jeudi 6 avril - par Jeussey de Sourcesûre

Exorcisme raté à la Maison Blanche : le diable s’est réfugié dans un bureau ovale !

 Steve Bannon vient d’être évincé du Conseil de Sécurité Nationale des Etats-Unis, mais reste le stratège en chef de Donald Trump. Si l'establishment répugne à intégrer l’ancien responsable de « Breitbart News », la version officielle de sa mise à l’écart montre que son influence reste forte

Le très controversé protégé de Donald Trump, Steve Bannon, a été limogé de ses fonctions à l’occasion d’un remaniement initié par le Président.

Les observateurs de Washington avaient été surpris de l’attribution d’un rôle de premier plan au sein du conseil à une personne ayant si peu d’expérience en matière de politique étrangère, plutôt que de confier ce rôle à des hauts fonctionnaires ou à des officiers supérieurs qui occupent habituellement de telles fonctions, et tout vient de « rentrer dans l’ordre » avec le départ du conseiller préféré de Trump du NSC, organisme qui conseille le chef de l’état américain sur les questions relatives à la sécurité nationale et à la politique étrangère. Par la même occasion le rôle du conseiller en sécurité intérieure, Tom Bossert, a également été revu à la baisse.

Le général McMaster - qui a probablement participé à la décision - a été chargé de fixer l'ordre du jour des réunions du CSN et du Conseil de sécurité intérieure. Il a également été autorisé à déléguer ce pouvoir à M. Bossert s’il le jugeait utile.

Du coup, par un effet providentiel, le directeur national du renseignement, Dan Coats, et le chef d’état-major, le général de marine Joseph Dunford, retrouvent leurs fauteuils au comité des directions générales qui englobe CSN et CSI.

Steve Bannon avait été nommé au comité des directeurs du Conseil National de Sécurité au début du mandat de Donald Trump. Cette décision avait suscité de nombreuses critiques de la part des « experts » en politique étrangère de Washington et des détracteurs de Trump qui jugeaient inapproprié de jouer avec le feu sur les questions de sécurité nationale et la politique étrangère.

Pourtant, le porte-parole de la Maison-Blanche a rapidement fait savoir que cette mutation ne signifiait en rien une rétrogradation pour Bannon. En effet, celui-ci prend la direction d’une structure de sécurité parallèle connue sous le nom de « Strategic Initiatives Group », un organisme considéré parfois comme base d’un contre-pouvoir. L’influence de l’éminence grise sur le président restera donc intacte.

Un haut fonctionnaire de la Maison Blanche a déclaré à « Associated Press » que la nomination de Bannon au Conseil de Sécurité Nationale au moment où Trump prenait ses fonctions avait été une mesure visant à assurer la mise en œuvre des conceptions du Président, et en particulier les efforts visant à réduire et à rationaliser les attributions du NSC. A l’époque, c’était Michael Flynn qui était à la tête du NSC, et Bannon était apparemment chargé de le « guider », or Flynn a été « prié de démissionner », mais le porte-parole a déclaré que le rôle de M. Bannon au sein du comité n'avait rien à voir avec les problèmes de Flynn et ses problèmes relationnels avec des dirigeants russes.

Dans une brève déclaration au Wall Street Journal Bannon a déclaré : "Susan Rice(1) avait instrumentalisé le CSN sous la présidence précédente. Ma mission a été de m’assurer de la désactivation de cet instrument. Le général McMaster a rendu au NSC son bon fonctionnement ».

 

  1. Susan Rice était la conseillère en sécurité nationale du président Barack Obama,


12 réactions


  • non667 6 avril 16:29

    bannon = un juif = comme tout les juifs ,comme dsk

    Dans la revue Passages N° 35 Strauss Kahn avait déclaré : “Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c’est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu’un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd’hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l’infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël”.

    = taupe d’israël


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 6 avril 18:38

    Quelques ajouts :

    - Trump doit sa victoire uniquement à l’équipe Bannon.

    - Le général McMaster est le militaire favori de McCain, ce qui ne peut signifier qu’il ne s’agit que d’un retour en arrière avec des politiques de néocon totalement pro-OTAN (anti-Iran, anti-Russes...)

    - L’affaire Susan Rice date d’un peu plus d’une semaine, et il est difficile d’imaginer que Bannon n’ait été promu au conseil de sécurité uniquement sur ce sujet... il y a trois mois.

    Après la cacophonie de la réforme de l’assurance sociale (Affordable Care Act) on dirait que l’effet Trump touche à sa fin. Les néocons sont revenus au pouvoir.


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