mardi 11 octobre 2016 - par alinea

L’âge des fossiles

On connaît le charbon depuis le XI ème siècle, on l'exploite industriellement depuis le XVI ème, il est devenu impérieux de le dénicher partout depuis la révolution industrielle du XIX ème.

Le pétrole, lui, est utilisé depuis l'antiquité mais il faut attendre le XIX ème siècle pour qu'il devienne le socle de nos civilisations modernes.

Entre temps, Denis Papin. Le grand virage a moins de deux siècles, il fallait du temps au temps à l'époque, presque deux siècles pour avoir les idées larges ! Mais dès qu'on a élargi les idées, il y a un tas de gens qui s'y sont engouffrés ; celles-ci n'étaient plus la curiosité, l'ingéniosité, pour un mieux être, mais ce que l'on pouvait tirer comme intérêt matériel de tout ça.

Le nucléaire, lui a à peine cent ans.

 

Tout cela s'appuie sur les richesses fossiles de la planète que l'intelligence humaine a mises au service de l'humain, confort accru, facilités, expansion... on aurait pu attendre sagement, équitablement, la fin de ces richesses pour passer à d'autres énergies, elles, renouvelables. Mais l'humain ne sait pas faire bien les choses, il faut toujours qu'il crée l'enfer comme si le bien-être, le « paradis » lui était intolérable. Freud a parlé de pulsion de mort, nous aurions bien fait de poursuivre sur sa lancée et en comprendre les mécanismes. Ceci dit, comprendre, n'a jamais révolutionné le monde, c'est pourquoi les orientaux, dans leur sagesse, se foutent comme d'une guigne de la compréhension, mieux la loge dans les bas fonds de la psyché humaine. Je parle de cette compréhension qui décortique et qui, au final, ne satisfait que le mental. Bon.

L'homme adore se regarder le nombril ; il trouve un os, une pierre gravée d'un hiéroglyphe, un dessin... et il en fait toute une histoire. Notre histoire. On y croit dur comme fer, ou comme bronze, mais on n'a pas idée de s'y situer, aussi infime et approximatif, pour nos lointains descendants. Ceux-ci trouveront une pierre de cathédrale volatilisée sous l'atome mais pas un papier, brûlé, ni un logiciel pour reconstituer le drame ; ils le reconstitueront à leur gré. Les dinosaures sont venus, sont partis, on date leur arrivée, leur départ, mais on ne sait ni pourquoi ni comment ils sont venus et partis ; on subodore et ça nous suffit. Ils subodoreront et ça leur suffira ! C'est tout ce que l'on peut imaginer de cet inconnu.

Nous sortirons de l'âge des fossiles comme on est sorti des autres et tout cela n'aura plus aucune importance ; toutes les fracturations, tous les viols commis sur notre sous-sol nous retomberont dessus sous formes de divers éboulements mais nous ferons avec, et si nous existons encore assez longtemps, ce qu'on vit aujourd'hui tiendra trois pages au plus dans des livres d'Histoire ! La Nature n'est qu'un immense gaspillage ! Trois millions de graines pour un seul arbre, trois millions de spermatozoïdes pour une seule fécondation, trois millions de morts pour une seule guerre, trois millions de mots pour faire du vent ! Sans doute que chaque changement d'âge est initiatique.

L'homme a inventé dieu, puis le rationnel pour contrer dieu ; si dieu est l'irrationnel, alors, c'est lui qui gagne, nous n'avons jamais vu la raison être ne serait-ce qu'une soupape aux folies humaines. Car ce qui fait désobéir un chef d'armée – et cela est arrivé maintes fois, qui a sauvé des vies-, ce n'est pas la raison, mais son émotion, sa sensibilité. On dit la raison froide, mais où a-t-on vu que la froideur est maîtresse du monde ? Le froid tempère, au mieux. Je ne sais pas ce qu'est sensée faire la raison, depuis toujours je m'en méfie, en tout cas elle n'apporte pas des connaissances sur soi-même, de celles, utiles qui nous feraient avancer, et quand je dis « avancer », c'est que je ne trouve pas d'autres mots qui n'auraient pas été dévoyés.

L'existence toute faite d'études, par des millions d'hommes, sur une plante, un caillou, une étoile, un poisson, un gaz, un autre homme et son œuvre, m'apparaît comme un surgeon (de cerveau ?) auquel on donne toute l'importance, comme si, dans des milliards de détails on pouvait faire un tout. Peut-être ce tout est-il conçu, mais à portée d'aucun cerveau. Parfaitement inutiles pour notre condition, ces études, ces mesures, ces datations ne servent, oui, qu'à remplir des existences. Pendant ce temps on laisse tomber... la vie. Comme elles ne recèlent aucune nuisance, puisque personne n'en tire ni leçons ni profits, elles sont de l'ordre du jeu, qui se prend au sérieux, mais n'a guère d'incidence . Il n'en est pas de même pour tous ces ignorants qui surgeonnent comme un cancer de délires d'irraison, comme des drogues : le pouvoir. Je ne vais pas revenir sur le fait que tout pouvoir, tout désir de pouvoir est une pathologie, souvent létale mais après avoir fait beaucoup de mal. Mais je voudrais insister sur celui que toute action est une pulsion, que toute pulsion saine n'est pas forcément tendre - la violence, le conflit en font partie-, et nous ne risquons pas d'avancer si notre quête première n'est pas la santé. La santé tout court, qui englobe tout notre être.

Ce que nous vivons aujourd'hui est littéralement l'aboutissement de cette pathologie, mais ce « nous » concerne principalement ce que j'appelle occident, et je crois que tout le monde comprend. Notre société, gouvernée par la folie des grandeurs et tout ce qui la sert, vénalité, avidité, trahisons, mensonges, loin de dieu ou des Lumières, arrive au bout de sa course ; aujourd'hui, les Hommes Blancs, les Grands Forts, sont littéralement achetés par ceux-là mêmes qu'ils voulaient piller, utiliser. Le hasard a mis le pétrole chez les Arabes et ceux qu'ils prirent comme alliés, Qatar, Arabie saoudite, les meilleurs d'entre eux n'est-ce-pas, achètent nos biens, viennent ou viendront à la rescousse de nos banques ; par l'argent nous leur seront soumis. Pendant que notre quiétude de dominants privilégiés, due à l'appropriation violente des richesses du monde dont nous savions que faire, est mise à mal par les pauvres de ces pays, puis des nôtres, dans une violence que jusqu'ici nous avions réservée aux leurs, chez eux. Retour de bâtons, retour du boomerang, là aussi, une loi empirique. La classe dominante est apatride, bien plus proche de n'importe quel roi Abdallah que du premier ingénieur de l'aéronautique venu, et bien sûr, du dernier gueux sans abri, sur le trottoir des rues qu'elle n'emprunte pas.

 

Tout le monde n'est pas malade en occident, quoique(!), mais beaucoup ailleurs rêvent de pouvoir « se lâcher », vivre ses perversions et en faire des normes, ce qui fait qu'il y a beaucoup de relais, beaucoup de collaborateurs, et des traîtres. Il n'y a pas que les oligarques qui soient atteints, et si on ne peut pas dire qu'ils nous gouvernent, qu'ils nous dirigent, qu'ils gèrent, ou qu'ils nous guident, toute qualité pour ce faire leur faisant défaut, on peut juste constater qu'ils nous oppressent et que nous sommes victimes de leur pouvoir, mais nous en sommes victimes grâce à ses relais. Regardons notre réception des choses, événements, lois, normes... regardons nos actions, intimes, professionnelles, sociales, par ce prisme, et posons-nous la question : à quel endroit suis-je le relais du pouvoir ? Cela se situe principalement, pour ne pas dire exclusivement, dans un très fort besoin de sécurité, être conforté, et cela va du désir de voir des flics partout à tolérer d'être fouillé, en passant par toutes les appartenances, les cartes de visite, les identités. L'échelle du pathologique au sain offre d'infinies nuances.

Une pathologie qu'on ignore (superbement) et qu'on ne soigne pas (pourquoi le faire ?) est fatale. À ce degré nous pouvons penser que nous sommes.

On nous amène, petit à petit, à nous faire à l'idée d'une guerre , enfin, mais inédite, entre les US et la Russie ; cet « enfin » n'est pas un soulagement mais bien l'aboutissement d'une rivalité bien particulière, puisqu'elle n'est vécue que par l'un des deux protagonistes. Complexe non assumé d'une aculturation totale de l'un face à la sobre fierté historique et territoriale de l'autre ; sobre parce que encore prête au sacrifice. Force d'une pathologie aggravée, qui n'a que l'esbroufe et les armes, face à une force réelle, et ses armes. Est-ce un hasard si aujourd'hui apparaît, partout, les drames et les méfaits du harcèlement moral, nommé ainsi dans la personnalisation de ses effets mais qui veut simplement dire : le pouvoir est au faible, au malade, en position usurpée de force ( supériorité hiérarchique) mais rien à l'intérieur qui puisse assurer la puissance, et cela face à une puissance réelle qui ne se soumet pas malgré sa position inférieure. D'avoir bâti tout notre empire sur l'artifice, le barbare ne se contentant pas de piller, encore lui faut-il régner, vient toujours le moment où l'artifice s'écroule face au réel. Ce moment vient toujours, toujours les empires ont péri.

Alors, remerciant le destin de m'avoir fait vivre cette époque, - c'est un moment rare car si, entre deux personnes, cela peut durer des années, quand il s'agit d'empires, cela peut durer des siècles -, j'imagine moi aussi les scénarios possibles.

Je n'imagine pas la destruction planétaire par cet olibrius qu'est l'homme occidental ; d'un autre côté je sais notre destin bien précaire et notre importance bien minime ; mais justement, comment cet agrégat de cellules malades pourrait-il détruire ce qui le dépasse à ce point ? Il ne le pourra pas, et pour plusieurs raisons.

D'abord, tout le monde n'est pas atteint et, nous l'avons vu, les désobéissances ne sont pas rares.

Mais imaginons qu'une bombe soit lancée, où ? Si on imagine bien que les Russes sauront cibler, on imagine mal les Américains en avoir la moindre idée, un Hiroshima russe ? (Tu as vu mes gros bras ?) Au maximum deux équivalents Hiroshima dans chaque camp, -sauf que dans l'un ce ne sera sûrement pas une ville- ; ceci n'est pas rien, ce n'est pas ce que je veux dire, mais nous aurons peut-être le temps d'envoyer une ambulance et enfiler la camisole aux coupables d'agression, car soixante dix ans plus tard, les sauveurs du nouveau monde ont pris un coup de vieux. Inutile de dire qu'il nous faudra enfiler la camisole aux nôtres avant qu'ils s'imaginent avoir un rôle à jouer.

La guéguerre, pour l'instant, entre les US et la Russie n'a aucune légitimité ; en réalité on devrait plutôt parler de Poutine, et ce n'est pas un hasard si on parle toujours de lui, car la Russie avec un Eltsine, ce n'était pas le même topo. Et quand c'était l'Empire, ils crachouillaient bien dans les micros chez eux, et y chassaient le rouge mais ne s'avisaient pas d'encercler l'ennemi. Mais Poutine n'a pas pris sa femme à Obama, il ne s'est pas approprié des terres américaines, il n'impose pas la vodka ni les blinis , il ne pille pas les sols, il ne s'agit donc pas d'une guerre « légitime » ; il ne demande qu'à commercer gentiment, c'est-à-dire équitablement. Certes il a des amis des alliés et il y tient. Et c'est cela qu'on nous fait passer pour impardonnable. Les Américains aiment à dominer, s'assujettir les faibles, ils ont foncé dans la brèche post perestroïka et ont fait pas mal de dégâts, mais la Russie était faible alors. Ne leur est jamais venu à l'idée de se l'assujettir, la Russie, ils se sont contentés de la guerre froide. Cela fait presque un siècle qu'ils satanisent le communisme, et quand ce n'est plus lui, c'est satan quand même ; les voilà prêts, au pied du mur du plus gros défi jamais entrepris, ils ont la trouille, ils font des moulinets avec leurs bras, mais cet attrait est la plus violente des drogues, ils y céderont si on les laisse faire ; le joueur ne s'arrête pas de jouer avant qu'on le vire du casino et le mégalo n'est vaincu que démasqué.

Il s'agit d'un combat de Titans, le tout pour le tout, le dernier désir, la dernière preuve, mais surtout le jamais vu jamais tenté. La première guerre, vraie, qui ne se cache pas derrière son petit doigt, une guerre d'égal à égal, pas d'un genre connu là-bas. Et la faille est là, en sont-ils capables ?

Qui sait, peut-être quelqu'un sait-il là-bas que ce type de combat est perdu d'avance ? Peut-être ce quelqu'un a-t-il quelque influence en haut lieu ? Pour la vie de milliers de gens, je le souhaite mais pour satisfaire un désir de vengeance, je les voudrais à terre noyés dans leur vomis. Ici, j'ai l'image de Saddam Hussein et de Mouammar Kadhafi.

Ces gens-là sont capables de faire ça, et le monde, dont nous sommes, capable de l'accepter. Il y a donc quelque chose de logique dans ce déroulement des faits et cela n'aura rien d'une justice divine, c'est juste une loi, naturelle, universelle, inéluctable.

Oui, bien sûr que les États-Unis vont y péter. Ce n'est pas seulement une question de puissance d'armée, c'est juste qu'ils sont lâches et qu'ils n'ont aucun motif à vendre à leurs soldats, parce qu'ils sont bravounets les Américains, ils veulent bien risquer leur peau pour apporter le bonheur démocrate au monde entier, mais là.

Sauf s'ils ont un sursaut de conscience, d'instinct de survie. Je ne suis pas sûre de le souhaiter. Ce serait reculer pour mieux sauter.. mais nous pourrions peut-être essayer une autre chute, écrouler le château de cartes qu'est désormais la belle ordonnance de notre monde, les peuples..., européens..., nous..., une vague..., un raz-de-marée qui les emporterait, eux et leurs milliards toc, dans des déferlantes qui n'en finiraient pas. Ah si j'étais peintre, il y aurait beaucoup de noir, et des grimaces de terreur tout masques tombés...



30 réactions


  • JC_Lavau JC_Lavau 11 octobre 2016 12:56

    Boufre que c’est mauvais !
    C’est grandiloquent, ça dégouline de mépris envers ses contemporains, c’est égocentriste...
    Au delà de sa haine envers les esprits analytiques et les méthodes analytiques, « Alinea » condescendrait-elle à indiquer clairement qui, à ses yeux, devrait faire quoi au lieu de quoi ?

    Quoi, vous osez demander de la clarté à la divine « Alinea » ? Mais c’est de la persécution !


  • Hecetuye howahkan howahkan 11 octobre 2016 13:52

    Salut..merci de ce cri profond..... smiley


  • fred.foyn 11 octobre 2016 16:50

    Les progrès de l’humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous...le problème étant de trouver sur terre des humains..sinon se serait un paradis... !


  • Fergus Fergus 11 octobre 2016 17:53

    Bonjour, Alinea

    Bof ! je ne crois pas un instant à une guerre entre les Etats-Unis et la Russie. A quoi assistons-nous ? A mon avis, à un jeu de rôle dans lequel il n’y a actuellement qu’un seul joueur : Poutine. Quant à l’autre joueur, Obama, il est parti boire des Budweiser en attendant la fin de son mandat.

    Poutine seul en piste profite de ce vide pour accroître son influence sur le Moyen-Orient afin de se trouver en position de force lors de l’entrée en fonctions (en janvier 2017) du vainqueur du pitoyable cirque électoral étasunien.

    Ce moment passé, les choses rentreront dans l’ordre : PoutIne et probablement Clinton trouveront un modus videndi moyennant des concessions de part et d’autre, du genre je sacrifie El Assad mais j’obtiens des garanties sur la pérennisation des bases russes en Syrie.

    Cela dit, je ne suis ni devin ni géopolitologue... smiley


    • Yanleroc Yanleroc 11 octobre 2016 20:02

      @Fergus


      Ben, surtout que la diplomatie avec Lavrov est déjà passée par là ; Poutine a dit « Niet, Daesh d’abord, on verra pour El Assad après », 
      les US ont dit :« Bachar se casse d’abord, on verra après pour Daesh ».
      Et Clinfolle va changer ça, avec la bénédiction de son establishment, celui là même qui est à l’origine du plan pour l’Europe et le Moyen-Orient, on remballe tout et on rentre à la maison ? 

      Ah oui,les soldats US vont se casser, bien sûr, quand ils auront tout détruit, comme d’hab..

      Si tous les militaires du monde pouvaient aller jouer ailleurs, très loin,dans un trou noir par ex.

      Parce que c’est bien beau tout ça, accuser Poutine, Obama, et les autres salopards avant eux, mais qui appuie sur la gâchette au final ??..

      Héros, mon cul !

    • Yanleroc Yanleroc 12 octobre 2016 18:45

      Je ne pense pas qu’on parle de l’éveil des consciences dans les casernes et les commissariats !

      Quand une balle est tirée, qui est responsable ?

      1 la balle ?
      2 Celui qui a fabriqué la balle ?
      3 Celui qui appuie sur la détente ?

    • alinea alinea 12 octobre 2016 19:10

      @Yanleroc
      Le 2, bien évidemment puisque c’est fait en amont ! mais plus en amont encore, celui qui l’a inventée, et tous ceux qui l’ont peaufinée !! smiley
      La faiblesse humaine a rendu possible chaque étape !! je ne peux avoir envie - ou obéir ( ah, l’obéissance !!)- que si la chose existe et si j’ai la possibilité de la faire !
      Moi je tire à l’arc !! mais sur des cibles en paille !!


    • Yanleroc Yanleroc 12 octobre 2016 21:30

      @alinea

      Pas de différence entre une flèche et une balle pour celui qui la reçoit, non ?

      Et pour les coupeurs de têtes, c’est la faute aux fabricants de machettes ?
      Et quand le véhicule fou fauche un piéton, c’est la faute au constructeur ?

      C’est pour moi, déculpabiliser le soldat et le déresponsabiliser que de répondre 2, c’est lui permettre d’ assassiner en tte bonne conscience, médaille en cadeau.

      Les maillons de la chaîne en amont, sont tous responsables oui et à des degrés divers, mais, le dernier plutôt plus.

      Tout le monde ou presque peut bosser dans une usine d’armement, mais tout le monde ne finalisera pas le produit.
      Ne pas confondre obéissance et soumission.

      (Par ailleurs on peut très bien avoir envie de quelque chose qui n’existe pas, c’est même vers cela que nous devrions diriger nos envies.) Bonsoir.


    • alinea alinea 12 octobre 2016 21:43

      @Yanleroc
      Oh là !! je ne prenais pas très au sérieux cette question !! j’y ai répondu sans grand sérieux ; disons que, soit elle pose des questions bien au-delà d’une possible réponse, soit c’est une plaisanterie.
      Le libre arbitre ? Voyons voir ce que nous en disent la psycho et la socio !!
      J’ai l’air de déculpabiliser qui que ce soit. Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
      C’est exactement l’inverse de toute ma philosophie de vie !
      C’est quoi exactement le problème, Yann le Roc ?


    • Yanleroc Yanleroc 13 octobre 2016 10:20

      @alinea


      Vous l’avez dit vous-même, le problème c’est de ne pas prendre la question de la responsabilité du soldat au sérieux, qui justement ne fait pas intervenir son libre arbitre.

      Dire que cela pose des questions au delà d’une possible réponse, pourrait être un début de réponse, insatisfaisant pour moi.
       
      L’Armée a toujours été un problème pour les peuples, et le soldat (tous les soldats) un problème pour la dignité de l’Homme, c’est cette question là que je pose ! Bj.

    • alinea alinea 13 octobre 2016 10:37

      @Yanleroc
      Obéir a toujours dépassé mon entendement, sauf si on est partie prenante d’une œuvre plus grande que soi et qu’il s’agit d"agir en coordination. Aujourd’hui, c’est la paye qui attire les hommes, de plus en plus de mercenaires, qui adorent tuer apparemment, sûrement choisis dans l’élite des bas-fonds.
      On a bassiné la tête des mâles pendant des siècles, en parlant de devoir, et d’héroïsme, se faire trouer la peau pour la Patrie. Aujourd’hui on sait qu’on se fait trouer la peau pour les affaires des puissants, il y a moins de volontaires et il n’y a plus d’armée d’appelés.
      Pourquoi les hommes aiment la guerre, je n’en sais rien ; ce que je sais c’est que ceux qui ne l’aiment pas mais qu’on contraint, quand ils sont dans l’horreur, deviennent horribles. Rares sont les déserteurs, et certains se suicident.


    • Yanleroc Yanleroc 13 octobre 2016 12:53

      @alinea


      «  ceux qui ne l’aiment pas mais qu’on contraint, quand ils sont dans l’horreur, deviennent horribles. »
      Il s’agit plus là d’instinct de survie et de légitime défense, que de d’instincts simiesques, sinon c’est à désespérer sur le sens du terme Evolution.

      «  il y a moins de volontaires  »
      je sais juste qu’après les attentats, il y a eu de nombreuses candidatures pour la Réserve, à tel point que l’Armée a du faire le tri, tant les candidats étaient déjantés.
      Haine à l’armée qui est le tourmenteur des peuples !
      Je me demande bien ce que feraient $R§R$ avec leurs petits doigts, tous seuls, sans soldats !
      Et dire que ces salauds sont en train de nous préparer l’Armée de Métal. C’est bien finalement, on pourra tapper dedans sans problèmes de conscience.


    • alinea alinea 13 octobre 2016 14:04

      @Yanleroc
      Non, il ne s’agit pas d’instinct, mais d’un « dérangement » de la psyché perdue, sans plus aucun repère autre que l’horreur. J’ai un peu ( pour moi) approfondi ce problème à partir des témoignages des anciens d’Algérie, et aussi, d’une autre façon - où il n’y avait que la sensibilité qui était éteinte, pour survivre, oui-, d’après les témoignages des femmes de Sarajevo.
      C’est là que j’ai compris que nous n’étions qu’en situation ; en situation extrême, notre moi que l’on croyait construit s’écroule, restent la froideur, l’abomination comme un désespoir, ou l’écroulement vrai.
      C’est quoi l’Armée de Métal ?
      Ceux qui se présentaient pour l’Armée de Réserve, devaient avoir un type psychologique proche de ceux qui partent « faire le jihad » ! leur prétexte étant autre !!

      À remarquer aussi que tous ces garçons là, adorent obéir ! smiley

      Mais tout cela ne me plaît guère !! j’ai jamais eu envie de m’y plonger plus que ça !


    • Yanleroc Yanleroc 13 octobre 2016 21:17

      @alinea

      Il faut bien mettre les mains dans la meu parfois !
      Ceux qui se sont portés volontaires voulaient surtout « casser du musulman », on s’en doute ; Mais trop déséquilibrés pour être retenus.
      L’Armée de Métal, ce sont les robots militaires en tout genre, voir cyborgs ; ce n’est plus de la science fiction,on y est, comme cela nos petits soldats pourront enfin avoir une conscience propre.
      Je comprends le dérangement de la psyché, que vous distinguez de l’instinct de survie, comme un manque d’empathie et la perte des repères..Nous savons que les soldats sont sélectionnés en fonction de ces critères, avec un peu de captagon, on a déjà de formidables machines à tuer, mais pas assez fiables en vérité, d’ou le besoin d’une armée de robots.


  • arthes arthes 11 octobre 2016 18:24

    C est ainsi, l humain doit se remettre profondement en question, s il veut evoluer dans le bon sens, de gre ou de force, et conflit nucleaire ou non, cela se fera de force, parce qu il (l humain) a tout fait pour que cela lui pete a la figure.


    C est une loi...Karmique.



    • Yanleroc Yanleroc 11 octobre 2016 20:20

      @arthes


      Objection votre honneur !
      Tous les humains ne sont pas identiques ;
      Hitler n’est pas Sœur Emmanuelle , BHL n’est pas l’abbé Pierre et nous ne sommes pas des assassins.
      Je suis d’accord avec vous et Howakhan, mais il faut quand-même se calmer avec cette culpabilité que ne méritent pas la plupart de nos contemporains. Nous devons tous changer certes, mais certains sont indéniablement prioritaires !

    • JC_Lavau JC_Lavau 11 octobre 2016 22:11

      @arthes.
      Tiens ? Encore une qui ne se prend pas pour la moitié d’une mandarine, avec son regard condescendant sur « les humains », tous tellement inférieurs à elle...


  • Roberton 12 octobre 2016 04:21

    Nous sortirons de l’âge des fossiles comme on est sorti des autres et tout cela n’aura plus aucune importance 

    Comme toujour parler de l’énergie implique au moins de connaître un minimum sur ce qui est faisable ou pas.

    La loi de la, conservation de l’énergie exige que nous ne pouvons pas créer ou détruire de l’énergie. Il faut se rappeler le chimiste Lavoisier «  rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme". L’homme ne peut que transformer, il ne crée pas un atome, du minerai ou de l’énergie. Nous ne pouvons que transformer en énergie utile les énergies primaires qui sont présente sur notre planete ((énergie géothermique, l’énergie nucléaire, l’océan (marée, courants et vagues), le soleil (lumière, chaleur ) et associée à l’atmosphère (vent, pluie), la biomasse ancienne (fossiles – charbon, pétrole et gaz), récente(notre nourriture et des animaux que nous consommons, bois)) l’hydrogène et l’électricité (ne sont pas natives et proviennent de transformations chimiques, mécaniques et/ou de chaleur). Pas de « nouvelles » énergies. L’énergie caractérise le changement d’état d’un système, alors elle est l’unité de compte de la modification de notre environnement. Sanstransformationrien ne se passe !!!! Le monde consomme 95Mb/j ou 12 millions de tonnes ou 40 pétroliers de 300.000T par jour. N’importe quelle technologie aura toujours besoin de ressources minerales et d’énergie pour être fabriquée, transportée, installée e maintenue durant au moins 50 ans pour les énergies nucléaires, sans pétrole dans quelques decennies, j’aimerai savoir par quel miracle, l’énergie du thorium ou autres pourraient fonctionner durant des siècles. Le ciment, l’acier, les isolants, les lubrifiants tombront-ils du ciel ?

    « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »Kenneth Boulding (1910-1993), président de l’American Economic Association.


    • alinea alinea 12 octobre 2016 10:09

      @Roberton
      Je ne parlais pas d’énergie au sens strict, je globalisais cette base de civilisation, comme on dit protohistoire, préhistoire ! et vous dîtes qu’il faut savoir de quoi on parle ( sûrement dans l’ambiance du moment), puis vous finissez par être d’accord qu’on en sortira !! smiley


  • alinea alinea 12 octobre 2016 10:16

    Je suis arrivée sur ce fil et j’y ai lu deux insultes de la plus grande bassesse qui soit ; elles ont été supprimées, dommage parce que je pense que l’insulte salit celui qui la profère.
    On n’a pas aimé ma tirade sur les études scientifiques mais personne ne m’a dit à quoi elles servaient ; quant à l’homme qui se regarde le nombril, ayant passé ma vie à étudier la psychanalyse, la philosophie et l’ésotérisme , je m’y inclus bien naturellement ! Du reste il n’y a aucun doute sur le fait que je fais partie de cette espèce.


    • mmbbb 12 octobre 2016 11:05

      @alinea vous ne devriez pas etre un « censeur » malgre les insultes«  J’ai toujours deteste la censure A l’assemblee nationale il y souvent des noms d’oiseux qui retentissent dans cette enceinte. Et alors ces deputes sont t ils jetes dehors manu militari Quoi qu il en soit je ne culpabilise pas je deteste cette epoque bien que nous ayons chasse la religion,. Les gauchistes reprennent a leur compte cette repentance et devienne les apotres de la bonne conscience . Entre autre ces faiseurs d’opinions ne cessent de vouloir nous flageller, de nous faire reciter mille et un »mea culpa " d ’avoir ete un pays colonisateur, d’appartenir a la race blanche, d’avoir notre niveau de vie de ne pas s’occuper des pays alors que l’europe verse des milliards en afrique pour le developpement , voir les milliards evapores de l’aide pour haiti etc etc Tout ceci j’en ai ras le bol un sentiment de rejet ad nauseam Quant a notre futur il y a un paradoxe c’est tout de meme les occidentaux par la science qui a apporte un meilleur niveaux de vie , cette science qui a permit par exemple d’ eradiquer la variole dans le monde Virus faisant des ravages Cette population du sud est en croissance exponentielle grace a notre intervention et echange ( medicament soins plan de l OMS, diverses aides ONG ect j’en passe .. ) Devrions nous reintroduire la variole etc afin de limiter cette demographie ? Cette demographie qui sera le noeud du probleme Nous les francais representons 1 % de la populations mondiale ( demain ce sera 0, 5 %) donc nous sommes et seront insignifiant arithmétiquement .. Pour finir ras le cul de ces ecolos qui ne sont pas a un paradoxe pres Il y a quinze jours Paris sous le patronage d’Hidalgo fêtait sa nuit blanche ( festival de son et de lumières ) , cette fete a ete initié par Delanoe et ravit le public parisien bo bo comme on dit .La semaine apres des associations ecolos nous enjoignaient d eteindre nos lumieres ainsi que les commerçants Ces memes ecolos qui n’ent doutons pas prennent l’avion pour partir en vacance a l autre bout du monde Arretez ce cirque , laissez nous vivre


    • alinea alinea 12 octobre 2016 12:35

      @mmbbb
      Je viens de dire que je trouve que c’est dommage !! c’est moi qui ne me fais pas comprendre ou les autres qui ne comprennent pas ?
      Il ne faut pas se culpabiliser !! nous y sommes pour rien, mais il ne faut pas l’oublier car cette vérité éclaire le monde sous son vrai jour ; ne pas avoir peur de la vérité ne veut pas dire culpabiliser. Du reste, culpabilité est très « chrétien », cela fait partie de ce tout qu’il nous faut non seulement connaître mais encore dépasser.
      Bien d’accord avec vous au sujet de ces écolos bobo !


    • mmbbb 12 octobre 2016 14:24

      @alinea le probleme est que ceux qui donnent des lecons ne sont pas des parangons de vertu comme Hulot etc ect Voila qui ce qui achoppe . Un peu comme si DSK venait nous faire desormais des cours sur l’abstinence sexuel. Bien a vous


    • JC_Lavau JC_Lavau 14 octobre 2016 16:30

      @alinea. Rhooh ! On t’a pas redit ceci, on ne t’a pas redit cela ?
      La vie est brève, on ne la consacre pas à re-remplir un panier percé.


  • L'enfoiré L’enfoiré 12 octobre 2016 19:33

    « Le nucléaire, lui a à peine cent ans. »


    En êtes-vous si sûr, Alinéa ?
    Son exploitation est beaucoup plus jeune.
    Et en plus c’est la mauvaise solution (mais la plus facile) de ce qu’il fallait faire, en utilisant la radioactivité naturelle et la fission.
    Avec le nucléaire par la fusion, celui du soleil, là ce serait un véritable bon en avant pour l’énergie.

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