ?Alors que ses chances de survie ne sont que de 10% ? Et que, si par miracle il s’en tirait, il faudrait peut-être lui payer l’allocation adulte handicapée pendant 50 ans ?
Alors qu’il est si simple de débrancher la bécane ?
J’ai dit Mouloud, mais ça marche aussi pour Robert ou Kévin, hein ! Pas d’ambiguïté.
Ou mon fils ! Ou le vôtre...
’"TOUT CE BARATIN, CES AMALGAMES, CES CONFUSIONS ? CES SOPHISMES , sont non seulement grotesques mais égallement dangereux, masquant mal les références à un discours intégriste, archaïque, et anti-démocratique."
’(suite et fin)
Jusqu’ici, l’euthanasie, qui, comme chacun sait, est pratiquée de fait, reste un acte de l’ombre, un acte hors la loi. Et ce n’est pas plus mal ! Il n’y a que que des fétichistes de la Loi comme vous, pour vouloir que toute l’existence humaine soit enserrée dans des règlements ! A quand le permis de procréer ?
Toute loi est une restriction à la liberté. Une restriction le plus souvent nécessaire, en tous cas tacitement acceptée, qui nous procure en échange une sécurité ou un confort supplémentaire, mais une restriction quand-même. Le moins il y aura de lois, et le mieux cela vaudra.
Tel était du moins, entre autres, l’avis de Platon qui considérait que la surabondance des lois signait la décadence des sociétés.
Vous pouvez qualifier ces réflexions de « baratin » ou de « sophisme » en majuscule ou en corps de 32, moi je dis qu’il s’agit-là du minimum de discussion nécessaire à un débat qui n’est pas tranché, et que je ne vous reconnais pas le droit d’expédier — « L’avortement est un droit, de même que l’euthanasie doit l’être ». Et vas’y donc c’est pas ton père !— d’une phrase péremptoire, lapidaire, et, allez vous aussi vous faire foutre ! Parfaitement imbécile.
Vendre des potirons est un droit. Vendre de la psylocibine un délit ! Vous voyez la différence ? Ce n’est pas parce qu’un comportement est autorisé qu’un autre doive l’être. Mais reste-il encore une petite place pour la logique élémentaire dans votre cerveau shooté au progressisme démocratique souriant à la sauce Grand journal de Canal+ ?
Un débat ! Vous connaissez ce mot, grand démocrate que vous êtes, vous qui réglez tous les problèmes à coup de « point barre ! » avec la suave délicatesse de l’adjudant Kronembourg.
Par parenthèse, en français de France, la langue vernaculaire de nos contrées, on dit « point à la ligne ! »
Point barre c’est de l’étasunien importé ! Au même titre que les « en termes » et autres « abonder » ou « finaliser » dont on écorche nos oreilles.
Mon pauvre vieux ! Vous ne vous rendez même pas compte que vous parlez la langue des Maîtres au point même de singer leurs pires barbarismes !
Et quant on parle leur langue il est inévitable que l’on tienne leur discours.
Un acte de l’ombre ! Du clair-obscur... De l’entre chien et loup...
C’est à dire que celui qui le commet prend un risque , celui de se retrouver en Cours d’Assises sous la lourde inculpation d’assassinat.
Ça calme les ardeurs. On y réfléchit à deux fois. Et si on passe à l’acte, c’est, très probablement, par humanité seule.
Parce que tuer quelqu’un est un acte grave ! Dont il ne me paraît pas exorbitant que la société puisse en demander compte.
Eussè-je obéi au désir de mon père, s’il l’avait réitéré, que je ne jugerais pas scandaleux de risquer d’avoir à m’en expliquer devant mes compatriotes jurés.
D’autant que la France est un pays civilisé et que je n’ai jamais vu quiconque, dans ce pays, reconnu coupable d’euthanasie par amour, condamné à autre chose qu’à une peine de principe. Et qu’il me semble, de surcroit, que cette épreuve, évidemment pénible, peut avoir des effets cathartiques, et qu’il doit être rassérénant de se savoir, à son terme, compris et excusé par ces semblables. J’en connais de mes amis qui, pour d’excellentes raisons, sont passés à l’acte, et qui 15 ans, 20 ans après, sont toujours travaillés de n’avoir pu en parler à personne.
Je ne reviendrai pas sur vos âneries récurrentes concernant la violence et l’État :
« ...commentaires indigents d’un concierge bien pensant. » disait Amaury... Pas mieux !
Enfin si... Je décèle comme un mépris de dandy envers les malheureux concierges... Je préfère :
« Commentaires indigents d’un philosophe médiatique bien pensant. » Enthoven par exemple...
Je crois en avoir tout dit plus haut.
Vous n’en tenez aucun compte, n’engagez aucun débat, aucune controverse intéressante, préférant répéter en mantra vos puérilités progressistes, et vouer aux gémonies vos contradicteurs. A mesure que les objections se multiplient , vous agitez de plus hystériquement votre greli-grelot du moulin à prières « démocratique » bien pensant, en vous imaginant que vous conjurez les démons. Il y a du pathétique dans cette frénésie.
Que Saint Progrès vous assiste — « Sus à tous les archaïsmes rétrogrades ! »— mon cher M. Bouvard ou mon cher M. Pécuchet, et vous protège des tentations « réactionnaires » et « intégristes » des petites grenouilles qui coassent piteusement dans les douves de votre château-fort intellectuel. L’antonyme de réactionnaire est progressiste, si je ne m’abuse et c’est donc à l’homme de progrès que je m’adresse, me disant in petto que s’il est un progrès affreusement indéniable, c’est bien celui que René Riesel — Encore un « ennemis de la démocratie et de la liberté » — pointait de toute son acuité, sans doute en pensant à vous, dans son petit opuscule : « Du progrès dans la domestication » !
(Éditions de l’Encyclopédie du désastre. Paris 2003)
Si vous n’avez pas totalement baissé le pont-levis et mis la garnison en état d’alerte maximale, je me permets de soumettre à votre réflexion ces quelques lignes de Jean Claude Michéa, encore un sophiste direz-vous, au sujet des « réactionnaires » et autres « combats d’arrière-garde » :
« Ce qui constitue la différence spécifique de l’hypothèse capitaliste c’est, uniquement,l’idée que le principe déterminant de l’Histoire est, en dernière instance, la dynamique de l’économie et, par conséquent, le progrès technologique pour autant qu’il est la condition matérielle fondamentale de cette dynamique. A partir de là il n’est pas très difficile de prévoir ce qui,dans l’imaginaire capitaliste, va forcément incarner la forme privilégiée du mal politique. Tout ce qui, en effet, s’oppose à la mise en progrès d’une société par le mouvement modernisateur de l’Économie doit inévitablement être perçu comme un archaïsme inacceptable auquel on n’a pas le droit de s’accrocher sauf si l’on est un « conservateur » ou un « réactionnaire ».
(…)
Un des premiers soucis philosophiques de ceux qui prétendent s’opposer au despotisme de l’Économie doit être ainsi de toujours mettre par principe, en question, tous les discours qui célèbrent le « progrès » et le « mouvement » sans autre précision.
(…)
Ce qu’il nous faut refuser, ce n’est pas le principe même du changement (…) mais le fait que son rythme soit désormais défini et imposé par les seules lois du Capital et de son accumulation. Et si les classe populaires, comme le déplorent en permanence les pleureuses du modernisme, manifestent en général très peu d’empressement pour « adapter leurs mentalités aux évolutions nécessaires » ce n’est évidemment pas parce qu’elles seraient ontologiquement inaptes au changement, c’est simplement parce-qu’elles ont une tendance assurément fâcheuse, à marcher moins vite sous le fouet et avec nettement moins d’enthousiasme et de conviction que les nouvelles classes moyennes ou la brillante intelligentsia.
Vous pourrez également utilement (re ?) lire, sur ce sujet, les Écrits corsaires de Pier Paolo Pasolini, qui se révèlent quarante ans après d’une rare fulgurance dans l’analyse de la modernité consumériste et incroyablement prémonitoire dans la description de son futur. Je vous recommande en particulier l’article dit « des Lucioles. »
Pour votre gouverne, le « réactionnaire » Pier Paolo, pédé comme 43 phoques, fut sauvagement et cruellement assassiné dans un attentat que l’on fit croire homophobe et crapuleux etque l’on sait aujourd’hui, indéniablement fasciste !
Bof... Un fasciste qui massacre un réac’...
@ Amaury
"
On voit toute la finesse de pensée et la violence de l’auteur du com ci-dessus"
Oui ! Ca m’a énervé ! Jusqu’à en commettre plus de 20 000 mots d’une traite ! C’est dire...
Cordialement.
Au fait, qui est votre avatar ? Gotlib ?
Ah, Sisyphe ! Toujours le même !
Bon, qu’est-ce qu’il y a à dire sur son intervention ?...Pas grand chose, c’est juste une redite des deux commentaires d’avant, et j’ai déjà répondu à tout. Le mec, on lui a montré que sa matraque est en mousse, et pour nous convaincre que c’est faux il nous refrappe avec encore plus fort ! Mais bon, il est largué, d’ailleurs il commence à multiplier les propos illogiques. Je crois qu’il a pas bien compris ce qu’on a dit, s’il était pas vexé comme un poux je lui conseillerais de relire lentement et calmement ce que j’ai écrit.
Mais bon, quand même, je relève des méthodes qui tapent sur le système. Des trucs qu’on a vu des centaines de fois chez les bienpensants mais qui énervent quand même.
discours intégriste, archaïque, et anti-démocratique.
Woah ! Tout ça parce que j’affirme avec Max Weber que l’Etat a en théorie le monopole de la violence légitime, et que si la peine de mort est une violence, la peine de prison en est également une, et que donc à moins de vouloir un monde sans sanction, l’argument n’est pas bon. Je vois mal ce qu’il y a d’archaïque (au contraire ce que j’affirme là est la base d’une société civilisée), d’anti-démocratique (totalement hors-sujet), ou encore d’intégriste ! Ici, le seul qui a un discours religieux, c’est Sisyphe ! C’est lui qui est dans l’anathème, avec ses grands mots devant lesquels il s’offisque qu’on ne se mette pas à genoux, c’est lui qui arrête de raisonner à partir d’un certain point. Mais quoi Sisyphe ? Tu veux me reprendre parce que j’ai dit "religieux" ? Tu vois pas le rapport ? Allez, c’est bon, te fatigue pas à rebondir là-dessus, je t’expliquerai ça une autre fois, quand tu seras un peu plus détendu.
Enfin voilà, quoi, c’est ça qui est insupportable : t’es pas d’accord avec un bienpensant, c’est forcément que tu es la pire engeance du monde, une graine de nazi, de sectaire pédophile et assassin. C’est automatique, il refléchit même pas (c’est pour ça que je dis que t’es religieux, Sisyphe : parce que tu abandonnes ta capacité à raisonner dès qu’on touche à ce que tu considères comme sacré. Même le fait de remettre en question le caractère sacré de ce que tu vénères, c’est déjà un sacrilège. Donc voilà, tu réfléchis pas par rapport à un Dieu, mais c’est un mécanisme que t’as assimilé, et ça t’empêche d’être intelligent, parce que sur d’autres sujets ton cerveau a plutôt l’air de fonctionner normalement). C’est la différence fondamentale avec moi : je suis contre la peine de mort pour des raisons qui tiennent de mon ressenti personnel (l’importance que j’accorde à la vie, mais aussi à cause du carctère irréversible de l’opération), mais je suis conscient que ce sont des critères personnels, je n’ai pas à les déclarer absolus pour forcer tout le monde à les adopter. Donc si quelqu’un est pour la peine de mort, au lieu de sortir le crucifix "démocratie-droits de l’Homme", j’examine d’abord les arguments et je regarde s’ils tiennent la route. Et je fais ça avec tout le monde, même ceux qui sont contre. Voilà.
Mike, je ressemble un peu à Gotlib ?
"
Mike, je ressemble un peu à Gotlib ?"
D’où j’infère que votre avatar est vous-même...
Ben ouais !
Du moins le look qu’il se donnait à la fin des années 70. Et dans ses dessins.
Visage rond, front dégagé, cheveux en brosse, larges lunettes noire et lèvres serrées.
Si ! Si !
Allez voir sur son site, vous verrez.
cordialement
Pas faux, j’ai en commun le même goût pour la dérision, l’"umour glacé et sophistiqué".
"Pas faux, j’ai en commun le même goût pour la dérision, l’"umour glacé et sophistiqué".’
Et iconoclaste ! Parfois dévastateur.
Je pense à la Bd ou les dieux font la foire ensemble, par exemple...
Personnellement je le tiens pour un génie, au même titre que Tex Avery, mais de moindre ampleur.
Saviez-vous qu’ils ont en commun d’avoir subi une terrible dépression nerveuse, persuadés que leur œuvre ne valait rien ?
Dans le cas de Tex Avery, ça m’a toujours sidéré.
Je sais, les grands provocateurs sont souvent de grands dépressifs.
Complétement d’accord avec l’article mais je pense que le problème soulevé est assez emblématique des questions posées par ce problème de la peine de mort.
Parce que dans le fond, la peine de mort est un soucis "marginal " numériquement parlant, la mortalité dans nos prisons (avant l’abolition) était du en grande majorité aux assassinats, manques de soins, contaminations etc.. mais le nombre de morts dus à la guillotine était quasi nul en proportion.
Ce combat pour l’abolition n’est donc pas une démarche en faveur de la vie humaine (tout ce ramdam pour quelques cas) mais une démarche purement symbolique, voir philosophique (ce qui, notamment pour la justice, est très important, voir primordial).
Pour le cas récent aux US c’est exactement le même soucis : symbole d’une justice de classe qui présente des statistiques effarantes au niveau ethnique et social (quelqu’en soient les causes par ailleurs)
Pour les cas de condamnation pour homosexualité, apostasie ou autre dans certains pays extrémistes on va s’indigner facilement en oubliant tout les pauvres gusses (beaucoup plus nombreux) qui seront executés suite à des procés expeditifs pour des affaires de droit commun.
La justice est surtout une histoire de symboles et ce bien avant d’être une solution. D’un point de vue "froidement" droits de l’homme et respect de la dignité la peine capital est surement meilleure que la prison à vie (sauf dans le cas de doutes sur la culpabilité il s’entend). Et de toutes manières l’institution pénitentiaire tue surement plus que le bourreau !
Mais c’est un symbole et comme tout symbole il est fait pour s’indigner de manière sélective.
Ce n’est pas que la peine de mort le sujet de l’article, c’est comment la société s’occupe des délits, des déviances sociales ?
On peut très bien envisager un totalitarisme "light" qui pousse la société à supprimer ceux qui ne lui sont plus "utiles", c’est déjà un peu le cas du fait du darwinisme social très implanté.
un totalitarisme,light ou pas, ne demandera pas son avis aux personnes,mais si un type dans état lamentable demande qu’on abrege ses souffrances,on lui dit quoi ? que c’est du totalitarisme light ?
Ce n’est pas pareil, c’est le genre de cas que la pensée totalitaire utilise pour justifier l’eugénisme, au nom de la compassion.
je suis d’accord avec toi sur les fausses bonnes intentions que peuvent avoir les totalitarismes,mais au sujet des gens qui font la demande express qu’on abrège leurs souffrances,on fait quoi ? dans mon cas je suis pour qu’on aide les gens très malade et qui le souhaitent a partir tranquillement et sans souffrances.
C’est déjà le cas. L’acharnement thérapeutique est déjà puni, il y a nécessité d’accompagnement. Je me souviens quant à moi de cet homme suisse qui s’était fait filmer pendant la période avant son euthanasie, à un moment, il n’était plus aussi sûr de lui mais il a été pris au piège et a cru devoir aller jusqu’au bout. C’était terrifiant.
j’avais vu ce reportage sur ce suisse et il me semblait qu’il était assez sur de lui,ce qui se comprend vu la gravité de ce qu’il avait. franchement dans mon cas et de manière purement égoïste,si je devais être dans un état lamentable en pleine souffrance et qu’il n’y avait aucun moyen d’améliorer mon état,je préférerais avoir le choix. je ne dis pas que je demanderais a coup sur,mais si c’était le cas,je pourrais décider de mon propre destin.
Je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste du sondage des reins et des coeurs, mon com était très subjectif.
Avoir le choix, c’est une chose, il est souvent possible de se suicider, demander à quelqu’un de vous tuer, c’est tout autre chose. Pour quelqu’un qui voudrait mettre fin à ses jours mais qui en est par exemple physiquement incapable, il est toujours compliqué de demander à quelqu’un d’autre de vous tuer, ne serait-ce que parce que ça met l’autre dans une position délicate, voire psychologiquement difficile, moralement c’est très discutable et d’un point de vue éthique c’est tout aussi discutable.
Le problème n’est pas que ça se fasse dans le sens où cela s’est toujours fait, le problème est de le dépénaliser puis de le légaliser, puis de l’institutionnaliser pour en faire un droit, puis de mettre en place des abattoirs et de justifier tout et n’importe quoi pour le faire.
Car vous vous doutez bien que la "compassion" ou la "dignité à mourir" (pfff) abortive, euthanasique, etc., ça se monnaye et que plus il y a de l’argent à faire et plus les gens subiront la "compassion" et seront incités en ce sens-là... Business is business...
Bien sûr, tout cela va vers la marchandisation du corps humain encore un peu plus, sa réification en se servant de la compassion sincère ou affectée d’"idiots utiles".
Enfin... "n’est pas le problème"... entendons-nous, ça l’est et cela doit être fermement condamné mais la question est surtout d’encourager la vie.
"Car vous vous doutez bien que la "compassion" ou la "dignité à
mourir" (pfff) abortive, euthanasique, etc., ça se monnaye et que plus
il y a de l’argent à faire et plus les gens subiront la "compassion" et
seront incités en ce sens-là... Business is business..."
OUI !!!!
J’ai de plus en plus de mal à supporter le baratin lénifiant et compassionnel auquel, je pense par naïveté, la plupart de nos contemporains ont l’air d’adhérer.
Quand on connait, la féroce tartufferie des maîtres de ce monde, et le fait que les deux dernières années de la vie représente 50% des dépenses de santé, les écouter me vanter le "droit à mourir dans la dignité", me fait ricaner très jaune.
mais ce qui est curieux c’est que les fachos sont toujours pour la peine de mort. pourquoi ?
ceux qui réclament la peine de mort devraient s’engager à être tirés au sort pour servir de bourreau.
trop facile de s’en remettre à un fonctionnaire pour faire le sale travail. et s’en laver les main.Moi, je suis contre, car la peine de mort c’est la haine qui gagne.
Ou Abraham !!!
Du boulot pour les indignés :
http://www.abolition.fr/ecpm/french/condamnes-mort.php?ID=504-atlaoui-serge
un français condamné à mort en Indonésie...
Merci de signaler ce cas.
je connais l’indonésie,ils n’appliqueront pas cette sentence. il y a des cas antérieurs. juste le temps que les indo pensent a autre chose d’ici 7 ou 8 ans et ça se négociera comme toujours a moins d’une grosse surprise.
@ Amaury Watremez
C’est un peu plus nuancé, la liberté d’expression qui nuit à celle de l’autre est plus délicate, mais il conviendrait d’aborder en effet tout les sujets pour parfois "crever l’abcès" plutôt que d’avoir peur d’en parler.
Bonjour,
Hé oui totalement
vous parlez de l’Arabie Saoudite et d’autres, mais ces pays ne se proclament pas pays de démocratie, de droits de l’homme, de gendarme du monde
enfin, raisonnez, tout le monde copie les yankees ; regardez tous ces quare quatre qui envahissent nos villes !
Cela n’excuse pas la peine de mort en Arabie saoudite.
Salut Amaury !
Sujet compliqué pour moi !
Un jour je me suis perdu dans ton concept, je me suis dit, je n’aime pas les mises à morts c’est une certitude, mais que si un malotru touchait à un de mes proches, je le sèche c’est sûrement une certitude.
Le contraste est pour moi inévitable, en résumé je ne peux pas répondre concrètement, car pour mes proches je voudrais vengeance et je m’indignerais que d’autres veulent leur vengeance.
Ce qui est sûr c’est que temps que l’on est sûr de rien, rien ne doit ce passé, un innocent ne doit pas payer de sa vie à la place d’un autre qui resterait en liberté, enquête bouclée justice rendu à moi la liberté ...
Mise à mort, j’en sais rien car on ne sait jamais comment on réagirait face à l’inimaginable.
En tout cas ce texte donne à réflexion et me rappelle qu’il est pour moi difficile voir impossible de trancher (trancher sans jeu de mots) ...
"Les abolitionnistes défendent avec raison l’abolition de la peine de mort, mais sélectionne les cas,"
J’ai remarqué que watremez oublie systématiquement d’accorder le verbe à la 3è personne du singulier quand il est loin de son sujet .
Mon avis sur l’article ? Je pose la question : qui n’est pas pour l’abolition de la peine de mort infligée aux innocents ?
Pfff !
Je ne comprends pas où watremez veut en venir ! Est-ce que ça le défrise que l’on ne se mobilise pas plus que ça pour les crapules avérées ? Mais qu’est-ce qu’il fait lui ? Est-ce parce qu’on ne se mobilise pas pour les crapules que l’on n’aurait pas le droit de le faire pour les innocents ?
Pfff !
N’insultez pas votre intelligence et la mienne, ce que dit l’article c’est la peine de mort ce n’est pour personne, les condamnés modèles, les salauds.
Point barre.
Remarquez, c’est normal que vous ne compreniez pas, un type que vous avez classé à droite, très à droite, est contre la peine de mort ? Voilà que ça contredit vos schémas et préjugés !! ça va plus...
