mardi 13 décembre 2016 - par alinea

Cadence ; c’est pire que vous ne pensez

Il est toujours question de garder les cadences, au travail, informations, faits-divers, mauvaises nouvelles, jusqu'à les rendre infernales, jusqu'à déchoir : la décadence.

La chute, de la pensée, accompagner nos actes de notre intelligence et de notre conscience, a laissé la place au désir du nouveau inculqué depuis déjà longtemps par le consumérisme, et peu importe si ce nouveau est laid, si ce nouveau n'apporte rien de plus, même ôte parfois de l'aise, on retrouvera dans un autre différent, avatars pourtant tous du même vide, de quoi se distraire cinq minutes. Qu'il s'agisse de loisirs ou de destinations, d'hommes politiques ou de logis, le neuf convient qu'il sera temps de rénover demain.

Attention. Nous sommes dans les cadences infernales qui nous mènent à la chute, à la décadence. Une introspection est vitale, que l'on soit politisé actif, que l'on soit bouchon sur les flots, ne laissant pas faire le cours de l'histoire par dessus nos têtes. Si la lutte n'est plus à notre portée, désobéissons.

Étudier les mouvements de foule, étudier les mouvements de l'histoire ne sert à rien si on n'en tire pas leçons.

Pourquoi le fric fait l'élection ? Parce que les gens moulés, formatés à la pub, marchent à la pub.

Ah, quand allons-nous introduire l'esprit de contradiction comme épreuve déterminante au baccalauréat ? L'esprit de contradiction se dépasse, chacun pour soi, mais il est l'élément indispensable à la créativité.

Bon, je pourrais continuer des heures ; je suis tombée sur cet article de Chris Hedges, qui parle certes des États-Unis, mais qui est un avertissement général.

Je vous le propose en vous le recommandant !

 

13

Déc

2016

C’est pire que vous ne le pensez, par Chris Hedges

  •  

Source : Truthdig, le 11/11/2016

Publié le 11 novembre 2016 Par Chris Hedges

Des policiers de New York gardent la Trump Tower, la résidence du président élu Donald Trump à Manahattan. (Richard Drew / AP)

Il y aura énormément d’agitation sociale quand la base de Donald Trump se rendra compte qu’elle a été trahie. Je ne sais pas quand cela arrivera. Mais il est certain que cela arrivera. Les investissements dans les actions de l’industrie de l’armement, de la sécurité intérieure et des complexes de prisons privées sont montés en flèche depuis l’élection de Trump. Quelle meilleure source de profits qu’un État policier militarisé ?

Notre démocratie capitaliste a cessé de fonctionner il y a plus de vingt ans. Nous avons été victimes d’un coup d’État du monde des affaires mené à bien par les Partis démocrate et républicain. Il ne reste pas d’institutions qu’on puisse légitimement qualifier de démocratiques. Dans une vraie démocratie, Trump et Hillary Clinton n’auraient jamais été nommés candidats à la présidence. La longue et impitoyable attaque du monde des affaires contre la classe ouvrière, le système législatif, la politique électorale, les médias de masse, les services sociaux, l’écosystème, l’éducation et les libertés civiles ont, au nom du néolibéralisme, éviscéré le pays, qui est devenu une épave en décomposition. Nous vantons les mérites de l’ignorance. Nous avons remplacé les discussions politiques, l’information, la culture et les efforts intellectuels par un respect religieux pour la célébrité et le spectacle.

Comme l’a fait remarquer l’historien Gaetano Salvemini, « l’abandon des institutions démocratiques » constitue la base du fascisme, qui est le produit d’une démocratie qui a cessé de fonctionner. L’apparence de démocratie va demeurer, comme lors des dictatures de la seconde partie de l’Empire romain, mais sa réalité, c’est le despotisme ou, dans notre cas, le despotisme du monde des affaires. Le citoyen ne participe pas vraiment au gouvernement.

« Cette situation ressemble beaucoup à celle de la fin de la république de Weimar en Allemagne, m’a dit Noam Chomsky avec une perspicacité troublante quand je l’ai rencontré il y a six ans. Les parallèles sont frappants. Il y avait aussi, à l’époque, un terrible désenchantement au sujet du système parlementaire. Le fait le plus frappant à propos de Weimar, c’était non pas que les Nazis aient réussi à anéantir les sociaux-démocrates et les communistes, mais que les partis traditionnels, les conservateurs et les libéraux, détestés, aient disparu, ce qui laissa un vide dans lequel les Nazis, avec beaucoup d’astuce et d’intelligence, s’engouffrèrent.

Les États-Unis ont beaucoup de chance qu’aucun personnage honnête et charismatique ne soit apparu, continua Chomsky. Tous les personnages charismatiques sont si évidemment des escrocs qu’ils se détruisent eux-mêmes, comme Joseph McCarthy, Richard Nixon ou les prêcheurs évangélistes. Si quelqu’un de charismatique et d’honnête apparaît, ce pays va avoir des problèmes à cause de la frustration, du désenchantement, de la colère légitime et de l’absence de réactions cohérentes. Qu’est-on censé faire si quelqu’un dit : “J’ai une réponse : Nous avons un ennemi” ? Il y a eu les juifs. Ici il y aura les immigrants illégaux et les noirs. On nous dira que les hommes blancs sont une minorité persécutée. On nous dira que nous devons nous défendre et défendre l’honneur de notre pays. La force armée sera exaltée. Il y aura beaucoup de violence, de passages à tabac. Tout cela pourrait prendre une importance colossale. Et si cela arrive, le danger sera plus grand qu’en Allemagne. Les États-Unis sont une puissance mondiale. L’Allemagne était puissante mais elle avait des ennemis plus puissants. Je ne pense pas que ces évènements soient si éloignés. Si les sondages ne se trompent pas, ce ne sont pas les Républicains, mais les Républicains de droite, les cinglés, qui vont remporter la prochaine élection avec une majorité écrasante. »

La répression des opposants ne va pas tarder à ressembler à la répression sous les anciens régimes totalitaires du passé. La sécurité d’État va devenir une présence envahissante et palpable. On va traiter les formes d’opposition les plus modérées comme si elles constituaient une menace pour la sécurité nationale. Beaucoup, dans l’espoir d’éviter le courroux de l’État, vont devenir dociles et passifs. Nous, cependant, nous devons riposter. Nous devons nous lancer dans des actions durables de désobéissance civile, comme beaucoup l’ont fait dans les rues depuis l’élection. Cependant nous devons aussi être conscients que l’espace démocratique dont nous disposons dans notre système de totalitarisme inversé s’est beaucoup rétréci.

Trump, sans institutions démocratiques pour le contenir, va précipiter les attaques du monde des affaires. Le système de pensions de vieillesse et d’invalidité sera privatisé, et les forces de police militarisées seront mises hors de cause quand elles tueront, sans discernement, des citoyens désarmés, tandis que le président laissera se déchaîner l’industrie de l’énergie fossile qui va dégrader la vie sur Terre et très probablement y mettre fin. Dans son administration vont siéger les extrémistes du Parti républicain, des hommes et des femmes profondément dénués d’intelligence, de moralité, et dotés de la faculté étonnante de faire peu de cas de la réalité. Ces idéologues ne parlent que le langage de l’intimidation et de la violence.

La moitié du pays vit dans la pauvreté. Nos anciens centres industriels sont des friches, des ruines. Un simple décret judiciaire nous a dépouillés de nos droits constitutionnels, y compris du respect des droits de la défense et de l’habeas corpus. Les entreprises et la classe des milliardaires boycottent légalement les impôts. La police abat des citoyens désarmés dans la rue. Les forces armées, aux termes de l’article 1021 du National Defense Authorization Act, ont le pouvoir de transférer des citoyens étatsuniens dans tout le pays, de leur enlever tout droit à un procès équitable et de les retenir indéfiniment sur nos sites clandestins. Nous sommes le peuple le plus espionné, surveillé, écouté, photographié et contrôlé de l’histoire. Quand le gouvernement vous surveille 24 heures sur 24, vous ne pouvez pas employer le mot « liberté ». C’est la relation d’un maître et de ses esclaves. Et les gouvernements qui exercent ce type de surveillance deviennent vite totalitaires. Les élites faillies ont donné à Trump et à ses copains les outils légaux et physiques capables de transformer instantanément l’Amérique en un État policier brutal.

Rudy Giuliani ; Newt Gingrich, qui préconise de déchoir de leur citoyenneté les citoyens étatsuniens soupçonnés d’être peut-être des terroristes ; le général en retraite Michael Flynn et John Bolton, eh bien ces hommes ne vont faire preuve d’aucune modération ni légale ni morale. Ils voient le monde à travers les lunettes manichéennes du bien et du mal, en noir ou blanc, et pour eux, on est ou un patriote ou un traître. La politique est devenue, comme le philosophe Walter Benjamin l’a dit du fascisme, une esthétique. Et l’expérience suprême pour les fascistes, comme Benjamin nous en a avertis, c’est la guerre.

La terreur d’État et la violence d’État, que connaissent bien les gens de couleur pauvres de nos colonies intérieures, nous allons nous aussi bien les connaître. Le racisme, le nationalisme, la misogynie, l’islamophobie, l’antisémitisme, l’intolérance, la suprématie blanche, le fanatisme religieux, les crimes haineux et la vénération des valeurs hypermasculines de la culture militaire vont définir le discours politique et culturel. Les élites au pouvoir vont essayer de détourner la frustration et la rage croissantes en direction des éléments vulnérables de la société, les travailleurs sans-papiers, les musulmans, les afro-américains, les latinos, les homosexuels, les féministes et autres. Nos guerres sans fin au Moyen-Orient vont s’étendre, peut-être jusqu’à une confrontation avec la Russie.

Certains, comme Ralph Nader, ont vu venir cette dystopie. Ils ont, de toutes leurs forces, essayé de fonder un troisième parti viable et de donner aux mouvements citoyens le pouvoir d’offrir à la classe ouvrière déshéritée un idéal, de l’espoir. Ils savaient que plus longtemps le monde des affaires étranglait le système économique et politique, plus on semait les germes d’un fascisme américain.

Les élites ont dressé de nombreux obstacles, en refusant de laisser Ralph Nader ou ensuite Jill Stein participer aux débats, en rendant le vote difficile ou impossible, en transformant les campagnes électorales en longs spectacles qui coûtent des milliards de dollars, et en utilisant habilement la politique pour intimider les électeurs. Cependant, la classe libérale faillie a aidé les élites, élection présidentielle après élection présidentielle, surtout d’ailleurs après le succès de Nader en 2000, les prétendus progressistes ont succombé au maître mot stupide, « le moindre mal ». Ceux qui auraient dû être les alliés naturels des troisièmes partis et des mouvements d’opposition ont honteusement capitulé devant le Parti démocrate qui, comme le Parti républicain, est au service de la bête immonde de l’impérialisme et fait la guerre aux pauvres, à la classe ouvrière et à la classe moyenne. La lâcheté de la classe libérale lui a fait perdre toute crédibilité, comme Bernie Sanders quand il a vendu son âme à la campagne Clinton. La classe libérale a prouvé qu’elle n’avait pas le courage de se battre pour quoi que ce soit. Elle a dit des mots et évoqué des idées auxquels elle ne croyait pas vraiment. Elle est, en grande partie, responsable du mouvement qui a créé Trump. Elle aurait dû, après que le président Bill Clinton eut fait voter en 1994 le NAFTA, avoir la prescience d’abandonner le Parti démocrate pour fonder des partis et des institutions qui défendent vraiment les intérêts de la classe ouvrière. Si elle avait défendu les membres de cette classe, cela aurait sans doute empêché ceux-ci d’être séduits par des protofascistes.

La pourriture de notre démocratie faillie a régurgité un escroc, créé par les médias, qui a d’abord joué le rôle de maître de l’univers de fiction dans une émission de téléréalité et ensuite celui d’homme politique dans un vaudeville. Trump a attiré les dollars et augmenté les taux d’audience. La vérité et la réalité ne jouaient aucun rôle ici. Ce n’est qu’après sa nomination comme candidat que les médias ont vu leur Frankenstein comme une menace, mais alors c’était trop tard. S’il y a un autre groupe borné aussi haï, et même plus, que la classe libérale, c’est la presse subordonnée au monde des affaires. Plus elle attaquait Trump, plus Trump séduisait.

Trump est emblématique de ce que les anthropologues appellent « les cultes de crises ». Une société en phase terminale se réfugie souvent dans la pensée magique. La réalité est trop difficile à supporter, alors cette société se met à croire aux promesses extraordinaires et impossibles d’un démagogue ou d’un charlatan qui promet le retour d’un Âge d’or perdu. Les bons boulots vont revenir. Le pays va redevenir prospère. Les villes délabrées vont être reconstruites. L’Amérique va être grande, de nouveau. Ces promesses, impossibles à tenir, ne diffèrent pas de celles qu’a faites aux Amérindiens, dans les années 1880, le prétendu prophète religieux Wovoka. Il demandait à ses disciples de faire des cérémonies de danse de cinq jours, appelées la Ghost Dance. Les Amérindiens portaient des chemises qui, leur avait-on dit, les protégeraient des balles. On leur avait assuré que les troupeaux de buffles reviendraient, que les chefs et les guerriers morts surgiraient de la terre et que les hommes blancs disparaîtraient. Aucune des promesses du prophète ne se réalisa. Beaucoup de ses disciples furent abattus comme des moutons par l’armée des États-Unis.

Nous sommes face à la crise la plus profonde de l’histoire de l’humanité. Et en réponse, nous élisons comme président un homme qui ne croit pas au changement climatique. Une fois que les sociétés ont coupé le contact avec la réalité, ceux qui disent la vérité deviennent des parias et des ennemis de l’État. Ils sont en butte à une forte répression étatique. Ceux qui sont perdus dans les rêveries du culte de la crise applaudissent à l’élimination de ces Cassandre. Les mythes si séduisants de la pensée magique sont d’agréables opiacés. Mais cette drogue, comme toutes les drogues, mène à la dégradation et à la mort.

Source : Truthdig, le 11/11/2016

( lu sur Les Crises)



37 réactions


  • Fergus Fergus 13 décembre 2016 18:01

    Bonsoir, Alinea

    J’espère que la réalité ne sera pas aussi catastrophique et que le gouvernement US se contentera de pousser ses pions au profit de l’industrie et de la finance sans peser plus que nécessaire sur les libertés publiques.

    Mais la manière dont se constitue l’équipe de Trump - un club de milliardaires affairistes - montre clairement que le peuple et l’environnement sont les cadets des soucis de cette clique. Les Etasuniens « déclassés » de la Rust belt et du Middle-west rural ont cru élire un messie, et ils ont fait entrer le loup dans la bergerie, bien aidés en cela par la personnalité de la candidate démocrate.

    Bref, les Etasuniens risquent de se trouver très vite dans un redoutable merdier dont il leur sera bien difficile de sortir, les types que Trump a nommés étant comme les pitbulls : ils ne lâchent pas leur proie une fois qu’ils ont planté les crocs dans sa chair.


    • alinea alinea 13 décembre 2016 18:31

      @Fergus
      C’est assez inquiétant parce qu’on sait qu’aucune raison ne « les » arrêtera !
      mais si ce genre de regard pouvait en réveiller chez nous, ça ne serait pas dommage.
      Chacun à sa manière, sûr de sa vérité, laisse faire ; le laisser faire en se gardant de toute responsabilité, est-ce un confort ?
      Dans six mois, nous saurons si le peuple français a laissé faire...
      Il faut se rendre compte qu’ils passent tout en force, et qu’on est là à s’entre déchirer. Si personne ne les arrête, ils ne s’arrêteront pas ; mais tous les grands intelligents, tous partis confondus, se sentent probablement à l’abri.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 décembre 2016 20:47

      @Fergus
      En clair, quand un Président des USA veut se rapprocher de la Russie et combattre les terroristes, c’est un facho ? J’ai tout bon ?


    • Fergus Fergus 13 décembre 2016 23:20

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      Tout faux, au contraire ! Je faisais allusion au sort des classes populaires étasuniennes !!!


    • alinea alinea 13 décembre 2016 23:33

      @Fergus
      Il y a quelque chose qui est en train de se déglinguer sur ce site !! je pense que Chris Hedges est au dessous de la réalité ! Même la langue n’est plus commune !!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 décembre 2016 06:59

      @Fergus
      Le sort des classes populaires auraient certainement bénéficié de l’élection de Sanders. Hélas, la Mafia de Killary lui a savonné la planche... C’est la Gauche américaine qui a trahi les classes populaires entraînant dans sa chute toute la Gauche occidentale.


      La trahison de la Gauche américaine.
      " les deux protections essentielles pour tout un chacun sont l’égalité de tous devant la Loi (c’est à dire une justice indépendante) et la liberté d’information (ce qui veut dire une presse non contrôlée par le capitalisme de connivence ou évidemment, l’état)…Mentionnons au passage que ces deux conditions n’existent pas en France et depuis bien longtemps.

      Mentionnons aussi que sous la présidence Obama, ces deux garde-fous ont disparu. (...). Cependant, tout au long de l’histoire des USA, je crois pouvoir dire que gauche et droite acceptaient sans barguigner les deux principes mentionnés plus haut.

      Ce qui voulait dire que lorsque l’un des membres du parti au pouvoir se faisait pincer dans une manœuvre illégale, en général grâce à la presse, les gens de son propre parti étaient les premiers à demander sa destitution.« (...)


      Quand on prône comme Mélenchon de violer les Traités, et que les magouilles financières de Killary, »c’est moins pire que Trump", on se situe exactement dans la droite ligne de la Gauche américaine et des pratiques de la Mafia.

    • alinea alinea 14 décembre 2016 10:05

      @Fifi Brind_acier
      Évidemment ! si vous appelez « gauche »les démocrates américains... je comprends mieux !!
      Hollande est de gauche aussi alors ! et l’on moinsse mon com précédent !


    • Fergus Fergus 14 décembre 2016 11:29

      Bonjour, alinea

      Même avis que toi sur les Démocrates étasuniens qui n’ont évidemment rien à voir avec « la gauche ». Ce qualificatif, seul Sanders - et encore ! - aurait pu s’en prévaloir, et c’est bien pourquoi l’establishment démocrate lui a savonné la planche.

      Fifi continue décidément de faire dans la caricature et la manipulation !


    • alinea alinea 14 décembre 2016 11:47

      @Fergus
      Il n’y a pas que Fifi qui veuille s’imposer par la terreur ! smiley
      C’est exactement ce qui est dit dans cet article, normal qu’ils ne l’aiment pas ; plussage des leurs, moinssages pour moi !!
      C’est la manière de faire quand on n’a pas d’idée ; quand un peu plus tard dans la campagne, le FN déboulera, ça ne sera plus respirable ici !


    • manu manu 14 décembre 2016 17:51

      @alinea



      Dans le texte de chris hedge il y a : "S’il y a un autre groupe borné aussi haï, et même plus, que la classe libérale, c’est la presse subordonnée au monde des affaires. Plus elle attaquait Trump, plus Trump séduisait.« 

      Sa ne serait pas une des stratégies du FN.

      Et un des principaux arguments de l’UPR est : »si les média ne parle pas de nous c’est pas pour rien". Peut être à cause du score au régionales (0,87%)


    • alinea alinea 14 décembre 2016 18:14

      @manu
      C’est intéressant, parce qu’on dit chez nous que le FN est un épouvantail créé et brandi par l’oligarchie. Il semblerait que pour Trump ce ne fut pas le cas.
      Il n’y a pas que l’UPR qui n’a pas la parole, Artaud, Poutou, Bayrou, Dupont-Aignan, on ne peut pas dire qu’on les voit !
      Si les médias servaient à informer de ce qui se passe et se pense dans notre pays, ça se saurait !
      Mélenchon est sorti de cet anonymat à cause du FdeG, qui incluait les cocos, ce qui n’est pas rien, et parce « qu’il fait le buzz » ; mais on déformait tellement ce qu’il disait - et ça laisse des traces !- qu’il a décidé de ne plus s’y rendre !
      S’il n’y avait pas Mélenchon, sûr que Le Pen gagnerait ; la gauche s’abstenant, mais Mélenchon n’est pas Sanders, et en ce sens, la France n’est pas les USA, notre histoire est politique ; outre Atlantique, pas vraiment !!


    • egos 14 décembre 2016 23:19

      @Fifi Brind_acier


      Inutile de se réjouir précipitamment, l’amendement & la réorientation de la politique extérieure des USA de Trump pourrait se limiter à une pause à l’expansionnisme US,
      en raison de ses coûts et efficacité relative.
      D’autant que de nouveaux protagonistes apparaissent dans sa ligne de mire.
      Il n’est pas inhabituel pour un régime autoritaire de nouer des alliances de circonstance.
      La situation présente des USA, tout fait particulière, le lever de rideau sur la future administration Trump est à cet égard édifiant (vous constaterez par vous même qu’il ne s’agit pas d’un choeur de novices) parait décrite d’une manière saisissante dans l’article de Paul Street
      Un occasion parmi d’autre de constater qu’il existe une presse libre (pour combien de temps ?) outre atlantique, des analystes percutants, et à quel point la langue anglaise (même adaptée) peut être riche, concise et productive en acronymes et concepts, 
      dans une certaine mesure il s’appliqueront à notre matrice socio-politique à court terme si ce n’est déjà le cas.

      F Word, LNW LEV, Class War Cabinet, Ignorance-oozing en cherchant bien, ici .... 
      non ? il suffit juste de placer des visages au bon endroit ou étiquettes.

    • manu manu 15 décembre 2016 11:40

      @alinea

      C’est marrant Fifi qui est présente de 6h30 à 21h00 tous les jours ne vient pas se défendre ici, ils doivent se concerter pour trouver des arguments.

      « La gauche s’abstenant » vous voulez dire les socialistes, Macron reprend le flambeau on dirait, il se prend pour un rebelle le banquier. 


    • alinea alinea 15 décembre 2016 12:00

      @manu
      Il est surtout ridicule ; nous devrions enseigner à tous les enfants la perception du ridicule !!
      Non, je parlais de la gauche !! s’il n’y avait pas Mélenchon, voter pour la droite quel que soit son avatar ?
      Je pense que les robots UPR, qui ne répondent que sous forme de liens, et pas toujours de manière opportune aux articles ou commentaires, ne peuvent pas répondre « humain » !
      Ils dédaignent !


    • manu manu 15 décembre 2016 15:04

      @alinea

      La perception du ridicule je pense qu’on l’a quand on est jeune, et qu’on la perd quand notre esprit cherche surtout les intérêts (financiers généralement).

      Fifi ne cherche que des prétextes pour mettre ses liens, ou pour critiquer un candidats, Mélenchon le plus souvent, en faisant souvent appel au manichéisme le plus simpliste. Elle n’a pas compris que les lecteurs d’agoravox sont rarement des groupies de tf1.

       


    • alinea alinea 15 décembre 2016 17:29

      @manu
      Oui, sûrement, c’est ce qu’on appelle alors « être adulte » !! En tout cas je ne l’ai pas perdu, et quand j’ai vu le petit bout de vidéo où Macron grandiloquent faisait son discours en ( essayant) d’entraîner la foule, il m’a fait penser à celui ou celle, qui, un jour de fête, après un petit verre, ou plusieurs, ose monter sur scène ( même quand il n’y en a pas !) pour pousser sa chansonnette, pas comme on chante simplement, spontanément, mais « en s’y croyant » ! cela génère chez beaucoup une gêne !
      Je ressentais exactement la même chose avec Sarko, et je ne sais pas si le respect du pouvoir empêche ce ressenti, ou bien si tout le monde le ressentait sans oser l’exprimer !
      Je n’étais pas hostile à l’UPR, ou à Fifi, dans un premier temps assez long, mais depuis qu’ils se multiplient et regardent les gens de haut, répètent inlassablement les mêmes choses, et veulent convaincre en désignant celui qu’il faut haïr, c’est véritablement la nausée qui me prend. C’est un dégoût profond que je ne pourrai pas dépasser ! Qu’ils se rassurent, ils ne m’ont pas perdue, jamais je n’aurais voté UPR !


    • manu manu 15 décembre 2016 21:36

      @alinea

      J’adore votre image ; Sarko tenait à nous faire croire que c’était lui qui dirigeait le pays alors qu’ils étaient nombreux ici à Bruxelles ou de l’autre côté de l’océan à avoir plus de pouvoir que lui. Il a depuis des tendances schizo.
      Pour ce qui est du ressenti, il s’en est pris quand même pas mal dans la tronche, par exemple omar et fred (sav).

      Pour Fifi je ne suis pas sensible et c’est de la politique, je fais un peu pareille mais sans mythos ; leur agressivité, entre autre, me fait penser qu’ils sont en train de déchanter. 


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 décembre 2016 20:44

    L’auteur du texte est un Démocrate atteint d’Alzheimer qui fait un caca nerveux à l’occasion de la libération d’ Alep ? ? Il doit lire dans le marc de café... Trump ne sera Président qu’ en Janvier. Tout ce qu’il décrit des USA a été administré par le Prix Nobel de la Paix et Killary, plus quelques autres vautours, pendant 8 ans, non ? ...


    Le tableau désastreux d’une Amérique où la pauvreté ne fait que croître, c’est la faute à Trump ?
     « La moitié du pays vit dans la pauvreté. Nos anciens centres industriels sont des friches, des ruines. » C’est Trump qui est responsable ? Ou c’est le résultat du double mandat d’Obama et des délocalisations massives d’entreprises, en particulier au Mexique, leur Tiers monde à eux ... ?

    Le mur entre les USA et le Mexique, est déjà construit depuis longtemps et Obama/ Clinton ne l’on pas fait détruire. Pourquoi ?

    Le Patriot Act date de Bush en 2001, Obama/ Clinton ne l’ont pas supprimé.
    Pire, le 31 décembre 2011, Obama a signé « The National Defense Authorization Act » qui permet d’arrêter, d’emprisonner, de déporter dans un autre pays, n’importe quel citoyen américain sous l’inculpation de terrorisme, sans jugement, sans avocat, pour une durée indéterminée...
    •  
     Flynn ne lui convient pas non plus, pourtant il a été viré par Obama pour avoir critiqué la politique des USA en Syrie ? Il a expliqué à Obama, que les terroristes, c’était pire qu’Assad !
    Il a été viré.

    L’auteur devrait prendre des vacances et revenir dans un an...


    • alinea alinea 13 décembre 2016 21:27

      @Fifi Brind_acier
      Je n’ai pas lu qu’il disait que c’était la faute de Trump, mais que Trump était très imprégné du même parfum, et qu’il ne changerait rien !
      Nous avons tous compris qu’au niveau intérieur la politique de Trump serait impitoyable ; et nous espérons tous que sa politique extérieure sera un soulagement. Bon, on verra, vus ses rapports à Israël, c’est pas gagné.
      Ce qui est exprimé c’est que si le peuple laisse faire, les politiques à venir ne feront qu’empirer.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 décembre 2016 06:39

      @alinea
      J’ignore ce que fera Trump, je ne lis pas dans le marc de café, j’attends de voir pour juger.

      Les Gouvernements américains ont toujours mis leur nez dans les affaires intérieures des autres pays, et ils couinent que la Russie ait eu quelque influence sur l’ élection de Trump ?? C’est pas l’hôpital qui se fout de la charité, ça ?


      50 gouvernements renversés depuis 1945, des Chefs d’états assassinés, Allende par exemple, et ça vient couiner ?

      Si c’était pareil, pourquoi Killary et Soros fomentent « une révolution colorée » contre Trump ??

    • alinea alinea 14 décembre 2016 09:54

      @Fifi Brind_acier
      Que me vaut cette agressivité, qui n’a aucun rapport avec l’article ?
      Vous l’avez lu ?
      Et, c’est une question sérieuse votre dernier point ? Vous n’avez pas la réponse ?
      Je suis désolée d’avoir posté un article qui fait réfléchir


    • roman_garev 15 décembre 2016 13:39

      @alinea
      « Ce qui est exprimé c’est que si le peuple laisse faire, les politiques à venir ne feront qu’empirer. »


      Mais l’élection de Trump est la meilleure preuve de ce que justement cette fois-ci le peuple étasunien ne s’est pas laissé faire !
      Quelle konnerie ! Une seule fois un président normal élu, les libérastes hurlent de peur ! 

    • alinea alinea 15 décembre 2016 14:14

      @roman_garev
      Je suis de gauche roman_garev !! Trump, pour moi n’est pas « normal » !!
      ce n’est pas parce que le fascisme prend le pas sur cette horreur de socio-libéralisme, que je me réjouis. je jugerai après coup, étant honnête, mais ce n’est pas une victoire à mes yeux.


    • roman_garev 15 décembre 2016 14:35

      @alinea
      Ah bon ? Pour moi la gauche, la droite de nos jours, c’est la même m...de indéfinie et s’entremêlée. Je n’estime que la personne et ses actions.

      Si le fait d’avoir mis fin au règne de 25 ans de cette meute néoconne nauséabonde, perverse jusqu’à pedophilie ouverte, qui a failli déchaîner la WW3, n’est pas une victoire à vos yeux, je n’ai plus rien à ajouter.

    • alinea alinea 15 décembre 2016 17:32

      @roman_garev
      On verra roman_garev ; d’après ce que j’en sais, on peut nourrir quelques espoirs au niveau de la politique internationale, mais il me semble que Obama a reçu le prix Nobel pour un discours qui allait dans ce sens, non ?


  • rogal 13 décembre 2016 20:48

    J’avoue avoir du mal à faire le lien entre l’article de Chris Hedges et votre discours sur les cadences.


    • alinea alinea 13 décembre 2016 21:22

      @rogal
      La cadence, infernale, entraîne la chute, la décadence. Nous y sommes ; le temps nous est ôté ; et le temps presse.
      Oui, c’est une vocalise sur le vocable, mais à propos ! smiley


    • roman_garev 15 décembre 2016 13:46

      @rogal
      Tout en me rangeant à votre avis, j’y ajouterais que ce même discours sur les cadences est resté obscur pour moi.

      Quant à l’article de Hedges, drôle de pleurnichement aucunement fondé.

  • fred.foyn 14 décembre 2016 07:05

    Trumvieuxp est ce qui pouvait arriver de mieux pour les USA..Il est donc normal qu’il fasse peur aux vieux réacs des années 40..qui pourrissent la planète depuis bien trop longtemps !


  • gogoRat gogoRat 14 décembre 2016 14:20

    ’L’apparence de démocratie va demeurer, comme lors des dictatures de la seconde partie de l’Empire romain, mais sa réalité, c’est le despotisme ou, dans notre cas, le despotisme du monde des affaires. Le citoyen ne participe pas vraiment au gouvernement.’
     >>> pour être plus factuel, il aurait fallu écrire :
      ’
    Le veautant de base ne participe  vraiment pas au gouvernement.’

    Par contre voici bien un instantanné de notre monde ! :
    "Les entreprises et la classe des milliardaires boycottent légalement les impôts.
     La police abat des citoyens désarmés dans la rue. "


     Cela montre bien les limites d’une idéologie misant trop sur plus d’Etat !!
     Mettre la charrue avant les boeufs : l’Etat avant d’avoir installé une vraie prise de conscience de ce qu’exige la démocratie vraie !! Pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. Le peuple étant forcément composé de populistes ! , de citoyens libres, égaux (en dignité, donc en droit) et fraternels ! De vrais frères ne se permettant pas de chercher une paille de ’racisme’ dans l’oeil de ceux qui constatent la poutre que constitue cette nigaude prétention ...
     


    • alinea alinea 14 décembre 2016 14:46

      @gogoRat
      C’est vrai ! l’État est, par définition au service des grandes fortunes ; mais à l’heure actuelle, le moins d’État est forcément ce « libertarisme », ces « anarchistes » de droite, celle loi dite de la jungle.
      Il y a tellement de choses à défaire, et qui, inscrites dans les psychés des gens depuis des décennies, ne se déferont pas en un clin d’œil, qu’un État, et son gouvernement, de plus en plus surveillé et « censuré » par le peuple, peut être une alternative.
      Entre nos rêves et utopies, et le réel, il y aura un monde à construire, petit à petit.
      Nous savons tous que c’est la situation qui crée la responsabilité et la conscience ; il nous faut trouver le « module » le plus performant dans ce but.


    • gogoRat gogoRat 14 décembre 2016 17:14

      @alinea
       Le problème avec les conjectures, c’est qu’elles ne sont pas démontrées. Un seul contre-exemple suffit à les balayer.

      • ’le moins d’État est forcément ce « libertarisme », ces « anarchistes » ’  ??
       Il ne suffit pas de réciter inlassablement un tel mantra pour en faire La Vérité  !
       
       J’essayais juste de faire valoir qu’il importe moins de savoir s’il faudrait plus ou moins d’Etat que de se préoccuper, d’abord et avant tout, de la nature de l’Etat que nous souhaitons.
       
       Tant que c’est votre brigue qui détient le pouvoir, (que vous soyez ’de Droite’, de Gauche, d’en Haut, d’en Bas, par devant ou par derrière), vous voudrez forcément plus d’Etat, plus de gens qui votent utile, ’comme il faut’.
       Mais lorsque le scrutin met sur le trône vos ’méchants’ , patatras, votre beau monde s’écroule et devient une ’dictature’ ! Toutes les ficelles que vous aviez mises en place pour détourner la démocratie vraie, pour favoriser les petits copains, pour penser à la place du peuple ... se retournent contre vous !
       Imaginez qu’un jour un(e) rusé(e) se fasse élire procédurièrement , légalement (il suffit au départ d’à peine 10% des inscrits sur les listes électorales) pour se mettre ensuite sous le commandement d’une puissance étrangère ! ...
       Si vous avez cautionné et validé une soit-disant ’démocratie’ qui puisse avoir un contrôle total sur l’Internet, sur la validation des votes, sur le feu nucléaire, sur l’évolution de la Constitution , etc ...
       n’aurez-vous pas plus que vos yeux pour pleurer votre honte ?

       C’est avant, lorsqu’il est peut-être encore temps qu’il faut être attentifs à ce qu’expriment ses compatriotes et donner à chacun un égal poids d’expression citoyenne (non entâché de soupçons de ’racisme’ ou de ’populisme’ ! sans confondre argumentations/témoignages de vécus avec nos trop habituels a priori, préjugés psycho. à deux balles et autres procès d’intention malhonnêtes ! )


    • alinea alinea 14 décembre 2016 18:27

      @gogoRat
      Oui, je suis d’accord avec ça ; dans ce que je vois de ce qui se passe aujourd’hui seule la FI le fait ! et ce n’est pas un club fermé mais, il est proposé par une « catégorie » de gens, qui ne plaît pas à tout le monde.


  • jjwaDal jjwaDal 14 décembre 2016 18:52

    Chris Hedges est un très bon journaliste et ce qu’il dit est souvent très bien réfléchis et documenté. Oui, ceux qui écoutaient Souter (jeune retraité de la
    Cour Suprême) il y a quelques années annonçant le déclin démocratique aux USA et l’arrivée un jour d’un dirigeant atypique qui moyennant tous les pouvoirs promettrait de tout changer en mieux avec des solutions simplistes,ne sont pas surpris de l’arrivée de Trump. Les deux derniers fossoyeurs de la démocratie qui l’ont précédé (pourtant adoubés par l’élite politique, financière et médiatique) ont donné à cet homme des pouvoirs de contrôle de la population et de nuisance planétaire qu’aucun dictateur n’a jamais eu dans l’histoire. Et bien sûr d’accuser les électeurs quand on leur proposait l’absence totale d’espoir avec Clinton face à l’inconnu.
    Pour le reste j’ai lu votre en-tête comme une piqûre de rappel des recettes pour avoir un troupeau docile qu’on peux tondre aisément avant l’abattoir : obliger tout le monde à courir pour assurer sa survie, détourner l’attention du plus grand nombre en offrant les jeux du cirque alliés à une information formatée et contrôlée, se donner les moyens de cibler tous ceux qui serait en marge du contrôle sans faire partie du club des vampires de l’économie actuelle.
    Le peuple français ne fera que désigner par défaut le seul candidat n’ayant jamais encore démontré sa médiocrité et fourberie dans l’exercice du pouvoir que les médias lui laisseront entrevoir. Entre le chaos et le pillage habituel on donnera le choix au peuple, mais la possibilité même du choix démocratique ne sera pas mise en avant par les journalistes des grands médias. Ils ne sont pas payés pour ça, plutôt pour le contraire.


    • alinea alinea 14 décembre 2016 20:08

      @jjwaDal
      Il y a un électorat assez constant : la droite de Fillon, la droite de Le Pen, les deux se démêlant sur la marge par manque jusqu’ici de représentant de droite « correct ».
      Pour les autres, c’est plus flou ; la gauche qui ne le fût que rarement, semble à tous avoir trahi, et la personnalisation de cette élection particulière déchaine les passions, toutes moins politiques les unes que les autres.
      Il semble que pas grand monde ne prend le moindre instant pour, seul face à lui même, se poser la question : qu’est-ce qu’il faudrait pour que ça aille !
      Entre les vérités révélés, insolubles dans l’environnement, la méconnaissance de soi-même et de ses propres besoins, qui se dispersent bien souvent dans le « gagner plus pour plus d’aise » comme tout horizon, et les exclusions qui ont déjà atteint les esprits concernés qui ont lâché prise, les élections, la démocratie semble n’être devenue qu’un ectoplasme même vidé de mémoire.
      Aussi, nos futures élections me semblent bien être contenues dans le « faisons n’importe quoi pourvu que ça change » et son contraire « soyons utiles pour que ça dure, l’inconnu est trop menaçant ».


  • roman_garev 15 décembre 2016 13:31

    « Nous sommes face à la crise la plus profonde de l’histoire de l’humanité. Et en réponse, nous élisons comme président un homme qui ne croit pas au changement climatique. »

    Ah bon ? Je ne savais pas que le fait de ne pas croire au soi-disant changement climatique (auquel moi, p. ex., je ne crois pas du tout, ayant lu pas mal d’études sur le sujet) serait le trait prédominant et le défaut le plus condamnable d’un président élu. 
    « Il y aura énormément d’agitation sociale quand la base de Donald Trump se rendra compte qu’elle a été trahie. Je ne sais pas quand cela arrivera. Mais il est certain que cela arrivera. »
    Un 23456ème Nostradamus de mes deux... Quel galimatias délirant ! 

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