lundi 24 février 2014 - par GéraldCursoux

Dépression ?, cancer ?

Les Français vont mal...

Les Français vivent le moment présent comme si une lourde peine leur était infligée par on ne sait quelle main invisible, et l'avenir leur semble encore plus sombre. Ils déclinent jour après jour la phrase de Dante (en substance :) si tu entres ici perd tout espoir ! La France est peuplée d'êtres en mal d'être, d'âmes en peine, de désespérés comme si tous les malheurs du monde lui étaient tombés dessus. Et pourtant la douceur angevine chantée par Du Bellay est toujours là... comme les massifs montagneux enneigés, la mer et ses golfes clairs étincelante sous le soleil, les paysages du Périgord et les volcans d'Auvergne, etc. On va à la mer, aux sports d'hiver ; on pratique des sports variés ; on se prête à la mode de la gastronomie et des voyages exotiques... Ne devrait-on pas être heureux avec seulement 35 heures de travail par semaine, des congés payés à rallonge, un Etat providence qui garantit l'éducation, la santé, la longévité, et rend d'autres multiples petits services quotidiens ? Et pourtant les Français sont mal dans leur peau : ils sont déprimés, pire peut-être, comme rongés par un mal dont ils n'oseraient prononcer le nom. Ils redoutent tout diagnostic et mettent cela, quand on les sonde, sur le compte du chômage, des dérives « sociétales » : insécurité, violences, etc. ; et de la politique à défaut de pouvoir en appeler au châtiment divin. Dans la douce France ils sont comme Hamlet en son Royaume : ils craignent le pire, et comme cestui-là font tout pour se l'infliger. Il y a certes (les statistiques sont imparables) des laissés pour compte, des injustices, des inégalités... mais on lutte pour améliorer le sort des plus faibles, et cet effort devrait au moins leur faire comprendre qu'ils ne sont pas des incurables. Non !, rien n'y fait : ils dépriment, ils vont mal. Il est vrai qu'il y a des symptômes forts. Mais ils ne sont pas d'aujourd'hui. Ce sont l'extrême Droite et l'extrême Gauche qui les portent, c'est une évidence : discours haineux ; besoin de s'affirmer par la violence des mots, des manifestations ; de dénoncer des coupables imaginaires et d'en appeler aux mânes des grands ancêtres dont toutes les théories ont été démenties par l'histoire ; refus du dialogue, du compromis, etc. Seule compte la lutte ! Les faits sont têtus mais ceux-là le sont plus encore car ils se refusent à les voir ! Ils vivent dans des bulles idéologiques, qui n'ont pas hélas la fragilité des bulles de savon mais sont en acier inoxydable, imperméables. Que disent-ils ? Aux extrêmes Droite et Gauche on ne dit pas la même chose, mais ne se complète-t-on pas ? Et le fait que certains passent d'un bord à l'autre sans changer de religion renforce cette impression. Les métastases prolifèrent symétriquement et inexorablement, même si les hommes changent. Aujourd'hui c'est Mélanchon et Marine Le Pen qui sont sur les estrades et devant les caméras du JT. Demain d'autres les remplaceront, et rien ne changera bien qu'ils veuillent tout changer. Il faut les écouter ces extrémistes des deux bords pour saisir l'origine du mal : car il est là le virus de la dépression, le cancer qui ronge les Français ! C'est dans ces Partis qu'on peut l'identifier. Le soigner avec des remèdes appropriés sera une autre affaire, mais si ce premier effort d'analyse n'est pas fait, à défaut de soins le mal continuera à s'étendre et la consommation de médicaments, d'alcools, de drogues ne fera que grossir ; les incantations et les prières ne suffisent plus comme jadis et naguère, il faudra y aller au bistouri, ouvrir où ça fait mal, et tailler. Au besoin sans anesthésie, car le malade ne se laissera pas faire ; sous le bistouri il dira sa bonne santé, ses droits, revendiquera. On sait ce que disent ces citoyens de l'extrême : il est temps d'en tirer les vaccins. Un seul exemple, l'anticapitalisme du NPA. La définition du mot « Capital » dans Le Robert est la suivante : « la part de la production de biens et de services non consommée destinée à être investie pour produire de nouveaux biens et services ». Y a-t-il une autre façon de produire des biens et des services que celle consistant à utiliser un « capital » ? Non. Le savent-ils au NPA ? Et que leur répond-on sur les estrades ? Rien ! La division de la société procède ainsi, par amalgames, mauvaise définition des mots, etc., qui permettent l'imposture, l'anathème, l'accusation. Il faut en finir avec cette culture dite libertaire portée par les extrêmes Droite et Gauche, qui n'est qu'une contre-culture vide de sens.



12 réactions


  • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 24 février 2014 11:25

    Y a-t-il une autre façon de produire des biens et des services que celle consistant à utiliser un « capital » ? Non.

    si bien sur...l’argent n’a JAMAIS rien fabriqué....ce sont des personnes travaillant ensemble qui font tout.........


  • foufouille foufouille 24 février 2014 12:09

    cadre du PS ou UMP ?


  • PhilVite PhilVite 24 février 2014 12:22

    « Y a-t-il une autre façon de produire des biens et des services que celle consistant à utiliser un « capital » ? Non. »

    20dieux, ça c’est de la culture économique, ou je ne m’y connais pas !

    Paraît qu’il faut aussi des trous pour faire du Gruyère ?


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 24 février 2014 12:26

      un fait ne peut se nier....l’argent n’a JAMAIS rien fabriqué.....la négation due à l’ignorance ne change rien à un fait absolu et ceci est un fait absolu...


    • PhilVite PhilVite 24 février 2014 13:57

      Cher howahkan Hotah, ma remarque s’adressait à l’auteur de l’article, mais je crois que vous l’avez mal interprétée, car de toute façon, l’utilisation de trous, même de fabrication suisse, pour faire du Gruyère, est très malaisée ! Par ailleurs, si l’argent n’a jamais rien fabriqué, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un parpaing ou une poutre fabriquer quoique ce soit non plus. Confondre le matériau, l’outil, la main et le cerveau risque de nous entrainer dans une discussion sans queue ni tête. Quoi qu’il en soit, relativement au système dans lequel on vit, pour lequel, je suis d’accord, moult alternatives peuvent être imaginées, l’argent, le capital, reste bel et bien le nerf de la guerre et de la domination (d’où la légère pointe d’ironie de ma remarque initiale).


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 24 février 2014 15:34

      Salut philvite..oui méprise de ma part, j’ai trop vite lu...désolé .

      ps : mettre au même niveau au parpaing et l’argent euh...l’un existe pour de vrai l’autre est un symbole, c’est comme de penser se nourrir en lisant un livre de cuisine...on ne peut mettre ce qui existe et est réel et ce qui n’existe pas mais est un symbole sur le même plan..le conditionnement millénaire est si profond qu’il n’est pas perçu....je n’y peux rien, comme arnaque c’est génial en fait, comme les religions..la valeur à un métier etc etc

      cela dit ..mes salutations... smiley

      petit mot de jiddu krishnamuti en 1947 ...prémonition

      ce que je trouve important dans ceci, c’est que chacun d’entre nous doit solutionner ce problème et ne pas le laisser à des leaders. Ce problème, cette catastrophe demande absolument, non pas une pensée statique( e : à partir de concepts et outils préétablis et fixes comme pour faire un meuble) mais une pensée révolutionnaire, une pensée qui n’est plus basée sur une idéologie, que ce soit hindouiste, nationaliste ou capitaliste.Cela demande un changement radical dans notre facon de penser. Alors bien sur l’approche du problème devient d’une importance vitale. Le « comment » est plus important que l’action elle même. Aussi savoir comment approcher cette catastrophe est plus important que quoi faire à son propos. Ce « comment » ne peut être compris seulement quand nous sommes capable de voir le problème à travers nous même et non par le biais de formules. Cela étant dit, comme c’est une catastrophe mondiale, cela demande un esprit qui soit capable de la voir sans aucun préjudice personnel. On ne peut pas l’observer objectivement en tant que brahmane, , musulman ,chrétien ou bouddhiste. Parce que dans le passé nous l’avons déjà observé de cette façon divisé nous avons alors nous mémé créé une telle crise. A cause de la tradition et autres absurdités , nous avons créé ce problème et si nos approchons le probleme avec la même mentalité, nous ne pouvons le clarifier ou le comprendre, maus seulement le prolonger. C’est comme si on se tenait debout devant un précipice avec notre esprit « biaisé » et nous en sommes rendu là après de siècles de division, communautaire ,sociale, le riche et le pauvre ; divisions de principes,d’idées, divisions religieuses et on a créé ainsi cette misère affligeante et cette confusion totale. Si seulement nous pouvions le comprendre on s’éloignerait alors du précipice pour observer-comprendre le problème. On ne peut pas se tenir au bord du précipice et essayer de résoudre le problème. au contraire nous devons complétement abandonner les causes qui nous ont amené là et regarder le problème en prenant une certaine distance, là est notre difficulté.

      Nous savons qu’il y a un catatastrophe en cours, nous connaissons les causes sociologiques des guerres qui ont eu lieu et de celles qui vont venir. Les préparations de la 3eme guerre mondiale vont bon train avec de formidables compétences, vous et moi savons que ceci est le bord du précipice. Je ne pense pas que l’Inde va pouvoir échapper à cela. La plupart d’entre nous réalisons ,comment d’une manière comparativement sérieuse, se présente tout ceci.

      Nous lisons dans tous les journaux à propos de cela mais sommes immédiatement distrait de tout cela par exigences, nos désirs immédiats et notre souffrance.

      Mais la catastrophe est « incroyablement grave » et c’est pourquoi si nous « apprenions » quelque chose de celle ci, nous deviendrions tres sérieux et serions immensément désolés des divisions de classe et tout ce qui est sur la même longueur d’onde que cela. SI les problèmes étaient assez sérieux nous ferions quelque chose à propos de deux ci. Si vous avez une rage de dent vous feriez quelque chose immédiatement. Mais cette souffrance (humaine) est bien plus grande et bien plus grave qu’une rage de dents., C’est une souffrance continue, mais aussi plus distante et c’est pourquoi nous ne faisons rien. On cherche des leaders, des gurus, des formules, des systèmes etc etc...On se tourne vers Moscou ou Washington. Nous sommes au bord du précipice et nous devons y faire face ( ne plus le fuir)....


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 24 février 2014 15:57

      Quand le voleur du collectif qui dirige et qui est notre système depuis 5 à 10 000 ans introduisit l’argent qui n’existe pas , qui n’est pas réel , c’est comme de se nourrir en lisant un livre de cuisine,exactement pareil, ce fut une invention absolument géniale, car non seulement ça permets de voler le travail des autres sans violence physique majeure en bande violent organisée , ou la vie des autres sur des générations comme on voit aujourd’hui, mais en plus ça permets d’accumuler assez de pouvoir pour voler le groupe, qui lui travaille, pendant des années, pour une vie voir 1000 vies pour certains aujourd’hui , ça a de plus le remarquable effet secondaire de diviser les gens entre eux, genre un os entre 10 chiens, en créant une compétition permanente pour la survie.....la base se bagarre, et la haut ils engrangent ....


  • JL JL 24 février 2014 12:42

    Le capital n’est pas la façon de produire des biens et des services, le capital est le moyen de s’approprier les plus-values du plus grand nombre de travailleurs possible.

    Mais cette croyance en la toute puissance du capital est à la base des PPP dévastateurs, ruineux, générateurs de dettes souveraines.

    Lorsque État et Économie font des affaires

    ’’Ces dernières années, le partenariat public-privé (PPP) semblait être la solution idéale pour réaliser des grands projets de travaux publics, même quand les caisses de l’État étaient vides. La plupart des États européens se sont donc lancés dans des projets PPP. Mais cette coopération permet-elle forcément d’augmenter l’efficacité des projets de grande envergure ? Et quel impact aura ce modèle à long terme ?’’ Quasiment partout où la gestion de l’eau a été privatisée, les consommateurs font face à la hausse des prix. En France, quelques entreprises se partagent le marché de l’eau. Stéphane Saussier, professeur à la tête de la chaire de recherche sur l’Economie des Partenariats Public-Privé à la Sorbonne Graduate Business School, travaille sur les conséquences de ces monopoles.’’ (vidéo, 3 mn).

    ’’Les PPP sont la parfaite illustration de dépenses publiques insouciantes qui se décharge de leurs responsabilités sur les générations futures. A long terme les PPP ne réduisent pas la dette, ils l’augmentent. Holger Mühlenkamp de l’Université de Spire parle d’une « illusion de financement ». Pour lui, l’échec ne tient pas aux dirigeants, mais aux politiques menées.’’ (vidéo, 3 mn)

    ’’Véritable joint-venture entre les intérêts publics et privés, les PPP  se sont imposés dans les sphères décisionnelles grâce à un important travail de lobby. A l’époque, l’Allemagne était gouvernée par la coalition des sociaux-démocrates et des écologistes. Rudolf Scharping, alors ministre de la défense, a joué un rôle majeur dans l’adoption des PPP par la politique allemande. Aujourd’hui, sa vision est résolument critique.’’ (vidéo, 2 mn)

    ’’Les gagnants des PPP, en plus des fonds d’investissements, sont quelques grands groupes de BTP européens, et surtout une armada d’avocats d’affaires et de cabinets de consulting. Ce dernier secteur pratique l’omerta, et les demandes d’interviews sont plutôt mal accueillies. Ute Jasper, avocate à Düsseldorf, fait partie des rares consultants qui ont bien voulu parler de leur travail.’’ (vidéo, 3 mn)


    • GéraldCursoux GéraldCursoux 24 février 2014 20:46

      Décidemment vous êtes des illuminés ! Le Père Ubu c’est pour vous : bla bla bla.

      Vous êtes porteurs d’un des virus que nous devons éradiquer. Le mal français est dans vos gènes. L’ignorance se nourrit de contre-vérités. L’argent n’est qu’un moyen d’échange pour ne pas être limité au troc. Et c’est ce qui permet justement une accumulation indispensable pour investir dans des activités qui produisent les biens et services que nous consommons. Point barre.

      Pour mettre vos fadaises sur le site vous utilisez un ordinateur... vous croyez qu’il a été fabriqué parce que deux gugusses ont échangé 1 kg de patates contre une puce... etc.

      Vous devez êtres déclarés irresponsables... heureusement pour vous !


    • JL JL 25 février 2014 09:25

      @ géraldcursoux,

      qui m’écrit : ’’Vous êtes porteurs d’un des virus que nous devons éradiquer. Le mal français est dans vos gènes.’’

      Ma réponse : Hitler et ses mentors qui sévissent encore aujourd’hui n’auraient pas dit autrement.

      Le communisme a réussi à envoyer un satellite dans l’espace bien avant le capitalisme.

      Ce n’est pas le capital qui permet de créer les grandes choses, c’est le crédit. Et le crédit ce n’est pas forcément la monnaie : c’est la confiance. Pas de crédit sans confiance. Aujourd’hui, plus personne n’a confiance dans votre système capitaliste : les grands manitous ont ruiné la confiance de l’humanité en elle-même.

      Aujourd’hui, face à une grosse crie financière dont ils sont responsables, ils sont prêts à déclencher l’apocalypse.


  • bobbygre bobbygre 25 février 2014 11:27

    « Ne devrait-on pas être heureux avec seulement 35 heures de travail par semaine, des congés payés à rallonge, un Etat providence qui garantit l’éducation, la santé, la longévité, et rend d’autres multiples petits services quotidiens ? »

    Vous vivez en France ? Parce que l’éducation et la santé se sont sérieusement dégradés et continuent de se dégrader ; les pauvres hesitent à se faire soigner/éduquer et les riches fuient les etablissements publics... Et les 35 heures, je me demande qui les fait car ça environ fait six ans que je suis fonctionnaire et six ans que je ne suis plus au 35h (il n’y a que dans le privé où j’ai eu la chance de profiter des 35h).

    Bref, avec de tels à-priori reprenant tous les poncifs libéraux des haineux de la France, vous partez avec un bel handicap pour faire une analyse correcte (Erwanet sur AgoravoxTV illustre bien ce phénomène : un article libéral, un article de détestation de la France ; ça doit être sa notion de la pluralité des points de vue).


  • alinea Alinea 25 février 2014 11:37

    Intéressant cette vision du monde ! Il m’a fallu y reprendre à deux fois et bien me frotter les yeux :
    les seuls gens heureux que je connaisse sont ceux qui sont porteurs d’avenir, avec les idées et leur lutte, ce sont des gens d’extrême-gauche qui ne luttent pas contre un ennemi imaginaire, mais bien réel au contraire. Vous semblez confondre classe moyenne et population, sortez à la campagne et rencontrer des paysans, par exemple !Faites le tour des interdits, des tours de vis qui empêchent la créativité , regardez la vie des minorités... enfin ouvrez les yeux.
    Oui, la classe moyenne supérieure est nantie et sécurisée, mais pour pouvoir se regarder dans la glace le matin, je vous assure qu’elle est obligée d’avoir fermé ses oreilles et son coeur tous les jours, toutes les années précédentes !
    enfin... tout est à reprendre dans cet article indécent de naïveté ou d’ignorance !


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