samedi 4 février - par Papybom

Car tel est notre bon plaisir !

C'est à François 1° que l'on doit la formule « Car tel est notre bon plaisir », qui était apposée au bas des ordonnances. Il exerça le pouvoir avec fermeté et ramena celui-ci avec despotisme. Nicolas 1°, féru de littérature, semble avoir repris le principe depuis son avènement.

Négligeant l’avis de son grand chambellan Fillon, balayant les avis alarmistes de sa cour ; il garde son cap. Notre Aldo Maccione national a " la classe" d’un Francesco Schettino, capitaine du Costa Concordia. Pour satisfaire son ego et plaire aux personnes embarquées avec lui après la soirée du Fouquet’s, il prend de plus en plus de risques.

La tempête médiatique n’est pas son ambition ni sa préoccupation. Ses propres sondages météo lui indiquent peut-être une accalmie. 

Autre explication. Réveillé chaque nuit par Guilia, il replonge dans ses livres d’histoire de France.

 L'État, c'est moi est une formule attribuée à Louis XIV (dit le Roi-Soleil) et qu'il aurait prononcée le 13 avril 1655 devant les parlementaires parisiens. Sarkozy entend être le maître absolu, le seul à décider, l’unique. L’Etat c’est lui. Ses ministres, rabaissés au rang de courtisans et menacés en permanence de disgrâce, ne sont même plus des « collaborateurs » mais de simples figurants.

Pour chaque événement troublant notre conscience, il emploi ce contre-feu : je vais faire voter une loi pour… Des mots qui n’ont l’air de rien mais ils sont stupéfiants. Notre Constitution est formelle. C’est le Parlement qui fait les lois. Ca s’appelle, d’ailleurs, le « pouvoir législatif ». Les députés présentent des « propositions de loi ». Le gouvernement, « pouvoir exécutif », peut, lui, présenter au Parlement des « projets de loi ». Mais le président de la République n’a rien à voir avec les débats parlementaires.

Cela ne choque plus personne. Les sages, gardiens de notre constitution, ont remis le glaive de la justice démocratique au fourreau. Pour ou contre lui, l’électeur attend le 6 mai.

Pour la majorité de ceux qui vont se déplacer, pour ceux qui veulent être un acteur des cinq prochaines années ; le choix est déjà fait. En parcourant les commentaires sur Agoravox ou sur d’autres blogs d’opinions politiques, l’intolérance est un crédo. L’argumentaire contre le candidat vénéré est un péché. L’auteur, un blasphémateur. On ne débat plus, on se bat pour porter au pinacle un homme (ou une femme), sans véritablement le connaître. L’amour rend aveugle, mais pas autant que la politique. 

Ensuite le locataire de l’ancien hôtel du comte d'Évreux, seul commandant de bord du paquebot France, pourra frôler les bas fonds et risquer la catastrophe sans crainte. Les courtisans (pardon, les ministres) lui trouveront toujours des excuses. 

Un article du canard enchainé renforce ma conviction qu’à ce poste tout est possible. Le déplacement d’un Falcon 50 de l’Etec pour rapatrier son fils, ne pouvait passer inaperçu. Mais il a repris le principe de « Car tel est notre bon plaisir ! »

Deux questions en ce jour :

Qu’elle sera notre bon plaisir, dans trois mois ?

Qu’elle sera la devise de François X en cas de victoire le 6 mai ?


Illustration : http://vienne.inetgiant.fr/addetails/claude-francois-cd-4-titres-replique-ep-45t-2/2915033


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