lundi 30 janvier - par VICTOR Ayoli

Au Bistro de la Toile : Hamon, Fillon, le triomphe des seconds couteaux

 

- Je te salue, Victor, "apérologue" distingué ! T’as vu, après Fillon voilà Hamon. C’est le triomphe des seconds couteaux.

- Tu l’as dit Loulle. Des seconds couteaux mais aussi des seconds coûteux ! D’un côté un déprimé magouilleur qui a tout subi de la part de son « employeur » Sarko, de l’autre une deuxième gâchette. Tous deux ont en commun qu’ils n’ont jamais, JAMAIS travaillés. Ils ont toujours grenouillé dans le milieu politicien. Dès lors ils sont totalement coupés des réalités, des problèmes du pélucre de base qui s’estime heureux de son sort s’il arrive à avoir un job merdique payé au SMIC. Ils sont l’illustration de cette caste politique qui contourne allègrement les lois qu’ils ont eux-mêmes votées.

Fillon est un exemplaire caricatural de ces professionnels de la politique.. Ce bourge, fils de notaire, élevé chez les curés se targue de hauts faits divers révolutionnaires : il aurait fait le mur de son école et y aurait été ramené entre deux gendarmes en chantant l’Internationale !

- Je me doutais bien qu’il y avait du révolutionnaire bolchevique chez ce sourcilleux « Mister Nobody » comme l’appellent ses collègues.

- Un révolutionnaire qui ne s’est jamais sali les pognes. Il est « entré dans la carrière » comme assistant parlementaire d’un ami du papa notaire, le ci-devant Le Theule, député RPR de la Sarthe puis plusieurs fois ministre. Grenouillant dans son sillage, il en sera le second couteau pendant des années. Lorsque celui-ci casse sa pipe, il se glisse dans ses pantoufles chaudes d’élu : conseiller général de la Sarthe puis député.

- Un parfat exemple de réussite clanique en quelque sorte.

- Exactement. Second couteau il est, second couteau il restera, notamment dans les basques de Philippe Séguin, puis de Balladur, enfin de Sarkozy. Bref, un parfait apparatchik rompu à toutes les embrouilles politiciennes.

- Il n’empêche que maintenant il est en haut de l’affiche !

- Par défaut. C’est le syndrome Hollande : il a gagné parce que les électeurs ont voté pour lui afin de virer Sarko ! Et par la même occasion celui dont il était prêt à prendre le sillage : Juppé.

- Il a « fait du monde » à son meeting de ce dimanche.

- Ce ne sont que des convaincus, des complices applaudissant debout sa tendre et chère – très chère - épouse Pénélope. Ils applaudissent une femme qui a pondu deux articles de quelques lignes et qui a pompé « modestement » les finances publiques : de 3 900 euros en 2001 à 7 900 euros en 2006. Les vrais assistants parlementaires, payés au max 2 500 boules par mois l’ont en travers d’ailleurs. Et c’est ce Fillon-là qui gueule que le SMIC est trop élevé. Et, François, c’est pas très « chrétien » ça !

- Ouais mais elle était une bonne gagneuse ailleurs qu’avec son patron de mari, la Pénélope : 100 000 euros comme pigiste dans une revue microscopique n’employant que le rédacteur unique et la secrétaire !

- Ben voyons ! Les deux notes de lecture - disponibles sur le site de la Revue des deux mondes et Marianne - permettent de faire le compte : elles cumulent 3 474 caractères au total, ce qui revient à 27 € le caractère si l’on considère que le salaire correspond aux deux notes de lecture. Il serait toutefois plus juste de compter 3 475 caractères, car la seconde note de lecture, de 926 caractères, comporte une erreur sur le verbe « illustrer », auquel il manque un « r ». À ce tarif-là, je serais millionnaire depuis longtemps !

- Eh ouais. C’est comme ça quand on est dans la politique depuis 40 ans. Le broussailleux, il n’a jamais connu les fins de mois qui commencent le 15. Il n’en a même pas idée. En plus, il a une haute idée de ce qu’il fait, de son « utilité » alors qu’il est un super-assisté qui a toujours vécu d’argent public pour un service rendu plus que contestable. Cinq ans sous Sarko, ça fait tache sur un CV ! Dans le privé, il se ferait virer à la fin de sa première semaine…

- C’est la mentalité de ces professionnels de la politique : ils ne se rendent pas compte que ce qui leur semble normal, équitable les concernant est profondément immoral pour les cochons de payants…

- Alors, Fillon, futur président ?

- Je n’y crois pas. Quoi que, avec un peuple qui a élu Sarko et Hollande, on peut s’attendre à tout…

- Et Hamon ?

- Pareil. Encore un qui n’a jamais travaillé. JAMAIS ! Même parcours commençant par assistant parlementaire, le centre d’apprentissage en quelque sorte des politicards professionnels. Il a été élu « candidat du parti socialiste » à la présidentielle. Mais dans la réalité, il s’est juste positionné comme futur secrétaire du PS. Parce que ceux qui sont intéressés par son programme original et novateur – j’en suis – ne s’embarqueront pas dans une galère destinée à faire naufrage et préféreront l’original à la copie en votant Mélenchon. Et les autres rejoindront Macron.

- À voir. Allez, à la nôtre !

Illustration : merci au regretté Chimulus

 



10 réactions


  • Graal 30 janvier 15:27

    Sacré Loulle !
    Mais si c’est d’opinels qu’il parle, c’est, en tout cas, pas du même numéro.


  • rogal 30 janvier 19:59

    Se faire prendre ainsi : Fillon est vraiment c** !
    Plus pour lui le ’’tous contre Mélach**’’
    Réservé à Ham**, Macr** et autres greluch**s


  • Sparker Sparker 30 janvier 22:06

    Excellent, merci.


  • doctorix doctorix 30 janvier 22:44

    il est en haut de l’affiche !

    Et même en haut de la fiche de police.

  • fred fred 31 janvier 08:13
    Des seconds couteaux en plastics ?

  • fcpgismo fcpgismo 31 janvier 13:19

    Hamon Fillon Mélenchon Macron c’est l’année des ON,il n’en reste plus qu’une qui ne fini pas par ON,encore que son obsession fini par ON diront certains « CON »


  • zygzornifle zygzornifle 31 janvier 14:25

    beaucoup trop de on ... Fillon, Macron, Hamon , Mélanchon ça rime avec couillons ..... 


    • Olivier 1er février 10:53

      @zygzornifle

        • « con » suffit amplement et est beaucoup plus adapté à la situation.

  • Olivier 1er février 10:51

    Et à qui la faute, sinon aux innombrables cons moyens zombifiés par la télé et le journal de 20h dont ils gobent goulûment la propagande ? 


    Cocus, battus et trompés depuis 40 ans, avalant toutes les promesses électorales et les combines médiatiques de la presse-système, ils en redemandent !

    Alors qu’ils ne viennent pas pleurnicher devant leur niveau de vie en rade et leur pays qu’on est en train de leur voler par l’immigration-invasion, c’est la politique « de peuplement » chère à M. Valls (passé depuis aux latrines de l’histoire -comme quoi il y a quand même une justice !).

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