mardi 28 février - par Verdi

L’Elysée, oui, mais pas pour n’importe qui

Dis-moi le fils de qui tu es, je te dirai si tu as des chances de devenir président de la République un jour. Si vous appartenez à une famille d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés, d’artisans commerçants, ou pire, si vos parents sont chômeurs, vos chances sont nulles. En clair, si vos ascendants font partie des 90% de Français qui composent la société, jamais vous n’atteindrez l’Elysée ! Dur, dur ! En revanche, si vous êtes fils de fonctionnaires, d’aristocrates, d’industriels ou de professions intellectuelles supérieures, vous pourrez y arriver !

Depuis 1965, année de la première élection présidentielle au suffrage universel, voulue par De Gaulle, sept citoyens ont atteint le sommet des Institutions de l’Etat. Le pouvoir des pouvoirs, dans le fastueux palais de l’Elysée. Pour tout politicien, le Graal qui vous fait monarque d’une république, le temps d’un ou deux mandats. De De Gaulle à Hollande, ils ont en commun de ne pas sortir de nulle part. Aucun n’est ou n’était vraiment d’extraction (d’origine) modeste, pas plus que ne le sont les actuels principaux prétendants au trône.

Sans tomber dans un ostracisme de mauvais goût, sont écartés de la possibilité d’accéder à la première magistrature les citoyens issus des forces vives de la nation, plus particulièrement certaines catégories sociales : les ouvriers et employés, les agriculteurs, les retraités, les artisans commerçants, les chômeurs. Si donc, un enfant est issu de ces classes sociales, ces chances sont réduites à néant, dans l’hypothèse d’un intérêt manifesté par lui de devenir le super-boss de la France. A ce palmarès des exclus de la compétition présidentielle, il faut ajouter les enfants issus des banlieues et les femmes. Ségolène Royal s’est cassée les dents à ce jeu-là !

De De Gaulle à Hollande, une élection réservée aux fils de bourgeois

Petit bourgeois, grand bourgeois, noble ou aristocrate, voici l’ascendance des hommes qui ont présidé la France de 1958 à 2017 :

  • De Gaulle : père fonctionnaire, puis enseignant (Henri de Gaulle)
  • Pompidou : père professeur d’espagnol (Léon Pompidou)
  • Giscard : père aristocrate, inspecteur des finances (Edmond Giscard)
  • Mitterrand : père chef de gare (Gilbert Mitterrand)
  • Chirac : père industriel (Abel Chirac)
  • Sarkozy : père aristocrate hongrois, publicitaire (Pal Sarközy de Nagy Bocsa)
  • Hollande : père médecin spécialiste ORL (Georges Hollande)

Les candidats à la prochaine élection présidentielle échappent-ils à ce constat d’un scrutin réservé aux enfants de bourgeois (petits ou grands) ? Pas Vraiment !

De Fillon à Marine Le Pen, en passant par Macron : enfants de l’argent

Ils ambitionnent de remporter le trophée, le 7 mai prochain. Malgré les turpitudes judiciaires pour Fillon et Le Pen, à qui l’on reproche d’avoir indûment abusé de l’argent public, ils demeurent, pour l’instant, dans le tableau final des possibles prétendants. Qui sont ou étaient leurs parents ? Un constat : ils ne dérogent pas vraiment à la règle.

  • Fillon : père notaire (Michel Fillon), mère professeur d’université (Anne Fillon)
  • Le Pen : père homme politique national fortuné (Jean-Marie Le Pen)
  • Macron : père médecin (Jean Michel Macron), mère médecin (Françoise Noguès)
  • Hamon : père ingénieur civil (François Hamon), mère secrétaire (Margot Kersivien)
  • Mélenchon : père receveur des postes (Georges Mélenchon), mère institutrice (Jeanine Bayona)

Ainsi donc, si vous avez la chance d’être né avec une cuillère en argent ou en or dans la bouche, comme Messieurs Macron ou Fillon, par exemple, vos chances de devenir président son réelles. Bien entendu, le parcours sera semé d’embûches, mais au moins pourrez-vous vous inscrire au départ de la fameuse course républicaine.

Quant aux autres, attendez la prochaine révolution française. Qui sait ?

 

Verdi

Mardi 28 février 2017



40 réactions


  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 28 février 15:56
    Et alors ?

    Vous préféreriez Mehdi Meklat ?

  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 28 février 16:00

    « si vous êtes fils de fonctionnaires, d’aristocrates, d’industriels ou de professions intellectuelles supérieures, vous pourrez y arriver ! »


    C’est ce qu’on appelle la « noblesse d’état », non ?

    • Verdi Verdi 28 février 16:03

      @Jeussey de Sourcesûre

      Je vous laisse le dire...   smiley

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 28 février 22:12

      @Jeussey de Sourcesûre

      Il y a bien un type qui est parvenu à la tête d’un Etat en étant fils d’un modeste employé des douanes et d’une servante...... c’était en 1933. Pour le reste, je ne vois pas ce qu’il y a d’intéressant dans ce constat. A part du ressentiment, de l’envie, du narcissisme, bref, tous les ingrédients qu’on trouve dans les populismes de gauche et de droite. Pourquoi un ouvrier président ferait mieux qu’un Macron ou un Pompidou ? Tout ceci reflète un infantilisme très franchouillard


    • ZenZoe ZenZoe 1er mars 10:29

      @Bernard Dugué
      Une société inégalitaire (car c’est bien de cela qu’il s’agit, même si vous préférez les termes de populisme et infantilisme) est une société qui ne fonctionne pas bien. Et crée justement ressentiment, envie et narcissisme. Pourquoi croyez-vous que les Etats-Unis sont encore de nos jours le pays des rêves pour beaucoup dans le monde ? Parce que, entre autres, il y existe la notion que tout le monde peut devenir président, chose inimaginable partout ailleurs, et surtout sur le « vieux continent ». Cette connaissance-là fait toute la différence. Confiance, optimisme, fierté, tous ces atouts qui font qu’un pays domine les autres. (C’est hélas de moins en vrai pour les Etats-Unis ceci dit, mais encore très présent quoi qu’on en dise).

      Quant à votre exemple, s’il s’agit comme je le pense de Hitler, il est ridicule et effarant pour ce qu’il implique. Comment quelqu’un qui se pique d’être un « penseur » comme vous peut-il sortir une connerie pareille ?


    • jef88 jef88 1er mars 15:16

      @Bernard Dugué
      Pourquoi un ouvrier président ferait mieux qu’un Macron ou un Pompidou ?
      et pourquoi pas ?
      un ouvrier est il obligatoirement idiot ?


    • ZenZoe ZenZoe 1er mars 15:51

      @jef88
      Idiot, on n’en sait rien mais génocidaire, ça oui.
      Avec Dugué, avoir un père douanier et une mère femme de ménage mène tout droit aux chambres à gaz, eh oui ! Méfiance donc au moment de voter, avec les pauvres, on ne sait pas toujours où ça mène.


  • Piere CHALORY Piere CHALORY 28 février 16:15
    Je lis pour les lauréats :

    • De Gaulle : père fonctionnaire, puis enseignant (Henri de Gaulle)
    • Pompidou : père professeur d’espagnol (Léon Pompidou)
    • Giscard : père aristocrate, inspecteur des finances (Edmond Giscard)
    • Mitterrand : père CHEF DE GARE (Gilbert Mitterrand)
    • Chirac : père industriel (Abel Chirac)
    • Sarkozy : père aristocrate hongrois, publicitaire (Pal Sarközy de Nagy Bocsa)
    • Hollande : père médecin spécialiste ORL (Georges Hollande)

    J’ignorais que le père de Mitterrand était chef de gare, ça fait pas trop chicos sur le cv quand même !
     
     smiley

    Après, tout dépend la taille de la gare évidemment, car si c’est une toute petite gare ça revient à être garde barrière et là ; c’est pas du tout top, ce qui signifierait que le bougre était quand m^me doué pour en arriver là, m^me si ça doit être le plus vieux de la liste au moment du sacre, qui lui est bien monté au cerveau, jusqu’à se prendre pour Dieu et parler aux arbres sur la fin, selon son dernier chauffeur...

    • Verdi Verdi 28 février 16:29

      @Piere CHALORY

      Bien, puisque vous voulez plus de précisions, Gilbert, Félix, Joseph Mitterrand était : 

      • Chef de gare de la compagnie de chemin de fer « Paris-Orléans » ;
      • Ingénieur de la compagnie de chemin de fer "Paris-Orléans ;
      • Vinaigrier ;
      • Fabricant de vinaigre ;
      Toutes professions qui positionnaient l’homme bien au-dessus de la moyenne, dans la société du début du 20ème siècle.

    • Piere CHALORY Piere CHALORY 28 février 16:56

      @Verdi


      Je vois, merci pour les précisions.

  • Fergus Fergus 28 février 16:18

    Bonjour, Verdi

    Etre d’origine modeste ne prédispose effectivement pas à un destin national en politique, c’est le moins que l’on puisse dire, et particulièrement de nos jours.

    A noter cependant que Jacques Delors, fils d’un employé des contributions et d’une mère au foyer, elle-même fille de domestiques, aurait pu - et logiquement dû - être président de la république en 1995 s’il n’avait de lui-même renoncé à être candidat, ouvrant ainsi la porte à Chirac.

    Ne pas oublier non plus Pierre Bérégovoy, ancien ouvrier devenu Premier ministre.

    Cela dit, il est évidemment urgent de prendre des mesures institutionnelles visant à mieux diversifier la représentation nationale en fonction des catégories socioprofessionnelles. L’assemblée nationale n’est pas l’Elysée, mais si elle s’ouvre aux ouvriers et employés, nul doute que cela permettra l’émergence de candidats d’origine modeste à la fonction présidentielle.


    • Verdi Verdi 28 février 16:40

      @Fergus


      Bonsoir Fergus,

      Je rebondis sur votre conclusion, à propos des ouvriers et employés. Je viens de découvrir sur AV/TV un extrait de ONPC où Poutou est ridiculisé par les intervenants de cette émission du microcosme parisien. C’est scandaleux ce mépris. 
      J’ai lu votre papier sur la façon de contrer Macron. Les déboires judiciaires imprévus de Fillon, qui s’enfonce dans le déni et les dénégations qui le desservent chaque jour un peu plus, l’ont pas mal aidé. Cela étant, je reconnais que je ne m’attendais pas à ce qu’il occupe cette position, à moins de deux mois du premier tour. 
      Sur le fond, je suis d’accord avec votre analyse, il est évident qu’un rassemblement à gauche créerait une dynamique intéressante. Cela étant, c’est un tel bordel chez les socialistes, que les Insoumis n’ont pas envie de se compromettre avec eux. Seule solution : que la campagne de Hamon tourne au vinaigre rapidement, l’obligeant à remettre en cause sa participation. 

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 28 février 17:58

      @Fergus

      J’aime bien les mythologies qui commencent par une généalogie ! Ca fait sérieux, même si ça a un côté évangélique ou cocolâtre... Très désuet tout ça...

      Tant pour Delors que pour Bérégovoy, c’est surtout leur engagement syndical qui a été à l’origine de leur carrière politique.
      Plus qu’un petit-fils de domestiques ou un ancien ouvrier, ce sont des apparatchiks syndicaux qui sont devenus ministres.

      N’y voyez aucun persiflage, mais le darwinisme social, même à la sauce de votre comparse citoyen, ce n’est pas trop ma tasse de thé.
      C’était la seule possibilité pour eux d’accéder à des responsabilités. Un plan de carrière comme un autre...


    • Fergus Fergus 28 février 22:46

      Bonsoir, Robert Lavigue

      il n’est pas aberrant pour un ouvrier ou un employé de passer par la voie syndicale pour faire ensuite une carrière politique. Ce passage par le syndicalisme permet (souvent) de suivre des formations en management, en négociation et en développement personnel très utiles pour acquérir des compétences adaptées aux enjeux politiques. Encore faut-il qu’il y ait au départ de réelles aptitudes ce qui n’est pas forcément donné à tout le monde.

      « Un plan de carrière comme un autre »...

      En effet ! A cet égard j’ai bien connu un ancien syndicaliste devenu énarque précisément par la voie syndicale. Cela lui a valu un poste de chef de cabinet ministériel avant d’entrer dans la préfectorale (sous-préfet dans les Alpes) puis de devenir directeur général de... la FFF. Comme quoi le syndicalisme peut mener à tout ! smiley


    • ZenZoe ZenZoe 1er mars 10:40

      @Robert Lavigue
      On peut aussi noter de nos jours le coup de pouce donné aux personnes « issues de la diversité ». C’est ainsi que Rachida Dati et Najam Vallaut-Belkacem par exemple, malgré des origines extrêmement modestes, ont pu accéder à des postes prestigieux.
      Si on récapitule, on a comme futurs présidentiables : des élites héréditaires, des syndicalistes, des beurs-d’origine-modeste.
      Pas trop représentatif de l’ensemble des Français je dirais...


    • Michel Maugis Michel Maugis 2 mars 14:41

      @Fergus


      C’est absolument normal que les possesseurs des grands moyens de productions gouvernent !!

      Â TRAVERS LEURS LARBINS !!!

      Le reste c ’est de l’hypocrisie crasse.

      La démocratie bourgeoise est un oxymoron !

      Discussion à la con !!

  • Sharpshooter - Snoopy86 Sharpshooter - Snoopy86 28 février 16:25
    Il apparaît donc maintenant que les chefs de gare et les instits font partie de la nouvelle aristocratie, smiley

    Il y a un paquet d’agoravoxiens qui ne doivent plus se sentir pèter smiley

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 28 février 16:46

      @Sharpshooter - Snoopy86

      Il y a un paquet d’agoravoxiens qui ne doivent plus se sentir pèter

      Surtout ceux qui ont, en plus, la prétention d’être écrivains, philosophes ou journalistes civiques !


    • Xenozoid Xenozoid 28 février 16:48

      @Robert Lavigue


      Surtout ceux qui ont, en plus, la prétention d’être écrivains, philosophes ou journalistes civiques !


      et ceux qui par frustration les chassent,et le reste

  • Daniel Roux Daniel Roux 28 février 16:42

    La remarque tout à fait juste de l’auteur vaut aussi pour les grandes entreprises.

    Surtout dans les entreprises, organisations, administrations, partis politiques, pratiquant l’une, plusieurs ou toutes ces pratiques : l’évasion et l’optimisation fiscale, la corruption, l’espionnage, le chantage, le trafic d’influence, les promotions canapés, le harcèlement sexuel.

    Pour passer le plafond de verre qui sépare les emplois subalternes des emplois stratégiques, il faut remplir certaines conditions non écrites, comme dans une mafia.

    La première condition est d’offrir des garanties de connivences. Celui qui vous parraine doit être certain que vous partagiez les mêmes « valeurs » que le clan qui vous accueille.

    La seconde condition est de réussir les tests discrets sur votre capacité à accepter et à commettre transgressions, magouilles voire l’inacceptable.

    La troisième condition est de donner des gages qui pourront être utilisés comme moyen de contrôle, voire de chantage à votre encontre, dans le cas, peu probable mais pas exclu, où vous seriez tenté de trahir.


  • leypanou 28 février 17:04

    Giscard : père aristocrate : peut-on considérer comme aristocrate quelqu’un qui a « acheté » le droit de rajouter un « de » à son nom, avec du Conseil d’État parait-il à une majorité de voix, la sienne ?


    • Verdi Verdi 28 février 17:14

      @leypanou

      Précision : « À la suite d’une requête, la famille Giscard a été autorisée en 1922 à ajouter à son patronyme celui de »d’Estaing« . En effet :
      Edmond Giscard (1894-1982) est un descendant :
      • à la 4e génération de Lucie Madeleine d’Estaing (Saint-Babel 1769-1844) ;
      La famille Giscard d’Estaing, d’ancienne bourgeoisie, porte ce nom depuis le décret pris en Conseil d’État du 17 juin 1922, qui a autorisé Edmond Giscard, son frère René Giscard et leurs descendants à ajouter le nom de d’Estaing à leur patronyme. Ce faisant, les Giscard prenaient le nom d’une lointaine aïeule en ligne féminine, Lucie-Madeleine Destaing (1769-1844). »


    • Daniel Roux Daniel Roux 28 février 17:43


      Ni le nom, ni la particule ne font l’aristocrate. C’est la patente qui fait l’aristo. Un titre est régi par le droit qui s’y attache au moment où il a été attribué.

      Le droit nobiliaire est un droit coutumier reconnu par les tribunaux.

      Giscard n’est donc pas un aristocrate, mais un bourgeois avec particule.


  • Jeekes Jeekes 28 février 19:11

    La vache, ils ont ressorti la momie !

    Je croyais qu’il était mort çui-là.
    Bon remarque, à voir sa tronche p’têt ben qu’il est crevé et qu’il s’en n’est pas encore rendu compte ?


  • cocobeloeil 28 février 19:15

    Ramses le second n’était t-il pas l’un de ses lointains ancêtres ?


  • oncle archibald 28 février 19:44

    Cet article constate que l’ascenseur social est en panne depuis longtemps .... 


    Au lycée Pierre de Fermat Toulouse dans ma classe de Math-Elem en 1961 nous avions parmi nous le premier prix du concours général de maths, fils d’un OS du garage Renault, qui a enchaîné avec Math-sup et Math-spé.

    Admissible à tous les concours d’entrée qu’il a présentés il a choisi Polytechnique et aurait pu faire un Président de la République tres convenable s’il avait aimé la politique ... Il a préféré l’entreprise.

    Ça n’est pas un problème de naissance, c’est un problème d’éducation. Les parents ne voient même plus l’intérêt de pousser leurs enfants dans la voie des études, et l’éducation nationale ne permet plus aux « enfants issus des classes défavorisées » de faire de belles études s’ils en sont capables, en les cantonnant dans des établissements abandonnés aux chahuteurs, aux dealers, aux casseurs.

    • stef 28 février 21:27

      @oncle archibald

      Excellente remarque :l’ascenseur social est en panne 
      dans le même ordre d’idée, Albert Lebrun Président de la République de 1932 à 1940 était fils d’agriculteurs et fut repéré par son instituteur ( sortira major de Polytechnique )
      ainsi que Paul Doumer Président de la République de 1931 à 1932 issu d’une famille modeste du Quercy où son père était poseur de rails.............


    • ZenZoe ZenZoe 1er mars 10:51

      @oncle archibald
      Ascenseur en panne ? Non, la vérité est que cet ascenseur social aura été une parenthèse courte de l’après-guerre. Il fallait alors tout reconstruire, il fallait beaucoup de gens formés pour des emplois qualifiés et vite. Le système a permis execeptionnellement à des enfants d’agriculteurs ou d’ouvriers de devenir médecins, enseignants, techniciens supérieurs (plus rarement ingénieurs), etc.
      Le contexte a changé depuis, et l’ascenseur a été démonté....


    • HELIOS HELIOS 1er mars 14:47

      @stef

      Oui, l’ascenseur social est en panne, mais, dans votre exemple, il y eu un instituteur qui fit son boulot.
      Aujourd’hui cela n’arrive plus, parce que l’instit s’en fout, la famille s’en fout et prefere que l’elève rackette a la sortie et parce qu’il n’y a plus de filière permettant de le faire... enfin parce qu’il n’y a plus de morale de service public, c’est a dire pour une personne de se consacrer a son pays, ou aux autres.

      Et cette deniere demarche est identique pour tous, car MEME ceux qui arrivent, continuent a rechercher leur propre interet plutot que celui de leur pays.

  • zozoter 28 février 20:30

    Parmi les candidats, deux hommes de la Banque Rotschild, Macron et Mélenchon.


    Le premier ne s’en cache pas, le second est en plus un trotskyste (C’est le Tsipras français.)

    Quand à Giscard, il n’est pas candidat mais c’est pourtant un suppot de Rotschild.

    Çà donne envie de voter hein ?

    • stef 28 février 21:30

      @zozoter
      Ils sont complètement coupés du peuple . Giscard ne comprend pas pourquoi les français sont écoeurés de l’Europe  : qu’il aille vivre un mois dans la vraie vie et il comprendra imméditament 


    • leypanou 28 février 22:44

      @zozoter
      Parmi les candidats, deux hommes de la Banque Rotschild, Macron et Mélenchon. : qu’est ce que JL Mélenchon a à voir avec la Banque Rotschild ?


  • troletbuse troletbuse 28 février 22:13

    Pas beaucoup d’ouvriers chez nos politicards de gauche. Pour arriver, il faut entrer au PS (parti de salopards), trouver un élu et bien le lècher. Exemple : Rocard aimait bien se faire lécher par Valls

    http://www.lescrutateur.com/article-interessant-origines-sociales-de-nos-hommes-politiques-de-droite-et-de-gauche-117910058.html


  • baldis30 1er mars 11:20

    La gauche et la droite avaient la possibilité d’envoyer des candidates à la présidence avec d’excellentes chances de bien figurer .... et de moins prendre leurs désirs pour des réalités.

    Alors rien ! sinon la logorrhée habituelle ....

    La gauche et la droite avaient la possibilité d’envoyer des candidates ou candidats ayant quelques connaissances scientifiques sérieuses ( pas celles de la semaine de Suzette) à la présidence avec d’excellentes chances de bien figurer .... et de moins prendre leurs désirs pour des réalités.

    Alors rien ! sinon la logorrhée habituelle ....

    Et dans le même ordre d’idée voir le sujet de M. Filterman


  • Yvance77 Yvance77 1er mars 13:26

    Je ne comprends pas trop ce genre de billet. Avoir un minimum d’instruction est quand même un minimum pour occuper certaines fonctions. Tout comme dans le privé, on ne peut pas s’improviser patron d’un secteur technique si l’on a aucune connaissance du mileu. Reste l’apprentissage.


    Sinon :

    On peut proposer comme ministres :

    Joe Starr à la justice
    Jamel deux bouses à la culture (avec Eric et Ramzy comme assistants)
    Steve Boulay à l’intérieur et aux cultes 
    Depardieu aux affaires étrangères
    Clara Morgane à l’Education
    Bernard Tapie aux finances
    Magloire à la défense

    Et Chantal Goya à la présidence bien entendu 




  • alain_àààé 1er mars 13:43

    excellent article et bel analyse c est un fait qu aucun fils d ouvriers ou d employé ne seront jamais président de la république d ailleurs méme les enfants surdoués dont la majorité est dans le peuple n accéderont a étre président.


  • UnLorrain 1er mars 14:48

    Tous les hommes naissent libres et egaux en droits...les distinctions sociales ne peuvent etre fondes que sur l utilite commune... Un vieux poete fou a ecrit ctte connerie declamatoire ch ai pu ou...Toujours est il qu actuellement je vois dans la sphere politique pas mal de Bouchinutiles s y distinguants.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 1er mars 18:14

    La France aurait du garder sa Monarchie comme toutes les nations d’Europe... 


    On n’aurait pas eu aujourd’hui cette monstrueuse pollution des « pieds droits de l’homme » qui encouragent à la mendicité et à l’asservissement ! 

    @UnLorrain 1er mars 14:48

    « Tous les hommes naissent libres et egaux en droits... »

    Cette phrase sonne faux et elle est scientifiquement ridicule ! Cette notion de « l’égalitude » française a ruiné pas mal de principes : J’ai bien dit dans ma « RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET ÉPISTÉMOLOGISTE » de 2001 « qu’il y a une hiérarchie en toutes choses...
    Et l’unité ne peut venir que des différences » !

  • Le421 Le421 1er mars 19:08

    Je peux dire une connerie ?
    Si on commençait par élire quelqu’un qui ne profite pas du système (surtout en se revendiquant contre auquel cas il (elle) nous prends vraiment pour des cons) et n’a pas tout un tas d’affaires aux fesses ?

    Juste pour voir.

    D’accord. Pour qui vont voter les escrocs, les voleurs, les profiteurs, les sectaires, les racistes, les xénophobes, les menteurs, les usurpateurs, etc... De ce bon pays de France !!
    Finalement, de quoi on se plaint ?

    On n’a que ce qu’on mérite.

    Et vous vous étonnez que ce pays s’enfonce ? Moi, pas.
    Continuons !!


  • Michel Maugis Michel Maugis 2 mars 14:53

    Le pouvoir DOIT appartenir à ceux qui possèdent !!!

    Sinon à quoi cela servirait il de posséder ?

    La « démocratie  » bourgeoise est une grande hypocrisie, tellement grande que seuls les communistes se permettent d’y coller le qualificatif bourgeois.

    Ceux qui s’y refusent ACCEPTENT CETTE MERDE et sont tous des hypocrites de Pierre Laurent à Lepen.

    La démocratie véritable ne peut qu’être que populaire, c’est à dire dans laquelle le peuple possède les grands moyens de productions, de financement et d’échange,

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