jeudi 13 octobre 2016 - par Taverne

Cosmogénèse du Bon, du Beau et du Bien

Et si les valeurs du Beau et du Bien existaient à l'état naturel ? Si ces valeurs étaient des données. Cette question étonne d'abord, mais elle renvoie à une certaine forme d'évidence que nous allons essayer de montrer : il existerait un certain schéma naturel, et donc universel, du Bon, du Beau et du Bien. Pour comprendre, il faut remonter à l'idée du cosmos. L'univers met en oeuvre des forces physiques qui ont force de loi partout. Par transposition intellectuelle de ces lois élémentaires, on parvient à dégager des règles communes de définition du Bon, du Beau et même du Bien.

Quelles sont ces forces cosmiques qui serviraient de fondement aux valeurs humaines ? Il nous suffit de regarder le soleil et les planètes. Le soleil émet de l'énergie et de la luminosité. Voilà déjà deux forces. Les planètes sont régies par deux lois dominantes : la gravitation et la polarité. Cela nous fait en tout quatre forces. Et bien, nous allons voir comment ces quatre forces correspondent très naturellement à notre idée du Bon, du Beau et du Bien.

I - LA VALEUR DU BON

Les quatre forces que nous avons désignées entrent dans la notion du Bon. Voyons de quelle façon.

1 - La lumière : La lumière est bonne pour nous, c'est la clarté. Or, la clarté, c'est à la fois l'Evidence (on se souviendra de la lumière naturelle de la conscience qui, chez Descartes, a accouché du cogito) et la confiance : certaines rencontres sont à l'origine d'affections évidentes ("parce que c'était lui, parce que c'était moi", disait Montaigne, pas de cause explicable, pas de pourquoi qui tienne). Et que dire des témoignages de ces personnes qui ont vécu des expériences de mort imminente et qui rapportent qu'elles se sont senties comme enveloppées d'une lumière blanche bienfaisante ? Comme si cette lumière était tout imprégnée de bonté. 

2 - L'énergie : Il est connu que la chaleur du soleil nous est très agréable, ainsi que la vision des familles, l'hiver, regroupées autour du poêle. Par ailleurs ne parle-t-on pas aussi de "chaleur humaine", cette mise en commun si précieuse et si bonne ? Bon, c'est l'énergie sous la forme de la chaleur, mais l'énergie solaire, telle quelle, est bonne également : c'est elle qui nourrit les plantes qui nourrit les animaux qui nous donnent notre nourriture. Imaginez-vous à présent un soir d'été dans un paysage maritime méditerranéen : ne sentez-vous pas l'énergie qui remonte à la fois de la mer (effluves), des plantes mais aussi de la terre elle-même (énergie tellurique) ? On dit "qu'est-ce qu'il fait bon ce soir !" et l'on se sent comme en osmose avec la nature et l'univers entier. En effet, c'est à certains moments de la journée que ces sensations sont les plus fortes : à l'aube, le soir. C'est l'énergie de la vie !

Enfin les philosophes ont désigné l'énergie comme la joie, l'élan vital, la puissance d'exister ou la volonté de puissance. L'énergie se reconnaît aussi dans l'optimisme.

3 - La gravitation : à la vie anarchique d'un électron libre, qui n'est pas heureuse, on préfère souvent une vie de gravitation autour du cercle familial, amical, professionnel, associatif...Au fond, qu'est-ce que la gravitation sinon la fin de l'agitation d'un corps qui ne sait où il va et qui se cogne aux autres corps et rebondit sans cesse comme une balle folle ? La mise en orbite du corps lui permet de trouver un mouvement ordonné et tranquille, loin du chaos. De même, l'individu trouve sa place dans l'orbite des relations familiales et sociales. Il ne lutte plus dans la dispersion, il canalise son énergie. 

4 - L'attraction : l'attraction est bonne quand elle est mesurée. Elle est mesurée notamment grâce à la gravitation (sinon le corps s'écrase sur le corps plus gros qui l'attire). L'attraction est bonne, elle participe de l'accroissement de notre être, de notre puissance, comme disent Spinoza et Nietzsche. Elle est la vie ! Nous tempérerons en disant qu'en société, la notion de Bien vient la limiter (voir la partie III). Quelquefois, savoir attendre au lieu de céder à l'immédiateté pressante du désir, permet d'ajouter au plaisir le plaisir de l'attente. Carpe diem mais sans céder trop vite ?

 

II - LA VALEUR DU BEAU

Bon, vous avez saisi le principe ? Le schéma, il est tout simple : on reprend les quatre forces cosmiques.

1 - La lumière : Dès les premières civilisations, les architectes ont minutieusement veillé à ce que la lumière entre dans les bâtiments (temples, pyramides, palais...), se réglant notamment sur la lumière du solstice d'été ou sur le point culminant du soleil à midi. Mais si l'on remonte encore dans le temps, on constate que les mégalithes (Stonehenge, par exemple, 3ème millénaire av. J.C), tiennent compte des solstices. Encore plus en avant, la grotte de Lascaux "est orientée selon le solstice d’été. Elle permet au soleil d’entrer dans la caverne et d’éclairer pendant près d’une heure la salle des taureaux", dit Michel Onfray dans Cosmos.

L'art antique était tributaire de la lumière : l'architecture comme la sculpture. Lorsque la peinture prendra son essor, les artisans - pas encore artistes - (souvent d'ailleurs sculpteurs comme Michel-Ange) s'efforceront de donner aux motifs représentés des formes pour tenter de se rapprocher des effets de la sculpture. Pendant des siècles, le noir sera utilisé pour rendre les effets de lumière et le relief. Saint Thomas d'Aquin qualifie l'art de "splendeur du Beau". Or, pas de splendeur sans lumière éclatante. A l'époque moderne, le noir devient une couleur à part entière en peinture : la lumière et les couleurs explosent (impressionnisme). On parle de modulation de la lumière et des couleurs. La modulation de la lumière est un paramètre essentiel du Beau.

2 - L'énergie : Dans la peinture, l'énergie est aussi essentielle. L'art c'est le geste de l'artiste. Tout artiste aspire à capter l'énergie créatrice pour la projeter sur sa toile. Dans l'art abstrait, la main se soustrait à la tutelle de l'oeil et de l'horizon pour se lancer dans un jet essentiel, dans un concentré d'énergie. Mais que dire de la musique ? Musique rock évidemment. Je regardais l'autre soir à la télévision des extraits d'un concert du groupe Scorpion : le public exultait à l'unisson dans un commun élan de ferveur, d'exaltation. Toutes les énergies s'unissaient comme dans un flambeau qui s'élevait de la salle. En musique classique, il suffit de citer les pièces pour piano de Rachmaninov : pure énergie ! Ou encore les symphonies de Beethoven et Wagner, les pièces pour violon de Paganini, lequel a d'ailleurs inspiré le hard rock. Dans l'art brut enfin, la recherche d'énergie est évidente.

3 - La gravitation : en peinture, tout gravite autour du centre de l'oeuvre fixé par l'artiste et d'où partent les lignes de fuite. En architecture la gravitation connaît son plein sens car il s'agit d'équilibrer les masses autour des centres de gravitation. En musique classique, le concerto est toujours concerto pour (pour violon, piano, mandoline...) : il y a dialogue des instruments dont les sons gravitent autour de l'instrument désigné. Mais le thème ou le refrain est aussi un centre de gravitation sur lequel se règlent les autres passages du morceau ou de la chanson. Au cinéma, il existe presque toujours un personnage central autour duquel gravite la narration. Etc.

4- L'attraction : On n'est pas attiré par la Joconde comme par un gâteau au chocolat : on ne désire pas dévorer la Joconde ! Quand on est touché en art, on dit par exemple "ça me parle", parce que l'affect est inexprimable. On ne peut localiser la source de notre attirance, c'est tout notre être se met à vibrer et qui est pris dans cette attraction esthétique et mystérieuse. Donc l'attraction est une manifestation, un critère du Beau.

 

III - LA VALEUR DU BIEN

Tout ceci pour en arriver à quoi ? Pour en arriver à dire, qu'au fond, le Bien n'est autre qu'une chose naturelle et universelle. Tout comme le Bon et le Beau. Allez ! On reprend les quatre mêmes critères !

1 - La lumière : l'ombre représente le mal : Dark Vador, l'obscurantisme, la "part d'ombre" d'une personne, une "âme noire de péché", etc. Par opposition, la lumière est le bien : alors que l'on reste dans l'ombre pour commettre ses méfaits, on accomplit ses bonnes actions en pleine lumière. La lumière naturelle de la conscience de Descartes est le Vrai mais c'est aussi le Bien. Pareil pour les Lumières qui combattront l'ignorance. La lumière jaillit de l'authenticité, de la sincérité.

2 - L'énergie : qu'est-ce que serait le bien animé par l'énergie ? Ce serait, par exemple, la bonne volonté, le courage, la passion au service des autres. L'énergie est une force dirigée, motrice, maîtrisée. On pense à Gandhi qui économisait son énergie sexuelle pour la transformer en énergie de pure bonté, aussi active que possible.

3 - La gravitation : la gravitation, pour être bonne, doit être sélective. La gravitation autour du foyer familial est une gravitation heureuse et vertueuse. La piété filiale est vantée depuis l'Antiquité, depuis les premiers textes babyloniens et les Vers Dorés de Pythagore jusqu'aux grands textes sacrés qui valent encore de nos jours.

En revanche, il existe des gravitations qui n'inclinent guère au bien mais à la dépendance, à la soumission. Ainsi le Roi Soleil fît-il tout graviter autour de sa royale personne : la nature elle-même était prisonnière et à son service (les jardins à la Française), l'eau devait jaillir sur son passage. Avant lui, Pharaon asservissait tout son peuple pour construire ses palais et ses tombeaux. Aujourd'hui, que serait une gravitation vertueuse ? Une synergie autour du véritable Bien, une "identité heureuse" diront certains, pourquoi pas ? Quand tout converge vers le Bien par additions des bonnes volontés, on peut parler de bonne gravitation.

4 - L'attraction : Par transposition de la force naturelle d'attraction au désir, l'attraction gagne à être contenue. Sinon elle devient néfaste, mauvaise (voir la rubrique sur le Bon) ou sinon elle peut déboucher sur le Mal. D'où l'invention du mariage qui oblige à la fidélité. C'est pourquoi, les Anciens prônaient la vertu de tempérance ou de modération.

En résumé de cet article, je pourrais conclure par ce syllogisme :

- Ce qui est naturel est bon

- Or, les quatre forces sont naturelles

- Donc, le Bien est dans l'application de ces quatre forces dans nos existences.

Mais, bien sûr, cela ne marche pas comme çà ! Parce que l'homme ne vit pas à l'état de nature. Il vit aussi dans un monde où règnent un corpus de règles sociales et un corpus de règles culturelles (dont la religion et la morale). Toutefois, le schéma donné dans cet article, cette grille de lecture, inspirés des quatre forces du cosmos, peuvent servir de référence nécessaire, pour ne pas nous laisser emporter sur les chemins tortueux de la morale ou dans les excès des lois religieuses, quand on ne sait plus se repérer, quand on est égaré. Il serait trop long de développer ici les conditions sociales et culturelles des valeurs du Bon, du Beau et du Bien.

Comment concilier les trois niveaux de paramétrage de la valeur du Bien ? Je donnerai des exemples pratiques dans le forum sous cet article. Les lecteurs sont aussi invités à en donner !

 



20 réactions


  • Tall Tall 13 octobre 2016 09:22

    Et bien, mon cher Taverne, si tu n’as pas un Nobel après ça, on pourra vraiment crier à l’injustice.


  • Taverne Taverne 13 octobre 2016 09:24

    Que les forces soient en vous ! smiley


  • rocla+ rocla+ 13 octobre 2016 10:11

    La valeur du bon  :


    Dubon Dubon  Dubonnet  

    La valeur  du beau  :

    Il est beau il est beau le lavabo  

    La valeur du bien , 

    Il est est doux il est bien ce Saint Marcellin . 

    Zyva   Cosmogénénesse  ....



  • popov 13 octobre 2016 10:16

    @Taverne

    Vous annoncez 4 « forces » : énergie, lumière, gravitation et polarité. Puis dans vos explications, « polarité » est remplacé par « attraction ».

    C’est quoi la polarité des planètes ?


    • Taverne Taverne 13 octobre 2016 10:58

      @popov

      Je ne suis pas scientifique, aussi vous m’excuserez si je n’emploie pas toujours les termes tout-à-fait adéquats. Pour moi, la polarité c’est le magnétisme et donc l’attraction. Il faut comprendre les notions dans le contexte du propos.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 octobre 2016 11:57

      @Taverne

      Je ne suis pas scientifique (...)
      Ce n’était pas la peine de le préciser ! D’où la dérive sémantique qui vous fait associer la cosmogénèse (on dit plutôt cosmogonie) à la cosmologie...
      Teilhard de Chardin, où l’on trouve la seule attestation académique de cosmogénèse, l’utilise dans un tout autre contexte. Le cas de Micalef est un peu particulier, puisqu’il utilise cosmogénèse dans un cadre polémique.
      http://www.cnrtl.fr/lexicographie/cosmog%C3%A9n%C3%A8se
      http://lesnouveauxprincipes.fr/critique/2-cosmophysique/critique-detaillee-dela-cosmogenese-contemporaine

      Mais, cela ne vous empêche pas d’assener cette forte sentence : L’univers met en oeuvre des forces physiques qui ont force de loi partout.... Et de parsemer vos productions de considérations physiques, chimiques, astronomiques, archéologiques, anthropologiques, etc...

      il serait peut-être bon de publier en préalable à votre verbiage ce que vous entendez par ’cosmogénèse’, ’univers’, ’forces’, ’physique’, ’loi’ et ’partout’.

      Cela permettrait surtout au lecteur qui n’est pas dans votre tête de comprendre ce que vous prétendez penser.


    • Taverne Taverne 13 octobre 2016 12:27

      @Robert Lavigue

      Tout le monde a compris qu’il s’agit d’une métaphore. Dommage que vous ne vous en soyez pas aperçu. Du reste, tout le monde, je pense, comprend aussi mon propos sans qu’il soit besoin de délirer sur les diverses acceptions du terme cosmogénèse.

      « L’univers met en oeuvre des forces physiques qui ont force de loi partout »  : ce n’est pas une sentence, c’est un fait.

      Enfin, je trouve dommage de se limiter à la lecture du seul titre pour se précipiter dans la rédaction d’une critique, pour le seul plaisir de se mettre en avant.


    • Taverne Taverne 13 octobre 2016 12:30

      En fait, l’idée d’un autre titre (« que les forces soient en vous ! ») m’est venue mais trop tard.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 octobre 2016 14:42

      @Taverne

      1) Tout le monde a compris qu’il s’agit d’une métaphore.
      Tout le monde n’habite pas votre tête... Heureusement d’ailleurs, parce qu’elle semble bien encombrée !
      Voilà que la métaphysique-morale-esthétique est réduite au rang d’une figure de style. C’est un peu court jeune homme comme tentative d’(auto)justification...

      2) « L’univers met en oeuvre des forces physiques qui ont force de loi partout »  : ce n’est pas une sentence, c’est un fait.
      J’espère que c’est encore une de ces figures de style dont le sens profond m’aura échappé !

      Ce que vous appelez un fait (une observation, le résultat d’une expérience, etc) est l’un des postulats fondamentaux de la physique (indémontrable et falsifiable dans le sens que Popper donne à ce terme). Sans ces postulats (et non un fait, ni même une collection de faits) aucune science n’est possible.

      PS 1 : J’ai lu attentivement votre contribution. Par pure charité, je me suis abstenu de vous faire remarquer quelques incohérences (des figures de style probablement).
      Par exemple, vous établissez une nette césure entre les concepts bien, beau, bon, etc) et la culture, la société, etc... Un grand classique de toute démarche métaphysique.

      Ce que je constate, c’est que vous prétendez démontrer l’existence de ces concepts (transcendants ou immanents, peu importe dans ce contexte) par des exemples culturels ou sociaux ! Curieuse logique ou licence poétique ?

      PS 2 : Pour ce qui est du plaisir de se mettre en avant, je me permets de vous faire remarquer que je ne suis pas l’un de ces comparses avec qui vous partagez la tête de gondole.


    • Taverne Taverne 13 octobre 2016 15:35

      @Robert Lavigue

      Quel charabia prétentieux. Je comprends pourquoi vous n’êtes pas encore parvenu à rédiger le moindre article.

      Moi, je déteste le charabia et les discours qui coupent les cheveux en quatre. Je montre les choses telles qu’elles sont et telles qu’elles apparaissent à l’évidence d’une intelligence non tortueuse.


  • baron 13 octobre 2016 11:28

    Votre cosmogénèse ressemble sacrément à cette étrange association qu’est la nouvelle atlandide, ne manque plus que le « juste »

    Ce truc à tendance à devenir viral sur le net .....
    Et d’autres pensent à une secte en cours de développement

    • Taverne Taverne 13 octobre 2016 11:33

      @baron

      C’est quoi cette histoire ? L’Atlantide reste un mythe. Je n’adhère à aucune secte de ce nom ni à aucune secte de façon générale.


  • Taverne Taverne 13 octobre 2016 11:30

    Exemple n°1 :

    J’ai dis que je donnerais des exemples. En voici un : est-ce mal de chasser ?

    - Du point de vue de la nature : il est bon de se nourrir et donc de tuer pour nous nourrir. La chasse est bonne par nature.

    - Du point de vue social et culturel  : Tout dépend simplement des conditions de la chasse : respect des espèces protégées, des quotas, de l’animal, du milieu et de l’environnement, des habitations, etc. Ce sont là des conditions socio culturelles que nous ajoutons en tant qu’humains responsables.

    - Du point de vue du Bien (critère subjectif) : la réponse est neutre. Chacun peut avoir sa propre opinion. Par exemple, mon opinion est que chasser n’est pas pire pour l’animal que de passer à l’abattoir. Le chasseur peut même jouer un rôle utile en régulant la population de certaines espèces qui prolifèrent trop. Chasser est-il plus mal que de cuisiner le poisson encore vivant dans certains restaurants japonais ? (pratique culturelle courante et autorisée)

    On voit donc que l’on peut, pour tout ce qui est en rapport avec la nature, partir d’abord du critère naturel et du Bon, au lieu de commencer par des a priori culturels ou subjectifs. C’est une grille de lecture qui permet d’analyser méthodiquement un point en évitant les préjugés courants.


  • Taverne Taverne 13 octobre 2016 12:55

    Avis aux lecteurs : à propos du titre : j’ai choisi le mot « cosmogénèse » pour faire poétique. Mais cet article n’a rien d’ésotérique et ne se réfère à aucun mouvement sectaire. D’ailleurs, je ne permets pas à aucun mouvement sectaire d’utiliser les idées développées dans cet article à des fins autres que celles que je leur donne, à savoir d’enrichir la réflexion philosophique, rationnelle et cartésienne

    Il s’agit d’un article philosophique. Pour s’en rendre compte, il suffit de le lire. Désolé pour l’ambiguïté du titre. Mea culpa.


  • philouie 13 octobre 2016 13:17

    la gravitation et la polarité.
     
    En réalité nous sommes soumis à deux mouvements contraires, la différenciation et le désir d’union.
    Le désir d’union nait de la différenciation comme un désir de retourner à l’état indifférencié originel.
    La différenciation se fait selon l’opposition des contraires : ce qui n’est pas chaud est froid, il y a de lumière ou de l’obscurité. C’est ainsi que parce que nous sommes différenciés en tant qu’homme et femme que nous nous attirons l’un l’autre. La gravitation est la forme matérielle du désir d’union et la polarité celle du désir d’union des contraires.
    Mais le mouvement créateur lui, est différenciation, division, séparation.


  • Ratatouille Ratatouille 13 octobre 2016 13:47

    @Taverne
    lors d’une rando en montagne dans la neige en passant une crête,j’ai vu
    un paysage si magnifique que suis tombé à genoux.(un satori peut-être )
    la beauté est bonne pour les randonneurs,mais à coup sur, mauvaise pour les funambules
    elle est donc paradoxale .
     smiley
     smiley


  • rocla+ rocla+ 13 octobre 2016 19:52

    de Kant il reviendra le temps des cerises ?


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