lundi 6 mars - par christophecroshouplon

Connaître l’ennemi

Il aura fallu un peu plus de vingt cinq ans pour que cette milice créée de toutes pièces par la CIA et l’Arabie Saoudite qui l’auront formée, armée et financée pour aller chercher chicane au Lion Russe dans le conflit d’Afghanistan en 1980 devienne cette nébuleuse tentaculaire aux nombreuses filiales transversales et transnationales, qu’on appelle tantôt Daesh, Al Nosra, ISIS. Que l’on feint de tuer ici, et qui se reforme aussitôt ailleurs, tel un Alien à la force brute, aveugle à la douleur, conquérant et sans crainte devant la mort. Et prête à tous les extrêmes pour faire triompher au nom de son Dieu sa conception radicalisée, hyper-violence et coercitive d’une religion, l’Islam, dont les textes sacrés, tout comme les nôtres, contiennent autant d’incitations à la guerre sainte que d’invitations à aimer son prochain.

 

Sans foi ni lois, ceux qui l’auront de toutes pièces créé n’avaient point imaginé cela : que la créature leur échappe non par sa force brute seule, mais par la force de sa foi. On glose souvent sur cet ennemi impitoyable en le taxant de barbare, vocable ô combien pratique car permettant de se disculper tout en se plaçant dans le camp des détenteurs de la civilisation. Oubliant à quel point dans l’histoire récente de notre religion (quelques siècles seulement) nous eûmes les croisades, la Saint Barthelemy, l’Inquisition, pages sanglantes où nos ancêtres maniaient le glaive, la décapitation et la torture avec le même entrain, éclairé ou aveuglé par la même foi. Civilisation et barbarie sont souvent bien davantage imbriquées l’une l’autre qu’on ne le dit, et l’Histoire des civilisations nous enseigne que ce qu’on nomme progrès n’est point, sur un plan historique, une ligne ascendante, mais bien une séquence dans un cycle spatio temporel limité…

 

Notre difficulté à penser l’ennemi, à le réduire et à le caricaturer participe activement à son essor. Inséré en nos sociétés, au contraire de nous qui restons fort éloignés des quelques bulles où il a établi son pouvoir, il m’apparaît en bien meilleure position pour nous observer du dedans et trouver nos failles. Nous nous étonnons parfois de ses connaissances à notre propos, de sa maîtrise des réseaux technologiques, de sa capacité à utiliser nos outils pour recruter et galvaniser à distance de nouvelles recrues. Créé par nous et élevé en notre sein, il a eu tout le temps nécessaire de faire sien les jouets que nous avons mis dans sa chambre à coucher, et de s’inspirer de nos propres méthodes de propagande pour mettre au point les siennes.

 

Jouant habilement des contradictions et des mensonges de bien des gouvernements occidentaux, tâchant d’éradiquer ici leurs frères tout en armant là-bas leurs cousins, connaissant notre dépendance financière envers leurs financeurs, il leur est aisé de s’appuyer sur nos hypocrisies pour renforcer leurs discours en s’attribuant une pureté – qu’évidemment les faits démentent, il n’y a qu’à observer les agissements de leurs chefs, dont les actes ne suivent jamais les paroles, comme c’est le cas dans bien des clergés.

 

Pour autant, et c’est bien là notre drame, nous ne savons leur opposer de front unifié, tant nous sommes atomisés, repliés sur nos castes et nos clochers, tant nous sommes entre nous divisés, tant les seules occasions que nous prenons pour nous unir ne durent que le temps d’une manifestation ou d’un clic. Ils le savent : leur force est aussi mesurable à la profondeur de nos fragilités.

 

Nous détruire par le joug et par la peur, et donc contribuer à nous diviser : il semble que sur ce front-là ils y parviennent sans faire grand chose, tant dans certains pays occidentaux tout en dehors d’eux contribue à ces guerres civiles permanentes, jusque dans les conversations de comptoirs. L’individualisme poussé à son extrême couplé à l’esprit de petits clans tel que nous le propose Facebook a réussi à faire de certains pays européens des nations impossibles à gouverner, tant ceux qui parlent fort recouvrent, comme sur les plateaux d’émissions de télévision, ceux qui ont besoin de temps pour exprimer une pensée. Elire Trump, faire le Brexit, mettre la Marine au pouvoir : si j’étais eux, j’en ferais mon miel. Qu’un état supposé démocratique et ouvert en vienne à maltraiter une partie de sa population obéissant à une lecture ô combien plus soft de ma religion du djihad : c’est du pain béni pour les futurs recrutements, ça ! Voilà comment nos propres peurs nourrissent l’objet suprême de notre peur. On va en arriver à cette situation où, comme dans le premier Alien, l’ombre d’un chat se faufilant dans le vaisseau fera sursauter tout un peuple.

 

Notre gouvernement nous a prévenu : les attentats déjoués en France explosent (16 en 2016, en plus de Saint Etienne du Rouvray et Nice), idem en Allemagne, et le début 2017 a vu le même phénomène se poursuivre. La campagne présidentielle bat son plein : en 2012, deux mois avant l’élection d’Hollande, on a eu Mohamed Merah. Il y a là, si on se place une nouvelle fois dans leur peau, une gourmande fenêtre de tir, avant l’élection et/ou juste après, dans les quelques jours qui suivront quand l’actuel gouvernement fera ses valises, au moment où les têtes de pont des grandes administrations battront le rappel de leurs réseaux pour trouver un point de chute. Ce n’est pas crier au loup que d’écrire ça et l’anticiper, une probabilité ne crée en rien un acte. C’est juste une mise en garde, je suppose partagée par ceux dont le métier est d’assurer notre sécurité, et qui jusque là sur le sol français font un sacré travail avec toute la discrétion requise. Car oui, il faut bien, dans le sens le plus noble du terme, non seulement survivre mais vivre. Et si possible légers et heureux. Ce qui n’est pas impossible à conjuguer avec un peu de clairvoyance.



9 réactions


  • Alren Alren 6 mars 12:13

    On glose souvent sur cet ennemi impitoyable en le taxant de barbare, vocable ô combien pratique car permettant de se disculper tout en se plaçant dans le camp des détenteurs de la civilisation.

    Les horreurs commises par Daesh sont une marque de « civilisation » d’après vous ?

    Oubliant à quel point dans l’histoire récente de notre religion

    L’expression "notre religion" ne convient pas en France où la majorité des Français ne sont pas catholiques, mais athées et agnostiques. Ce qui dérange bien les raisonnements des religionnaires comme vous !

    (quelques siècles seulement)

    Ah, bon ? "quelques siècles", disons 300 ans, ça ne fait pas 12 générations ? Sommes nous responsables en quoi que ce soit de ce qu’on fait nos arrière-arrière ... arrière grands-parents ?

    Tandis que les assassins-tortionnaires-violeurs-destructeurs d’art de daesh, ils sont bien vivants aujourd’hui !!!


  • Pascal L 6 mars 17:34

    « l’Islam, dont les textes sacrés, tout comme les nôtres, contiennent autant d’incitations à la guerre sainte que d’invitations à aimer son prochain » 

    Ah ?
    Démonstration SVP.

    on compte dans le Coran 65 fois le terme ’tuer’ et ses synonymes, 150 fois le mot ’enfer’, 50 fois ’pervers’, 376 fois le mot ’châtiment’, une fois le mot ’espérance’ et jamais le mot ’désir’.

    Le mot aimer n’y est que trois fois et « j’aime » bien celle-ci : « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer sur son chemin, en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (S61, 4). Belle démonstration d’amour du prochain.



    • Alex Alex 6 mars 18:50

      @Pascal L
      Voir dans cet article  :

      « la Torah [l’Ancien Testament] contient plus de 100 injonctions divines de tuer.
      [Yaweh] distribue les conseils pratiques à ses valeureux combattants :
      – les amusants, comme tuer les bébés en les écrasant sur les rochers, qu’il conseille encore ici et ici, tant il trouve cela divertissant ;
      – les efficaces, comme éventrer les femmes enceintes, variante ancestrale du moderne One shot, Two kills

      etc. »



    • Pascal L 6 mars 20:55

      @Alex
      Psaume 136,7-9 : 

      [Souviens-toi, Seigneur, des fils du pays d’Édom, et de ce jour à Jérusalem où ils criaient : « Détruisez-la, détruisez-la de fond en comble ! » O Babylone misérable, heureux qui te revaudra les maux que tu nous valus ; heureux qui saisira tes enfants, pour les briser contre le roc !] En remettant ce verset dans son contexte c’est beaucoup moins drôle. Le Psaume fait parler les ennemis d’Israël.

      Isaï 13, 16 : 

      Ici, il est question de la colère de Dieu qui exerce lui-même sa vengeance, ce n’est en aucun cas une injonction à tuer. Cette interprétation d’un Dieu qui défend son peuple au prix de sa propre violence est une notion qui est incompatible avec ce que nous savons aujourd’hui de Dieu.

      Osée 13, 16 : 

      curieusement, ce verset n’est pas dans la Bible Catholique, il est est peut-être considéré comme un ajout. De toutes façon, il ne s’agit en aucun cas d’une injonction à tuer mais une prophétie indiquant que les ennemis de Samarie la détruiront. Il était courant d’associer à ces destruction le mauvais comportement de ses habitants et c’était donc une injonction à se convertir vers Dieu, non à tuer qui que ce soit.

      Quand au quatrième exemple, vous ne pouvez l’associer à une injonction de la Bible. Dans toutes les idéologies mortifères, il y a des fanatiques prêts à tout pour défendre cette idéologie. Il me semble qu’au nom des mêmes principes, le Stalinisme n’avait pas besoin de Dieu pour faire des millions de victimes dans les purges.

      « la Torah [l’Ancien Testament] » La Torah n’est pas l’ancien testament, mais les cinq premiers livres de cet ancien testament appelés aussi le pentateuque. Aucun des verset cité ne fait partie de la Torah.

      « plus de 100 injonctions divines de tuer ». Citez vos sources SVP. De tous temps l’homme a plaqué des principes humains sur les représentations divines qu’ils ne comprenait pas. Mais ici, curieusement (ou pas, c’est selon) Je comprend la Torah comme la première découverte par l’humanité de la miséricorde de Dieu qui transparait dès le récit de la Genèse. Que cette miséricorde n’ait pas été complètement comprise au VIIème siècle avec JC, cela me paraît évident, même aujourd’hui, cela nous parait mystérieux.


    • Alex Alex 7 mars 20:52

      @Pascal L

      « « plus de 100 injonctions divines de tuer ». Citez vos sources SVP. »

      Voir ici, 124 résultats non triés, mais écrits.

      Quant à « heureux qui te revaudra les maux que tu nous valus », il signifie quoi, qui a commencé ?

    • Pascal L 8 mars 11:46

      @Alex
      Vos résultats n’ont pas de sens. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une violence causées par les ennemis d’Israël ou une violence supposée de Dieu qui défend son peuple.

      Dans votre exemple, sur l’ensemble, je compte 7 appels à exterminer, liés à l’explication du passé, principalement dans le Deutéronome et concernant des événements qui ne sont jamais passés dans la réalité. Il n’est pas possible de les interpréter comme des appels actuels. La conquête de Canaan n’a jamais existé puisque les Israéliens sont principalement des Cananéens.

      Vous avez un problème avec la lecture de la Bible. Faites-vous aider par des exégètes qui ont une approche réellement scientifique de ces textes.
      Lisez pour commencer « La Bible dévoilée » d’israël Finkelstein et Neil-Asher Silberman. Vous aurez ainsi le contexte historique révélé par l’archéologie, la lecture de documents historiques et d’autres techniques scientifiques. 
      Il faut comprendre que la mise au point par écrit de la Bible date du 7ème siècle avant JC. Tous les textes antérieurs sont des traditions orales, excepté peut-être des dix commandements qui auraient été écrits par le doigt de Dieu, mais dont nous n’avons aucune trace aujourd’hui. En tout cas en dehors de cet exemple hypothétique, rien n’est directement la parole de Dieu, mais l’interprétation par des hommes des signes donnés par Dieu.

      Dans un contexte ou la connaissance de l’écriture et rare où inexistante, le passage de la connaissance se fait par oral, le soir au coin du feu. Si vous voulez transmettre un traité sur la miséricorde, il faut l’envelopper dans un récit qui soit mémorisable. La réalité du récit a moins d’importance que le contenu philosophique ou religieux qu’il contient.
      Par ailleurs, bien que nous n’ayons pas vécu à cette époque, il nous semble que le contexte historique de cette époque était violent, la guerre étant la solution pour régler tous les problèmes. L’interprétation des victoires comme étant le fait de Dieu ou des Dieux était courante à l’époque, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, sauf dans une lecture littérale par quelques fanatiques à qui on a oublié d’enseigner les bienfaits de 2500 ans de découvertes. 
      Personnellement, dans le Bible, je lis l’expression de l’amour et de la miséricorde de Dieu dès les premiers textes. Tous ce que nous avons appris sur Dieu ensuite, y compris ce que nous découvrons aujourd’hui, confirme cette image.

  • Decouz 6 mars 22:40

    Jacqueline Chaabi, s’exprime, en historienne :

    Aujourd’hui, les jihadistes revendiquent un islam pur qui serait celui des origines. Quels sont les points communs entre les combattants de Daech et ces premiers « musulmans » ?

    A quoi ressemblait la société de cet islam premier ?

    Certains analystes font de la violence une caractéristique intrinsèque à l’islam…

    Que désigne le jihad dans le discours coranique d’origine ?

    Vous remettez également en question l’image d’un Mahomet chef de guerre :

    http://www.liberation.fr/debats/2016/05/06/jacqueline-chabbi-le-coran-reflete-une-societe-traditionnelle-tribale-qui-etait-extremement-pragmati_145100

    S’il suffit de compter les noms pour trouver le caractère d’un texte, il faudrait compter aussi les « Miséricordieux » qui figurent au début de chaque sourate.

    Sur les 100 noms divins qui sont attribués à Allah, j’avais compté environ une trentaine de noms de « rigueur » (il ne s’agit pas de noms exclusivement guerriers, mais de noms qui désignent un aspect de majesté et de transcendance), une trentaine de noms qui désignent un aspect d’immanence et de miséricorde (douceur, pardon etc), et une trentaine de noms qui ne peuvent se ranger dans ces deux catégories (le Sage, le Vivant etc).
    On retrouve l’équilibre présent aussi dans la tradition juive entre la main de rigueur et la main de miséricorde (bien entendu d’un point de vue exotérique, la miséricorde est d’abord et même exclusivement destinée aux fidèles).


    • Pascal L 7 mars 19:47

      @Decouz
      « Jacqueline Chaabi, s’exprime, en historienne » Non Jacqueline Chaabi s’exprime plutôt en anthropologue. Pour la partie historique, elle reprend à son compte la sîra (la biographie du prophète) telle qu’elle existe dans la tradition musulmane sans remise en question. Il n’existe presqu’aucune source non Musulmane sur la vie de Muḥammad à part sa défaite en 629 au bord du Jourdain lors d’une tentative ratée de conquête de Jérusalem et une citation possible en 634 lors du siège de Jérusalem (officiellement, il est mort en 632). En fait, après les travaux d’Edouard-Marie Gallez en 2004 ou ceux de Leïla Qadr en 2014, les travaux de Jacqueline Chaabi ont pris un gros coup de vieux. Tout le Coran, par son écriture, son vocabulaire et ses citations de textes préexistants pointe vers la Syrie du nord et non vers la Mecque qui n’a probablement pas existé avant 747, année de la destruction de Petra par un tremblement de terre (la pierre noire provient de Petra). L’Islam est né dans un milieu habité par des Juifs (rabbanites et juéonazaréens) ainsi que les nombreuses Eglises syriaques. Les polythéistes restant cantonnés aux Nabatéens. On a retrouvé le camp des Qurayshites (en théorie, la tribu de Muḥammad) sur des cartes grecques anciennes au Nord-Est de Lattaquié à la frontière turque actuelle. Ce camp jouxtait une village qui pouvait être Juif. L’absence de toute citation de Muḥammad dans les textes (y compris les pierres tombales) perdure jusque vers 694, période où il a probablement été désigné comme prophète.


      « Certains analystes font de la violence une caractéristique intrinsèque à l’islam… » La violence est une caractéristique commune à tous les messianismes (les idéologies qui prévoient un avenir meilleur sur terre, Dieu n’est pas nécessaire) qui impose une purification préalable de la planète de tous les ennemis de l’idéologie. Les Judeonazaréens qui précèdent l’Islam voulaient reprendre Jérusalem pour permettre un retour du Christ et cela explique l’importance de cette ville dans l’Islam. Lorsque les califes ont repris cette religion à leur compte, ils en ont fait un outil de prise de pouvoir et ont largement amplifié la violence demandée aux fidèles.

      « Que désigne le jihad dans le discours coranique d’origine ? » Le terme djihad est principalement situé dans les premières sourates (la 8 et la 9 principalement), donc les plus récentes historiquement. En fait la violence soutend la totalité du Coran. « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer [qâtala] sur son chemin [c’est-à-dire pour Lui] en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (S61, 4)
      Laurent Lagartempe recense : 250 versets enjoignant au jihad, 1100 versets d’injure et diatribes, 200 versets haineux contre les Juifs, 100 versets haineux contre les Chrétiens, 1500 contre les bédouins (44 fois le mot tuer). C’est bien le mot tuer ou combattre jusqu’à tuer qui est employé dans le Coran. 

      Beaucoup de Musulmans refusent cette violence et l’interprètent comme un combat contre nos propres mauvais penchants. On ne peut pas leur en vouloir pour cette interprétation, mais ce n’est pas ce qui est écrit. L’Islam s’est toujours imposé par la force et des défenses se sont déployées. Beaucoup de Musulmans avec qui je discute sacralisent le texte et cette sacralité est une bonne raison pour ne pas le lire. Je n’ai jamais entendu le moindre verset du Coran pour contrer l’idéologie de DAESH.

      « en question l’image d’un Mahomet chef de guerre » C’est bien ce qui est écrit dans la tradition et les documents historiques disponibles disent la même chose. A propos de la tradition, je conseille la lecture du livre « les derniers jours de Muhammad » par Hela Ouardi de l’Université de Tunis. Elle compile tous les textes de la tradition relatant les derniers jours de Muḥammad et c’est bourré de contradictions. A lire.

      « il faudrait compter aussi les Miséricordieux » Miséricordieux n’est qu’un des noms d’Allah et ne signifie pas grand chose pour un Musulman. Le mot ne signifie absolument pas ce qu’il signifie pour les Chrétiens. Au mieux, il montre l’arbitraire d’Allah qui pardonne a qui il veut.

      « les 100 noms divins qui sont attribués à Allah » Il y manque les noms qui se situent dans les Evangiles Chrétiens : Père, Amour et Pardon (pour ne pas utiliser Miséricorde qui n’a pas le même sens). C’est sur ces sujets que j’ai les discussions les plus intéressantes avec des Musulmans.

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