mardi 9 octobre 2012 - par Disjecta

François Hollande : du « Young Leader » de compétition

On est d'accord au moins en cela avec les partisans de notre ancien président : Sarkozy avait fait très fort. La question à présent est celle-ci : les socialistes parviendront-ils à faire encore plus fort et à couler enfin ce foutu pays de la révolution qu'est la France. Tous les Young Leaders de la French American Foundation sont en tous les cas sur le pont pour que ce si bel objectif porté par tous nos atlantistes infiltrés soit atteint.

Avec Sarkozy, atlantisme et sionisme décomplexés étaient au rendez-vous. Finies les petites humeurs gaulliennes de chiraquien nostalgique, on n'affichait comme n'importe quel touriste son tee-shirt "NYPD", on s'entendait copain comme cochon avec cette remarquable institution républicaine pas du tout communautariste (le tout c'est de s'entraîner à le dire vite) qu'est le CRIF, on trouvait les plus belles vertus à la politique de la terreur sans limite de Bush et consorts (Obama), on se faisait même sa petite guerre coloniale en Libye aux côtés des US et de leur officine de terrorisme Al Qaida, bref on portait déboutonné la trahison des intérêts français sans jamais avoir à en rougir devant une presse pas franchement en reste dans le domaine.

Les élections présidentielles de 2012 promettaient dans le genre un duel sans risque : entre Sarkozy, que l'on n'a plus besoin de présenter, et DSK qui tous les matins se réveillait en se demandant comment être utile au glorieux état d'Israël, tout assurait que les intérêts français seraient encore plus copieusement balancés par-dessus bord qu'avant. La presse faisait, comme elle est payée pour le faire, tout son possible pour imposer ce duel entre les deux candidats adoubés par le MEDEF et l'organisme républicain pas du tout communautariste de tout à l'heure, mais une malheureuse histoire de "troussage de domestique" foutait tout cette dispendieuse campagne de com' en l'air. Cependant, le bon joueur dispose toujours d'une seconde voire d'une troisième carte à jouer en cas de besoin. Au PS, on était servi, avec tous les Young Leaders qu'on forme pour trahir correctement son pays au profit des Etats-Unis. Valls, vu sa jeunesse, on le gardait pour après mais "l'ami éternel d'Israël" aurait son maroquin de l'intérieur dès que possible pour faire son malin avec la sécurité et séduire les ménagères, les cadres et les retraités ; Moscovici manquait de visibilité médiatique (futur idéal premier ministre de soupape après Ayrault), restait Hollande. Une moule pas possible, le canasson sans allure qu'on choisirait en principe jamais. Mais un président atlantiste, c'est comme de la lessive ou un pot de yaourt : si on y met les moyens, on n'aura pas trop de mal à le vendre. DSK sur la touche, du jour au lendemain Hollande récupérait sa foule d'admirateurs. Personne n'avait vu le beau tour de passe-passe médiatique, hop, ni vu ni connu v'là que j't'embrouille, c'est l'autre moule qui sera ton président. Fallait dire que vu le sabotage permanent de Sarkozy pendant cinq ans, ça commençait un peu à se voir que c'était pas franchement la France qui l'intéressait. Du coup on risquait de perdre un bon candidat atlantiste. Seule solution : foutre un atlantiste du même tonneau contre lui, au pire - si la moule labellisée "young leaders" réussissait quand même à l'emporter (pourtant on a pris le plus mauvais) - on risquait pas trop d'être déboussolé.

Les élections terminées et bien terminées, il n'y a pas lieu d'être déçu. Question atlantisme, on bat même des records. Le discours de Hollande à la tribune de l'ONU est en l'espèce ce qu'on n'aura vu de plus servile depuis au moins Tony Blair. Tout le programme du Pentagone y passe : Syrie, Iran, guerre sans fin au terrorisme qui finit pas (et pour cause) ; on a même le droit à une petite larme de crocodile pour le conflit israëlo-palestinien qui a décidément trop duré (pourvu que ça dure), bref du grand Young Leader ou bien je ne m'y connais pas. Probable que Valls ou Montebourg feront encore mieux quand leur temps sera venu mais on a de quoi se féliciter pour ce petit programme d'infiltration des élites françaises : le prix de la serpillère atlantiste, catégorie président de la république, est sans aucun doute mérité.

Avec ça plus le TSCG qui, y'a pas de raisons de ne pas l'espérer aussi, devrait avoir les mêmes effets pour la France que pour la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, on peut en tout cas être rassurés de l'autre côté de l'atlantique : nos "boys" français, à l'étiquette certes un peu exotiques de "socialistes", font un travail de sape remarquable pour bousiller leur pays. A l'égal certes, car il ne faut pas oublier les grands hommes d'hier (et peut-être de demain, cela dépendra du plan com' pour 2017), de leur illustre prédécesseur, dont l'efficacité en la matière pendant cinq ans fut déjà des plus remarquables.



3 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 9 octobre 2012 10:22

    ils font tout pour détruire la souveraineté de notre pays pour n’en faire plus qu’une province d’une Europe vassalisée aux Sates , beurk ! et dire que certains se réclament du gaullisme !


  • Leviathan Leviathan 9 octobre 2012 11:56

    Pour en savoir plus, sur le Gouvernement Mondialiste Socialiste de François Hollande, lisez :
    - « Faits & Documents » n°337 Du 1er au 15 juin 2012 de Emmanuel Ratier (Extrait).
    - « Faits & Documents » n°338 Du 15 au 30 juin 2012 de Emmanuel Ratier (Extrait).


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 9 octobre 2012 22:24

    Soit par incompétence, soit par malhonnêteté, soit les deux, un peu comme Noël Forgeard avec EADS, ils font en sorte que le pays s’enfonce dans une spirale dette-décroissance qui rend le pays vulnérable aux spéculateurs financiers.

    Les taux d’intérêt augmentant, les profits générés sont colossaux, jusqu’à l’effondrement final où les derniers acheteurs se retrouvent avec des emprunt russes dévalués.

    Le tout dans ce jeu du capitalisme financier à la Madoff est de ne pas faire partie de ces derniers.

    Nous en sommes vraiment en phase finale pré-létale.


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