samedi 19 mars 2011 - par Daniel Vanhove

Au summum de l’imposture : le mensonge nucléaire

Face à un séisme sans précédent, suivi d’un tsunami dévastateur, le Japon est confronté à ses pires souvenirs et renoue bien malgré lui avec ses cauchemars nucléaires d’antan : après les explosions nucléaires de Hiroshima et Nagasaki, celles de Fukushima…

Au-delà du drame japonais dont personne ne peut imaginer les conséquences à terme, et loin de « profiter » de cette catastrophe - comme certains tentent de le dénoncer afin d’éviter le débat - qui met à mal la troisième économie de la planète et ses 125 millions d’habitants, tout citoyen responsable est amené à s’interroger sur l’ampleur de ce drame pour essayer d’en tirer les leçons, au premier rang desquelles, le choix funeste d’une poignée d’individus voulant contraindre envers et contre tout la majorité des autres, à se soumettre à un modèle de société que ces derniers ne veulent pas.

Devant une telle folie suicidaire, ci-après, un extrait du livre que je publiais en 2008, sous le titre « La Démocratie Mensonge » paru aux Ed. M. Pietteur, où il est question de certains de ces choix :

« (…) Les aérosols parfumés et leurs gaz CFC (chlorofluorocarbures) nocifs pour la couche d’ozone ont été remplacés par des diffuseurs de parfums électriques. Tout comme les produits anti-moustiques qui répandent leur poison silencieux pendant votre sommeil. Débarrasser une table de ses miettes à l’aide d’une serviette, ou en en secouant la nappe à l’extérieur tient lieu d’archaïsme et la chose n’est envisagée que par l’intermédiaire d’un ramasse-miettes à piles électriques. A l’efficacité éprouvée de l’ancienne brosse à dents, l’on nous convainc que seul un modèle électrique est efficient. Découper une pièce de viande au coutelas est révolu et ne s’envisage qu’à l’aide d’un couteau électrique. La cuisson au gaz relève presque d’une coutume moyenâgeuse et seules les taques électriques – et encore, pas n’importe lesquelles – sont de mise… sans compter la batterie de casseroles et de poêles qu’il convient d’adapter. De la même manière, le chauffage électrique est présenté comme propre, moins polluant, participant à la diminution des gaz à effets de serre… quand il est prouvé depuis longtemps que pour produire une calorie (unité de mesure de quantité de chaleur), l’électricité est le moyen le plus dispendieux qui soit ! [1]

Mais le rendement est d’un tel profit pour quelques groupes industriels et pour les Etats, que l’on nous certifie que l’avenir proche passe irrémédiablement par nos centrales nucléaires, devenues par la cherté des énergies fossiles, plus que jamais indispensables. Omettant soigneusement au passage, d’y inclure les coûts que représente le traitement des tonnes de déchets radioactifs qu’il faut se résoudre à traiter d’une façon ou d’une autre… Sans parler de l’aspect moral de leur envoi dans les pays du tiers-monde dont nous faisons nos poubelles sans sourciller – et sans bruit… Ni d’évoquer l’échéance prochaine du manque d’uranium pour les alimenter, estimée à moins de 50 ans, et du même coup, l’augmentation vertigineuse de son prix… Ni de mentionner le facteur risque (du type Tchernobyl) que ces centrales représentent dans un environnement géologique parfois instable (comme au Japon), et international, de plus en plus tendu. Et sans compter les boucliers de béton dont les sites sont recouverts après quelques décennies d’usage… pendant les millénaires indispensables à leur lente décontamination.

Autre domaine où certains ingénus étudient la faisabilité de tout envoyer dans l’espace, après avoir constaté qu’une immersion en eau profonde se révèle être un échec pour cause de fissures des containeurs… Non contents d’avoir rendu notre fabuleuse planète invivable, nous envisageons dès à présent de répandre nos déchets radioactifs dans l’univers. Dont dangers ? Et dont coûts ? Il s’agit-là de questions que l’on ne pose pas à des « experts ». Etant entendu que ces messieurs ont toujours tout prévu, ou quand ce n’est pas le cas… réponse à tout, quitte à perpétuer des mensonges, aussi gros que les centrales (et les profits) qu’ils défendent. Pour cet héritage précieux, merci pour les générations futures ! Alors que si les mêmes colossaux budgets avaient été investis dans la recherche et la technologie des énergies renouvelables depuis le premier choc pétrolier du début des années ‘70, l’on aurait pu lentement (mais en 35 ans quand même !) remplacer les énergies fossiles par celles qui permettaient aux individus d’accéder à des énergies moins polluantes et moins chères, les rendant par ailleurs ainsi que la plupart des pays, indépendants en la matière. Le soleil, la lumière, le vent, la chaleur de la terre, le mouvement des marées, l’hydroélectricité, etc… Bref, tout ce qui est à portée de mains de la plupart des Etats et de leurs citoyens. Sans compter les innombrables emplois qu’auraient créées ces nouvelles technologies… avec la préservation de la nature en prime !

 Devant les terribles constats que l’on peut établir aujourd’hui de l’état de dévastation de la planète, nombre de décisions prises en haut lieu, gravement irresponsables au regard de l’environnement pour les générations futures, devraient être répertoriées en tant que « crimes contre l’humanité » et jugés pour tels.

 L’actuelle orientation vers les biocarburants ou plus justement, les agrocarburants, s’inscrit dans la même mauvaise veine. Consacrer des millions d’hectares pulvérisés aux pesticides et engrais – des habituelles multinationales – pour en obtenir un maximum de rendement, à produire du carburant vert pour remplacer l’essence des bagnoles est tout aussi irresponsable et criminel quand l’on sait que cette furieuse demande entraînera des hausses de prix de ces produits de base, les rendant ainsi moins accessibles pour les paysans mêmes qui les cultivent et pour l’ensemble des pays pauvres en premier lieu. Sans compter les millions de m³ d’eau nécessaires à leur développement. Cet or baptisé « bleu » que tentent de monopoliser quelques multinationales également, avant que sa raréfaction ne déclenche des tensions pour son contrôle. Ni que ces mêmes hectares pourraient en outre pourvoir à la nourriture de quantité d’indigents. Quelle mentalité retorse faut-il donc avoir pour transformer de la nourriture en carburant !? La même probablement que celle qui vous assène la désormais célèbre formule du travailler plus pour gagner plus ! Cet autre mythe, érigé en vérité, quand il est assurément un nouveau piège à cons !

 Ces multiples incitations à produire et consommer toujours plus mal sont légion, et l’on sait maintenant leurs effets sur l’environnement : catastrophiques ! Qui se lèvera pour interpeller les responsables de ces criminelles décisions et les traîner devant la Justice ? Quand la seule urgence qui nous occupera bientôt sera celle de trouver les solutions pour sauver ce qui pourra l’être encore, d’une planète que nous persistons à anéantir. (…) »

[1] « N’oubliez jamais cette loi de la physique élémentaire, que les polytechniciens qui règnent sur notre énergie s’abstiennent de vous rappeler : le principe de Carnot qui veut que moins de 30% des calories mises en jeu soient transformées en électricité, cependant que 70% sont perdues dans les eaux et les tours de refroidissement des centrales. » Haroun Tazieff – Ouvrez donc les yeux – Ed. Robert Laffont – 1980

Sans parler des déplacements massifs de populations, ni des conditions de vie qu'un tel cauchemar leur impose, comment nos instances politiques vont-elles réagir, face au désastre que subit le Japon ? L’on perçoit bien ici-et-là quelque gouvernement dans l’hésitation, probablement le temps qu’une nouvelle information en provenance du monde ne chasse celle-ci. Et les évènements qui s’annoncent en Libye s’y emploieront sans doute. Mais ne soyons pas dupes, passé l’effet d’annonce, la plupart de nos gouvernements restent déterminés à ne pas remettre fondamentalement le choix nucléaire en cause. Ils se borneront à préconiser comme à l’habitude, quelques solutions cosmétiques pour soi-disant améliorer la sécurité des centrales. Pas plus les reportages sur la catastrophe ukrainienne de Tchernobyl – où d’éhontés mensonges tinrent lieu de vérités ! – que les images de villes entières dévastées dans le Japon d’aujourd’hui où des individus hagards et ne trouvant pas les mots pour exprimer leur désarroi errent au milieu de ruines, ainsi que les avertissements d’un prochain séisme majeur dans l’archipel, ne les émeut plus que le temps d’une banale minute de silence qui ne les engage à rien, en mémoire de morts qui leur resteront à jamais anonymes... Les dégâts incommensurables d’un tel cataclysme et de ses victimes traumatisées à vie, les survivants et les familles brisés, les destins effondrés, un pays mutilé ne provoquent que l’hypocrisie odieuse et coutumière d’une poignée de nantis à travers une mise en scène lamentable… juste le temps d’une minute. Pour penser à quoi ? A leur inanité, peut-être… ou plus probablement aux opportunités inespérées qui se présentent dans la reconstruction après un tel déluge, pour des économies en panne…

Ces derniers soirs, après avoir suivi quantité de débats télévisés sur cette blessure majeure qui frappe le Japon, je me suis aperçu que pratiquement aucun intervenant ne soulevait la question essentielle liée au nucléaire et ses déchets : celle de l’armement. Les journalistes évitent-ils la question qui fâche ? Toujours est-il que les « experts » évitent cette part essentielle du dossier, préférant nous convaincre que l’environnement géologique du Japon n’est pas le même que le nôtre – merci de cette perspicace observation qui nous avait échappé, flanquée de son obséquieux sous-entendu que chez nous il n’y a aucun risque de ce genre – ainsi que de l’impossibilité de se priver du nucléaire… quand dans le monde actuellement, moins de 5% de l’énergie produite est d’origine nucléaire. Voyez l’énormité du mensonge ! C’est dire qu’une fois encore si la volonté politique le décidait, on pourrait s’en passer rapidement – et avant l’irrémédiable – et la remplacer par des énergies propres. Mais non, des choix erronés en termes environnementaux ont été faits, les profits sont gigantesques et l’exploitation de l’atome permet l’accumulation d’armes redoutables. Certains construisent ainsi scrupuleusement et de manière acharnée, résolue, entêtée et criminelle les conditions de notre propre fin probable.

Nous asséner que le nucléaire est indispensable au développement de nos sociétés procède du même mensonge que l’imposture quotidienne à laquelle nos gouvernements nous ont habitués, à la différence que les conséquences de celui-ci présagent sans doute de la disparition prochaine de pans entiers de l’espèce humaine…

Daniel Vanhove –




38 réactions


  • zelectron zelectron 19 mars 2011 09:59

    Vous auriez préféré qu’AL prédise la fin du monde ? ressaisissez vous et ne dénaturez pas ses propos : ceux qui disposent de la culture nécessaire et c’est la grande majorité) comprennent qu’il s’agit de très graves circonstances et que nous ne sommes pas au bout de nos peines les autres ma foi font comme ils peuvent avec leurs moyens « culturels » insuffisants...
    Vous faites partie des catastrophistes invétérés ?


    • JL JL 19 mars 2011 10:43

      zélectron, nous savons que la seule catatrophe du point de vue des pronucs, c’est la perte de leur crédibilité. Toutes leurs interventions actuelles, et elles sont nombreuses, vont ddans ce sens. Ils devraient être honteux, et se taire.


  • JL JL 19 mars 2011 10:41

    Cet excellent article de Daniel Vanhove est de ceux qui font d’Agoravox un forum auquel on tient. et qu’on aime fréquenter.


    J’aimerais ajouter modestement que les catastrophes nucléaires ne sont pas des événements, ce sont des mutations de la biosphère en ce sens qu’il y a un avant et un après, éternel, et qui sera différent de ce qu’était le monde avant : une catatrophe nucléaire n’est pas réparable, c’est un cataclysme irréversible.


    Construire des centrales nucléaires c’est grave ! Faire dépendre notre insécurité nucléaire de l’intérêt des marchés financiers c’est aussi grave qu’un crime avec préméditation.

    L’intérêt des marchés financiers c’est de privilégier le profit au détriment de la qualité. En l’occurence, la qualité c’est la sécurité.

    Mettre l’avenir du nucléaire entre les mains de la finance, c’est donner un droit de garde éternel pour nos enfants, petits enfants, arrière arrière petits enfants à Dutoux et compagnie, puisque le crime lui profitera : J’en veux pour preuve ce qu’il se disat sur ce matin sur France Culture (*), je cite :

    « Il est possible que la catatrophe du Japon vienne booster son économie, ce qui serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale ». Sic !

    (*) 8:10, Olivier Pastret, dans l’émission « L’économie en question ».


    • Eloi Eloi 19 mars 2011 14:18

      @ JL

      "J’’aimerais ajouter modestement que les catastrophes nucléaires ne sont pas des événements, ce sont des mutations de la biosphère en ce sens qu’il y a un avant et un après, éternel, et qui sera différent de ce qu’était le monde avant : une catatrophe nucléaire n’est pas réparable, c’est un cataclysme irréversible.« 

      Pourriez-vous nous expliquer depuis quand la nature est figée et éternelle ? L’évolution ? Le bipède humain qui évolue de la petite algue monocellulaire ?
      De plus, n’est-ce pas exactement le cas quand on rase des forêts pour l’agriculture ou pour des éoliennes, ou quand on creuse le sol pour le filtrer et le trier, qu’on arase des hectares pour récolter les terres rares ?
      Enfin, avez-vous seulement regardé des photos récentes de la zone d’exclusion de Pripyat ?

       »Construire des centrales nucléaires c’est grave ! Faire dépendre notre insécurité nucléaire de l’intérêt des marchés financiers c’est aussi grave qu’un crime avec préméditation."

      Cette phrase n’a aucun sens. Je ne sais pas où vous habitez, mais il n’y a aucun doute que, étant donné le nombre de morts en France sur les routes, prendre votre voiture, ou même un bus, est aussi grave qu’un crime avec préméditation.


    • JL JL 19 mars 2011 14:24

      Eloi,

      100 000 an c’est une éternité pour nous, l’humanité.

      Pour le reste, relisez tout ce que j’ai écrit après cette phrse aque vous contestez :

      Construire des centrales nucléaires c’est grave ! Faire dépendre notre insécurité nucléaire de l’intérêt des marchés financiers c’est aussi grave qu’un crime avec préméditation.

      L’intérêt des marchés financiers c’est de privilégier le profit au détriment de la qualité. En l’occurence, la qualité c’est la sécurité.

      Mettre l’avenir du nucléaire entre les mains de la finance, c’est donner un droit de garde éternel pour nos enfants, petits enfants, arrière arrière petits enfants à Dutroux et compagnie, puisque le crime lui profitera : J’en veux pour preuve ce qu’il se disat sur ce matin sur France Culture, je cite :

      « Il est possible que la catatrophe du Japon vienne booster son économie, ce qui serait une bonne nouvelle pour l’économie mondiale » (*). Sic !

      (*) 8:10, Olivier Pastret, dans l’émission « L’économie en question ».




    • Roosevelt_vs_Keynes 19 mars 2011 14:52

      "Mettre l’avenir du nucléaire entre les mains de la finance, c’est donner un droit de garde éternel pour nos enfants, petits enfants, arrière arrière petits enfants à Dutroux et compagnie, puisque le crime lui profitera "

      Parfaitement. C’est ce qui m’a poussé à écrire cet article.


    • Eloi Eloi 19 mars 2011 15:53

      @ JL

      « 100 000 an c’est une éternité pour nous, l’humanité. »

      Nous sommes donc d’accord qu’il ne s’agirait pas de protéger une nature intemporelle, un musée d’espèce, qui n’existe et n’existera jamais.

      Cela dit, je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Pripyat montre que même la pire catastrophe nucléaire concevable (celle qu’il est nécessaire d’éviter au prix de mesures de sécurité draconienne et de multiples d’organismes de surveillance) ne détruit pas la nature mais au contraire la favorise en faisant fuir l’homme.

      Je vous ai de même donné des exemples que l’homme, par sa nature même, et tout comme la fourmi, le castor et d’inombrables autres exemples, modifie la nature pour son propre intérêt. Et que les événements naturels modifient eux-mêmes la nature (changements climatiques, chutes de météorites...)

      Quel est le problème du changement ?

      "Mettre l’avenir du nucléaire entre les mains de la finance, c’est donner un droit de garde éternel pour nos enfants, petits enfants, arrière arrière petits enfants à Dutroux et compagnie, puisque le crime lui profitera : « 

      Vous n’êtes donc pas contre le nucléaire, mais contre la »mainmise« de la »finance« sur le nucléaire.

      Votre remarque appelle deux remarques de ma part :
      * areva, edf et le cea sont des entités à très grande part publiques (voire toutes).
      * si c’est la finance qui vous effraie, démontrez moi que toutes les autres alternatives (pétrole, gaz, biogaz, hydraulique, éolien, PV...) sont dénués d’intérêts financiers favorisant le profit devant la qualité du produit et le respect du citoyen.

      Enfin, si votre remarque consiste à dire que :
      * l’Etat fait n’importe quoi avec la »privatisation" d’EDF, les lois NOME, TARTAM et autres conneries,
      * que l’endettement artificiel de notre pays met en risque la maintenance de nos centrales et conduit à employer de plus en plus de sous-traitance non qualifié
      * Que de plus cet endettement détruit tout capacité à innover en matière énergétique (nucléaire de GenIV, ITER, carburants artificiels, solaire, géothermique profond)

      Eh bien, nous pourrions trouver un terrain d’entente


    • JL JL 19 mars 2011 16:12

      Eloi,

      vous écrivez : « Pripyat montre que même la pire catastrophe nucléaire concevable ... ne détruit pas la nature mais au contraire la favorise en faisant fuir l’homme. »

      Faire fuir l’homme, c’est pas rien !

      Pour ce qui est de ce que vous me faites dire, à savoir, que je ne serais pas opposé au nucléaire à 100% sous contrôle de l’Etat : j’ai évoqué quelque part un crime avec préméditation pour ce qui concerne le nucléaire laissé aux mains du privé ; ce qu’il faut lire entre mes lignes c’est que le nucléaire étatique est un crime moindre, mais un crime.

      Entendons nous bien : si un meurtre avec préméditation est un crime, un crime n’est pas nécéssairement un meurtre. J’appelle crime un acte qui provoque un grave préjudice à des tiers, et commis en connaissance de cause. J’exclue donc les morts éventuelles parce qu’il est clair que personne ne les a anticipées (quoique) ni voulues. En revanche, une grande partie des préjudices sont anticipés, connus, et néanmoins non retenus dans la décision d’exploiter : c’est ce que, par définition je désigne comme un crime.


    • Le péripate Le péripate 19 mars 2011 16:17

      Vous seriez recalé en première année de droit. Comme sur à peu près tous les sujets que vous abordez, c’est une constante chez vous.
      Enfin votre grandiloquence est amusante.


    • JL JL 19 mars 2011 16:45

      je suppose que c’est à moi que s’adresse cette phrase : « votre grandiloquence est amusante. »

      Ceq ue vous prenez pour de la grandiloquence n’est qu’un souci de précision et de concision, vu que, dès que ça dépasse 3 lignes personne ne lit. Et si c’est un peu compliqué, que ceux qui ne comprennent pas passent leur chemin.

      Evidemment, ceux qui n’ont rien à dire n’ont pas ce souci. Au contraire, ils font dans le verbeux sympatôches. Démago, quoi, comme les trolls, comme vous péripate, gavé de littérature libérale et incapable de comprendre les fondamentaux.


    • JL JL 19 mars 2011 16:50

      grandiloquent ? Non, concis et précis par souci de clarté, puisque dès que ça dépasse trois lignes personne ne lit.

      Evidemment, ceux qui n’ont rien à dire n’ont pas ce souci : ils peuvent faire verbeux. Comme tous ceux qui, avec vous, pratiquent la langue de bois et la langue de coton, l’obscurantisme et la dérision.


    • Eloi Eloi 19 mars 2011 17:19

      « Faire fuir l’homme, c’est pas rien ! »

      Non ! Bien sûr !

      Si vous vous intéressez à la santé des hommes, ce qui ne semblait pas être votre préoccupation dans votre post, écoutez, au japon, la catastrophe humanitaire concerne essentiellement les victimes du séisme et du tsunami. Vous en avez entendu parlé, non, de ces milliers de morts, de ces centaines de milliers de personnes qui manquent de nourriture, qui subissent le froid et la neige...

      Vous compatissez bien sélectivement...

      "Pour ce qui est de ce que vous me faites dire, à savoir, que je ne serais pas opposé au nucléaire à 100% sous contrôle de l’Etat : j’ai évoqué quelque part un crime avec préméditation pour ce qui concerne le nucléaire laissé aux mains du privé ; ce qu’il faut lire entre mes lignes c’est que le nucléaire étatique est un crime moindre, mais un crime.« 

      Je ne comprend plus rien à ce que vous dites...

      Donc si l’on tue par l’état c’est moins un crime que de tuer par la finance ? Vous me perdez...

      Si ce que vous cherchez à instaurer c’est une peine pénale pour un crime potentiel, je vous le dis éteignez immédiatement votre ordinateur, ne prenez plus la voiture, ne travaillez plus.... C’est quand même fantastique de juger par le »potentiel« , le »virtuel", plutôt que par la réalité...

      Cela dit cela me semble relativement inconséquent de votre part de vous préoccuper des crimes potentiels et non pas des souffrances bien réelles des victimes du tsunami, des cibles des dictatures et des centaines de millions de personnes tuées par la faim...


    • JL JL 19 mars 2011 18:50

      Eloi,

      arrêtez donc de lire mes posts, puisque vous ne savez pas lire.


    • Eloi Eloi 19 mars 2011 19:15

      Au contraire JL, votre proposition de « punir » les « crimes potentiels » doit intéresser pas mal de monde...


    • JL JL 19 mars 2011 19:42

      Eloi,

      vous êtes un sophiste. 

      Mais si cette idée de punir les éventuels criminels vous hérisse, faites donc un article, et parlez nous de l’agité de l’Elysée : il y a là du grain à moudre.


    • roro46 19 mars 2011 22:56

      JL

      laisser donc eloi et autre kolik ; ce sont de parfait connards qui n’ont comme unique « talent » que leur prose - et je ne parle même pas de leur cul -, mais de la relative habileté avec laquelle ils tentent de défendre la pire merde inventée par les humains à ce jour

      ça ne vaut franchement pas la peine de se fatiguer

      de toute façon, ces représentants de la lie de l’humanité ont définitivement perdu depuis le 11 mars dernier

      c’est une question de temps, certes, mais ce sont eux qui l’ont dans l’os

      qu’ils crèvent la tronche dans leur plutonium


  • Kalki Kalki 19 mars 2011 11:06

    et si la cause premiere de votre petit discours

    était en fait non pas naturel

    mais artificielle

    et servant des buts dont le pouvoir


    • Kalki Kalki 19 mars 2011 11:07

      alors votre discours meme de petit écologiste débile a fleur de peau

      est égale a des petits tartufes soldats d’une guerre qu’il ne comprend pas


  • Le péripate Le péripate 19 mars 2011 12:59

    Ben non le nucléaire n’est pas indispensable. Comment font les autres pays ? Ceci dit ils sont nombreux à vouloir s’équiper, tel la Turquie.

    Il n’y a rien d’insensé à demander un référendum sur cette question. Mais dans le calme et lorsque le bilan sera fait, et les leçons tirées. Autrement ce serait comme voter sur l’IVG le nez collé sur des photos de fœtus.

    D’ailleurs dans les pays où est pratiqué la démocratie directe, quelques états des USA et la Suisse, la démocratie a toujours sauf une fois en Suisse voulu le nucléaire. Et la Suisse est revenu sur cette votation par une seconde. Comme une votation prend au moins trois ans à s’organiser, que l’on dise pas que les Suisses n’ont pas eu le temps de peser le pour et le contre.


  • Alain-Goethe 19 mars 2011 13:36

    Votre Note (1) rappelle :

    «  » N’oubliez jamais cette loi de la physique élémentaire, que les polytechniciens qui règnent sur notre énergie s’abstiennent de vous rappeler : le principe de Carnot qui veut que moins de 30% des calories mises en jeu soient transformées en électricité, cependant que 70% sont perdues dans les eaux et les tours de refroidissement des centrales. » Haroun Tazieff – Ouvrez donc les yeux – Ed. Robert Laffont – 1980 « 

    Principe de CARNOT

    R = 1 - T1/T2
    d’après mes souvenirs

    R = Rendement

    T1 température source froide ( env 300 ° Kelvin)
    T2 = Température source chaude

    Donc R < 1 et en effet vers 30 %

    Energie électrique est une ENERGIE pour les RICHES
    pour les PARESSEUX ( cf ./. au bois ..

    hélas aussi pour des gens  » en situation de misère énergétique " ( contents qu’un proprio leur loue un logement ..
    Q : Monsieur, le chauffage électr Cà marche bien ?,
    R  : oui oui

    Bien, merci Monsieur 
    etc ..
    puis hélas parfois surendettement .. si en plus perte du job etc


    • Alain-Goethe 19 mars 2011 14:51

      «  Focus.de » ce jour un lien :

      « http://www.focus.de/panorama/welt/tsunami-in-japan/wirtschaftliche-folgen/atomexperte-schneider-die-sicherheit-von-akw-ist-nicht-mehr-steigerbar_aid_610286.html »

      Mr SCHNEIDER ( un technicien qui travaille en France) déclare dans un ITW assez long que :

      la sécurité des R.I.N n’est plus tellement perfectible
      Intéressant

      PS : En 2007, il a obtenu «  le Prix Nobel alternatif »


    • Alain-Goethe 19 mars 2011 14:59

      j’ai à nouveau réfléchi un peu sur la formule d’un des 2 principes de Carnot

      Source chaude  : dans les PWR l’eau chaude sous pression est en échange de chaleur ( dans les G.V) avec de l’eau secondaire ( ou eau d’alimentation) .
      Cette eau secondaire se transforme en vapeur et est envoyée vers la partie «  turbo alternateur ..

      Donc elle est à env .. 100 °C ( soit 373 ° K ) ..

      Environ .. 

      Quand on est à la retraite - mais sous STRESS causé par différentes choses .. bref- on ne garde comme  »souvenirs mathématiques " que les grandes lignes . ;

      Mais comme l’a rappelé l’auteur , le

      rendement électrique n’est que d’environ 30 - 35 %

      Si une maison est mal isollée thermiquement .. Bonjour lers factures EDF !!


  • daniel paulmohaddhib 19 mars 2011 13:53

    vivre c’est quoi ce machin ?
    on ne le saura jamais.....notre fuite en avant ,en arriere, a gauche ou a droite a un seul but....
    fuir ce que je ne saurais voir........
    le cerveau enfant ne peut vivre la vie, il n’est pas fait pour cela...il est un ordinateur , un moyen., un outil qui marche d’une maniere aleatoire selon ses propres programmes pre-etablis..
    il n’a pas de conscience , il a juste sa memoire qu’il regarde y compris la memoire du futur deja programme...
    ce cerveau ne saura jamais ce que vivre est...il le sait ,alors il invente un sens...et si ca doit tuer l’humanite peu importe......

    vivre etait /est le miracle....

    le cloporte peut et doit se metamorphoser....


  • wesson wesson 19 mars 2011 14:05

    Bonjour l’auteur,
    pourquoi ne pas élargir la caméra et regarder un peu le tableau d’ensemble ?

    l’énergie dans son ensemble n’est ni sure, ni propre, ni bon marché.

    * le charbon, le gaz, le pétrole = effet de serre, soutient objectif aux autocrates et dictatures sanguinaires

    * l’hydrographique = noyer des vallées et des villages entiers, très gros risque également en cas de séisme

    * éolien = production non controlable (quand il y a du vent, en moyenne 25% du temps), donc pour une persistance de la fourniture, il faut pouvoir stocker l’énergie (batteries polluantes ou barrages géants ...)

    * le solaire = une arnaque pure et simple. Les meilleurs capteurs ont un rendement MAXI de 140W / m², et au moindre nuage ce rendement s’effondre. Ils ont exactement les mêmes problèmes que l’éolien (production non contrôlable) aggravé par le fait que tout le solaire ne produit plus en même temps, et qu’une électronique complexe (donc chère et fragile) est indispensable pour rendre cette électricité utilisable avec le matériel courant. Et jamais on ne parle de la pollution induite par la fabrication de ces capteurs, ni même de la disponibilité de la matière première pour les fabriquer ...

    * et le nucléaire, la star du moment, dont les conséquences d’un accident sont à l’échelle d’un continent

    quand aux autres possibilités (géothermique profond, marémoteur), cela n’intéresse pas assez l’industrie pour qu’elle daigne s’y intéresser, et la fusion nucléaire (iter), c’est un projet chimérique qui permet de justifier 50 ans d’investissement avant d’avoir la première application réelle.

    Alors le vrai problème ce n’est pas la manière de faire l’énergie - quelle qu’elle soit, elle a son lot de mensonges, de pollution, de mort et d’intérêt ou non à promouvoir ou dénigrer la filière.

    Le vrai problème, c’est l’énergie en elle même, et surtout la consommation qui en est faite. Ne pas inclure la maitrise de la consommation dans l’équation, c’est au départ fausser la réalité de ce problème.


    • guibbs 19 mars 2011 21:13

      Excellente réponse !!

      En effet, comme tjs on s’attaque aux symptômes, les catastrophes industrielles mais jamais aux causes, nôtre mode de vie...

      Par exemple : il y a à peine 15 ans, personne n’avait de téléphones ou PC portables (sans même parler d’I-phone ou d’I-pad !)...comment dès lors se passer de sources d’énergie efficaces mais dangereuses, si on habitue le public à tjs plus de progrès via tous ces gadgets ?

      Personnellement, je ne suis pas contre le progrès mais c’est une question rhétorique...


    • roro46 19 mars 2011 22:59

      quand il y a du vent, en moyenne 25% du temps

      excusez moi, wesson mais c’est n’importe quoi

      vous confondez - ou vous faite expres de - le temps où les éoliennes tournent à leur rendement maximum et le temps ou il y a du vent !!


    • wesson wesson 19 mars 2011 23:58

      bonsoir roro46,

      "excusez moi, wesson mais c’est n’importe quoi

      ...« 

      les termes peuvent effectivement prêter à confusion, ce que j’ai appelé »rendement" concernant les éolienne est leur facteur de capacité, c’est à dire le rapport entre la puissance maximale de l’éolienne, et la puissance qu’elle aura réellement produite dans l’année. Ce rapport est aux alentours de 25%, cad qu’une éolienne de 1 MWatt produira 250 Kwatt/h sur l’année - en moyenne. Et que ça vous plaise ou non, ça dépends du vent, des jours il y en a, d’autre pas, ce qui correspond à une production quand même assez fortement aléatoire qui pose le problème de ce que l’on fait les jours ou il n’y a pas de vent !

      on peut également approcher de manière différente : une éolienne fonctionnera à pleine puissance pendant 2000 heures dans l’année en moyenne et on ne peut pas vraiment prévoir quand, contre 8000 heures pour une centrale classique dont on maitrise l’arrêt ou le redémarrage.


    • roro46 20 mars 2011 00:20

      l’arrêt ou le redémarrage d’une centrale nucléaire n’est pas si souple que cela.
      En outre, il y a quand même une nuance entre les termes que vous avez employés et la façon dont vous tentez de rétablir la chose dans votre post ci-dessus... Que cela ME plaise ou non ! smiley

      N’y voyez vraiment aucune attaque personnelle ; ce n’est sincèrement pas le cas.
      Je trouve juste que, quand on est sur un sujet comme ça, c’est important de préciser les choses, et votre façon de décrire ce truc des « 25% » est une chose qu’on voit trop souvent...
      Il ne faut pas oublier non plus que ce sera la diversité des sources d’énergies renouvelables qui fera que l’on pourra subvenir à nos... « besoins », si tant est que tout ce qu’on dépense maintenant en énergie relève de besoins.
      D’ailleurs, il ne faut pas - on ne doit pas - oublier que cela devra aller de pair avec une diminution drastique de notre consommation d’énergie ; il y a suffisamment de projets divers, variés et crédibles en ce sens - dont beaucoup dépassent le cadre de ce qu’on appelle à tort « utopie » (si on s’en tient à l’étymologie de ce mot en tout cas) -, pour qu’on ai largement le droit de les considérer comme hautement intéressants.
      Je veux aussi souligner qu’il est vraiment plus que dommageable qu’il y a 40 ans, « on » ai décidé de prendre le virage du nucléaire - sans consulter la population bien entendu.
      Si nous avions mis à cette époque tous les moyens nécessaires pour travailler sur le renouvelable, nul doute que nous aurions des éoliennes autrement performantes qu’à ce jour. (pour ne parler que de l’éolien).

      bien cordialement

      R


  • Roosevelt_vs_Keynes 19 mars 2011 14:54

    Vous voulez en finir avec le nucléaire ? Alors il vous faut connaître votre ennemi.


  • Ray Volté 19 mars 2011 15:13

    Nos médias parlent d’une catastrophe touchant le Japon. Elle est survenue sur le territoire du Japon, mais la catastrophe est planétaire. 

    Le Monde entier en subira les répercussions, Certains la radio - activité. Par contre le choc sur nos économies est incalculable. Tout risque de s’effondrer sans qu’un remède puisse être trouvé. 
    Les anti écolos prétendent que les théories écologistes nous ramèneront au moyen âge, L’écroulement des économies libérales nous conduira un étage au dessous du moyen âge.
    En 1940, gamin j’habitais dans un petit hameau d’une dizaine de feu, il y avait 3 postes de radio, l’information passait de bouche en bouche. Il n’y avait pas de chauffage central. Nous faisions 1 km à pied par tous les temps pour aller à l’école. Plusieurs fois dans l’année nous étions de semaine, après la classe nous vidions les cendres du poêle et les tamisions pour récupérer les imbrûlés, le matin une demi heure avant la classe, nous enlevions la poussière sur les pupitres, effacions le tableau et allumions le feu. Souvent l’encre était gelée dans les encriers, le premier cours était oral en attendant de pouvoir écrire. 
    Nous étions heureux de notre sort. Nous n’étions pas malades.
    Maintenant je vois chaque matin des parents conduire leur progéniture à l’école en portant le cartable des gamins. Que veulent ’ils en faire ? Des assistés perpétuels. Si un enfant ne peut pas porter son cartable, qu’il reste à la maison. Je ne préconise pas la vie spartiate, mais un peu de responsabilité. Porter son cartable se l’identifie, on en prends soin, le recevoir du parent le rend anonyme, sans valeur, il ne lui appartient pas, il lui est prêté. Quel est la valeur d’un objet prêté ?
    Nous naviguons sur un bateau sans capitaine compétent, à la merci de sous officiers cupides qui nous conduisent droit vers le premier iceberg.

  • Duke77 Duke77 19 mars 2011 15:22

    L’alternative Nucléaire/charbon est une imposture.
    Il y a des dizaines d’autres façons de produire de l’énergie mais elles sont classées « secret défense », comme les preuves du procès CLearstream, comme les videos de l’attaque du pentagone le 11 septembre 2001, comme... etc etc. Les brevets classés secret-défense ? Elle est là l’arnaque ! on nous entretient dans le moyen âge énergétique. Quelqu’un à des arguments contre ça ? Souvenez-vous qu’en 1970, lors du développement des panneaux solaires, les brevets liés au photovoltaïques qui avaient un rendement élevé étaient tout bonnement « confisqués » !!! C’est pourtant clair. Nous n’avions pas le droit de profiter des innovations énergétiques en 1970, seul le gouvernement (américain) se les réservait. Pourquoi en serait-il autrement en 2011 ?

    Réveillez-vous, vous n’avez pas de choix car on vous entretient dans une illusion du choix : UMP ou PS ? Nucléaire ou Pétrole-charbon etc... Des solutions existent mais elles demandrait de chambouler l’économie :
    http://homme-et-espace.over-blog.com/article-plus-loin-plus-vite-plus-haut-vers-la-folie-industrielle-68581781.html


  • Alain-Goethe 19 mars 2011 15:35

    La production d’électricité dans des centrales énormes est un des moyens pour exercer (d’une certaine façon) une certaine emprise sur les populations.

    Surtout avec le nucléaire . 
    car le « nucléaire civil » a repris les façons de travailler du nucléaire militaire

    Par ailleurs, vu qu’il peut y avoir des risques de teerrrorisme ou autres, c’est en fait impossible de pratiquer la transparence ; il faut protéger les installations etc ..

    Donc, le consommateur enclenche 1 bouton et paye les factures ..

    Comme disait Ferrat, il faut savoir ce que l’on veut etc ..

    On est assez nombreux à etre frileux, un peu paresseux, un peu jouisseurs etc ..
    Bref

    Quel malheur pour les sinistrés :

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/03/18/japon-l-economie-sera-plus-difficile-a-relancer-qu-apres-le-seisme-de-kobe_1495414_3216.html
     + 1 autre article sur sinistrés dans «  Le Monde » aussi


  • boris boris 19 mars 2011 17:30

    De toute façon, l’humain va être amené à pratiquer une décroissance rigoureuse et ce, trés rapidement.

    Donc, le problème energétique n’en sera plus un, il y a soixante ans, nous vivions sans souçis sans le nucléaire, comme le dit plus haut un intervenant qui a connu cette époque étant enfant : « nous étions heureux et pas malade ».

    En décroissant nous aurons obligatoirement moins besoins d’énergies fossiles et certainement aucun besoin venant du nucléaire.

    Nous n’avons pas le choix ou on décroît rapidement ou on meurs, vu l’imbécilité humaine la derniere hypothèse est en tête de gondole.


  • Alain-Goethe 19 mars 2011 17:56

    Comme le dit Boris :
    «  »De toute façon, l’humain va être amené à pratiquer une décroissance rigoureuse et ce, trés rapidement. "

    En effet, si on essaie juste d’imaginer pour France et qq pays limitrophes, l’Energie va redevenir ( comme en 2008) un poste important de dépenses ..

    Pour transports de marchandises il faudra continuer à dévelpooer ferroutage ( récemment un docu sur Arte ) .
    Pour des légumes etc, les gens vont être obligés soit de cultiver un jardin, soit d’acheter local et les légumes cultivés de la saison ( et les légumes exotiques deviendront encore + chers que now )


  • Ronny Ronny 19 mars 2011 18:57

    Que la décroissance soit une solution à nos problèmes, peut être...

    Que nous soyons dans une société de consommation ou on nous crée des besoins inutiles, c’est plus que probable,

    Que nos politiques nous laissent et laissent notre protection sociale, notre « vivre ensemble » aux mains de financiers et de banquiers, c’est sur !

    Reste que je me suis livré à un petit calcul sur le nucléaire…

    Je fais tout d’abord l’hypothèse que l’on peut réduire notre consommation d’électricité de 25% (ampoules basse consommation, chauffage bois, etc.). Pour remplacer l’ensemble des tranches électronucléaires en service par ce que l’on fait de mieux en ce moment, en « renouvelable », il nous faudrait à peu près couvrir l’ensemble du territoire français d’une éolienne par 3 kilomètres carrés !

    Par ailleurs, il faut comparer le bilan carbone d’installation sur leur cycle de vie (fabrication, installation, fonctionnement, entretien, démantèlement) On peut calculer ainsi le coût en équivalent carbone la production du kilowatt-heure éolien par rapport à la production du kilowatt-heure nucléaire. Aussi surprenant que cela paraisse, le bilan carbone des éoliennes est beaucoup moins bon que celui des centrales nucléaires. Il ressort à 55g CO2 / kWh produit contre 10/15 g CO2 / kWh au pire pour une centrale nucléaire.

    Ceci n’est possible que parce que le nucléaire porte en lui une fantastique efficacité énergétique, même compte tenu du rendement d’une centrale… En réalité, le problème majeur lié au nucléaire n’est pas le risque d’accident qu’il présente, extrêmement faible, mais le produit de ce risque par les conséquences qu’il entraîne.

    Un dernier point concernant le nucléaire. Les accidents auxquels nous assistons sont liés à la technique utilisée qui repose sur des processus auto entretenus de fission, et qui ont donc une fâcheuse tendance à s’emballer parce qu’ils ne sont pas maîtrisés. Le nucléaire fondé sur la fusion des noyaux atomiques pourrait constituer une alternative extrêmement intéressante en produisant de façon beaucoup plus propre et beaucoup plus massive de l’énergie électrique, et probablement avec des risques extrêmement limités. De telles réactions ont été obtenues en laboratoire voilà maintenant quelques années, et directeurs expérimentaux sont en construction. Il est donc illusoire de vouloir sortir du nucléaire aujourd’hui, et indispensable de poursuivre un programme de recherche dans le secteur nucléaire de fusion, mais pas uniquement. Des sommes d’argent très importantes doivent également être investies dans des projets de recherche portant sur des énergies renouvelables, et sur les moyens de limiter notre consommation d’électricité. Sans ce triptyque, et à mon avis, no future !




    • boris boris 19 mars 2011 19:33

      Et voilà le discours du nucléocrate de base, pas marre d’avoir des oeillères ?


  • Mutamuta 20 mars 2011 00:16

    Des milliers de carrières souterraines sont abandonnées par les exploitants quand elles ne leur rapportent plus, sans traitement, sans remblaiement, sans foudroiement. Elles finissent par faire des victimes par effondrement : maisons brisées, cratères dans les jardins, maisons ensevelies, personnes disparues dans ces effondrements, …
    Pour les centrales nucléaires, on peut imaginer le même scénario quand elles auront atteint le jour de leur fermeture et qu’elles ne rapporteront plus un centime. Les dernières à fermer seront abandonnées par les actionnaires des sociétés privées qui, après s’être fait un maximum de fric sur le dos des consommateurs au détriment de leur sécurité, iront le placer dans d’autres filières.
    Ces centrales nucléaires abandonnées devront être démantelées sur le budget de l’État, c’est-à-dire que ce sont les citoyens qui paieront une deuxième fois pour se débarrasser de ces saletés et pour traiter leurs déchets.
    Voilà pourquoi il faut que l’État reprenne le contrôle total de toute la filière nucléaire dès maintenant. Quitte à avoir à charge les démantèlements de fin de vie des centrales, autant que ce soit l’État qui touche les dividendes dès maintenant et mette l’argent de côté à cette fin.
    De plus l’État endossera alors la responsabilité des conséquences de l’exploitation des centrales nucléaires. Les victimes pourront alors mieux se faire reconnaître.

    Les calculs époustouflants des anti-éoliens pour expliquer qu’il faudra une éolienne de 300 mètres de haut tous les 50 mètres sur la totalité du territoire sont toujours intéressants…
    Les anti-nucléaires n’ont pas besoin de prouver la dangerosité et les risques énormes que les centrales nucléaires font courir à la population de la Terre entière. Les évènements parlent d’eux-mêmes.
    Les anti-éoliens négationnistes sont totalement incapables de prouver tout ce qu’ils prétendent. Je ne suis pas mathématicien, j’habite à proximité d’un parc de plus de quarante éoliennes de plus de 100 m de hauteur qui produisent de quoi alimenter une ville de 30.000 habitants. Les gens ne sont quand même pas si idiots qu’ils le pensent sûrement pour ne pas voir qu’ils se contredisent sans arrêt et ne cessent de dire des sottises :
    - calculs si simplistes qu’on comprend tout de suite qu’ils sont manifestement toujours très exagérés au point que c’en est ridicule ;
    - aucune relativité dans les arguments ;
    - se focalisent sur l’éolien avec refus de prendre en compte les autres sources d’énergie connues et à découvrir ;
    - protestent pour refuser qu’on arrête le nucléaire totalement le lendemain matin parce qu’ils sont angoissés à l’idée de ne pas avoir de café chaud pour la pause de 10 h ;
    - les petits oiseaux sont totalement exterminés à trois kilomètres à la ronde ;
    - les voisins habitants à un kilomètre deviennent sourds en trois jours ;
    - une éolienne ne peut pas coûter moins de 1 million d’Euros donc pas de possibilité d’en mettre une dans son jardin ;
    - l’éolienne coûte plus cher qu’elle ne rapporte ;
    - …
    Cela devient vraiment fatiguant…
    Leur imagination n’a pas de limite pour refuser de voir que nous n’avons pas le choix : il faut arrêter de voir le nucléaire comme une technologie d’avenir et que plus vite on l’abandonnera, mieux nos vies et celles de nos enfants se porteront.


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