Dans une société vivant une sérieuse crise morale (au sens moral, et non moralisteur), dans laquelle la finalité ultime de la plupart des gens est l'argent, et ce quels que soient les alibis qu'ils se donnent hypocritement, ou les jeunes et plus jeunes sont esclaves de leur téléphone et soumis comme les adultes à différentes machines, il est quasiment incompréhensible d'être catholique, quasiment inacceptable.
image tirée de "Qui a envie d'être aimé ?" prise ici
L'auteur du livre dont il est question plus bas, cela lui a fermé des portes. Pas de manière brutale, pas de manière violente. C'est plus insidieux. Comme il le dit, on l'écoute attentivement avec un sourire poli et c'est tout, et il perd ainsi quelques amis et contrats...
Cela semble un vestige du passé, un catho, c'est une sorte de fossile vivant, fût-il un catholique charismatique « laveur de carreaux » tout gentil (imaginez le geste pour voir de qui je veux parler) ou plutôt « traditionnel » très méchant, réactionnaire, facho et tout.
Quand un catholique insiste un peu pour parler avec un peu de force de sa foi c'est la longue litanie habituelle qu'on lui oppose :
l'Inquisition, même s'il est né bien après, les intégristes, la question du préservatif, la pédophilie, la spiritualité paulinienne qui serait moralisante à outrance (rappelons que c'est Saint Paul qui a dit « Tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable » ce qui n'est pas exactement le signe d'une morale étriquée) pour les moins ignares bien sûr etc...
Dans le meilleur de cas, on confondra la foi avec une espèce d'idéologie à la « Robin des bois ».
Et puis au bout du compte, est-ce que cela remet en cause une seconde ce qui est dit dans l'Évangile ? Qui ne ressemble en rien à de la guimauve, il est normal que cela provoque quelques réactions violentes.
Avec délices et componction, je viens de lire « Catholique anonyme » de Thierry Bizot (adapté au cinéma par sa femme sous le titre : « Qui a envie d'être aimé ? »), excellent récit où il raconte son expérience d'une catéchèse pour adultes, qui m'inspire ce petit texte, sans rien cacher de ses sentiments face à ces rencontres, sa peur de « se faire avoir », ses sarcasmes face aux personnages ridicules qu'il y croise, cette femme au chignon un peu trop violet, ce monsieur perdu dans un pull trop grand pour lui racontant avec un peu trop de passion comment il est sorti du cannabis.
J'ai beaucoup aimé ce livre court, rapide à lire, humain aussi, qui donne envie de rire, parfois de s'émouvoir avec l'autre, et lu en une après-midi, qui ne cache rien de ses faiblesses, l'auteur reconnaît sa faiblesse, ne juge personne, ne donne pas son cas en exemple, il ne fait que montrer ce qu'il a vécu.
Et rien d'autres.
Et bien sûr c'est beaucoup plus fort que beaucoup de sermon.
Producteur de télévision à succès, scénariste, écrivain, il s'était éloigné de la sa foi enfantine, voyant cela comme des contes de bonne femme. Selon la société actuelle, il avait tout réussi, y compris son mariage avec une « wonder woman » moderne, femme libérée et bonne mère, ainsi que l'éducation de ses enfants, tous beaux, bons à l'école et ouverts au monde.
Et pourtant, il avoue, il affirme que cette catéchèse dans une salle mal chauffée sentant le renfermé, avec des personnes considérées comme des losers par la société, et par lui, lui a fait prendre conscience que finalement il avait sans cesse peur, et que la peur dominait sa vie :
la peur de ne pas avoir assez d'argent, la peur de ne pas offrir tous les produits de consommation réputés nécessaires à ses enfants, je dis bien réputés, car la plupart sont inutiles, la peur de ne pas être pris pour un gagnant, de ne pas avoir un statut social enviable, la peur du ridicule d'avouer qu'il croit en Dieu...
Il montre bien grâce à son livre que ce n'est pas la liberté qui mène nos sociétés, mais la peur, l'angoisse de ne pas être comme tout le monde, d'être en dehors des normes sociales.
Il montre bien que c'est ça qui pervertit nos désirs, quand la société nous encourage à ce que ceux-ci soient uniquement centrés sur nous. Ce ne sont pas les désirs qui sont le mal d'ailleurs, c'est l'égoïsme, le narcissisme, à laquelle tout nous pousse dans la société, de la nostalgie mal placée, un marché en plein essor, au pseudo- « coaching » de vie qui permet à des charlatans dotés d'un organe puissant et bien modulé de gagner de l'argent en masse.
Bien sûr, nombre de personnes m'objecteront que le catholicisme est aussi un « coaching » en quelque sorte, ce que croit il est vrai certains catholiques eux-mêmes qui voient la foi comme une gymnastique mentale, ce qu'elle n'est pas et ne sera jamais.
Une chose, enfin, qui m'étonne toujours autant, ce sont les réactions violentes face à la Foi. Si celle-ci n'était qu'une superstition, elles n'ont pas lieu d'être. Or, elles sont la plupart du temps extrêmement hargneuses, ce qui semble montrer « a contrario » qu'il y a dans la foi catholique, pour ceux qui la haïssent ; quelque chose qui les touche bel et bien profondément et que c'est certainement cela qui provoque autant de colère voire de haine chez eux.
ci-dessous un témoignage de l'auteur de "Catholique Anonyme" et la bande annonce de "Qui a envie d'être aimé ?"
Thierry Bizot : "Catholique anonyme" par college-des-bernardins
Quelques remarques :
- Point n’est besoin d’être catholique pour se rendre compte de l’impasse vers laquelle nous mènent les adorateurs du veau d’or.
- Ce que reprochent les anti-religieux comme moi aux croyants de tout poil n’est pas leur foi mais leur propension à la vouloir universelle.
- Il y a à boire et à manger dans toutes les religions, du bon et de l’exécrable, force est de constater que les manifestations extérieures de la foi en dévoilent souvent le pire.
Justement, votre remarque tombe à pic, "Catholique anonyme" montre que le fois c’est ne plus avoir peur d’avoir besoin de quelque chose pour vivre.
Pourquoi la foi vous touche-t-elle ? Si vous n’êtes pas croyant ? Il n’y a aucune raison.
la foi au lieu de le fois veux-je dire
Merci Amaury de me donner ici l’envie de lire "Catholique anonyme", et d’aller voir au cinéma "Qui a envie d’être aimé ?".
J’aime votre persistante entreprise de publications, sur Agoravox, de textes qui vont à l’encontre du "mainstream", comme on se doit de dire désormais pour parler du suivisme "culturel" cher aux jeunes générations "libérées" des "encombrantes préoccupations spirituelles" des précédentes.
J’aime votre persévérante insistance à défendre les valeurs morales, les vraies, et à aider dans la mesure de vos moyens ceux qui courageusement les défendent ailleurs.
Mais je sais bien que vous seriez surpris et déçu de ne pas lire ici, pour la centième fois, ma réaction désormais inévitable chaque fois que je vois faire l’éloge du catholicisme. Alors la voici :
Le catholicisme serait la plus belle et la plus utile religion pour les femmes et les hommes du troisième millénaire si elle était la religion qu’a voulue le prophète juif Jésus. Mais elle ne l’est pas. Elle est la religion qui trahit Jésus.
Car je persiste à penser que c’est une odieuse trahison que de continuer à défendre, à réanimer, à re-dogmatiser, à re-sacraliser par la voix de son premier responsable, le pape lui-même, la conception violente, criminogène (même si c’est indirectement) de Dieu.
Et j’attends alors avec impatience le livre de Thierry Bizot qui serait titré "Catholique en colère", et le film d’Anne Giafferi qui dirait "Qui a envie d’être honnête ?"
Pierre Régnier
(auteur de "Benoît XVI, premier responsable de la violence religieuse")
http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279
Là Pierre, excusez, moi mais vous êtes hors sujet, on ne parle pas de l’église comme institution, mais de l’expérience spirituelle d’un homme qui est redevenu catholique.
@ Amaury
Contrairement à ce que vous dites je suis en plein dans le sujet et vous le savez très bien.
Après Thierry Bizot vous mettez en relief la "catéchèse pour adultes" et je vous approuve l’un et l’autre pour ce choix.
Ce dont je parle, c’est très exactement du contenu de la catéchèse pour adultes.
Il est grand temps que les catholiques adultes se conduisent en adultes lucides et responsables.
Vous savez aussi bien que moi que c’est indispensable à la résolution de la "crise morale" que vous relevez avec insistance, et avec raison comme je vous l’ai dit déjà bien souvent.
Enfermés par leur pape et leur Eglise indignes dans la monstrueuse contradiction chrétienne les catholiques adultes ne peuvent vivre honnêtement leur foi.
Et ils ne peuvent jouer leur rôle dans la pacification du monde.
Vous devez avec eux obliger l’Eglise à choisir :
- ou l’enseignement et la diffusion de la parole évangélique appelant à l’amour universel et à la paix du monde,
- ou l’enseignement dogmatique de la prétendue bonne violence de Dieu "historiquement bien située" et qu’il faudrait "bien interpréter".
Avec le temps qui passe et les besoins manifestes du monde contemporain, continuer en même temps ces deux enseignements totalement incompatibles, ça devient franchement odieux et, je le répète, vous le savez aussi bien que moi.
Cessez donc de vous aveugler volontairement sur ce point, et votre combat pour résoudre la crise morale sera de la plus grande utilité.
Pierre,
Vous êtes péremptoire et arbitraire dans vos opinions alors que c’est ce que vous reprochez à l’Église. En dehors de votre opinion, point de salut ? Vous êtes tout aussi dogmatiques que les inquisiteurs au fond.
Pourquoi, Amaury, cette inversion des attitudes ? Où est mon dogmatisme et mon "comportement d’inquisiteur" ?
Ce n’est pas une bonne réponse que de ramener toujours le problème de la violence religieuse effective depuis trois millénaires à un petit problème supposé de comportement personnel.
Si vous pensez que la conception évangélique de Dieu est compatible avec la conception violente, pourquoi ne l’expliquez-vous pas à nos lecteurs communs en opposant vos arguments aux miens ?
Je ne vais pas republier une fois de plus ici mes "Neuf propositions pour sortir de la violence religieuse" mais je vous rappelle les propositions 7 et 8 :
7/ Le combat pour la désacralisation de la conception criminogène de Dieu n’est pas un combat contre le tout des religions.
8/ Le choc des conceptions (criminogène et pacifiste) au sein des religions est le plus sûr moyen d’éviter le choc des civilisations.
Et vous ne vous en apercevez même pas ?
C’est bien le pire. Pour vous dans l’Église rien n’est à sauver, tout est à jeter, avec le bébé et l’eau du bain comme vous l’expliquez à longueur de commentaires et d’articles. Comment pouvez-vous généraliser autant ?
Ici, Amaury, vous faites preuve d’un sacré culot.
Je relis les commentaires au-dessus du vôtre pour voir à qui d’autre que moi il pourrait s’adresser (ce genre de précaution est utile, bien souvent l’automatisme des placements fait prendre un destinataire pour un autre).
Et ici, pas de doute, c’est bien à moi que vous dites : "Pour vous dans l’Eglise rien n’est à sauver, tout est à jeter, avec le bébé et l’eau du bain comme vous l’expliquez à longueur de commentaires et d’articles".
Or, "à longueur de commentaires et d’articles" je fais exactement le contraire. C’est pratiquement dans tous les cas que je m’attaque à une et à une seule conception de l’Eglise : sa justification (et sa réanimation par Benoît XVI) de la prétendue bonne violence de Dieu, qui l’aurait amené à commander au moins et très explicitement un génocide.
Et je le fais en insistant sur le fait que l’entêtement à maintenir cette horreur théologique conduit à détruire tout le reste qui, dans l’Eglise catholique, en fait une religion très supérieure à la précédente et, surtout, à la suivante.
Et je le fais bien souvent à vos côtés, très souvent avec vous contre la meute des "bouffeurs de curés" pour lesquels, justement, il n’est pas nécessaire de réfléchir vraiment et de faire des nuances, pour lesquels "il faut tout jeter".
Je le fais en insistant comme vous sur la crise morale, spirituelle de notre époque, et en défendant les vraies valeurs du christianisme que, selon moi justement, il s’agit de sauver par l’indispensable "nettoyage théologique" parce que le monde contemporain en a plus que jamais besoin.
Bon Dieu, faites preuve ici de la lucidité et du courage dont vous ne manquez pas ailleurs et, surtout, de l’indépendance d’esprit dont vous vous vantez et que, effectivement, vous manifestez bien souvent en ignorant à juste titre les accusations et les quolibets des lecteurs !
Bon Dieu défendez votre thèse ! Si pour vous la "Révélation" est un tout dont aucun élément transmis par "les Ecritures" ne doit être mis en doute, ni même en discussion dites-le explicitement !
Si pour vous la violence religieuse effective depuis 3000 ans (réanimée dans le monde entier par l’islam durant les dernières décennies) n’a rien à voir avec les appels à une "bonne" violence explicitement attribués à Dieu dans les textes sacralisés par les religions dites-le explicitement !
Si vous pensez que nos enfants, petits-enfants et ceux qui suivront pourront vivre dans un monde en paix et dans l’amour universel voulu par Jésus en continuant d’apprendre et retransmettre dans leur religion que Dieu a bel et bien commandé "des bons massacres", dites-le explicitement.
Je vous rappelle que, dans l’islam, selon ses responsables actuels, "Tuez-les partout où vous les trouverez !" reste toujours valable puisque toujours "authentique et immuable Parole de Dieu", et puisqu’aucun Jésus de Nazareth n’est venu "l’effacer" (*)
Si vous pensez qu’en religion on ne doit pas chercher à faire cohabiter vraiment la foi et la raison et que, par principe, il est sacrilège d’oser constester la parole criminogène des religions et que le pire est de mettre en lumière la tricherie du pape sur ce point précis, alors dites-le explicitement !
Mais Amaury, sur ce point précis, la fuite, la tricherie (en plus en me l’attribuant à moi) ça suffit.
N’adoptez pas cet immense orgueil des responsables religieux qui leur fait négliger dans les faits la nécessaire pacification du monde. Qui leur fait, dans la réalité, mépriser ses habitants qu’ils prétendent aimer et servir.
Qui leur fait mettre au-dessus de tout - très au-dessus de leur Dieu - ce tout premier des "dogmes" qu’ils se sont inventé pour leur égoïsme et leur confort personnel : ne jamais laisser penser que, sur l’essentiel, notre Eglise et nous-même aurions pu nous tromper.
Au fait, Amaury, cet article au moins, avez-vous pris le temps de le lire :
http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279
(*) ici une nuance introduisant le prophète des bahaïs serait nécessaire, mais j’ai dit bien souvent aussi, ailleurs, que les bahaïs gardent les mêmes insuffisances que les évangélistes d’il y a 2000 ans sur la question de la prétendue juste violence antérieure de Dieu.
Pour être honnête tout cela sont surtout des calembredaines bien biaisées cher Pierre.
Merci, cher Amaury, d’avoir publié mes calembredaines.
Nul ne peut servir deux
maîtres : « car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à
l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ». Autrement
dit, Dieu et la Richesse, car Mammon
est l’ange de la richesse. Cet avertissement de saint Mathieu met en garde
aussi bien contre la manière de gagner de l’argent, que la manière de le
dépenser !
Lire :
http://2ccr.unblog.fr/2011/04/11/et-dieu-dans-tout-ca/
Bien sûr tout comme l’encyclique de Benoît XVI sur l’économie quand elle critique le libéralisme. "Caritas in veritate"
Qu’ils soient catholique, musulman, juif, boud.............. les religieux nous cassent les bonbons !! la religion est aussi pitoyable que cette croyance au dieu Argent, elle asservit l’homme chaque jour un peu plus.......
Justement, ça ce n’est pas la foi, ce dont tu parles, mais un prétexte pour satisfaire ses pulsions de violence.
Or, elles sont la plupart du temps extrêmement hargneuses, ce qui semble montrer « a contrario » qu’il y a dans la foi catholique, pour ceux qui la haïssent ; quelque chose qui les touche bel et bien profondément et que c’est certainement cela qui provoque autant de colère voire de haine chez eux.
C’est simplement que vous n’avez rien compris à ce qu’est la foi, si la foi s’appuyait sur du démontrable, ça serait de la science tout simplement.
Sur ce expliquez moi comment Job (job 27-6) , en gros 800 ans avant JC décrivait une terre ronde et suspendue dans le néant ?
Comment nous expliquez vous qu’apocalypse 13-6 est une description parfaite du code à barres en vigueur sur tout ce qui s’achète et se vend ? (avec cette cerise sur le gateau que si on additionne toutes les lettres de la phrase "car c’est un nombre d’homme ; et son nombre est six cent soixante-six" (avec a=1 b=2 etc.) la somme donne 666 ?
en effet, ontologiquement, la foi n’a rien de rationnel, elle n’est pas démontrable rationnellement. Sinon, on ne parlerait pas de il est vrai.
La bible n’est pas un traité de prédictions, elle n’est même pas exacte sur le plan historiographique, mais pour un croyant, ce n’est pas tellement le problème.
Sinon, merci à vous sampiero, je n’aurais pas dit mieux.
C’est simplement que vous n’avez rien compris à ce qu’est la foi, si la foi s’appuyait sur du démontrable, ça serait de la science tout simplement.
bonjour Amaury
J’ai beaucoup aimé ce petit film, et pourtant je ne suis pas catholique mais plutôt catégorie "barbare", comme aimait classer l’empire romain, tous ceux qui n’était pas de leur peuple
Le sujet est vraiment bien traité. l’incompréhension de l’entourage autour du 1er rôle, sa remise en question de ses priorités, vraiment à voir pour ceux qui ne l’ont pas encore vu.
Merci à vous,
Ouhlala, Cathy, mon but n’est pas de faire du missionariat...
Et vous savez que parmi les premiers chrétiens il y avait surtout des "barbares" z-et païens.
,-)
Amaury
Je n’ai jamais pensé que vous faisiez du missionnariat. Je fais simplement référence à la création de l’Eglise catholique en 440 après JC.
Il y a eu deux pouvoirs dans la rome antique pour contrer la domination d’Attila, avec un pouvoir divin Chrétien et les clés du paradis de Pierre par Rome. J’avoue, c’est un coup de maître des romains. D’ailleurs avez vous remarquez que la messe au Vatican est toujours célébrée dans la langue d’Auguste César.
Donc bien sûr que les premiers chrétiens étaient des barbares.
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Ier_(pape)
Bravo et merci pour cet article honnête, vrai.
Vous donnez envie d’aller voir un film qui parait honnête et vrai !
Ben merci à vous, ce que j’ai aimé dans ce film c’est bien sa vérité qui m’a fait du bien. Et donne envie de ne plus avoir peur.
A l’auteur,
VOUS OSEZ VOUS REVENDIQUER CATHOLIQUE ?!!!!
Quel courage, attention, le lynchage n’est plus très loin.....lol !
Au fait : le boss est inculpé ou pas pour complicité de pédophilie ?
Autre question en passant : est-il vrai que l’église catholique a longtemps interdit la lecture de la bible au bon peuple ? Si Oui pourquoi ?
Vous répondez exactement, point par point, par les clichés habituels décrits dans mon article.
Vous voulez parler de pédophilie ? Soit. Parlons aussi de celle d’un député vert, ancien de 68, d’un ministre de la culture, et d’un autre etc...
Il est un fait aussi évident, c’est que l’intérêt des gens et des médias augmente de plus en plus pour le fait religieux, il est à voir le nombre croissant d’articles sur le thème religieux dans agoravox même.
Mais cette recrudescence va pour l’instant toujours dans le même sens : tourner en dérision à tout prix, et de préférence avec un maximum de mauvaise foi.
La bonne chose serait de se demander pourquoi autant de haine ?
Bonne question, que j’évoque dans l’article, pourquoi tant de haine ? Et la haine est-elle de la faute de celui qui est haï ?
Merci pour cet article montrant bien les petites discriminations au quotidien dont peuvent être victimes les catholiques en France
discriminations, je sais pas, mais petites hypocrisies en tout cas.
Salut Amaury.
« ...l’Inquisition, même s’il est né bien après, les intégristes, la question du préservatif, la pédophilie, la spiritualité paulinienne qui serait moralisante à outrance... »
Les indulgences, malheureux, tu as oublié les indulgences et le commerce des âmes !

C’est vrai merde, ouhla, je faiblis..
Cela dit, un truc qui me débecte ce sont les grands rassemblements charismatiques où l’on annonce à des handicapés et des malades qu’ils vont guérir, et que si ça n’arrive pas c’est de leur faute en gros.
Enfin "charismatique"... personnellement, je trouve le mot bien souvent exagéré pour des gens qui hurlent et sautillent partout en permanence façon kangourou.
C’est comme ça qu’ils se désignent...
C’est arrivé dans un lieu charismatique et ça ne désigne pas tous les cathos charismatiques, attention.
Oui, justement, c’est comme ça qu’ils se désignent et je trouve que l’appellation est bien trop souvent abusive.
Je trouve aussi, quand je suis allé à Paray, j’ai trouvé que ceux qui accueillaient étaient souvent les derniers qui auraient du faire ça, par exemple, et inversement, avec une joie forcée.
Oui. A défaut de l’ancien commerce des âmes, il y a le nouveau commerce des maux.
pourquoi tant de haine ?
Vous êtes obligé d’écouter RMC ? Il y a un bouton pour sélectionner les chaînes vous savez...
Vous êtes obligés de voter Boutin, qui est la caution catho de Sarko ?
Tous les cathos sont loin d’être boutiniste.
Vous parlez de la pédophilie ? OK, parlons de façon globale alors, voulez vous ?
De quelle autorité pouvez-vous juger qui est un "bon" chrétien ? Qui ne l’est pas ? Moi-même je ne m’autoriserai jamais une telle chose.
boutin est présentée comme la candidate du vatican. qui ne dément d’ailleurs pas. .
Sampiero
Toujours les mêmes remarques, toujours les mêmes réponses :
"Durant les années 90 dix enfants ont disparu dans le seul département de l’Isère. Pas tripotées par un curé libidineux. Disparu.
Ce
scandale a rebondi il y a trois ans lorsqu’on a découvert
"fortuitement"que la justice avait fait détruire plusieurs corps
d’enfant parce qu’on ne parvenait pas à les identifier.
La Garde des
sceaux de l’époque, Alliot Marie, décida de la création d’une
"commission d’enquête". Pas le moindre commentaire dans AV.
Pour le reste :
http://denis-de-cherisey.suite101.f...
dont voici la conclusion :
"En conclusion, si vous craignez de laisser votre bambin chez les enfants de choeur, ne changez pas de religion pour cela : le risque sera sans doute plus grand ailleurs. Faites-lui plutôt l’école à la maison, loin des instituteurs de la République. Mais, là, surveillez-le de près : c’est dans votre propre famille qu’il est le plus en danger. Statistiquement, bien sûr !"
Pour détendre l’atmosphère je vous propose une petite blague.
Pourquoi Jésus a-t-il été cloué sur la croix ?
Pour qu’il tienne.
:-))
Remarquez, s’il avait été noyé plutôt que crucifié le port de l’aquarium autour du cou aurait été bien moins pratique que celui de la croix.
Désolé, oui, oui, désolé...
:-)) :-))
Vite un clou je glisse s’est-il aussi exclamé....
@ jaja
Mdr.
A sampiero,
Elle est présentée comme la candidate du Vatican, mais elle ne l’est pas, qui ne dément pas (sans "e") car n’intervenant pas dans les questions de politique intérieure, sur le sujet vous retardez de 70 ans.
Peachy, ton coup de l’aquarium m’a fait mal aux cotes !!!!
:-) !!!
J’ai lu le livre et il est effectivement court mais très prenant (lu d’une traite). J’ai beaucoup apprécié et je pense que beaucoup de gens peuvent se retrouver dans son témoignage.
Moi le premier, à commencer par la forme de défense qu’il adopte au départ, la causticité, qui est ma forme de défense aussi.
Je ne crois pas que vous compreniez ce qu’est le catholicisme, vous me direz des cathos font la même erreur le confondant avec une idéologie. Et vous bottez en touche, je vous ai pourtant posé une question simple appelant une réponse simple, de quelle autorité vous pensez vous investie pour moraliser ainsi sur le comportement des cathos ?
Aperçu intéressant sur une oeuvre assurément intéressante.
Quand à la posture victimaire du chrétien, je la crois légitime seulement dans ces pays de par le monde non occidental où elle est vécue dans sa chair.
La posture victimaire vis-à-vis des reproches divers et autres adressés avant tout à l’Eglise est un contre-sens complet, une inversion affligeante et même la faute cardinale de l’Eglise vis-à-vis du message christique.
Celui qui le suit (ce message) porte sa croix, ce qui veut dire, avant toute chose, assume ses erreurs et ses fautes au lieu de se prétendre blanc comme neige ou de dire c’est pas moi qui est commencé, ou ya pire que moi. Mais c’est quoi ces chrétiens narcissiques ?
Sous ce rapport, l’Eglise a été probablement le pire des modèles.
Songeons qu’il aura fallu trois ou quatre siècles pour qu’elle reconnaisse son erreur (sûrement pas faute) concernant Galilée.
Si la repentance est tellement exécrée actuellement, c’est qu’elle est, à bon escient, associée au message chrétien. Le plus troublant est donc de voir l’Eglise et les cathos surtout tellement défensifs quand il leur suffirait d’assumer pour mettre un terme à toutes ces attaques dont le bien-fondé doit être reconnu et sera reconnu un jour.
Pourquoi tarder ?
Il y a tout à gagner à le faire.
Ceux qui ont vu le film 8 miles avec Eminem me comprendront car il y a un très bel exemple de cela à la fin
Vous n’avez pas compris mon propos je dis au contraire que ce film incite à ne plus se poser en victime et à ne plus avoir peur justement. Sinon, et pourquoi des chrétiens ne seraient pas victimes d’ostracisme de la société ? Entre autres ?
@ Luc-Laurent Salvador
Concernant la croyance dans la prétendue "bonne criminalité de Dieu", ce n’est pas "trois ou quatre siècles" qu’il aura fallu "pour que l’Eglise reconnaisse son erreur".
Quinze siècles après la confirmation, par les Pères de l’Eglise, qu’il s’agissait d’une bonne croyance, elle n’a toujours pas commencé à réfléchir à l’horreur qu’elle porte et aux crimes très concrets qu’elle continue de provoque dans le monde.
Et c’est au contraire le pape lui-même qui la réanime aujourd’hui, la re-justifie et la "re-sacralise".
Et c’est toute l’Eglise qui la transmet aux croyants du futur.
Ça fait donc maintenant vingt siècles que Jésus est trahi sur ce point - le plus important de ceux pour lesquels il a donné sa vie - par ceux qui se prétendent ses fidèles.
provoquer et non pas provoque
a Pierre, De quelle autorité vous permettez vous de juger qui est un bon catho qui ne l’est pas, qui est un bon chrétien qui ne l’est pas, moi ça ne me viendrait pas à l’idée. Vous ne faites que moraliser comme le commentateur juste au dessus.
mais voyons pierre, il faut les laisser faire ce qu’ils veulent brûler et massacrer ce qu’ils appellent les mécréants, assister et être complices des puissants dans l’exploitation de l’homme, car ils sont toujours du même coté, et surtout ne rien dire
Oui, de quel droit, de quelle autorité, de quelle sagesse vous réclamez vous pour juger les autres ? Car vous jugez et moralisez comme un curé inquisiteur au fond.
Merci Amaury,
Après "Des hommes et des dieux" ou Thérèse, voilà qui peut donner à réfléchir à ceux qui ont une propension à s’interroger sur ce sens qu’on peut trouver à l’existence...
Bizot est qui plus est un peu atypique comme prosélyte ou comme témoin et cela peut parler au plus grand nombre qui pourquoi pas trouvera à qui s’identifier tant ils nous ressemble à tous....
Cdlt.
Marc P
Tout à fait, c’est pourquoi je l’aime bien, par son originalité...
@ sampiéro (du 7 à 21 h 03)
Je ne prête pas aux catholiques et aux chrétiens d’aujourd’hui une quelconque volonté de "brûler et massacrer ce qu’ils appellent les mécréants", ni aucune autre horreur du même genre.
Je crois au contraire que les catholiques, et plus généralement les chrétiens dans leur quasi-totalité sont des croyants très pacifiques et très sincères. Je crois qu’ils ont, et qu’ils ont seulement, les meilleures intentions qui soient.
Ce que je mets en question chez les chrétiens, ce que je mets clairement en accusation chez les responsables des institutions catholiques et chrétiennes - et que je n’arrive pas à faire comprendre à Amaury - c’est la culture de la conception violente de Dieu.
Ces responsables continuent d’enseigner et de justifier cette horreur-ci : Dieu a bien ordonné des massacres, dont au moins un génocide puisque c’est écrit dans l’Ancien Testament.
Pour, croient-ils, atténuer le caractère épouvantable - dont ils sont forcément conscients - de cet enseignement, et pour "rassurer" les croyants qui pourraient être épouvantés, ils ajoutent qu’il est très important de bien interpréter ces justes massacres.
Je crois, moi, que cette prétendue "bonne interprétation" de la prétendue "bonne criminalité" de Dieu est une aggravation supplémentaire de cette aberrante croyance dogmatisée.
Car c’est elle, aujourd’hui comme depuis 3000 ans, qui conduit très concrètement des croyants à tuer, à massacrer massivement au nom de Dieu.
@ Amaury
Dans le manuscrit "Pour en finir avec la violence religieuse" que j’ai adressé à un premier éditeur 5 jours après le 11 septembre 2001, et que 40 autres éditeurs m’ont refusé par la suite il y avait ceci :
"" Dans les dernières pages de son livre Le système totalitaire Hannah Arendt rapporte que Luther "eut un jour l’audace de dire" que "il devait exister un Dieu parce qu’il fallait à l’homme un être auquel il pût se fier". Ce propos donne une réponse à notre actuelle interrogation : à quoi bon la religion ? Il la donne d’une manière qui peut nous ramener à une conception de "l’homme-Dieu", mais sans l’orgueil qu’implique ce concept dans son expression philosophique dominante. (*)
C’est seulement le meilleur de l’homme qui est Dieu, pas le pire, pas même le simplement mauvais, pas même le seulement imparfait. Dieu, c’est le parfait de l’homme, cette part de lui-même à laquelle il aspire et qu’il sait ne pouvoir atteindre jamais. Mais cette part est si mystérieuse et si belle dans son imagination qu’il veut lui donner toute la place. Il la fait toute puissante et infinie. C’est pourquoi il la projette hors de lui-même et la nomme Dieu. C’est pourquoi il sait qu’il "peut s’y fier". C’est pourquoi elle est pour lui absolument sacrée.
L’autre part de l’homme, cependant, celle qui va de l’imparfait au pire déforme Dieu en permanence. C’est la vie ! Les difficultés, les fatigues, les angoisses, les égarements de toutes sortes, les nécessaires combats de la vie déforment à chaque instant la part inconnaissable et inatteignable de l’homme. Et l’homme se trompe et fait Dieu à son image. Il le fait même violent. Quand il déraisonne complètement il oublie l’aspiration merveilleuse qui lui a fait inventer Dieu, et il va jusqu’à sacraliser sa propre violence qu’il a projetée en lui.
Pire : il dogmatise, il interdit toute remise en question de cette sacralisation. Il dit aujourd’hui : voici trois mille ans que nous sacralisons la violence, nous n’avons pas pu nous tromper si longtemps.""
(*) J’avais fait allusion précédemment à "L’homme-Dieu ou le sens de la vie" de Luc Ferry
Vous avez raison, Pierre, placez le ici, c’est jamais perdu. Mais c’est à cause du fond ou de la forme qu’il vous le refuse ?
Puisqu’ils ne me le disaient pas, j’ai moi-même imaginé que les premiers éditeurs refusaient mon manuscrit pour des raisons de forme. Je l’ai donc retravaillé, clarifié, réduit à l’essentiel… et envoyé à d’autres éditeurs.
Et j’ai acquis ainsi la certitude que c’est bien le fond qui, à tous, paraissait impubliable : on ne met pas en question une vieille sacralisation du pire par l’Eglise catholique, ça n’est pas religieusement correct.
J’ai alors photocopié, agrafé, donné, envoyé gratuitement par la Poste deux ou trois centaines d’exemplaires de mon petit essai.
Aucun regret pour ce que ça m’a coûté en temps et en argent : j’ai découvert ainsi que, sans savoir comment s’y prendre, de nombreux destinataires souhaitaient aussi ardemment que moi une pacification des bases théologiques des religions.
Et pas seulement des chrétiens et des bahaïs. Des juifs et des musulmans aussi. Et des agnostiques et des athées. Et même des témoins de Jéhovah.
Puis j’ai découvert que je pouvais, ici ou là, exprimer différemment la même chose sur Internet et, depuis, je ne m’en prive pas.
Je n’ai pas l’intention de m’en priver d’avantage à l’avenir mais je mets régulièrement à jour mon manuscrit. La dernière actualisation, en 2008, est précédée de cette introduction :
"" Commentant le livre de Hans Jonas Le concept de Dieu après Auschwitz, la philosophe Catherine Chalier écrivait ceci : "Hans Jonas refuse la candeur condamnable de ceux qui s’efforcent de persévérer dans la certitude que, malgré son horreur, ce désastre n’impose pas une remise en cause radicale des catégories et des concepts (*)
De la même manière, en écrivant en mai 2000 ce petit essai "je refusais l’entêtement de ceux qui s’efforcent de persévérer dans la certitude que, malgré son horreur, la violence religieuse toujours pratiquée de nos jours n’impose pas une remise en cause radicale de la conception de Dieu entretenue par les religions.
(*) dans Dieu sans puissance, petit essai qui fait suite à celui de Hans Jonas dans l’édition Rivages poche / Petite Bibliothèque (Payot 1994) ""
Oui, Pierre, le monde est plein de génies des carpathes méconnus.
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C’est quand même assez marrant qu’à chaque fois que l’on aborde le sujet de la religion catholique, ce soit les anti cathos qui se distinguent par leur vulgarité et leur côté moralisateur, donneur de leçons ?
.... et aussi par leurs dogmes, leurs certitudes ...
Rien de mieux qu’un anti-catho pour jouer les donneurs de leçons et les éxégètes de la Bible.
Bonjour Amaury,
" je pense que cela va au delà de la dimension morale, en fait il s’agit surtout d’une crise du sens, d’une crise spirituelle"
Nous sommes tout à fait d’accord, c’est ce que j’entendais aussi par crise morale, j’aurais dû préciser.
Merci à vous, en particulier pour votre conseil de lecture.
