vendredi 30 juin - par Desmaretz Gérard

Affaire Grégory, l’expertise d’écriture remise en cause

L'audition, la garde à vue, la mise en examen et l'incarcération des époux Jacob avant leur libération sous contrôle judiciaire, reposent sur quelques lettres anonymes écrites après la découverte du corps de Grégory noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984. La lettre revendiquant l'assassinat a été attribuée tour à tour, à Bernard Laroche, à Christine Villemin et maintenant à Jacqueline Jacob. Le défenseur de Marcel Jacob, maître Stéphane Giurana, de remettre en cause la valeur des analyses en comparaison d'écritures : «  L’expertise en écriture n’est pas une science. C’est quelque chose qui est fait au doigt mouillé  ».

L'intérêt porté à l'expertise de l'écriture remonte au XVI° siècle avec la corporation des maîtres jurés vérificateurs en écritures et signatures, placée sous l'autorité du lieutenant de police. Si l'expertise de documents manuscrits fait appel à des méthodes scientifiques : analyse de l'encre, du papier, recherche d'empreintes, de traces ADN, d'éléments étrangers (poussières, cil, fibres, etc.), de l'outil scriptural (plume, bille, crayon, feutre, etc.), l'expertise repose également sur les comparaisons des constantes caractéristiques de l’écriture. L'écriture est un réflexe conditionné par l'apprentissage, la scolarité, l'éducation, l'âge et les constitutions anatomiques : souplesse ou raideur des doigts et du poignet, maladie invalidante (arthrose), etc.

 

L'examen général d'un document repose sur : la disposition du texte (marges latérales et verticales) - des fins de ligne - de la coupure des mots (tiret ou non, espace, longueur) de l'étirement et de la variation d'alignement des derniers mots - de la direction des mots - du passage à la ligne - de l'espace entre les mots, les lettres, les interlignes - la hauteur et largeur des lettres - les levées de l'outil (rupture) - la pression du tracé - sa vitesse - les dépassantes inférieures (g, j, y, z, p, q) et supérieures (h, b, l, t) - des boucles (a, e, o, l, f) - de l'épaisseur des traits - de l'inclinaison des lettres - du sens des lettres (dextrogyre ou senestrogyre) - des reprises ou retouches - des abréviations - des tremblements - du xénisme (pollution liée à un alphabet étranger) - de l'orthographe - de la ponctuation - de l'accentuation - d'ornementation - des fioritures - de la propreté - de la fréquence des mots, particularités comparées avec d'autres documents saisis chez les personnes suspectées (pièces indiciaires) ou avec une dictée de comparaison.

L'examen du document se fait sous lumière : rasante - multispectrale - infrarouge - ultraviolette capable de faire apparaitre des parties de texte effacées, gommées, grattées, lavée, caviardées, ou écrites avec une encre différente. L'expert examine ensuite les lettres une par une sous un faible grossissement. Les lettres sont simples ou composées d'éléments accolés dont le gramma en représente l'élément le plus simple. La lettre « m » est, par exemple, composée de trois verticales accolées, donc de trois grammas désignés m1, m2, m3 ; le « a » est formé d'un cercle et d'un jambage, soit de deux grammas. En résumé, les grammas d'une écriture manuscrite peuvent appartenir à : des cercles (a, d, g, o, p) - des jambages (h, l, m, n, u, y) - boucles supérieures (b,h,l) - boucles inférieures (g, j, y, z) - bouclettes (e) - demi cercle gauche et droit (x) - hampes supérieures (d, k, t) - hampes inférieures (p, q) - angle (k) - plateau ou ligne horizontale (r, z) - oblique droite ou gauche (v, w) - courbes (s). L'expert porte également son attention sur : le point de départ du tracé de la lettre - son sens (horaire ou anti-horaire) - la fermeture des cercles - l'aplatissement latéral ou supérieur - l'obliquité - les ligatures.

Pour éviter d'être identifié, le scripteur va généralement : déformer son écriture - utiliser un « normographe » - écrire de l'autre main - en majuscules carrées - incliner fortement la feuille de papier (verticalement et/ou latéralement) - poser la feuille sur un support en relief très graniteux - adopter une mise en page différente de celle habituelle - modifier ses appuis - la tenue du « stylo » (prise entre l'index et le majeur, à pleine main comme un enfant en bas âge, etc.) - glisser un embout sur l'outil scripteur pour en accroître le diamètre - faire des fautes volontaires - l'usage d'abréviations - l'absence de ponctuation, d'accentuation - texte court, etc., autant d'actions capables d'entraver le travail de l'expert, ou pire, de se comporter comme un faussaire en s'inspirant de l'écriture d'un tiers dont les différences pourront être interprétées à charge, accusant ce dernier d'avoir cherché à dissimuler son écriture ! Plus « vicieux »..., sachez qu'il est non seulement possible de transférer l'empreinte appartenant à une autre personne, mais également l'ADN !

Si l'anonymographe est au fait des techniques de la police scientifique, il va porter des gants, voire se couvrir la tête afin qu'aucune cellule de peau morte, un cil, une fibre ne viennent se déposer sur la missive, protéger la feuille sur laquelle il écrit par une autre feuille qu'il déplace verticalement par glissement à chaque passage à la ligne. Variante, utiliser une feuille de carton dans laquelle une fenêtre horizontale a été découpée (pochoir) qui permet un calibrage identique en hauteur, et d'y glisser dessous une feuille de papier carbone (pointe sèche). La fenêtre peut également recevoir des traits verticaux obliques régulièrement espacés afin d'uniformiser l'écriture encore plus. Le scripteur peut modifier l'attaque des cercles, le sens du tracé des lettres, intervenir sur les reprises, etc. L'anonymographe peut s'inspirer d'un style d'écriture, la lettre K par exemple, souvent tracée à partir de 3 traits, peut l'être en 2 (écriture carolingienne), en 1 (italique contemporaine) ou en 5 (demi-onciale), ou suivre un ductus ; tracer par exemple les traits verticaux du bas vers le haut ou l'inverse, ensuite les traits horizontaux de la droite vers la gauche ou l'inverse, et respecter toujours le même sens pour les cercles et leur point d'attaque.

L'anonymographe prudent ne rédige jamais son texte sur un bloc de papier, mais sur une feuille posée sur une surface dure afin d'éviter tout foulage, et procède à un examen minutieux avant de plier la lettre et de la glisser dans l'enveloppe dont il ne collera ni le timbre ni le rabat de l'enveloppe en l'humidifiant du bout de la langue ! A mentionner le badigeonnage d'une substance capable de s'opposer aux IR ou aux UV, et le maculage, opération qui consiste à frotter la lettre avec une feuille de papier journal ! Le scripteur peut aussi se passer d'une enveloppe en préférant l'usage du pli d'antan qui expose l'extérieur à la contamination de la chaine postale ; sans oublier de se débarrasser du matériel utilisé (stylo, papier, colle, plume, encre, essais, etc.) acheté loin de son domicile pour servir à ce seul usage, avant de poster la missive sur ou sous-affranchie dans une boîte relevant d'un grand centre de tri-postal. L'anonymographe prudent n'envoie jamais l'original de la lettre, mais un transfert (contre-type), ou une photocopie d'une photocopie A3 retaillée...

Pour Edmond Loccard, le fondateur de la criminalistique en France, la science n’apporte pas une certitude, mais une probabilité de culpabilité. L'auteur de la méthode d'expertise de texte qui porte le nom de graphomètrie et qui se voulait d'une rigueur quasi scientifique, reconnaîtra bien vite les limites de cette méthode. Il sera le premier à y renoncer par honnêteté intellectuelle, pourtant, certains auteurs de manuels continuent à la présenter comme d'actualité ! Le professeur Edmond Loccard écrivait à propos de l'expertise : « Il serait bien facile de faire le procès des experts en écritures, les plus éminents d'entre eux s'étant trouvés en contradiction. Cela provient de ce que la technique d'identification des écritures comporte une large part d'appréciation personnelle et qu'ainsi les résultats pourront presque toujours être discutés par un contre-expert. (...) Des conclusions hâtives peuvent conduire un innocent en prison. Les annales de l'expertise sont remplies de grandes erreurs judiciaires. (...) Si l'identification est douteuse, l'expert devrait dire qu'il n'est pas possible d'attribuer l'origine du document incriminé au suspect.  »

Rigueur scientifique dont n’a jamais su se prémunir Alphonse Bertillon qui s’improvisa graphologue dans ce qui deviendra l’affaire Dreyfus. Comme tant d’autres experts, celui-ci ne reconnaîtra jamais son incompétence conduisant à la monumentale erreur judiciaire que l’on sait. Qui n'a entendu parler de l'affaire Seznec ? Plus proche de nous, souvenez-vous du jardinier Omar Raddad accusé d'avoir tué Ghislaine Marchal sur la seule foi de l'inscription « Omar m'a tuer » retrouvée sur la scène de crime ; le premier expert affirmait que ces lettres avaient été tracées par la victime, les contre-expertises d'affirmer le contraire... «  Les experts s'expriment en fonction de leurs connaissances et de leurs expériences, il n'y a donc rien d'étonnant qu'il s'agisse parfois de l'étalage de fausse science.  »

 

Le titre d'expert n'est pas protégé et certain n'ont aucune formation digne de ce appellation ! Ils pullulent sur Internet : « Actuellement, je ne suis pas inscrite près d'une cour d'appel, mais la procédure est en cours. » Tout individu peut s'inscrire sur la liste pour le prix Nobel et ensuite s'en revendiquer pour tromper le gogo. La personne qui fera appel à ses services pour un avis sur un testament par exemple, aura déboursé plusieurs centaines d'euros en pure perte. Une autre : « Le graphologue sera en mesure d'identifier l'auteur de ces écrits malgré l'effort fourni par l'auteur pour dissimuler sa propre écriture. » Rappelons que l'on ne saurait confondre l'analyse en comparaison d'écriture avec la graphologie qui se propose de tracer le portrait caractérologique ou psychologique du scripteur. Qu'un « expert » fasse ce genre d'amalgame a de quoi surprendre. La différence est pourtant énorme, comme celle entre l'astronomie et l'astrologie.

 

Au cours des années 1960, la Société technique des experts en écriture dispensait une formation sanctionnée par un diplôme, formation qui a disparu en 1967. Il faudra attendre 1993 pour que l'Université Paris Descartes propose un DU. Parmi les soixante-dix experts inscrits près du tribunal, certains possèdent une formation de paléographe ou de graphologue conseil reconnue par le ministère du Travail. Autre précision, rares sont les experts à avoir suivi une formation en police scientifique : l'analyse chimique, la chromatographie en couche mince, la spectrométrie, etc., relèvent toujours d'un laboratoire.

J'espère avec ces précisions, vous avoir aidé à comprendre l'enjeu des analyses en comparaison d'écritures dans les incriminations judiciaires et à ne plus confondre ce qui est scientifique, c'est à dire démontrable et pouvant être reproduit, avec ce qui reste un art ou en relation avec une interprétation inductive ou déductive humaine. Le principe de Peter de nous rappeler : « Tout le monde tend a s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence ». Pourquoi ne pas soumettre les experts à une série de tests à l'aveugle afin d'évaluer leur niveau de compétence ? Craint-on de reconnaître que leurs aptitudes restent en deçà du problème soumis à leur sagacité comme tant d'autres professions ?

 

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14 réactions


  • Hervé Hum Hervé Hum 30 juin 12:54

    Vous oubliez une des raisons essentielles pur expliquer les avis contradictoires des experts, le fait que leur avis est souvent pour ne pas dire toujours orienté dans le sens de celui qui le réclame. Le finance.

    De fait, si la demande provient d’une instance supposée neutre comme un tribunal, l’expert émettra un avis conforme à sa propre conviction... !

    Pour revenir à l’affaire Grégory, ce nouvel épisode est des plus abracadabrantesque en matière judiciaire que j’ai vu. Bref, cela ne tient pas debout et on peut surtout se demander qu’est ce qui a ainsi poussé les instances judiciaires (parler de justice serait insulter et salir ce mot) à rouvrir ce dossier sans aucun éléments nouveaux tangibles, si ce n’est l’expertise d’un expert qui n’en est pas un, soit, un logiciel appelé « anacrim ».

    Enfin, l’argument de dire que 33 ans après, on prétend rechercher la vérité en interrogeant Murielle Bolle parce qu’elle est revenu sur ses premières déclarations et que c’est suspect est du foutage de gueule. Tout simplement parce que c’est chose des plus banales et courante en matière judiciaire. Et aussi, que cela n’a absolument aucun sens d’accuser une personne parce qu’entre temps elle à vieillit et oublier qu’au moment des faits, elle avait 14 ans et visiblement très fragile.

    Et suffit d’écouter les explications confuses et alambiqués du procureur et autre général de gendarmerie d’opérette, pour se rendre compte qu’ils semblent agir comme des fonctionnaires obéissant à un ordre donné « d’en haut ».

     Le seul argument que peuvent mettre en avant ces idiots, c’’est de tenter une dernière fois de briser le mur du silence, mais c’est ce qu’on appelle un coup de bluff. La probabilité que cela fonctionne est très faible.

    Le fait est que l’enquête a été complètement raté, pourri dès le départ et que sauf miracle, tout cela est un soufflé qui va se dégonfler aussi vite qu’il à levé.

    Cette affaire est marquée par le sceau de l’incompétence et ces derniers rebondissement d’enfoncer le clou.


    • Hervé Hum Hervé Hum 30 juin 13:39

      @Hervé Hum

      Pour rappel, Murielle Bolle, alors adolescente accusait son beau frère de l’enlèvement, mais au lieu de la protéger et la placer en famille d’accueil pour l’isoler des pressions de sa famille, non seulement elle avait été remis à ses parents mais en plus, le juge Lambert avait rompu lui même le secret de l’instruction concernant son témoignage. A ce moment là, alors que les fonctionnaires judiciaires l’ont abandonnées et sont les vrais coupables du revirement de l’adolescente, voilà qu’on trouve rien de mieux, 33 ans après d’accuser une gamine de 14 ans d’enlèvement sur la foi de son propre témoignage.

      Totalement ahurissant de crétinerie, d’incompétence et d’abus de pouvoir caractérisé.

      Les enquêteurs actuels devraient soupçonner ce même juge pour complicité d’enlèvement pour avoir si bien détruit ce témoignage et si bien saboté l’instruction. Mais non, ce même juge continu de fanfaronner et à ce que je sache, n’a jamais été inquiété de quoi que ce soit.

      Alors maintenant, 33 ans après, voilà que les médias nous disent que les enquêteurs ont dessiné le scénario du film ! Comme s’il s’agissait d’une fiction, mais c’est vrai que cela fait toujours autant vendre du papier et des espaces publicitaires.

      C’est du délire, reste plus qu’à torturer les accusés pour leur faire avouer leur crime. Est ce l’effet jupitérien de Macron ?


    • Alren Alren 30 juin 17:05

      @Hervé Hum

      Totalement d’accord avec ce commentaire mais en soulignant que les gendarmes n’y sont pour rien si l’enquête a été un modèle de fiasco.

      Quand Murielle Bolle est venue spontanément témoigner à la gendarmerie, ceux-ci ont immédiatement prévenu le juge Lambert.
      C’était certes un samedi, mais celui-ci, au lieu d’opérer sans attendre, « à chaud », une reconstitution selon le témoignage de l’adolescente et organiser dans la foulée une confrontation avec Laroche qu’elle accusait, a déclaré qu’il « allait faire une promenade en forêt » et a remis aux heures ouvrables son travail de directeur d’enquête.

      Honte à lui pour l’éternité ! Car il a raté l’occasion de clore rapidement, pour sa plus grande gloire et la gratitude des Français, une affaire de meurtre abominable d’un enfant innocent.

      Cette histoire du papier accusant Laroche, retrouvé dans un livre d’une église, n’est peut-être pas aussi invraisemblable que cela si Murielle Bolle est croyante et qu’elle craint de payer dans l’au-delà sa rétractation effectuée ensuite sous la pression du clan familial, ennemi juré des époux Villemin.

      Ce serait une sorte d’aveu devant Dieu nécessaire pour obtenir le pardon de sa faute, sans avoir à se confier à un prêtre dans un confessionnal, sachant que celui-ci lui ordonnerait de témoigner devant la justice pour obtenir l’absolution.


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er juillet 01:04

      @Alren

      Je ne saurai avoir d’opinion au sujet de ce papier retrouvé dans un livre d’une église, par contre et conformément à ce que vous écrivez, s’il y a une faute, ce n’est certainement pas celle de Murielle Bolle, mais celle du juge d’alors et de ceux qui lui ont succédé. Si vous êtes croyant vous même, n’oubliez pas ces paroles de Jésus « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre ». ou encore « regarde la poutre qui est dans ton oeil avant de voir la paille dans celle de ton voisin ». Il me semble que cette fille et femme est surtout une victime de cette triste histoire et certainement pas une coupable.

      Quand à un prêtre, ce n’est certainement pas lui qui peut ordonner quoi que ce soit, c’est la foi ou conscience de Murielle Bolle et elle seule.


    • Zip_N Zip_N 1er juillet 08:35

      @Hervé Hum

      Elle a fait comme le ou les meurtrier, menti, donné sa touche de désordre et de tromperie (c’est de l’imitation) Elle a pu avoir peur que le même criminel se retourne contre elle. Quand une ado veut protéger et mentir sur un meurtre, c’est que sa volonté génétique est en entrainement. Elle a eu peur que la police la mette en maison de rééducation, cette tromperie a servi à noyer l’affaire 30 ans de plus.


    • Hervé Hum Hervé Hum 1er juillet 09:28

      @Zip_N

      votre connerie est t-elle congénitale ???

      Peu importe en fait...


    • Zip_N Zip_N 1er juillet 21:40

      @Hervé Hum

      C’est vrai peu importe, inutile de m’exprimer vos tocs.

      A 15 ans la fillette était encore sous tutelle de ses parents, personne peut l’accuser comme un adulte, il s’agit d’une affaire familiale, famille génétiquement meurtrie et touchée dans leur entrailles.


    • Alren Alren 2 juillet 19:04

      @Zip_N

      « Elle a pu avoir peur que le même criminel se retourne contre elle. »

      C’est possible.
      Mais surtout ce nul de Lambert l’a fait renvoyer chez elle, dans le clan qui haïssait les Villemin, au lieu de la faire héberger dans un foyer.
      Et là, de retour piteux au logis, il n’y aucun doute qu’elle a subi une très sévère admonestation pour récuser son témoignage spontané.
      C’est sans doute là qu’on lui a dit que complice du crime, elle serait envoyée en maison de correction jusqu’à sa majorité 21 ans à l’époque.
      Là aussi qu’on lui a fermement conseillé d’accuser les gendarmes de cette menace. Ce qui est invraisemblable compte-tenu de sa situation de témoin spontané qui serait plutôt à féliciter.


  • rocla+ rocla+ 30 juin 13:07

    La vérité  , pour sortir  est quelquefois  un long chemin ....


  • njama njama 30 juin 14:00

    @ l’auteur

    Merci pour toutes ces précisions et conseils de prudence
    Les corbeaux vous remercient
     smiley


  • njama njama 30 juin 14:08

    Mais que vous devenir les experts graphologues auprès des tribunaux avec les envois d’e-mails anonymes ?
    http://tobal.fr/20-sites-pour-envoyer-et-recevoir-vos-emails-en-restant-anonyme/

    Les corbeaux se numérisent à notre époque smiley


  • babelouest babelouest 1er juillet 03:17

    A tout le moins, il a été répété à raison combien on peut relever les multiples fautes du juge Lambert dans cette affaire, au point qu’on pourrait même se demander s’il n’a pas été influencé d’une façon ou d’une autre, pour délibérément tout saboter.

    Des pressions sur des juges, cela a toujours existé.


  • Le421 Le421 1er juillet 09:46

    Deux articles sur l’affaire Grégory ?
    L’écran de fumée marche à fond.

    Et les français ne vont pas tarder à tousser...


  • Agafia Agafia 1er juillet 19:04

    Article très interessant.... Et ça change !


    Et puis voici un vrai petit tutoriel pour corbeau débutant. Merci pour toutes les astuces à ne pas oublier ! ^^

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