vendredi 17 février - par Amaury Watremez

Gauche « molle », gauche « dure » : même hypocrisie ?

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Il y a quelques jours François Hollande a été pris la main dans le sac, suite à une interview au « Guardian » confirmant son

attachement au libéralisme et le fait qu'il n'a pas l'intention une seconde de remettre en question le système tel qu'il est s'il est élu, bien au contraire. Rappelons que c'est un gouvernement de gauche qui a mis en place la politique de RGPP, ceci afin de répondre aux critères de convergence imposés par l'Union Européenne, et menant donc à une libéralisation économique encore plus marquée.

Ce n'est pas en nous resservant un « remake » des « emplois jeunes » (des emplois précaires, ne donnant aucune formation ni validation d'acquis), sous un autre nom, que l'on résoudra la question. On me dira, de nos jours, ce ne serait déjà pas mal d'avoir un emploi, mais faut-il pour autant que la personne en bénéficiant soit donc en somme taillable et corvéable à merci.

En fait, mais est-ce vraiment un scoop ?

François Hollande n'est pas de gauche, sauf comme la majeure partie de son électorat sur les questions sociétales, qui permettent de faire illusion. On ne touche pas aux dogmes sur ces problématiques, car on prend alors le risque d'être instantanément excommuniés pour crime de lèse-pensée correcte.

Comme on a pu le vérifier en écoutant les réactions sur les propos de Christian Vanneste concernant la déportation homosexuelle pendant la deuxième Guerre Mondiale. Le tout pour plaire à un électorat plutôt « bobo », qui trouve que soutenir tout changement sociétal c'est forcément aller dans le sens du progrès, de la théorie du « gender » au « mariage homosexuel ».

Notons que lorsque cela arrive chez eux, dans leur maison, qu'un fil ou qu'une fille fasse un « coming out » et ils seront beaucoup moins tolérants...

Les propos de Christian Vanneste ont été appuyés par Serge Klarsfeld.

Ce qui pose une question : il n'y aurait donc qu'une seule catégorie de déportés à considérer ?

La déportation des africains, des handicapés, des tsiganes, des slaves, et donc des homosexuels serait donc quantité négligeable ?

Passons pudiquement là-dessus...

Toute cette agitation sur cette question confirme d'ailleurs en passant que nous sommes toujours dans l'esprit des belles consciences républicaines, tout ça, dans l'immédiat après-guerre.

François Hollande, dans son interview au journal britannique (ta mère, uh, uh, uh, suis-je spirituel), a commis une autre « bourde » quant à son électorat. Il a dit qu'il n'y avait plus de communistes en France.

Il essaie de se rattraper aux branches mais ce qui a été dit a été dit. Que n'avait-il fait ? D'aucuns, là aussi des mauvais esprits, vont jusqu'à dire que le marxisme et le communisme sont comme une foi, comme une religion, avec ses prophètes, Lénine, Marx, voire Staline, même si certains reconnaissent qu'il y est allé quand même « un peu fort », et ses Judas (ainsi Trotsky, quand même « l'inventeur » de la police politique et des camps)...

Et pour ces gardiens du temple, « tout anticommuniste est un chien », reprenant Sartre qui cachait les exactions des régimes dits « populaires » afin de « ne pas désespérer Billancourt ».

Il a donc provoqué l'agacement de Mélenchon, gardien du temple de la gauche sociale, grand prêtre de ce qui reste du marxisme en France, charismatique, dont les discours renvoient aux temps heureux et bénis de l'Union de la Gauche, avec tous les clichés afférents, ne manque pas celui du capitaliste, gros, moite, avec un cigare dans une Rolls, alors que maintenant celui-ci se veut impliqué dans le « développement durable », soigne son « louque » et son comportement de « monsieur tout le monde »..

C'est du moins l'emploi qu'il a cru de prendre, le créneau qu'il occupe, ce qui lui réussit. Certains vont même jusqu'à dire, des « mauvais esprits » dont je ne suis pas, qu'il est « communiste par défaut », pour la raison que j'invoque ci-dessus.

Et le pire, ou le mieux, est que ça marche car cela provoque l'adhésion et le soutien inconditionnel de nombreuses foules !

Il y a simplement deux ou trois contradictions :

Comment peut-on être de fait internationaliste, car c'est ce qu'implique d'être concrètement socialiste, ce que je ne critique pas en soi, c'est son droit le plus strict, et se dire dans le même temps souverainiste ?

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260535_francois-hollande-c-et-jean-luc-melenchon-d-le-14-mars-2010-a-paris-sur-le-plateau-de-tf1-a-boulogne-billancourt.jpgComment peut-on être franc-maçon comme l'est Mélenchon selon ses dires mêmes, là aussi c'est juste un constat, aucun jugement moral, et se prétendre « hors système ». 

Alors que la franc-maçonnerie est au cœur de toute la classe dirigeante actuelle ?

Là encore, loin de moi l'idée de relayer une vaste théorie du complot, mais c'est de fait contradictoire. Ou alors c'est une application "stricto sensu" de la méthode dialectique...

Des mauvais esprits, dont je ne saurais être, verrait là une vaste hypocrisie là aussi tout comme j'ai trouvé stupide que Nicolas Dupont-Aignan soit conspué comme il l'a été, alors que parfois, il est mieux de dépasser les clivages. Peut-être le créateur de Débout la République a-t-il pêché par excès de naïveté ?

Aujourd'hui « l'incident est clos », nous dit monsieur Mélenchon. Il faut dire qu'un ministère et quelques dizaines de circonscriptions mérite certainement de ravaler sa fierté et ses principes.

On constatera ci-dessous que jamais il n'a de connivence avec quiconque...


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