mardi 14 février - par PRCF

Campagne présidentielle, lutte … que faire pour faire gagner les travailleurs ?

Ni Trump, ni Clinton, ni OTAN, ni defense européenne ! Ensemble, défendons la Paix !

La campagne électorale ne doit pas faire oublier que les préparatifs de guerre, y compris de guerre continentale, voire mondiale, s’accroissent avec notamment le renforcement constant de l’OTAN et du dispositif guerrier euro-américain et antirusse en Pologne, en Ukraine, en Roumanie, en Bulgarie et dans les Pays baltes : avec son corollaire, la criminalisation des partis communistes des ex-pays socialistes et la réhabilitation, rampante ou cyniquement assumée, des néonazis et autres nostalgiques du Troisième Reich.
En conséquence, le secrétariat national du PRCF appelle les militants et les organisations du PRCF et des JRCF à dénoncer cette escalade belliqueuse occultée par les médias et qui peut dégénérer très vite de manière imprévisible avec des conséquences exterminatrices pour les peuples d’Europe et du monde entier.
Face au « redéploiement impérialiste en cours », qu’a récemment éclairé une analyse des camarades Pranchère, Gastaud et Manessis, il ne peut être question pour les militants franchement communistes, ni de rallier le camp Clinton-Obama, dont les criailleries « antifascistes » cachent mal les liens avec le complexe militaro-industriel, ni de montrer la moindre complaisance envers le fascisant Donald Trump : soyons conscients que, par d’autres voies que celle du « libre-échange » à tous crins d’Obama, le protectionnisme et l’isolationnisme proclamés de Trump mènent eux aussi à la guerre mondiale.

Aucun soutien non plus à la prétendue « Défense européenne » et aux « 2% du P.I.B. des pays européens réservés l’OTAN » (que réclament à la fois Obama et Trump) pour lesquels s’enthousiasment à la fois Fillon, Macron et le social-impérialiste (« socialiste en paroles, impérialiste en fait ! » eût dit Lénine) Benoît Hamon.

Retrait de la France de l’OTAN et de l’UE, qui en est le « partenaire stratégique » affiché ! Pas un centime pour la « Défense européenne », pas de remise indirecte par ce biais de l’arme nucléaire française à l’impérialisme allemand qui accélère son réarmement avec la collaboration de l’oligarchie « française ». Car une telle « Défense européenne » n’a rien à voir avec une défense nationale centrée sur le peuple travailleur telle que l’a décrite Jaurès dans L’Armée nouvelle, un livre que devrait lire le pseudo- « jaurésien » Hamon.

Plus que jamais, faisons le lien entre la lutte pour la paix et les luttes syndicales contre l’euro-austérité : l’argent public doit aller, non pas aux marchands de missiles et de Rafales (qui possèdent aussi les médias : Dassault, Lagardère…), mais aux services publics, à la protection sociale, à la reconstruction de l’emploi productif en France autour d’un large secteur public industriel et bancaire démocratiquement géré.

Union, Action, rupture avec l’attentisme électoral qui peut mener à une très grave défaite du camp populaire

Sur le plan national, il est fort dommageable que, face aux plans dévastateurs des Fillon, Macron, Gattaz et Cie, la campagne électorale continue de se dérouler en dehors de la pression d’un grand mouvement populaire. Alors que les luttes pullulent sur les plans local et sectoriel (EDF, Hôpitaux, VTC, etc.), alors que des millions de travailleurs actifs, retraités, précaires, privés d’emplois, mal logés, etc. vivent si mal, l’attentisme des confédérations syndicales peut mener à une grave défaite des travailleurs.

D’autant que les bases d’une contre-attaque du camp populaire existent comme le montrent, non sans contradictions, les résultats de la CGT aux élections professionnelles des TPE où la CFDT jaune, corédactrice de la honteuse Loi Travail, a subi un échec retentissant que les grands médias passent sous silence.

La construction du tous ensemble en même temps est en outre une question vitale pour les libertés démocratiques  : car la multiplication des procès politiques contre les cégétistes et les pratiques barbares de certains policiers contre les jeunes d’origine immigrée (affaires Traoré et Théo notamment) montrent qu’il est urgent d’arrêter la fascisante marche à l’Etat policier.

Accentuer l’intervention communiste dans la campagne électorale

L’indécente affaire Fillon montre qu’après Sarkozy et ses innombrables casseroles, la très cruelle et très égoïste bourgeoisie néo-versaillaise française est dans l’incapacité de trouver dans ses rangs un candidat, sinon probe et incorruptible, tout au moins « présentable » : quoi d’étonnant à ce que de tristes sires qui célèbrent la « sorcière » Thatcher, haïe de tout le prolétariat anglais, que des gens qui encensent le va-t-en-guerre Reagan et dont le seul Evangile véritable est le Veau d’or, que de tristes individus qui ne rêvent que privatisations, délocalisations, déréglementations, casse des conquêtes du CNR et cadeaux fiscaux sans fin aux grands possédants, se comportent eux-mêmes au quotidien avec une cupidité répugnante ?

Pour autant, Macron n’est pas un candidat plus décent que Fillon : cette créature de Rothschild et de la finance internationale, ce personnage incapable de cacher son mépris de classe pour les ouvriers, cet adversaire déterminé de la langue et de la culture françaises, ce fanatique de la funeste « ubérisation » des salariés et des artisans, cet euro-atlantiste acquis à l’OTAN et à l’Europe allemande, a en fait le même programme thatchérien que Fillon, à ceci près que l’ex-ministre des Finances de Hollande dissimule et travestit ses propositions pour séduire les jeunes et leur vendre l’illusion de l’« entreprenariat » généralisé : ce leurre politique du « tous patrons ! » est d’autant plus mensonger qu’à notre époque, les monopoles capitalistes mondiaux adossés aux Etats bourgeois dominent déjà le « marché » mondial de la tête et des épaules ; en réalité, Macron n’a d’autre but que de bloquer et de dynamiter les retraites, que de briser le statut des cheminots, des électriciens et des fonctionnaires, que de neutraliser les conventions nationales de branche, que de parachever la casse du repos dominical et que d’amputer lourdement les pensions et les remboursements Sécu. En fait de « candidat de l’avenir et de la jeunesse », Macron est un danger aigu pour l’environnement (voir la Loi Macron qui détruit la SNCF au profit du transport routier inter-cités généralisé et de ses pollutions). Il existe aussi des germes de fascisation chez ce candidat qui se vante d’être devenu ministre sans avoir jamais été élu, qui alimente le « ni droite ni gauche » cher au FN et qui bafoue la Constitution quand bon lui semble (notamment sur le plan linguistique quand, dans le cadre de la présidentielle française, il va discourir en anglais à Berlin « pour être compris de tous »).

Cette décomposition fétide de la Cinquième « République », à la fois plombée par sa structure antidémocratique et par son irréversible dérive maastrichtienne, fait évidemment les affaires du FN qui multiplie les perches en direction des députés LR pour constituer avec eux une majorité présidentielle et législative destinée à « mettre la France en ordre ». Marine Le Pen a ainsi, lors de son meeting de Lyon, parlé de « retour à une monnaie nationale » sans parler de sortir de l’euro. Le fait que l’extrême droite puisse espérer conquérir l’Elysée en France souligne l’accablante responsabilité, non seulement des LR aspirés vers la xénophobie, non seulement du PS qui, de Mitterrand à Hollande, a cyniquement instrumenté la dynastie Le Pen, mais aussi des faux communistes et de la fausse extrême gauche bobo qui, prétextant d’un faux « internationalisme », et s’accrochant au mythe discrédité de l’ « Europe sociale », ont ouvert un boulevard au FN en reniant le « produire en France », la classe ouvrière et la nation elle-même.

Aucun soutien n’est possible non plus pour Benoît Hamon  : son vrai but est de sauver le PS en crise existentielle, de recycler les députés vallso-hollandiens, d’accélérer la funeste (dés-)intégration européenne de la France, de prolonger toutes les interventions impérialistes de la France (Syrie, Libye, Mali, Côte d’Ivoire…), de continuer à renforcer l’Etat policier, de vendre à la jeunesse l’espoir faisandé d’une légalisation du cannabis et d’un revenu (misérable) à vie en échange du renoncement à la revendication historique du mouvement ouvrier : le droit pour tous d’exercer un travail débarrassé de l’exploitation capitaliste. Derrière les sourires du candidat, la mission de classe affectée à Hamon est d’empêcher à tout prix, sous couvert d’union des gauches, une force progressiste euro-critique soutenue par de vrais communistes de dépasser électoralement le PS pour la 1ère fois depuis le 10 mai 1981. 

Dans sa Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon, le PRCF a renouvelé son « soutien critique, mais dynamique et constructif » à ce candidat  ; car Mélenchon est objectivement le seul aujourd’hui en position de contester le PS sur sa gauche, de dénoncer l’OTAN et de questionner l’appartenance de la France à l’UE. Mais pour convaincre des millions d’ouvriers républicains et patriotes, J.-L.M. doit dialoguer avec les vrais communistes ; il doit placer au cœur de sa campagne sa formule « l’UE, on la change ou on la quitte ! », qui seule peut « faire la différence » avec l’euro-béat Hamon et ouvrir sans frilosité le débat sur le « Frexit progressiste ». Le candidat « insoumis » doit aussi arracher à Marine Le Pen le drapeau usurpé de défense de la langue française que massacrent au profit du tout-anglais les Emmanuel Macron et autre Anne Hidalgo (cf le honteux slogan en anglais qui défigure la Tour Eiffel à l’initiative du Comité « J.O. pour Paris  », avec le soutien du Premier ministre Cazeneuve). Il ne s’agit pas là d’exigences déplacées du PRCF mais des conditions objectives qui peuvent permettre à la candidature J.-L. M. de ne pas être broyée aux présidentielles, puis récupérée aux législatives, par la tenaille politique formée par le PS et par l’appareil biface du PCF-PGE. Dénué de candidat crédible aux présidentielles, refusant de proposer une candidature 100% anti-UE qui lui eût permis de rendre espoir à la classe ouvrière, le PCF-PGE a d’abord feint de rallier la candidature « insoumise » ; mais il travaille en sous-main à sauver le PS aux présidentielles dans l’espoir, d’ailleurs bien illusoire, qu’un retour d’ascenseur du PS lui permettra de sauver quelques sièges aux législatives.

Les vrais communistes ensemble à l’entrée des usines avec un programme communiste commun

C’est pourquoi le PRCF presse fraternellement les militants communistes encore membres du PCF-PGE de se dissocier publiquement des basses manœuvres pro-Hamon de leur direction ; car nombre de cadres du PCF-PGE ne cachent même pas leur volonté d’aider Hamon à détruire la candidature J.-L. M.. Plus attachés à la lutte des places qu’à la lutte des classes, leur seul but est de rapetasser l’ « union de la gauche » derrière le PS et/ou de préparer une sorte de Syriza ou de Podemos complaisant envers l’UE et envers la social-démocratie. Pour de vrais communistes, la meilleure manière de fêter le 100èmeanniversaire de la Révolution d’Octobre est au contraire d’agir ensemble sur la base d’un vrai programme commun des communistes, de préférer l’action unie des vrais communistes à l’objectif utopique d’inverser la mutation du PCF-PGE, de préparer dans l’action et le débat les conditions d’un nouveau Congrès de Tours dans notre pays. Et cela pas aux calendes grecques, mais avant que la « France des travailleurs » chantée par Jean Ferrat ne soit irréversiblement détruite !

Rejoindre sans plus tarder le combat du PRCF

Sans attendre que l’unité d’action des communistes ne se concrétise, ce qui reviendrait à cautionner l’unité d’inaction cultivée par certains, le PRCF interpelle en priorité la classe ouvrière et le monde du travail en allant aux usines, aux entreprises publiques, aux quartiers populaires C’est en effet cette unité de la classe laborieuse, de la nation et des communistes qu’a brisée la mutation-dénaturation du PCF rallié à l’UE ; et c’est à reforger l’alliance de combat du drapeau rouge de la Commune, des outils ouvriers et paysans de l’Internationale communiste et du drapeau tricolore de la Révolution française, que travaillent sans relâche les militants franchement communistes du PRCF et des JRCF dans les formes et dans les conditions d’aujourd’hui.

Ensemble, communistes, syndicalistes de classe, travailleurs conscients, étudiants et intellectuels révolutionnaires, patriotes antifascistes, rejoignez le combat salutaire du PRCF !

www.initiative-communiste.fr

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/campagne-presidentielle-lutte-que-faire-pour-faire-avancer-la-classe-des-travailleurs-communique-du-prcfcampagne-presidentielle-lutte-que-faire-pour-faire-avancer-la-classe-des-travailleurs-m/



9 réactions


  • baldis30 14 février 12:00

    bonjour,

    ’Retrait de la France de l’OTAN et de l’UE, qui en est le « partenaire stratégique » affiché ! Pas un centime pour la « Défense européenne », pas de remise indirecte par ce biais de l’arme nucléaire française à l’impérialisme allemand qui accélère son réarmement avec la collaboration de l’oligarchie « française ».

     à 1000 % !


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    Engels décrit gogocho, le lécheur de cul du Capital négrier, nos colons sont ses irlandais ...
     
     
    « C’est pourquoi le salaire du travailleur anglais, dans tous les secteurs où l’Irlandais peut le concurrencer, ne fait que baisser constamment et il ne saurait en être autrement, comme le dit Carlyle [...] Car si l’on considère que dans chaque grande ville, un cinquième ou un quart des ouvriers sont Irlandais ou enfants d’Irlandais élevés dans la saleté irlandaise, on ne s’étonnera pas que dans l’existence de toute la classe ouvrière, dans ses mœurs, son niveau intellectuel et moral, ses caractères généraux, se retrouve une bonne part de ce qui fait le fond de la nature de l’Irlandais, et l’on concevra que la situation révoltante des travailleurs anglais, résultat de l’industrie moderne et de ses conséquences immédiates, ait pu être encore avilie. »
     
    L’immigration irlandaise Engels


  • alain_àààé 14 février 14:05

    JE NE PEU pas m empécher de vous critiquez vous le P R C F car je ne sais pas vraiment ce que vous représentez.je ne pense pas que le syndicat CGT soit a vos bottes comme elle l a été avec le PCF car vous courez comme les autres auprés de postes d élus mais avec le salaire qui va avec.on les a vu les communistes francais ou italiens changé le nom de leur parti surtout les italiens pour ne pas perdre leur postes


  • capobianco 14 février 14:36

    J’ai quelque sympathie pour vous mais je n’arrive pas à vous trouver crédible. Vos slogans, vos affiches me ramènent 50 ans en arrière et vous fait apparaître comme le clone des npa ou lo dont le rôle s’apparente plus à détourner des voix qu’à une réelle volonté changement.

    Le pc est devenu presque la sfio et son soutien à FI est dans l’ambiguïté, mais êtes vous différents ? Comme le pc vous avancez votre programme et votre « soutien » (?) à FI est bien discret. Votre programme apparaît un vœux pieux et vos mots décalés, seule une espèce de nostalgie le rend sympathique mais bien irréaliste pour cette élection.

    Je ne suis pas au parti de gauche et j’ai des désaccords avec Mélenchon mais pour l’essentiel, (6ème, planification eco, révocation des élus...) je soutien. C’est la seule chance de virer ces « élites » corrompues, alors je n’hésite pas. Dommage que vous n’ayez pas conscience de cela.


    • capobianco 14 février 14:42

      @capobianco
      j’ajoute que vous pensez peut-être avoir le temps pour vous, moi pas et ni mes enfants ni mes petits enfants ne méritent de subir plus longtemps ce système injuste. Sacrifier l’efficacité à l’idéal est-ce la solution pour tous ceux qui souffrent ?


    • Alren Alren 14 février 17:43

      @capobianco

      Vos slogans, vos affiches me ramènent 50 ans en arrière

      Il est vrai que les affiches où le rouge domine, qui cherchent ainsi à créer "un effet de peur sur les passants" comme aurait dit Aragon, sont contre-productives sur le public actuel.

      D’ailleurs, à l’heure d’internet, les affiches sont d’une efficacité quasi-nulle.

      Elles seraient regardées et commentées auprès des proches si elles comprenaient plutôt des dessins d’humour. Mettre les rieurs de son côté en pays gaulois est bien plus efficace que d’asséner des slogans ou des phrases violentes.


  • Pinette 14 février 15:00

    Mélenchon peut-il l’emporter ? Il est en tous cas en train de décoller : http://entreprendre.fr/hamon-melenchon


    • Alren Alren 14 février 18:03

      @Pinette

      Le Pen, Fillon, Macron ont atteint leur score du jour du vote, n’ont plus de réserves. Ils ne monteront plus. Si Bayrou se présentait, Macron et Fillon baisseraient même.

       Avec les ex-électeurs du PS hostiles à la loi El Khomri, au CETA, à l’UE, et favorables à la réindustrialisation, aux alternatives énergétiques, à l’usage de la mer etc., JLM est le seul à disposer de réserves potentielles de voix susceptibles de l’amener au second tour si le principe du « vote utile pour le candidat le plus proche des mes idées » vainc les a priori négatifs de ces électeurs-là.

      Avec l’évidence qu’Hamon est désormais bien loin derrière lui dans les intentions de vote, l’appel à une « entente » entre les deux hommes avec l’arrière-pensée que JLM devait retirer sa candidature en faveur d’Hamon doit logiquement se retourner dans l’autre sens : Hamon doit retirer sa candidature pour faire triompher les idées qu’il défend (ou dit défendre).


  • cettegrenouilleci 16 février 10:08

    Je ne partage aucunement la conviction que « Mélenchon est objectivement le seul aujourd’hui en position de contester le PS sur sa gauche, de dénoncer l’Otan et de questionner l’appartenance de la France à l’UE ».

    Eu égard à la situation gravissime dans laquelle se trouve le pays [désastre économique et social, perte du contrôle des affaires de l’état par la nation, menaces caractérisées contre les institutions républicaines (communes, régions, départements, état d’urgence...) ], à l’implication toujours plus poussée de la France dans les opérations guerrières illégales de la coalition euro-atlantique, à l’élévation considérable du danger d’une guerre nucléaire contre la Russie,
    les atouts de JLM mis en avant ci-dessus paraissent bien modestes !

    Même si le PRCF ne place pas son action à la remorque du plan de campagne de JLM et mène sa propre bataille politique à la porte des usines là où il est en capacité de le faire, il n’en est pas moins dans une position incantatoire vis à vis de la « France Insoumise » :

    « JLM doit dialoguer avec les vrais communistes ; il doit placer au coeur de sa campagne sa formule [L’UE, on la change ou on la quitte ...], il doit aussi arracher à Marine Le Pen le drapeau usurpé de défense de la langue française... »

    JLM veut réformer l’UE pour réformer la France. Ce projet est une chimère. Lui redonner de la consistance ne me paraît pas être une bonne chose pour le pays et encore moins pour les salariés des entreprises et pour les couches populaires qui souffrent au quotidien, de plus en plus sévèrement de la politique de casse industrielle et sociale qui est la traduction concrète, pour nos concitoyens et pour la France, du piège de dupes qu’est l’Union Européenne .

    Le PRCF ignore avec superbe la candidature de François Asselineau à l’élection présidentielle. Beaucoup de militants qui partagent les idéaux et les objectifs politiques du PRCF s’en étonnent.

    François Asselineau et l’UPR (tout de même aujourd’hui forte de plus de 15000 adhérents)
    ont placé au centre de leur combat politique la constitution d’un grand rassemblement populaire capable d’acter le retrait de la France de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan, et de faire retrouver à la France et à nos concitoyens « le chemin des jours heureux ».
    Ce programme est très proche, dans son contenu comme dans sa forme, des idéaux défendus et des dispositions prévues par le Conseil National de la Résistance pendant l’occupation et après la libération du pays.

    Les arguments mis en avant pour expliquer ce positionnement étrange du PRCF ne me convainquent absolument pas. Peut-être François Asselineau n’aura-t-il pas les 500 signatures, on ne peut exclure cette éventualité. Je suis néanmoins très confiant sur ce point. Mettez-vous à la place des maires, pour la plupart très proches de leurs administrés, qui constatent chaque jour les conséquences catastrophiques pour leurs communes et leurs concitoyens des mirages du rêve européen de JLM et des autres ! Que croyez-vous qu’ils pensent du plan de liquidation des communes et des départements (déjà largement engagé) qui constituent la colonne vertébrale de la nation, qui sont les fondements de nos institutions démocratiques.

    Pensez- vous vraiment que parmi les 30 000 à 40 000 élus concernés (je ne sais pas précisément où on en est aujourd’hui), il ne puisse s’en trouver 500 pour apporter leur soutien à la candidature de François Asselineau ? Le travail de collecte de ces signatures qui se poursuit est engagé depuis longtemps.

     La participation de François Asselineau à divers cabinets ministériels dirigés par des élus de droite, en tant que haut fonctionnaire de l’état est un très mauvais grief adressé à son encontre. C’est justement cette expérience qui l’a convaincu de la nécessité de chercher une solution politique aux problèmes du pays hors des sentiers battus de l’alternance de la droite et de la gauche à la tête de l’état, « gauche » et droite appliquées l’une et l’autre à mettre en application les injonctions de la Commission Européenne et la politique euro-atlantiste de destruction de notre nation.

    C’est cette expérience qui l’a conduit à rechercher un nouveau cadre politique capable de porter fièrement, de façon déterminée et conquérante la bannière de l’indépendance nationale et du droit de la France à déterminer elle-même sa politique nationale, comme c’était redevenu le cas à la libération et sous les gouvernements placés ensuite sous la houlette du Général De Gaulle.

    Qu’il ait cherché des partenaires dans les rangs des anciens dirigeants gaullistes comme le controversé Pasqua , ou parmi des souverainistes comme Philippe De Villiers me paraît tout à fait cohérent avec sa démarche. Cette tentative de coopération infructueuse n’ a d’ailleurs atténué en rien sa détermination à servir au mieux l’idéal de libération nationale au coeur de son engagement, et l’a conduit à initier en 2007 la création de l’UPR (Union Populaire Républicaine). Quel genre de partenaires aurait-il pu trouver dans la gauche caviardisée ou dans le PCF mutant , ou chez les verts, ou à droite de l’échiquier politique, toutes ces forces étant embarquées jusqu’à l’ivresse dans le bateau européen et otanesque ?

    Ce reproche est VRAIMENT un reproche de très mauvais aloi.

    Il est pour le moins difficile de faire comprendre à nos concitoyens que pour hâter la sortie de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan, il est nécessaire d’ignorer la seule voix à défendre ce projet dans la bataille électorale des présidentielles ; celle de François Asselineau. Difficile de faire comprendre qu’on se refuse à faire alliance avec le seul parti à porter fièrement la bannière de l’indépendance nationale, de la sortie de la France de l’Union Européenne, de l’euro et de l’Otan au motif qu’on ne serait pas en mesure de peser d’un poids prépondérant dans une telle alliance.

    Nos aînés des combats menés pendant la résistance et à la libération ne se sont pas laissé aller à de telles chicaneries et n’ont pas eu à le regretter.

    La France a manifestement besoin de retrouver le grand parti de la classe ouvrière qui lui fait défaut aujourd’hui, mais sûrement pas une nouvelle chapelle.

    Pour changer la donne, une alliance est nécessaire. C’est le rassemblement du peuple de France, dans sa diversité, qu’il faut construire, et d’abord, en priorité, avec ses partisans les plus déterminés et les plus fiables.

    Si François Asselineau obtient les 500 soutiens, les électeurs pourront affirmer clairement leur volonté de vivre de nouveau dans une France tout à fait indépendante, libre de décider du choix de sa politique et sociale, de l’organisation de son vivre-ensemble, de ses institutions démocratiques, de sa diplomatie, des coopérations avec les autres pays de la planète.

    Ils seront sans doute nombreux à préférer cette voie au chemin semé d’embûches que leur proposent Jean Luc Mélenchon et la France Insoumise en s’appliquant à maintenir la France dans le carcan inextricable de l’Union Européenne. L’Union Européenne, on la quitte tout court. Il est illusoire de tenter de la modifier ; cette chimère est servie aux Français depuis plus de quatre décennies. On peut douter que beaucoup souhaitent continuer de s’y abreuver.

    Les suppôts de la politique d’abaissement national, de la liquidation de notre indépendance et de nos institutions démocratiques dépensent beaucoup de millions , inondent les médias aux ordres de leurs mensonges pour pérenniser le pillage du pays et leurs privilèges exorbitants.

    Ils n’auront sans doute pas le denier mot.

    Il y a de grandes chances qu’à la France tout à fait soumise à des intérêts étrangers que leur proposent François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon, les différents candidats des « verts », à la France « insoumise » que leur propose Jean Luc Mélenchon, à la France VRAIMENT insoumise que le PRCF appelle de ses voeux, les électeurs préfèreront la France franchement INDEPENDANTE que François Asselineau et l’UPR les invitent à défendre de toutes leurs forces, déjouant ainsi tous les pièges qui leur sont tendus, y compris celui des sirènes du Front National.

    Gérard Jeannesson


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