samedi 18 février - par Desmaretz Gérard

L’analyse transactionnelle à l’usage des policiers

« Le mot bamboula, d'accord ça ne doit pas se dire, mais ça reste à peu près convenable. (...) Enculé de flic, c'est pas convenable, non plus.  » Propos tenus par le représentant d'un syndicat de police sur le plateau de l'émission « C  » dans l'air sur France 5 le jeudi 9 février. Ces paroles spontanées prononcées en pleine controverse sur les violences policières ont été suivies d'une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux. Le policier syndicaliste pensait, sans doute, relativiser les insultes verbales échangées des deux côtés et les replacer dans un contexte sociétal auxquelles ses collègues sont chaque jour confrontés.

Dans les années cinquante, Éric Berne popularisait l'analyse transactionnelle qui allait se révéler un outil de communication extraordinaire avant de sombrer dans l'« oubli ». Sous une approche d'une grande simplicité, cette technique fournit une méthode d'analyse permettant à tout membre des forces de l'ordre, enseignants, etc., d'améliorer sa capacité à communiquer. Il devient possible de comprendre l'état émotionnel de l'interlocuteur aussi bien que le sien, et de s'adapter en fonction de la situation rencontrée ou de l'interlocuteur (une transaction étant l'échange de propos tenus par des interlocuteurs).

L'AT repose sur la structure de l'état du Moi (rien à voir avec Freud), état qui représente notre façon d'exprimer un aspect de notre personnalité à un moment donné. Cet état du Moi repose sur trois registres représentés habituellement par trois cercles superposés du haut vers le bas : Parent, Adulte, Enfant.

- Parent (P), je reproduis sans en avoir conscience, le comportement d'une figure parentale de mon enfance, cet état repose sur : les croyances - principes - préjugés - moralité édifiés dans le jeune âge.

- L'adulte (A) nous permet de résoudre les problèmes, de gérer nos ressources émotionnelles et de nous adapter au mieux de nos possibilités à une situation donnée. La raison domine les sentiments et affects, l'adulte est capable de pondération, de logique et de réflexion.

- L'enfant (E) exprime les besoins, les envies, les désirs, je me comporte et je réagis comme quand j'étais enfant (immaturité). L'enfant a pour base émotionnelle la spontanéité (Je veux ce jouet tout de suite), l'intuition, la créativité.

Nous ne sommes jamais dans un rôle immuable, nous glissons d'un état du Moi (P-A-E) à un autre. La dernière fois que vous avez-dû manœuvrer pour éviter un automobiliste venant de vous faire une queue-de-poisson, vous vous êtes comporté en adulte responsable ; la surprise passée, vous avez peut-être changé d'état et pensé qu'un tel chauffard devrait voir son permis suspendu, ou vous vous êtes laissé aller à un « doigt d'honneur ». Cela faisant, vous êtes passé successivement par trois états du moi : Adulte à celui de Parent et de l'Enfant.

Lorsque notre esprit, nos sentiments ou nos pensées sont dans un état particulier, il entraîne des comportements associés à ces affects. Pour être plus exact, une personne dans l'état du Moi Parent, n'est pas obligatoirement en train de se comporter comme un parent, elle « rejoue » un comportement, éprouve des sentiments, des pensées de la figure parentale de son enfance. Il s'agit d'une « imitation » dont elle reste inconsciente. Quand vous « jouez », ce n'est pas votre Enfant qui le requiert, c'est vous qui désirez vous amuser et qui allez vous « glisser » dans ce registre. L'AT n'est pas un concept théorique, il s'agit de comportements observables : Parent, je porte un jugement de valeur - Adulte, je pense dans le présent, Ici et maintenant - Enfant, je ressens, mais chaque état du Moi peut juger, penser, ressentir.

Nos parents avaient deux rôles, le Parent contrôlant (PC) qui nous inculquait les règles sociales, et le Parent nourricier (PN) qui veillait sur notre bien être, notre sécurité et qui savait nous réconforter et nous apaiser. On représente ces deux sous-états en divisant le cercle P en deux PC/PN. On pourrait penser que le PC est l'empêcheur de tourner en rond en nous interdisant une action, et que le PN dévalorise en apportant une aide, aussi nous faut-il préciser l'aspect positif et l'aspect négatif dans chaque état.

PC+ : les conseils visent sincèrement à l'intérêt de l'autre.

PC- : le conseil sous-entend une dévalorisation « je vais te montrer sinon tu n'y parviendras jamais. »

PN+ : position bienveillante et respectueuse authentique : « Attention ! tu vas te faire très mal. »

PN- : apport d'une aide pour dévaloriser ou dominer l'autre.

Enfant, nous cherchions à éviter les désagréments en nous adaptant aux exigences des figures parentales. Nous avons été modelés pour devenir un Enfant Adapté. A d'autres moments, nous voulions être acceptés pour nous-mêmes, et nous faisions tout le contraire de l'EA, nous glissant dans l'Enfant Libre, appelé aussi l'Enfant Spontané ou rebelle. Il nous arrive encore dans notre vie actuelle de reproduire ces comportements de façon consciente ou non. Cela nous conduit à :

EA+ : qui se comporte de façon efficace pour obtenir ce qu'il désire ;

EL- : reproduction d'un comportement qui n'est plus adapté à un adulte.

La transaction verbale est dite simple quand deux personnes échangent un propos banal : « Bonjour, pouvez-vous me présenter vos papiers ! » le prédicat est le stimulus (S) et la réaction la réponse (R). La transaction est dite complémentaire lorsqu'il y a échange d'informations présentant une complémentarité : « BJR, où se trouve la rue..., Vous allez tout droit, etc. » Les deux vecteurs S et R sont parallèles et c'est l'état du Moi sollicité (adulte) qui répond. Je m'adresse à l'A et c'est l'A de l'interlocuteur qui me répond (A <=> A). Mais il existe des transactions parallèles dans lesquelles le stimulus vise un état du Moi différent que celui d'ouverture : « Vous avez grillé le feu ! Excusez moi je ne l'avais pas vu ». La transaction est de P -> E, mais une transaction peut aussi être croisée, c'est généralement là que le dérapage prend tournure. L'ouverture vise un état du Moi de l'individu, mais c'est un autre état de Moi qui répond... « Vos papiers svp » (A -> A), « Votre collègue m'a déjà contrôlé hier ! » la réponse vient du P et vise l'E.

La transaction peut aussi reposer sur un comportement, un individu d'origine étrangère peut tendre ses papiers d'identité non à l'agent qui les lui réclame, mais à un autre afin de signifier son désaccord avec la policier qui appartient, par exemple, à la même ethnie que la sienne... On parle de transaction cachée, un message répond au besoin, l'autre au besoin psychologique, il y a une incongruité. La transaction simultanée est une transaction double qui s'adresse simultanément à quatre états du Moi : « Tu veux peut-être que je t'aide » plein de sous entendus, « je préférai que ce soit ta mère... » Le policier ou l'individu peut émettre un stimulus pour induire une réponse, mais ne peut contraindre l'autre à aller dans l'état du Moi sollicité, surtout chez une personne familiarisée à l'AT.

En présence d'une transaction croisée positive, il y a de fortes probabilités pour que l'individu passe dans l'état du Moi sollicité, mais les transactions suivent souvent un schéma culturel..., si les jeunes policiers abusent du registre du PC, les jeunes abusent de l'ES ou rebelle, il ne faut donc pas s'étonner de voir la transaction déraper et l'interaction dégénérer. Parmi les 72 transactions possibles, les plus courantes sont : A croisé par E -> P ou P -> E.

Voici le rôle joué par les différents états du Moi sollicité :

P -> P : moralité en conflit, chacun veut faire la morale à l'autre.

A -> A : position rationnelle pour la résolution de problème.

E -> E : complicité.

P -> E : sauveteur/victime.

PC -> EA : directives, injonctions.

PN -> PN : directives à des subordonnés.

PC -> PC : accord pour des règles qui s'appliquent aux autres.

Le policier qui utilise son P ou E risque de n'obtenir aucun écho si l'individu est branché A. Si l'individu répond à P -> E par P ->, c'est l'arroseur arrosé ! Le policier devrait chaque fois que cela lui est possible, privilégier :

- l'écoute active du P pour clarifier une opinion ;

- l'écoute active de A pour clarifier une information ;

- l'écoute active de E pour clarifier un sentiment ;

- A pour inciter à une position saine ;

- PN : pour rassurer.

L'AT fait appel également aux strokes, manifestations d'attention qui peuvent se manifester par la parole ou l'attitude. On distingue le stroke positif perçu comme agréable, le stroke négatif ou désagréable, le stroke conditionnel qui a un rapport avec ce que l'individu fait, le stroke inconditionnel qui a un rapport avec ce que l'individu représente. Le stroke a une valeur subjective selon la personne qui le délivre et celle qui le reçoit, mais a aussi un aspect culturel... Une poignée de main à une femme peut être un stroke positif en Occident, mais mal perçu chez certaines musulmanes. Chacun a aussi sa quantité maximale admissible de strokes négatifs, alors que d'autres réagissent au premier. Quand un individu reçoit un stroke ne cadrant pas avec ses convictions, il peut ne pas en tenir compte (rationalisation, maturité), ne pas le remarquer, ou le retourner en le déformant. En présence d'un stroke positif, l'individu peut penser : « Il me passe de la pommade  », il va alors rechercher très probablement des strokes négatifs afin de conforter son rôle ou statut de son groupe d'appartenance et ainsi justifier son comportement. Un stroke peut sembler positif mais être perfide ! « Tu comprends, enfin tu en as l'air  », nous sommes en présence d'un stroke contrefait.

Je me suis cantonné à l'essentiel de l'AT en espérant avoir donné au lecteur l'envie d'approfondir cette méthode très riche et facile d'acquisition, dont on peut regretter qu'elle ne figure plus au cursus des professions en relation avec le public, alors qu'elle en représente un des fondamentaux. Cette approche peut contribuer à améliorer la relation police/citoyens, mais ne peut se substituer à un problème structurel. Parvenu à ce stade de lecture, le policier pourra cependant, et après une période d'observation suivie d'application, repérer l'état d'un individu et refuser de le suivre dans son « petit jeu » malsain afin de rester maître de soi et de la situation. La transaction policière ne saurait être une négociation, il s'agit d'une injonction qui doit cependant rester dans un cadre légal, sinon ? gare au tapis vert...

 



19 réactions


  • velosolex velosolex 18 février 10:52

    Bravo pour remettre en mémoire, ou sans doute plus souvent révéler cette technique de communication très pertinente, qui permet de déminer le discours. Maintenant, on ne peut jouer au tennis qu’à deux, et si l’At permet de savoir où l’on en est dans la communication, elle ne permet pas aux indécrottables, qui ont les deux pieds dans la vase, et ne veulent pas s’en sortir de se mettre à voler !

    D’une façon générale, c’est notre façon générale de décoder et d’analyser les choses, de nous remettre en question, calmement,qui nous sauve. 
    Sinon, nous pouvons continuer a fonctionner avec un cervelet et au pas cadencé

  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 février 11:04

    Comment un service de l’état pourrait-il adopter une attitude, une technique, une méthode reposant sur la responsabilité, la rationalité et la logique quand les dirigeants de l’état, élus et chefs d’entreprises, effectuent un travail de fond depuis des années pour infantiliser les citoyens et empêcher àtout prix le développement de tout discernement en jouant sur les émotions et les affects dans leurs discours politiques et publicitaires ?


    Les policiers sont les exécutants d’un système auquel ils se conforment consciemment (pour avoir une promotion ) ou inconsciemment parce qu’ils baignent dans une idéologie. L’AT est un outil très performant,, mais de même que ce n’est pas l’école qui pourra gommer les injustices sociales, ce n’est pas l’AT qui donnera une autonomie idéologique à la police au service d’un état qui n’est pas plus neutre que les institutions qu’il contrôle.

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 février 11:05

      @Jeussey de Sourcesûre

      NB : sans Freud, Berne n’aurait jamais pu mettre au point l’AT qu’il présentait lui-même comme un outil simplifié de la psychanalyse destiné à des applications concrètes et non pathologiques.

    • velosolex velosolex 18 février 11:22

      @Jeussey de Sourcesûre
      Il faut savoir tout de même d’où l’on vient. La violence était totalement décomplexée il y a encore moins de 50 ans. Elle avait toute sa place dans l’éducation, et le « je vais te mettre mon pied au cul », a été le refrain de mon enfance, parole qu’on entendait autant dans le milieu familial qu’à l’école....Autres formules à l’usage de l’éducation de ces temps là : « Je vais te dresser »...« Tu vas en prendre une » ;..etc.....

      Peu à peu, la violence a désert l’école, toute forme d’éducation, est devenu un repoussoir....Il existe encore ça et là des cas pathologiques, cachés néanmoins, exclus de la représentation ordinaire. On ne baffe plus sa femme en public. Ces choses là sont devenues honteuses, accablantes pour l’entourage quand on apprend qu’un enfant est mort sous les coups d’un bourreau....
      Le « bamboula » résonne fâcheusement. Autant que la pratique de certains pervers croyant agir à l’abri car portant un uniforme, et croyant s’extraire de la loi car en étant des représentants soi disant de celle ci. Je ne fais pas d’amalgame pour autant. Je pense que la grande majorité des flics sont catastrophés par ce genre de nouvelle qui anéantit parfois le travail de prévention et de dialogue. A noter que depuis la fin de l’îlotage, forcément, le maillage a disparu, alors que dans la plupart des autres pays européens, il se renforçait. Les français sont ainsi en Europe un des peuples ayant le moins confiance en leur police. Ce qui est un autre révélateur du problème. 

    • velosolex velosolex 18 février 13:28

      @Jeussey de Sourcesûre
      « Les policiers sont les exécutants d’un système auquel ils se conforment consciemment (pour avoir une promotion ) ou inconsciemment parce qu’ils baignent dans une idéologie. »

            Cà, ce n’est pas une forme de justification, ni même explication. Si l’on se réfère toujours au pire, le progrès n’existe pas. Il existe des indignés, et des traînés savates, sans compter les souliers cloutés....
            Ces derniers ont toujours existé, et les révolutions et les évolutions se sont fait au delà, et malgré eux faut il dire. 
             Sinon, il existe ce qu’on appelle chez les fonctionnaires, et je le sais pour m’en être servi à mon profit, et de celui des autres, ce qu’on appelle « le droit de retrait »....Car nous sommes des êtres responsables, pourvus normalement d’une éthique, et pas nécessairement des bœufs aveugles, avançant dans un couloir de mine
             Il permet en cas de danger imminent pour soi ou pour les autres, de s’émanciper de la chaîne des commandements et de dénoncer les agissements, à travers le devoir d’alerte. 

  • velosolex velosolex 18 février 11:06

    Sinon, pour rebondir sur le mot « bamboula », sorti avec une candeur désarmante par un invité, représentatif de la police tout de même : Sans doute a t’on eu là un grand moment de télé, quand l’ange est passé ( en képi) révélant dans ce qui n’était même pas un lapsus on ne peut mieux la teneur du malaise....Car au delà des analyses et des tentatives de compréhension, ce mot lâché comme un pet semblait ne pas poser problème dans son utilisation et dans son sens pour son locuteur, révélant par là la grande fracture....C’est tout à coup le réel qui surgit quand on ne l’attend pas, comme un lapin qui traverse la route, et tous les masques tombent.....« Ben quoi qu’est ce que j’ai dit, avait du dire Marie Antoinette avec sa fameuse sortie sur le peuple, à propos de la brioche pouvant avantageusement remplacé le pain.... »....Le pouvoir rend fou, surtout aveugle et indifférent à ce qui se passe non seulement aux portes du palais, mais aussi dans la tête des manants qu’on méprise...Le cas Fillon en étant une des vérifications actuelles...« Les boules puantes », sorties en forme de défense, jouant à peu près le même rôle pour lui que les gaz lacrymogènes se retournant contre les CRS quand le vent tourne.....

    Moralité : Ne surtout pas mépriser le sens du vent !...Et avoir un minimum de flair....Les puissants, tel Louis onze, mais aussi Haround El Rachid, avaient l’habitude de se déguiser parfois ne mendiant pour prendre la température des foules les jours de marché....Est ce des choses qu’on apprend encore dans les écoles de police, ou à l’ena ?...Pour cette misérable affaire, au delà des mots et des responsables, il serait bon de remettre en cause d’une façon générale la communication entre le peuple et la police. 

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 février 11:19

      @velosolex

      Quand ça semble naturel à un président de la république de se moquer des « sans-dents », il ne faut pas s’étonner qu’un citoyen, policier ou pas appelle familièrement d’autres citoyens « bamboulas ».


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 février 11:34

      @Jeussey de Sourcesûre

      d’où une suggestion à l’auteur : écrire un traité d’analyse transactionnelles à l’usage du président de la république, des députés, des préfets et des chefs d’entreprises !

      Après on pourra culpabiliser les sous-fifres qui pour l’instant, comme tout larbin, ne font que singer leurs maîtres.

    • velosolex velosolex 18 février 17:54

      @Jeussey de Sourcesûre
      Que l’on ai eu, dans des circonstances un peu plus grave, un faciste à la tête du pays, dénommé Pétain, n’a pas empêché des flics ayant une conscience de prévenir les juifs la veille des rafles. D’autres c’est vrai on fait du zèle. On en trouve même qui se sont engagés dans la milice.


       Car un imbécile, ou un gros con pervers, qui veut passer à l’acte, ou s’extraire des lois humaines, trouve toujours prétexte à agir...

      Il y a dans la vie des moments de vérité où les gens manifestent leur vrai personnalité, en dehors de tout discours...Les prétextes et l’exemple des autres étant à géométrie variable, à chacun de choisir ses héros....Je m’étonne qu’il fasse préciser des choses si évidentes. 

  • hunter hunter 18 février 11:57

    Et celle-la d’analyse transactionnelle, elle est sympa non ?

    https://youtu.be/Kb21_qI90pE

    Adishatz

    H/


  • Rincevent Rincevent 18 février 15:07

    Berne, Watzlawick, Rodgers, l’école de Palo Alto en général, c’est très intéressant pour déminer bien des situations, mais ça suppose de lire un peu. Concernant les forces de l’ordre, je ne suis pas optimiste : http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/paris-elle-laisse-un-livre-sur-le-trottoir-et-recoit-une-amende-a-68-euros-16-02-2017-6686646.php


  • Gavroche 18 février 17:20

    Bonsoir mr Desmaretz



    Comme il y en a sérieusement marre de la politique, votre article apporte une bouffée d’air frais.
    Pas désagréable d’apprendre quelque chose.

    Merci et félicitations pour pour cet excellent opus.

    Cordialement 

  • Xenozoid Xenozoid 18 février 17:26

    je croyais que c’était lavau,ou lavigue

    je me suis trompé.ça ressemble a umaritz

  • doctorix doctorix 18 février 17:30

    Je vois qu’on discute beaucoup sur bamboula et pas beaucoup sur enculé de ta mère.

    Ce serait pourtant intéressant, vu que cette phrase constitue avec putain de ta mère et nique ta mère la moitié du vocabulaire de nos banlieusards.
    Une petite étude sociologique sur ce pauci-langage ?
    Sur l’importance de la mère dans les milieux défavorisés ?
    Sur l’importance de la sodomie dans les classes populaires ?

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 18 février 17:49

      @doctorix

      ça fera un article intéressant quand un invité de C dans l’air dira à l’animatrice :« ta mère en short devant le Prisu ».

      Mais je pense sincèrement que la probabilité d’une telle déclaration est faible.

    • velosolex velosolex 18 février 18:55

      @doctorix

      Drôle de potion...
      Vous est il venu à l’esprit qu’une injure n’a pas le même sens, selon qu’elle vienne d’un pékin, où d’un représentant de l’état, pourvu d’un code, et fonctionnant selon des principes, car représentatif justement de la loi ?...Et que la surenchère dénote au moins un manque de professionnalisme, au pire un esprit pervers, en tout cas pour les deux cas, dénote que le sujet s’est gouré de profession. Ou qu’on la laissé entrer sans examen sérieux, ce qui est tout aussi trouble !
      En service d’urgence, en tant qu’infirmier, j’ai été confronté à des zinzins qui m’ont agressé, verbalement et physiquement.
       Un cas malheureusement ordinaire mais qu’il s’agit de contenir avec les moyens qui nous sont donnés, dans lesquels n’entre pas la matraque à usage cœlioscopique, cet examen demandant un protocole différent que celui offert gracieusement par ce policier déjanté. 
      Le terme « bamboula », très exotique, et qui n’apparaît plus dans « Tintin au congo », ne parait pas de nature dans le discours à calmer les gens. 
      Mais les injures en apprennent beaucoup plus sur ceux qui les utilisent que sur ceux à qui elles sont destinées. Elles sont ce qu’on nomme « projectives »....


    • doctorix doctorix 18 février 19:15

      @velosolex

      Les gardiens de la paix ne sortent pas de St Cyr en général.
      Sinon ils seraient St Cyriens.
      Ils sortent des mêmes banlieues que les jeunes qu’ils interpellent.
      Ils sont tout aussi soupe-au-lait.
      Ils ont le même QI.
      Rien d’étonnant à ce qu’ils partagent le même vocabulaire.
      Ce n’est pas un truc qui s’éradique avec des pensées pieuses.
      Si vous voulez des flics qui parlent comme des commissaires, il faut les éduquer et les payer comme des commissaires.
      On ne peut pas pardonner le coup de la matraque (encore que je ne comprenne pas comment ils ont pu s’y prendre, et j’aimerais bien voir le compte-rendu opératoire) mais, on peut comprendre le langage utilisé dans la colère.

  • cétacose2 19 février 09:10

    A tous : Arrêtez de critiquer la police ,elle n’est déjà pas très efficace ,alors que dans le cas récent que les médias n’arrêtent pas de commenter ,les policiers ont enfin fait leur travail efficacement et consciencieusement .Il faut saluer et même admirer ces hommes qui risquent leur vie pour nous...


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